ROOKIE WALL / CONTRIBUTEUR QI BASKET

Huit franchises commençaient leurs campagnes de Playoffs la nuit dernière, et pas des moindres. Les Warriors et les Rockets entraient en piste face aux Trail Blazers et au Thunder à l’Ouest, tandis que Boston et Washington affrontaient respectivement Atlanta et Chicago. Retour sur la deuxième nuit des Playoffs 2017.



Washington WizardsAtlanta Hawks : 114 – 107

Mike Budenholzer, coach des Atlanta Hawks, entame ces playoffs avec une petite surprise d’entrée: Kent Bazemore sur le banc, le rookie Taurean Prince et Tim Hardaway Jr. titulaires ! L’idée est risquée, tant l’apport de Hardaway avec la second unit est précieux, mais cela n’empêche pas Atlanta de faire la course en tête à la fin du 1er quart-temps, malgré un début de match très compliqué (20 à 10 pour Washington à 4 minutes de la fin du quart), rattrapé par un fulgurant run 17-2 sur la fin du quart-temps. Washington est en maladresse dans cette 1ère mi-temps, mais les Hawks n’en profite pas. 5/16 au tir pour les Wizards dans le 2ème quart-temps contre 3/13 pour les joueurs d’Atlanta, il fallait aimer les briques pour apprécier cette fin de mi-temps. Les Hawks rentrent, tout de même, aux vestiaires avec une avance de quatre points (48 – 45), mais la pause a fait du bien pour les joueurs de Scott Brooks, coach des Washington Wizards. John Wall, discret jusque là, démarre le moteur pour marquer 15 points dans ce quart-temps, Morris et Porter suivent en apportant leurs points et les Wizards démarrent le sprint final avec une avance de 7 points (83 – 76). Ce dernier quart est à l’avantage des magiciens, toujours à l’image d’un John Wall excellent en chef d’orchestre qui finira la rencontre à 32 points, 14 passes et 4 rebonds. À ses côtés, Beal, Morris, Porter et Gortat apportent 67 points cumulés, beaucoup trop pour Atlanta qui aura, tout de même, lutté jusqu’au bout. Mené de 15 points durant l’ultime quart-temps, Atlanta reviendra à 5 points de Washington sur un tir primé de Taurean Prince à la fin de la rencontre, mais n’arrivera pas à défendre par la suite, lâchant un rebond offensif les condamnant à la défaite. Victoire de Washington méritée, malgré une première mi-temps très compliquée: 114 – 107.



Golden State WarriorsPortland Trail Blazers : 121 – 109

Premier match pour les Warriors de Steve Kerr dans ces Playoffs 2017, en mission pour récupérer le trône qu’ils ont perdu l’année dernière dans un scénario halletant lors des Finales. Il fallait donner le ton d’entrée face à des Trail Blazers décevants durant la saison régulière, mais motivés à l’idée d’affronter l’armada offensive d’Oakland. Au final, c’est probablement le meilleur Game 1 de ces Playoffs auquel on a assisté hier soir à 21h30. Golden State et Portland, sur un rythme très rapide, enchaînent les actions d’éclats dés le 1er quart-temps. Klay Thompson étant sur Damian Lillard à l’entame de la rencontre, c’est C.J McCollum qui prend les clefs du camion et porte la franchise de l’Oregon: 12 points, permettant aux joueurs de Terry Stotts de rester à la hauteur de GS. Qui plus est, Portland défend (oui!) et force sept pertes de balle du côté Warriors, mais  cela n’empêche pas Kevin Durant et Stephen Curry de donner cinq points d’avance à Oakland avant d’entamer le deuxième quart. La défense de Golden State est au point, mais elle n’arrive pas à contenir un McCollum qui terminera la mi-temps sur un total de 27 points, égalant le record de points marqués sur une mi-temps pour un joueur de Portland. Lillard se joint à la fête et le duo d’arrières cumule à 48 points marqués sur les 56 mis par Rip City. Golden State se maintient à leur hauteur et les deux équipes se quittent sur un score de 56 partout à la mi-temps. Si le troisième quart-temps se terminera à nouveau sur une égalité entre les deux franchises, Golden State assure un avantage psychologique qu’elle confirmera durant le dernier quart. Si Stephen Curry fait son match, Klay Thompson n’arrive pas à rentrer ses shoots et perdra une balle laissant Damian Lillard et Noah Vonleh partir en contre-attaque, à 2 contre 1. Mais qu’à cela ne tienne, ce « 1 » s’appelle Draymond Green qui nous concocte ‘une action défensive d’éclat: Draymond force Damian Lillard à passer la balle à Noah Vonleh grâce à une bonne couverture de l’ailier-fort, Vonleh va au dunk, mais Draymond Green veille, revient et renvoie le bon Noah chez lui avec un contre dévastateur. Le candidat au titre de défenseur de l’année fait un pur match avec 19 points, 12 rebonds, 9 passes, 5 contres et 3 interceptions, performance qui a grandement aidé les Dubs à l’emporter face aux Blazers sur ce Game 1. Car, oui, si le 3ème quart se termine à 88-88, la fin du match n’est qu’une formalité tant, offensivement, Rip City n’existe plus, avec, uniquement, deux points inscrits en cinq minutes, pendant que les Warriors font leur festival. Au final, le score est de 121 – 109, ce n’est pas un blow-out car les Blazers n’ont pas démérités sur ce match, mais les Warriors étaient sous contrôle pour s’assurer la victoire. Derrière Draymond Green, Durant et Curry cumulent à 61 points à eux deux, Ian Clark et Javale McGee furent important en sortie de banc et Iguodala a réalisé un gros match en défense… Bref, Portland a fait un bon match, mais il faudra faire encore plus pour faire vaciller, un minimum, les Warriors, peut-être avec le retour de Jusuf Nurkic, ça ira mieux…



