FAÏSSAL BERKANI /  RÉDACTEUR QI BASKET

Après avoir vu en profondeur l’avancée des équipes de la Conférence Est, il est temps maintenant de s’intéresser à la côte Ouest de la NBA :

Golden State Warriors (38 Victoires/7 Défaites) : Avec l’arrivée de Kevin Durant cet été en provenance d’Oklahoma City, les Warriors, qui avaient déjà une équipe digne des meilleures équipes de tous les temps, ont maintenant une roster plus qu’extraordinaire : Deux MVP dans le même cinq majeur que sont Curry et Durant, un des meilleurs shooteurs à 3 points qu’est Klay Thompson, l’homme à tout faire Draymond Green et enfin le grand gaillard Zaza Pachulia. Ajoutez à cela quelques éléments en sortie de banc comme Iguodala, Livingston ou Javale McGee… cela est énorme. Et, depuis donc plus de 40 matchs, les Warriors déroulent tranquillement. Ils possèdent le meilleur bilan de la ligue. Pourtant, certains arrivent quand même à critiquer les Warriors car ils ont tous en tête la saison passée à 73 victoires et un Stephen Curry stratosphérique. Alors oui cette année, Curry doit partager l’affiche avec un Kevin Durant très régulier et extrêmement performant, et est logiquement un peu moins impressionnant que l’an passé. Toutefois, Curry reste le MVP en titre, et est capable de se muer tantôt en lieutenant de luxe de Durant quand il faut, tantôt en leader de l’équipe pour finir les matchs. A côté de ce duo infernal, Klay Thompson a eu du mal à démarrer sa saison. Son shoot avait disparu et on se demandait presque si un transfert n’allait pas se faire pour laisser encore plus de place à Durant. Finalement, Thompson a montré qu’il était bien l’un des meilleurs arrières de la ligue, à la fois fort défenseur et shooteur incroyable. Green est lui parfaitement dans son rôle : homme à tout faire, au scoring (11 points de moyenne), au rebond (9 rebonds par match), à la passe (8 passes décisives) … Il tient également son rôle de grande gueule, parfois trop à cœur, laissant souvent son impulsivité prendre le dessus. Il n’y a pas vraiment de points négatifs pour les Warriors dans le sens où la saison régulière n’est qu’une longue période d’attente avant d’atteindre les playoffs. Il faut s’attendre à ce que Golden State perdre des matchs, et peut-être un peu se relâcher en seconde partie de saison pour se préparer au mieux aux playoffs et aux probables finales NBA, qui sont leur seul objectif de la saison. Un tout autre résultat autre que le titre sera un échec cuisant.

Chances de se qualifier en playoffs : 100%

San Antonio Spurs (36 Victoires/9 défaites) : Comme chaque année depuis près de 20 ans, les Spurs sont au top de la Conférence Ouest. Gregg Popovich déclarait très récemment que les gens allaient croire qu’ils avaient un secret, tant leur longévité et leur régularité est exemplaire. Il a raison, on se dit tous que le meilleur coach de l’histoire, selon Lebron James, a un secret pour tenir cette franchise au sommet depuis tant d’années. Pourtant, cette saison, San Antonio devait faire, pour la 1ère fois de leur histoire depuis 20 ans, sans Tim Duncan, fraichement retraité. Heureusement pour eux, la transition a été parfaitement réglée, avec l’éclosion de Kawhi Leonard qui est bel et bien le leader de cette équipe, avec de magnifiques statistiques dignes d’un MVP (25.5 points, 6 rebonds, 3 passes). A côté de lui, il peut faire confiance au remplaçant de choix de Tim Duncan, Lamarcus Aldridge qui joue sans forcer (17.5 points, 7 rebonds). Il peut compter également sur le trio de vétérans, composé de l’infatigable Manu Ginobili (39 ans) qui apporte 8 points par match en sortie de banc, l’espagnol Pau Gasol (36ans), qui malgré quelques difficultés pour s’intégrer en début de saison, score 12 points par match et prend 8 rebonds, et enfin notre légendaire frenchie Tony Parker (34 ans) qui, après un début de saison plombé par les blessures, gère parfaitement son rôle de meneur sur le terrain et dans le vestiaire. Il tourne à 11.5 points de moyenne et 5 passes. Ces vétérans épaulent la nouvelle génération des Spurs composée de Kyle Anderson ou encore Jonathan Simmons. Alors même si selon Popovich, les Spurs n’ont pas encore trouvé leur rythme de croisière, ce qu’ils proposent est largement suffisant pour être 2ème de la conférence Ouest. Il faut faire confiance à Gregg Popovich et son staff pour gérer au mieux cette saison régulière et aborder les playoffs de la meilleure des façons.

