Non ce n’est pas un nouveau système offensif pour libérer un shooteur à 3 points, il s’agit bien entendu de la célèbre phrase prononcée par le réalisateur avant de tourner une séquence pour son prochain film.

Après avoir pondu un petit article sur le basket et les jeux vidéos que vous pouvez consulter en cliquant ICI, je vais me pencher sur la baballe orange au cinéma.

On compte plus ou moins une trentaine de films/documentaires qui sont reliés de près ou de loin au basket et je vais me focaliser sur ceux qui ont pour sujet principal notre noble sport.

Donc cela veut dire qu’on ne parlera pas de «The basketball diaries » tout bon film qu’il soit, son sujet est autre que le basket même si celui-ci intervient dans le film.

On ne traitera pas non plus des documentaires puisque le principe de ce genre à part est de ne pas faire de fiction (On ne raconte pas une histoire dans un documentaire, on expose des faits) et nous on veut rêver !

On va donc se concentrer sur les 4 grands films estampillés « basket » des 90’s et qui sont des must see pour tous les fans.

We love 90’s

Vous allez remarquer que la plupart des films cités viennent des années 90 si chères à Benny B, Gala et Dr Alban. Coïncidence ? No sir !

Commissionnaire de l’époque, David Stern, rêve d’une NBA à l’internationale. Le marché américain est juteux mais ne serait-ce pas lucratif fabuleux de récolter des fans aux quatre coins de la planète ?

Et pour supporter cette invasion, Dave a un plan : Nous mettre du basket sur nos écrans le plus possible.

A la télévision tout d’abord avec les JO de 92 et la venue de la Dream Team qui va régaler et capter toute l’attention des médias pendant ce mois d’olympiades. Michael Jordan servant de tête de gondole pour le pays de l’Oncle Sam.

Il va aussi pousser Hollywood à sortir des films qui mettent en avant le sport mais aussi, dans certains cas, des athlètes et futures stars de la ligue. Ainsi tous les 2 ans, on va avoir droit à notre piqure de rappel.

1992 : « White men can’t jump » de Ron Shelton avec Woody Harrelson et Wesley Snipes

Billy et Sydney sont deux bons amis, Billy et Sydney…Vous connaissez la chanson. Ils vont s’associer pour faire cracher un max de billet vert aux joueurs des playground de Los Angeles après une double rouste infligée à Sydney par Billy. Arrivant sur les terrains, Sydney préchauffe les adversaires et les laissent choisir son partenaire, Billy le blanc de service. La paire se fait alors un plaisir de les exploser et de partir plus ou moins facilement avec le cash. Billy essayera de payer ses dettes et Sydney d’envoyer Gloria à Jeopardy (Célèbre jeu télévisé ricain)

Le film fera l’apologie d’un élément clé du basket, le trashtalking avec des dialogues à mettre en VOSTFR si possible bien que la VF ne soit pas si mal faite que ça.

Deux petites anecdotes, c’est Bob Lanier (Hall of Famer) qui a coaché les 2 acteurs lors du tournage et il s’est dit très surpris du niveau des 2 et en particulier celui de Woody Harrelson. Si vous cherchez bien dans les joueurs de street vous pourriez apercevoir un certain Gary Payton.

1994 : « Blue chips » de William Friedkin avec Shaquille O’Neal et Penny Hardaway

William Friedkin…dans un film sur le basket…David t’exagères avec tes commandes ! On parle du réalisateur de « L’exorciste » et « The French connection » qui sont des classiques du cinéma US quand même.

Nick Nolte incarne Pete Bell, un coach de  collège mis sous pression après des résultats décevants. Malgré un passé glorieux, il se voit contraint de céder aux sirènes du soudoiement pourtant illégal en offrant des cadeaux extra sportifs à ces 2 stars, Neon Boudeaux campé par le Shaq et Butch McRae interpreté par Anfernee Hardaway. Rongé par la culpabilité et après avoir menti à tout le monde (sa femme y comprise) il craque en conférence de presse après un gros match remporté contre Indiana, l’équipe numéro une.