Boston CelticsChicago Bulls : 102 – 106

Endeuillé par le décès précoce de sa sœur ce lundi, Isaiah Thomas était tout de même en tenue pour le Game 1 de la série opposant ses Celtics aux Chicago Bulls. Cette confrontation a tout pour ressembler au match piège et, si le TD Garden est bouillant pour supporter les hommes en vert, la réalité du parquet prouve que les Bulls ne seront pas facile à disposer. Depuis longtemps, les Celtics souffre de problèmes aux rebonds, et l’acquisition d’Al Horford durant l’été 2016 ne l’a pas comblé, ça s’est prouvé sur ce match. C’est bien d’avoir une équipe soudé, mais il te faudra toujours un grand joueur dans la peinture pour chopper les tirs manqués de ses camarades, rôle où le pivot des Bulls Robin Lopez a excellé hier avec 14 points et 11 rebonds, dont 8 rebonds offensifs (!). Cette lutte au rebond est une des grandes causes du calvaire des Celtics hier soir face à un Jimmy Butler transparent en 1ère mi-temps, mais qui a sur prendre ses responsabilités au retour des vestiaires (30 points, 9 rebonds et 3 passes). Cette défaite s’explique aussi par l’apport du banc, les Celtics ne pouvant compter que sur Marcus Smart (9 points), et encore. De l’autre côté, les Bulls ont su profiter du manque de taille de Boston en remportant la bataille du rebond (53 pour les Bulls contre 36 pour les C’s), mais aussi en comptant sur son banc qui a pu apporté quelques points importants sur ce match, notamment Bobby Portis, qui a su comblé le manque de réussite au shoot de Nikola Mirotic, signant ainsi la meilleure performance de sa carrière avec 19 points, 9 rebonds, à 8/10 au tir dont 3/4 depuis le parking. Le match fut pour autant serré jusqu’au bout, Boston passant devant dans le dernier quart, mais Chicago a su rattrapé ce retard et assuré une victoire dans ce match très étriqué. Isaiah Thomas n’aura pas démérité avec 33 points, 5 rebonds et 6 passes à 10/18 au tir, mais cela n’a pas suffit. Chicago remporte le Game 1 sur un score de 106 à 102 et récupère l’avantage du terrain sur les premiers de conférence, qui devront réagir dés le Game 2 si ils ne veulent pas partir à l’United Center avec deux défaites dans la sacoche.



Houston RocketsOklahoma City Thunder : 118 – 87

La série la plus attendue de ce 1er tour de Playoffs a accouchée d’un match très brouillon. Le duel de « MVP » entre Westbrook et Harden n’a pas vraiment eu lieu cette nuit au Toyota Center de Houston, tant les Rockets ont dominé la partie. Le Thunder parvient à exister en première mi-temps grâce à la maladresse des Rockets (3/16 à 3 points à la mi-temps) et est au coude-à-coude à l’entame de la deuxième partie du match. Russell Westbrook est maladroit, James Harden aussi, c’est finalement les coéquipiers qui assurent notamment Nenê et Andre Roberson, ce dernier ayant sorti le costume de sniper de l’équipe avec un joli 4/4 à 3 points pour se mettre en jambe. Cependant, dés le retour des vestiaires, Houston est sans pitié et va prendre dix points d’écart sur un Oklahoma City étouffé par la défense de Beverley et subissant le réveil de James Harden. Le barbu finira la rencontre à 37 points, 7 rebonds, 9 passes et 3 interceptions à 13 sur 28 au tir tandis que son copain Patrick aura été d’une importance folle sur ce match: 21 points, 10 rebonds, 3 passes, 2 interceptions, une présence non-stop en défense, un écran de Steven Adams pris en pleine face et la standing ovation du public texan tant le meneur des Rockets fut incroyable hier soir. Le Thunder n’a pas existé de toute la deuxième mi-temps, ne scorant que 13 petits points dans l’ultime quart du match tandis que les Rockets décollaient pour atteindre la barre des 110 points (118). Russell Westbrook, pourtant attendu, réalisera un petit match à 22 points, 11 rebonds, 7 passes et un très vilain 6 sur 23 au tir tandis que son coéquipier du backcourt, Victor Oladipo, l’imite avec un 1/12 au tir. Bref, le match fut un blow-out complet remporté par Houston qui fait le plein de confiance avant d’entamer le Game 2. Le Thunder devra compter sur une meilleure performance d’équipe, mais aussi sur son adresse pour pouvoir arracher un match à l’équipe de Mike d’Antoni. Vu le match d’hier, cela paraît très compliqué.



Des jolies performances, des matchs à suspense, des duels intenses, c’est ça les Playoffs et nous en avons eu pour notre grade hier ! Les Game 1 sont passés, on aborde désormais les Game 2 dés ce soir avec Cleveland – Indiana et San Antonio – Memphis. Cleveland devra se rassurer après avoir failli perdre le Game 1 face à un Indiana conquérant qui ne voudra pas se laisser faire face aux champions en titre. De l’autre côté, San Antonio peut continuer sa balade de santé en prenant un avantage de 2-0 face à un Memphis qui ne semble pas disposer d’assez d’armes pour vaindre l’équipe de Gregg Popovich.