Chances de se qualifier en playoffs : 100%

Houston Rockets (34 Victoires/14 défaites) : Quand nous avons appris cet été que James Harden serait replacé au poste de meneur, nous nous sommes tous interrogés sur la pertinence de ce choix réalisé par le nouveau coach des Rockets Mike D’Antoni. Presque quatre mois après le début de saison, on peut le dire clairement : ce choix est un éclair de génie. En effet, James Harden réalise la meilleure saison de sa carrière et est l’un, voire, le favori au titre de MVP en fin de saison. Il compile quasiment 29 points de moyenne, 8 rebonds et 11.5 passes décisives par match, des stats phénoménales. Au-delà de ces chiffres incroyables, il a réussi à faire de Houston l’une des meilleures équipes de la ligue, avec un très bon bilan, tournant autour des 70% de victoires. Personne ne pouvait dire avant le début de la saison que les Rockets seraient confortablement installés à la place 3ème de la Conférence. Si les Rockets réalisent cette saison incroyable, ce n’est pas uniquement grâce à James Harden. En effet, ses lieutenants sont au rendez-vous. Les recrues estivales se sont parfaitement intégrées : Eric Gordon, 6ème homme de l’équipe, réalise une superbe saison. Il tourne à 17.5 points de moyenne, à 40% à 3 points. C’est un renouveau pour Eric Gordon, qui était en perdition ces dernières saisons. Il sera sans nul doute dans la course au titre de 6ème homme de l’année. Avec lui, Ryan Anderson est également très fort cette saison. L’ailier fort shooteur marque près de 13.5 points par match à également 40% à 3 points. Dans cette équipe tournée autour de l’attaque et du shoot longue distance, ces deux joueurs sont sur leurs petits nuages. Ajoutez à cela Trevor Ariza qui dégaine aussi à 3 points, Clint Capela qui, avant sa blessure, assurait la défense dans la raquette (et oui faut bien défendre quand même), ou encore Montrelz Harrell qui, en remplacement de Capela blessé donc, tient la baraque à l’intérieur, et vous avez une solide équipe, capable de terrasser n’importe quelle équipe de la ligue. Il faut maintenant que les Rockets tiennent physiquement le reste de la saison. Si Harden reste aussi fort, et que les Rockets terminent dans le top 3/4 de la conférence Ouest, le titre de MVP devrait revenir à « El Barbudo » !

