FAÏSSAL BERKANI /  RÉDACTEUR QI BASKET

Alors que les équipes confirmées à l’Est commencent à peiner et montrer leurs faiblesses comme les champions en titre Cleveland, ou les outsiders Charlotte, Toronto, ou encore Milwaukee, d’autres équipes moins en vue cette année pour la plupart sont en train de réaliser un super début d’année civile. A l’Est, le moins qu’on puisse dire c’est que la course aux playoffs va être de plus en plus féroce avec le retour de ces petites équipes.

La première équipe qui a lancé cette « mode », c’est Philadelphie. En effet, les 76ers ont réalisé un excellent mois de Janvier. Au 1er de l’an, Phily était lanterne rouge de la conférence avec un bilan de 8 victoires et 24 défaites.  C’est à partir du 3 Janvier que les 76ers vont montrer qu’ils méritent qu’on s’intéresse à eux. Ils recevaient ce soir-là la jeune équipe des Timbervolwes, une équipe qui, comme elle, côtoyait les bas-fonds de leur conférence. Durant ce match, un homme se démarque : le rookie Joel Embiid. Limité à moins de 29 minutes par match pour éviter toute grosse blessure, blessures qui d’ailleurs lui ont déjà fait louper deux saisons NBA au jeune pivot camerounais. Durant ce match, il compile 25 points, 8 rebonds et 3 passes décisives. Il va insuffler une dynamique et un état d’esprit de guerrier à ces coéquipiers. Les 76ers vont alors chercher cette victoire à 1,6 secondes de la fin grâce à un alley-oop exceptionnel Robert Convington lors d’une remise en jeu.

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Cette victoire gagnée sur le fil du rasoir va lancer une dynamique ultra positive pour Phily. Malgré une défaite trois jours plus tard sur le parquet des Celtics de seulement quatre petits points, l’équipe de Brett Brown va enchaîner 6 victoires en 7 matchs dont 3 victoires d’affilées, une première depuis janvier 2014. De plus, toutes ces victoires furent contre des cadres de l’Est comme Toronto, Milwaukee ou encore Charlotte. Durant ces rencontres, Embiid a su montrer toute sa palette de jeu : Jeu à l’intérieur, poste bas, dos au panier, shoot à 3 points… Le jeune pivot de 22 ans prouve que les 76ers ont bien fait d’attendre près de deux ans sans aucun résultat et attendre qu’il soit en forme pour avoir une lueur d’espoir pour l’avenir. Il va tourner à plus 23,4 points, 9,1 rebonds par match en seulement 26,7 minutes de jeu sur le mois de Janvier. Il est d’ailleurs logiquement élu Rookie du mois de Janvier à l’Est. De plus, les Sixers ont réussi à créer un collectif, avec un banc impliqué car même quand Joël Embiid ne joue pas, ses coéquipiers réussissent à bien jouer et à attraper quelques victoires importantes. Par exemple, le 24 Janvier, face à des Clippers ruinés par les blessures de Chris Paul et Blake Griffin, les 76ers, privés aux aussi de leur nouvelle star, l’ont emporté 121-110, avec une marque bien repartie : 19 points de Nerlens Noel, 18 points de Richaun Holmes, 16 points de Dario Saric ou encore 14 points de Robert Covington. Cela montre l’épanouissement de cette équipe, qui même sans son leader, réussit à jouer ensemble. Tout le monde est impliqué, surtout Robert Convington avec 14 points de moyenne et 7 rebonds sur ce premier mois de l’année.

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En somme, sur le mois de Janvier, les 76ers ont aligné un bilan positif de 10 victoires et 5 défaites, soit l’un des meilleurs bilans de la ligue en un mois. Alors certes, Phily est encore loin des playoffs, mais grâce à cette dynamique, cette équipe peut encore croire au miracle car malgré leur bilan actuel de 37,5% de victoires, ils ne sont seulement qu’à 5 victoires d’écart avec le 8ème de la conférence Est.