Sur le tournage, le Shaq tombe sous le charme de Penny et va jusqu’à appeler Orlando qui a le 1er pick de la draft de 93 pour leur demander d’aller le chercher à tout prix. Initialement Chris Webber est pick par Orlando et Penny par les Warriors. Orlando monte un trade et récupère Penny ainsi que 3 1er choix de draft en échange de Webber. Au vu de la suite on pourra parler d’un win-win même s’il faut reconnaitre le nez du Diesel en la matière.

Pas mal d’apparitions de joueurs aussi dans ce film avec entre autre Larry Bird, Bob Cousy, Kevin Garnett,…

1996 : « Space Jam » De Joe Pytka avec Michael Jordan et Bill Murray

Les méchants Monstars veulent réduire les Looney Tunes à l’esclavage. Les gars se démontent pas et proposent un match de basket pour définir leur sort puisque les Monstars sont tout petits. Se sachant moins fort, ils vont aller aspirer le talent de grands joueurs NBA (Charles Barkley, Patrick Ewing, Shawn Bradley, Larry Johnson et Mugsy Bogues) Voyant cela les Looney Tunes vont aller kidnapper un jeune retraité qui joue au golf : Michael Jordan.

L’heure du match approche et Michael va coacher et mener son équipe loufoque vers la victoire.

Grossière erreur à la fin du match, il y a deux points de retard pour le Tunes Squad de Bugs Bunny quand Michael saute depuis la moitié du terrain (Oui je sais) et lâche la balle dans le panier, il y aurait donc du avoir 3 points de plus pour les gentils et seulement 2 seront comptabilisés. Pas bien!

Pour beaucoup de gens, ce film constitue leur 1er contact avec le basket US. Oui cela peut sembler bizarre mais l’impact de ce film sur les amoureux de NBA est bien plus grand qu’il n’y parait.

1998 : « He got game » de Spike Lee avec Denzel Washington et Ray Allen

C’est déjà plus logique de voir Spike Lee, veritable pom pom girl des Knicks, realisr un film sur le basket.

Jesus Shuttleworth (Ray Allen) est le prospect nurméro un du pays et toutes les universités lui font les yeux doux à coup de billets verts, voitures et autres. Formé à la dure par son père (Denzel Washington) celui-ci a fini en prison pour avoir tué involontairement la mère de Jesus.

Le gouverneur, fan de l’université d’état Big State, propose un deal au paternel, convaincre son fils de rejoindre l’université en échange d’une réduction de peine. Problème, tout le monde veut son fils, son fils ne veut pas entendre parler de lui et il va devoir trahir son fils pour sortir de prison. Un joyeux bordel social comme les aime Spike Lee (Oui c’est la même personne qui a fait le scénario de NBA 2k16)

Si la critique du système déjà aperçue dans Blue Chips est mieux traitée ici, on peut regretter la qualité globale du film par rapport à ce que Spike Lee peut faire. La bande son de Public Enemy étant presque plus reconnue que le film en lui-même cela en dit long sur sa consistance et sa crédibilité (Ben oui le coup de tu peux sortir de prison si ton fils joue dans mon équipe préférée… Voilà quoi) Le film reste malgré tout un bon souvenir pour les fans de basket. Le traitement plus social/sérieux change aussi un peu la donne par rapport aux autres films plutôt axés comédie. Il faudra attendre 2005 pour revoir un film sur le basket avec une véritable vision sur la condition de la communauté Afro-américaine avec Coach Carter emmené par Samuel Jackson. C’est dire.

Who then now ?

C’est un peu le constat des dernières années. A quand un vrai bon film sur le basket. Un avec une véritable histoire d’underdog qui arrive à capter l’intensité des matchs, le côté sombre du système, le strass, les paillettes, les efforts, les moments de gloire.

Quand est ce le basket aura son Rocky ?

Il y a des joueurs qui ont le potentiel pour qu’on raconte leur histoire (Le parcours de LeBron par exemple) et que le public y trouve son compte en émotion, il faut donc que les planètes s’alignent et que les bonnes personnes soient au bon endroit au bon moment pour qu’on ait un film respecté par sa communauté de fan bien sur mais aussi reconnu par le grand public.