Chances de se qualifier en playoffs : 100%

Los Angeles Clippers (30 Victoires/17 Défaites) : En effectuant un recrutement estival intelligent avec des rôles players d’expérience pour approfondir leur banc, à savoir Marresse Speights, Brandon Bass, ou encore Alan Anderson, on se disait en Octobre que cette saison pourrait, peut-être, être la bonne pour les Clippers, et le début de saison nous donnait presque raison. Ils enchainaient les victoires et proposaient un beau jeu, bien différent du Lob City dont ils nous avaient habitués. Malheureusement pour eux, le bon début de saison a été bien terni par les blessures. Blake Griffin, qui tournaient à 21 points par match, 9 rebonds et 5 passes s’est durement blessé au genou mi-Décembre, l’écartant des terrains durant 6 à 8 semaines. Il a d’ailleurs fait son retour hier soir face aux surprenants 76ers. Quelques matchs plus tard, c’est Chris Paul qui se blessait pour une durée d’une à deux semaines. Les deux leaders de l’équipe ont beaucoup manqué à leurs coéquipiers. Du 23 décembre au 31 Décembre, ils ont enchainé 6 défaites en 6 matchs, ce qui provoqua une difficile descente à la 7ème place dans la Conférence Ouest. Heureusement pour les californiens, le retour de Chris Paul début 2017 a motivé les joueurs à remonter au classement. Ils ont enchainé 7 victoires en 7 matchs et remonté à la 4ème place de la Conférence comme si de rien n’était. Mais la chance ne dure jamais très longtemps chez les Clippers car Chris Paul, qui tournait à 17.5 points de moyenne et 10 passes, a rechuté plus gravement il y a de ça une semaine, blessure qui l’écarte des terrains pour 6 à 8 semaines. C’est un gros coup dur pour Los Angeles. En attendant, les Clippers espéreront compter sur le retour de Blake Griffin, sur la bonne saison de J.J Redick (15.5 points), et de DeAndre Jordan qui compile 13 points et 14 rebonds par match. Ce dernier peut désormais compter sur l’aide un certain Kevin Garnett qui a décidé d’aider les Clippers. Cela se sent déjà sur le terrain : on voit maintenant DeAndre Jordan faire de moves au poste face et dos au panier, moves qu’il ne faisait pas auparavant. Les Clippers doivent donc maintenant prier pour que Chris Paul revienne le plus rapidement possible et qu’ils arrivent à garder une quatrième place au classement. Heureusement pour eux, ils tiennent le coup en ce moment avec un bon Austin Rivers qui tient l’intérim du mieux qu’il peut. Ils sont sur une belle dynamique de 7 victoires sur les 10 derniers matchs. Néanmoins, leur calendrier est extrêmement rude sur les prochaines semaines (2 fois les Warriors, les Celtics ou encore les Raptors).

Chances de se qualifier en playoffs : 100%

Utah Jazz (29 Victoires/18 Défaites): Le Jazz faisait partie des équipes attendues cette saison à l’Ouest. Après une saison pleine d’espoir l’an passé, on voulait voir ce que Utah pouvait proposer, et si, oui ou non, cette jeune équipe allait passer un cap. En ce mois de Janvier, on peut dire qu’ils répondent aux attentes. Avec un bilan tournant autour de 65% de victoires, la première partie de saison du Jazz est une réussite. Gordon Hayward, leader offensif de cette équipe, tourne à 22 points par match et apporte de belles choses sur le terrain. Il semble avoir pris les rênes de l’équipe et cela lui réussit. Avec lui, notre frenchie Rudy Gobert réalise une très belle saison. Il tourne à 13 points et 13 rebonds par match et est, pour certains, le meilleur défenseur de la ligue, sur les postes intérieurs du moins. Il semble avoir trouver son bonheur à Salt Lake City. Il fait tout pour aider son équipe, et pour montrer aux yeux du monde qu’il faudra compter sur lui dans les années à venir dans les discussions pour savoir qui sera le meilleur des Big men. En plus de ces deux très bons joueurs, Derrick Favors apporte sa dureté dans la raquette et ses 9 points et 6 rebonds par match. George Hill, nouveau venu, gère parfaitement la mène avec 18 points et 4 passes décisives. On n’oublie pas le second frenchie de cette équipe, le vétéran Boris Diaw, qui s’est mué en tuteur pour Rudy Gobert. Ce dernier espère être sélectionné au All Star Game par les coaches, même si cela serait extrêmement difficile, au vu de la concurrence à l’Ouest. Si un joueur du Jazz doit être au All Star Game, ça sera plutôt Gordon Hayward. Au-delà du All Star Game, le Jazz doit continuer sa belle saison et pourra jouer les poils à gratter pendant les playoffs. Quant à Rudy, il pourra par contre postuler pour le titre de meilleur défenseur de la ligue en fin de saison s’il garde son niveau actuel.