Seconde équipe à avoir réalisé un super mois de Janvier : Le Miami Heat. Tout comme Philadelphie, Miami possédait un très maigre bilan de 10 victoires et 25 défaites. Avec la blessure de Justice Winslow, qui faisait partie des bons joueurs en devenir du Heat, nous pensions tous que cette équipe n’avait plus rien sous le coude. Jusqu’au 17 Janvier, la première partie du mois n’a pas été flamboyante avec 6 défaites en 7 matchs. Personne ne pouvait prévoir ce qu’il allait se passer. De plus, le 17 Janvier, le Heat recevait les Rockets. Une nouvelle défaite pointait le bout de son nez. Mais avec un match complet etv abouti, le Heat vient créer la 1ère surprise de leur mois de Janvier en battant les Rockets d’un James Harden pourtant énorme avec un triple double à 40 points, 12 rebonds et 10 passes. Tout comme Phily, un collectif commence tout doucement à se créer, grâce à l’impulsion d’un trio solide : le meneur Goran Dragic, le pivot leader du Heat Hassan Whiteside et le surprenant Dion Waiters. Ces trois joueurs vont créer une dynamique victorieuse car depuis le 17 Janvier, le Heat enchaine 9 victoires d’affilées dont une victoire exceptionnelle face au Golden State Warriors avec un Dion Waiters de folie : 33 points à 13/20 au shoot, 6/8 à 3 points, 5 rebonds, 4 passes et un buzzer beater à 3 points sur la tête de Klay Thompson pour donner la victoire à son équipe 105-102.

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Depuis ce match, Dion Waiters s’est transformé en leader offensif ultra efficace avec 16.5 points de moyenne avec un joli 40% à 3 points. Avec lui, Goran Dragic est également très propre avec 21,6 points de moyenne sur ce mois-ci. Whiteside est un peu plus en retrait mais est primordial avec ses 14 points et 11.7 rebonds. Grâce à cette série de 9 victoires d’affiliées, série en cours, le Heat de Miami se place 12ème de la conférence Est, avec 20 victoires et 30 défaites, à seulement 3 victoires de la 8ème place qualificative en playoffs. Il sera intéressant de voir la rencontre du 4 Février 2017 entre le Heat et les 76ers qui pourrait déjà être un match important pour la course aux playoffs.

Enfin, la 3ème équipe à l’Est qui a réalisé un super mois de Janvier, ce sont les Washington Wizards ! Certes, les Wizards ne sont pas vraiment une petite équipe car ils font partie des prétendants aux playoffs mais ils réalisent un excellent mois de Janvier et il fallait absolument parler de leur performance. Pourtant, au 1er Janvier 2017, les Wizards alignaient un bilan tout juste à l’équilibre de 16 victoires et 16 défaites pour une 7ème place de la Conférence Est. On attendait une équipe de Washington plus performante et mieux placée au classement. Malgré deux défaites peu encourageantes les 2 et 3 Janvier à la maison contre Houston et Dallas, Washington ne s’est pas laissé abattre et a su réagir. En effet, le bilan suivant est tout simplement excellent : 12 victoires et seulement 2 défaites ! Grâce à cette série exceptionnelle, Washington est désormais solidement installé à la 4ème place de la Conférence Est avec un bilan de 28 victoires et 20 défaites, à 2 victoires seulement du podium et des Raptors actuellement 3ème.  Cette superbe forme de Washington est simple à expliquer : Tout d’abord, les Wizards sont enfin au complet, sans blessures de leurs joueurs majeurs. Puis, ces derniers sont au top de leur forme : Sur le mois de janvier, John Wall tourne à 21,2 points et 10.9 passes de moyenne, et Bradley Beal compile 22.2 points par match. Wall Beal.jpg

A côté de ce duo infernal, toute l’équipe est en forme et aligne des stats très honorables : Markieff Morris est clairement devenu la troisième arme offensive de cette équipe avec 17,3 points de moyenne en Janvier, et 8,6 rebonds. Marcin Gortat gère la raquette avec ses 12 points et 10.5 rebonds. Otto Porter JR. commence à trouver sa place dans cette équipe avec 14 points et 6 rebonds par match sur ce mois de Janvier. Le banc également est présent avec les bons apports de Kelly Oubre JR ou encore Marcus Thornton. Au-delà des stats pures, on sent très bien que le collectif est soudé, que les automatismes sont en place, et que la dynamique actuelle rend les joueurs de Scott Brooks heureux. Ce dernier a d’ailleurs été élu coach du mois de la Conférence Est. Les Wizards sont confortablement installés à la 4ème place de la conférence. Si leur place en playoffs semble maintenant assurée, leur objectif est désormais de rester dans ce top 4 et pourquoi aller chercher le podium.

En somme, on comprend vite que les dernières places qualificatives pour les playoffs à l’Est couteront très chères. On compte seulement 5 victoires d’écart entre la 8ème place (occupée par les Hornets avec un bilan de 46%) et la 14ème place des Philadelphie 76ers.