Chances de se qualifier en playoffs : 90%

Oklahoma City Thunder (26 Victoires/19 défaites): Avec le départ de Kevin Durant cet été pour Golden State, on craignait de l’avenir du Thunder. Son départ, comblé par Victor Oladipo, qui n’est pas du tout dans le même profil que Durant, a n’a pas vraiment rassuré les fans. Tous les espoirs d’une qualification en playoffs étaient alors sur Russell Westbrook. Nous nous attendions à une grande saison du meneur fou du Thunder. Et bien cela a été au-delà de nos espérances. Nous n’étions pas prêts à voir ça. En effet, Westbrook réalise une saison plus d’incroyable. Il tourne à un triple double de moyenne sur ces quatre mois de saison régulière (30.6 points, 10.6 rebonds et 10.4 passes), une performance légendaire, que nous n’avions pas vu depuis Oscar Robertson. Westbrook est partout sur le terrain. Il est infatigable et semble tenir le rythme. Il réussit à rendre ses coéquipiers performants, notamment le duo d’intérieurs Steven Adams (12 points, 7.5 rebonds) et Enes Kanter (14.5 points, 6.5 rebonds). La recrue Victor Oladipo est plutôt bon avec ses 16.2 points de moyenne, malgré quelques inconstances. Le rookie Damantas Sabonis apporte un peu aide sur des séquences et Robertson est toujours efficace en défense. L’espagnol Alex Abrines apporte parfois de l’adresse à 3 points, ce qui est non négligeable. Grâce à la folle saison de Westbrook, OKC peut clairement penser aux playoffs et, pourquoi pas, tenter d’aller chercher le Top 4 ou Top 5, pour éviter de tomber sur un gros client au premier tour des playoffs. Pour cela, il faut que Russell Westbrook tienne ce rythme fou de triple-double durant encore presque trois mois. A 28 ans, il en est largement capable. A lui de le prouver et surtout de transformer ses performances individuelles en victoires pour son équipe, car faire un triple double c’est énorme mais dans une défaite, cela a moins de valeur. Au reste de l’équipe également à se tenir prêt à un possible coup de mou de leur meneur. Même si Westbrook n’arrive pas à compiler un triple-double de moyenne sur la saison, ses stats seront légendaires et il pourra espérer le titre tant convoité de MVP.

Chances de se qualifier en playoffs : 80%

Memphis Grizzlies (26 Victoires/ 20 Défaites) : Depuis quelques années, les Grizzlies sont considérés comme une équipe dure, très défensive, que l’on espère éviter d’avoir en playoffs. Cette saison, même si leur impact défensif est moindre, les Grizz sont toujours une équipe à compter pour les playoffs. L’an passé, Memphis a été plombé par les blessures. Cette saison, malgré quelques blessures mineures, les cadres sont présents. Mike Conley, qui a re-signé cette été un contrat astronomique de 153 millions de dollars sur 5 ans, réalise une bonne première partie de saison (19 points par match et 6 passes). Marc Gasol, qui a approfondit sa palette de jeu, notamment avec un shoot à 3 points intéressant (39%), fait une très belle saison avec ses 20 points et 6 rebonds par match. Il fait partie des meilleurs pivots de la ligue et compte bien amener Memphis le plus haut dans le classement. Pour cela, il peut compter sur son comparse Zach Randolph, qui sort désormais du banc, et qui mène la second unit de l’équipe du Tennessee avec 14 points et 8 rebonds de moyenne, mais aussi sur le vétéran Vince Carter. Celui que va fêter ses 40 ans ce jeudi 26 Janvier 2017, réalise une saison honorable et apporte toujours offensivement dès qu’il entre sur le terrain, notamment à 3 points. JaMicheal Green compile lui 9 points et 7.5 rebonds. Enfin, Tony Allen, qui apporte 10 points par match, est toujours très solide en défense et faite encore partie des meilleurs défenseurs de la ligue. En revanche, l’une des grosses déceptions de ce début de saison pour Memphis et dans en NBA, c’est Chandler Parsons. Certes il a été blessé de nombreuses semaines, il a tout de même joué 19 matchs sur 46 et ne tourne qu’à 6.5 points avec un vilain 36% au shoot. C’est bien trop peu pour l’ancien Rocket et Maverick qui tournait en moyenne à 14/15 points par match. 6 points de moyenne, c’est insensé pour un joueur payé 22 millions de dollars cette saison. Mais, malgré une saison correcte dans l’ensemble, attention à ne pas se reposer sur ses lauriers et continuer à faire des efforts pour viser le Top 4 de la conférence Ouest. Terminer 6ème ou 7ème signifierait affronter potentiellement les Spurs ou les Rockets voire les Clippers, ce qui ne serait pas une partie de plaisir, alors qu’un affrontement contre le Jazz ou OKC serait déjà plus équilibré. Ils sont actuellement sur une série compliquée de 6 défaites en 10 matchs. Mais, on fait confiance à David Fisdale pour continuer à travailler et prouver que Memphis fait toujours partie des meilleures équipes de la conférence Ouest.

Chances de se qualifier en playoffs : 80%

Portland Trail-Blazers (19 victoires/ 27 défaites): Portland, au même titre que le Jazz, faisait partie des équipes que nous attendions au tournant cette saison. Avec le duo Damian Lillard et C.J McCollum et leur très belle saison l’an passé, nous voulions voir en cette saison 2016-2017 celle de la confirmation pour cette équipe à fort potentiel. Malheureusement pour les fans des Blazers, ce n’est pas le cas. S’il fallait donner l’équipe qui nous déçoit le plus cette saison, Portland ferait partie de la discussion. En effet, actuellement 9ème avec un bilan négatif tournant autour 40% de victoires, c’est loin de nos espérances. Sur le mois de Décembre, en 15ème, ils n’ont réussi qu’à gagner 4 petits matchs, et donc 11 lourdes défaites dont 6 de suite. La blessure de leur leader Damian Lillard n’a forcément pas aidé à tenir le coup. Après 275 matchs de suite pour le meneur en NBA, il a dû déclarer pendant quelques matchs. Malgré ça, individuellement, il est très bon avec 26 points et 6 passes de moyenne. Pendant son absence, son collègue CJ McCollum a fait de son mieux avec 23.5 de moyenne. Mais, outre ce duo génial, personne n’arrive vraiment à montrer de la régularité et de l’espoir. Aucun joueur ne dépasse les 11 points de moyenne. Maurice Harkless montre de temps en temps de belles choses, tout comme Evan Turner ou Allen Crabbe, mais cela reste trop juste pour que les Blazers puisse faire une série de victoire et s’assurer une place en playoffs. Il faudra surement un gros duo Lillard-McCollum pour se qualifier en playoffs, alors qu’ils tournent déjà à ses stats impressionnantes. Nous ne sommes pas sûrs qu’ils puissent faire mieux. Ce sont donc au reste de l’équipe de se réveiller (notamment défensivement) et de se battre pour les playoffs.

Chances de se qualifier en playoffs : 50%

Denver Nuggets (19 victoires / 25 défaites): Objectivement, il est très difficile de donner un avis sur les Nuggets. Avec un bilan négatif peu flatteur tournant autour des 42%, les Nuggets varient entre le bon et le moins bon. Le début de saison a été très compliqué pour Denver qui était plus proche de la 15ème place que le 8ème. Pourtant, l’effectif des Nuggets n’est pas à jeter. L’italien Danilo Gallinari mène le scoring de son équipe avec 17 points de moyenne. Wilson Chandler ajoute 16 points par match et 7 rebonds. Will Barton est également correct cette saison avec ses 13.5 points ou encore Emmanuel Mudiay qui compile 12 points et 4 passes. Surtout, celui qui en ce moment est en train de montrer à la NBA tout son talent : Il score 15 points par match, 8 rebonds et 4 passes. Depuis qu’il est titulaire, sur les 15 derniers matchs, il tourne même à 20 points à 63% de réussite, 10 rebonds et 5 passes. Grâce à lui, le Nuggets sont désormais la 2ème attaque de la ligue, même s’ils sont aussi la pire défense. Denver est playoffable et se battra coûte que coûte pour cette 8ème place très convoitée. En tout cas, si jamais Denver arroche les playoffs, ça sera sans doute grâce à la nouvelle pépite de Denver.

Chances de se qualifier en playoffs : 40%

New Orleans Pelicans (17 Victoires/27 Défaites) : Cette saison est très compliquée pour les Pelicans. Sans Jrue Holiday ni Tyreke Evans durant les premières semaines de la saison, les Pelicans ont dû compter sur Anthony Davis qui a réalisé le meilleur départ de la NBA avec près de 35 points de moyenne sur les 10/15 premiers jours. Depuis, il tourne à un très beau 28.5 points de moyenne, 12 rebonds et 2.4 contres. Il tient quasiment à bout de bras son équipe, pour éviter qu’elle ne sombre dans les abysses de la conférence Ouest. A côté de lui, le jeune Terrence Jones fait de son mieux 10.5 points et 6 rebonds en 24 minutes de jeu. L’Ancien Bull E’Twaun Moore surprend avec une jolie moyenne de 10 points en 24 minutes. En revanche, certains joueurs déçoivent comme le rookie Buddy Hield dont on attendait beaucoup (9 points, 1 passe), Salomon Hill qui n’apporte que 6 points et 28 minutes par match, ou encore Omer Asik sur le poste de pivot. Avec cette équipe, les Pelicans ont connu un début de saison horrible et frôlaient la 15ème place. Heureusement pour New Orleans, Tyreke Evans et Jrue Holiday ont fait leurs retours et ont apporté un vent de fraicheur. Le meneur tourne à 14 points et 7 passes en 29 matchs joués, tandis que l’ancien rookie de l’année en 2010 compile 10 points et 4 passes en 16 petits matchs. Collectivement, les Pelicans sont seulement à 3 victoires de la 8ème qualificative. Ils restent donc dans la course aux playoffs. Cela sera compliquée en raison de la féroce concurrence. A eux d’espérer qu’Holiday et Evans montent en puissance et aident Anthony Davis pour mener la Nouvelle-Orléans en playoffs. On croise les doigts pour que les blessures ne soient plus fréquentes.

Chances de se qualifier en playoffs : 30%

Minnesota Timberwolves (17 victoires/28 défaites) : Si Portland est l’une des plus grosses déceptions de la saison, Minnesota fait partie de la discussion. Avec l’arrivée de Tom Thibodeau sur le banc des jeunes loups, on se disait que la patte Thibodeau aiderait les Wolves à jouer la 8ème place de la Conférence Ouest. En plus, l’effectif de Minnesota est très prometteur. Individuellement, il y a du talent. Cette saison, Karl-Anthony Towns prouve de jour en jour qu’il faudra compter sur lui pour l’avenir de la NBA. Celui qu’on compare au futur Tim Duncan tourne à 22.5 points de moyenne, 12 rebonds et 1,5 contres. Il réalise une saison pleine et est plaisant à voir. A ses côtés, un autre futur grand de la NBA, Andrew Wiggins compile 22 points par match pour 37 minutes de jeu à 45% au shoot. Il y a également Zach Lavine, connu pour son concours de Dunk l’an passé avec Aaron Gordon, il a montré qu’il était aussi un joueur de basket solide, avec un joli shoot extérieur. Il avoisine les 19.5 points de moyenne à 40% à 30 points. Après ce joli trio, c’est vrai que l’effectif est un peu maigre. Ricky Rubio varie entre le bon et le très mauvais (7.5 points, 8 passes, 2 interceptions), Gorgui Dieng est vaillant dans la raquette (10,5 points, 7.5 points), et Shabazz Muhammad qui peut, de temps en temps, apporter du scoring. Certains déçoivent vraiment, comme le rookie Kris Dunn. Alors que Rubio réalise une saison très moyenne, on pensait que le rookie en profiterait pour se montrer et gratter de minutes. Ce n’est pas du tout le cas. Il ne tourne qu’à 4 points et 2.5 passes en 17 minutes de jeu. Toutefois, depuis le début de l’année 2017, les Wolves montrent de belles choses et semblent vouloir montrer qu’ils peuvent se qualifier en playoffs. Mais avec un bilan médiocre avoisinant les 35%, cela va être très compliqué d’aller chercher Portland ou Denver. Mais avec le trio Wiggins-Towns-Lavine, tout est encore possible.

Chances de se qualifier en playoffs : 25%

Sacramento Kings (16 victoires/27 défaites) : Encore une saison compliquée pour les Kings. On a une impression que cette équipe stagne depuis des années. Pourtant, en voyant les performances de Demarcus Cousins, on se dit que cette équipe pourrait viser la 8ème place, ou en tout cas se battre pour. Avec 28 points et 10 rebonds de moyenne, Cousins devrait porter son équipe et influé positivement sur ses coéquipiers. Mais non, Cousins ne joue que pour lui-même. Il est très fort individuellement mais n’arrive pas du tout à se comporter comme un leader. Il devrait regarder ce que fait le tout jeune Joel Embiid qui fait de son mieux à Phily pour rendre meilleurs ses coéquipiers. Car, à côté de Cousins, c’est le vide. Seul Rudy Gay fait ses stats avec 18.7 points et 6 rebonds. Malheureusement pour lui, sa rupture du tendon d’achille datant de la semaine derrière va l’écarter des terrains pendant presque 1 an. Pour ce joueur de 30 ans qui pouvait espérer être transférer, à OKC notamment, cela est navrant. Darren Collison score 12 points par match. Après, personne ne dépasse la barre des 10 moyenne. Personne ne sort vraiment du lot. Même le jeune Ben McLemore est une vraie déception avec 5 points par match et un médiocre 29% à 3 points. Le pivot Willie Cauley-Stein, qui avait montré de belles choses l’an passé ne fait plus grand-chose avec ses petites 11 minutes de jeu. Bref, on comprend que cette saison est encore un aveu d’échec. On se demande si Demarcus Cousins, avec la blessure de Rudy Gay, va rester à Sacramento Kings la saison prochaine. On lui propose un contrat de 207 millions de dollar sur 5 ans, ce qui pourrait le convaincre de rester, malgré une équipe vraiment mauvaise.

Chances de se qualifier en playoffs : 15%

Dallas Mavericks (15 victoires/28 défaites): Depuis la saison 1999-2000, les Mavericks n’ont jamais eu un bilan négatif. Dirk Nowitzki n’avait alors que 21 ans et marquait déjà 17,5 points par match. Mais cette saison, Dallas aura très certainement un bien négatif. en effet, avec un pourcentage de victoire avoisinant les 35%, la saison des texans est calamiteuse. Il faut dire qu’en vue de l’effectif actuel, nous savions d’avance que cette saison ne serait pas une partie de plaisir. Même avec l’arrivée d’Harrison Barnes, l’espoir d’une qualification en playoffs était maigre. Mais malgré ça, personne ne voyait les Mavs si bas dans le classement. Pendant de longues semaines, Dallas occupait la dernière place de la conférence ouest. Il faut dire que les blessures du légendaire Dirk, mais aussi de J.J Barea, Andrew Bogut ou encore Devin Harris, ont vraiment plombé les texans. Côté stats, Harrison Barnes sauve les meubles avec 20 points et 5 rebonds. Wesley Matthews, malgré un pourcentage moyen au shoot (39%) tourne à 15 points. Le bon vieux Deron Williams (bientôt 33 ans) score ses 14 points et délivre 7 passes. Depuis son retour de blessure, en 25 minutes de jeu pour 19 matchs joués, Nowitzki tourne à 13 petits points et 6 rebonds de moyenne. L’âge avancé de l’allemand commence à se faire sentir. L’apport de Bogut n’est pas du tout le même que celui qu’il avait avec les Warriors. Il reste tout de même le meilleur rebondeur de son équipe avec près de 9 rebonds de moyenne. Seul point positif de cette saison, le petit frère de Stephen Curry semble avoir trouver sa place dans ce pauvre effectif. Il marque près de 10 points par match pour 24 minutes joués et tourne à un très joli 42% à 3 points. Au-delà de ça, il est compliqué de retenir des points positifs pour les Mavs. Cette saison est à vite oublier. Il est important de signifier que la saison prochaine, Dirk Nowitzki détient une team option à 25 millions de dollars. les Mavs décideront-ils de refuser cette team option pour demander à l’allemand de réduire son salaire, ou même de quitter la franchise pour entamer la reconstruction ?

Chances de se qualifier en playoffs : 5%

Phoenix Suns (15 victoires/30 défaites): Il semble déjà loin le temps ou Phoenix se battait pour la 8ème place et montrait qu’il fallait contrer sur les Suns. Pourtant, cela ne remonte qu’à la saison 2013-2014 où les Suns avait bien malencontreusement terminé 9ème de la conférence ouest avec un très beau bilan de 58% de victoires. Mais il s’est passé bien des choses en 3 ans. En effet, l’effectif a perdu de sa superbe. On peut tout de même compter sur Eric Bledsoe, déjà présent en 2013, qui réalise une belle saison avec 21 points de moyenne, 6 passes et 5 rebonds. Celui qui est comparé comme un « mimi Lebron » ne décoit que très rarement. Bledsoe peut compter à ses côtés sur la ligne arrière sur un potentiel énorme en la personne de Devin Booker. Avec ses 20.5 points par match, il semble être la seule lueur d’espoir avec Bledsoe pour un possible bel avenir pour Phoenix. Avec eux, Brondon Knight a un peu de mal à sortie du banc et à être performant. Il apporte quand même 12 points par match mais avec un petit 40ù au shoot. Ensuite, le reste de l’équipe fait de son mieux. TJ Warren est vaillant avec une moyenne de 13,5 points, le vétéran Tyson Chandler est toujours là avec ses 8,5 points et 12 rebonds. Le reste est faible avec notamment Alex Len qui déçoit (8 points, 6,5 rebonds), Leandro Barbosa qui n’a plus son impact qu’il avait à Golden State, ou encore P.J Tucker, qui avait montré quelques belles choses les saisons précédentes, n’arrive plus à scorer (6,5 points en 27 minutes de jeu). Vous l’aurez compris, la saison des Suns est très compliqué. Phoenix est en pleine reconstruction et doit voir l’avenir en Booker et Bledsoe. Il faudra tout de même plus que ça pour espérer les playoffs dans les années futures.

Chances de se qualifier en playoffs : 0%

Los Angeles Lakers (16 victoires/ 32 défaites): En tant que fan inconditionnel des Celtics, je pourrais fièrement me moquer de la dernière et 15ème place de la Conférence Ouest. Mais, après m’être bien marrer pendant 5/10 minutes, je me dis que cette franchise si légendaire ne mérite pas cette trajectoire compliquée. On savait que l’après Kobe serait difficile mais à ce point, je ne pense pas. Pourtant, les Lakers, avec leur tout nouvel entraineur Luke Walton, ont réalisé un début de saison honorable avec 10 victoires et 10 défaites. Mais depuis, les résultats ressemblent à ceux des dernières saisons, voire avec 6 victoires et 22 défaites. Ils peuvent se réconforter en se disant qu’il ne feront jamais pire que les deux saisons précédentes, qui sont les deux pires bilans de l’histoire des Lakers. Néanmoins, avec un bilan avoisinant les 30%, leur saison reste très compliquée. Cette équipe plutôt jeune doit apprendre à créer son collectif et patienter. Pour le moment, c’est grâce à Lou Williams (30 ans) qui sauve les Lakers avec ses 18 points en sortie de banc. Ce dernier sera surement dans la course au titre de meilleur 6ème de l’année. Concernant les jeune lakers, le  meneur de 20 ans D’Angelo Russell varie entre bonnes séquences et mauvais passages. Il tourne à 14 points et 4,5 passes décisives. Jordan Clarkson (24 ans) montre de belles choses avec 14 points de moyenne.  Julius Randle (22 ans) est également plutôt correct avec 13 points, 8,5 rebonds et 4 passes. Par contre, Brandon Ingram (19 ans) est très décevant avec ses 8 points et 4 rebonds par match. Il n’est clairement pas encore prêt pour être efficace en NBA, même possède un réel potentiel. Vint ensuite les vétérans de l’équipe, où le bilan est mitigé. Si Nick Young fait une belle saison avec 14 points et un honorable 41% à 3 points, Luol Deng est très moyen voire mauvais cette année. Ses 28 minutes de jeu n’apporte que 8 points et 6 rebonds. Le géant Mosgov déçoit également avec 7.5 points et 5 rebonds en 21 minutes. Bref, on comprend vite que cette saison est catastrophique, à l’image de ces deux dernières saisons. La reconstruction va prendre du temps. Il faut donc prendre son mal en patience du côté des Lakers.

Chances de se qualifier en playoffs : 0%