Que c’est long mais que c’est long d’attendre la reprise du championnat. On tourne en rond. Il y a bien la draft, les Woj bomb mais en définitive on le sait, il va falloir prendre son mal en patience.

Alors pour vous aider à étancher votre soif de NBA, j’ai pensé à vous ! J’ai même pensé à ceux et celles qui pensent que le GM est une truite ou que le coach est un ignare en puissance. Ceux qui veulent changer la face d’une franchise (souvent celle de leur petit cœur de passionné), ceux qui veulent dire stop au règne des Warriors, ceux qui s’enflamment sur la toile au moindre transfert en refaisant chaque deal à sa sauce. Bref le manager d’une équipe de basket à la Doc Rivers.

Car c’est bien de cela que nous allons parler aujourd’hui via le jeu de gestion Pro Basketball Manager 2017.

Développé par Cyanide Studios et sorti le 19/01/2017 uniquement sur PC il est actuellement disponible en solde Steam à 9.99€ (prix plein pot 19.99€) ce qui dans les 2 cas ne représente pas une somme colossale à débourser pour s’occuper un été. Oui oui un été, mais j’y reviendrai. Le jeu est sorti depuis un petit temps maintenant et vous bénéficierez en plus de tous les patchs correctifs et mods (surtout les mods) possible et imaginable.

« Number 23, LeBrooooooooon Jamaaaaaaaas! »

Commençons par le commencement, les mods ! Oui c’est assez bizarre de démarrer par là mais ils seront essentiels à votre expérience de jeu car si découvrir le jeu en s’apercevant qu’aux Cleveland Cevaliers, le numéro 23 se nomme LeBron Jamas, ça fait rire 5 min puis ça saoule. Donc comme pour tous les jeux Steam, vous avez un onglet communautaire avec la liste des mods dispo. Pour en installer un, il suffit de cliquer sur « s’abonner » dans la page présentant le mod et Steam fera le reste. Plus tard dans le jeu, il faudra se rendre dans l’onglet « modding » pour s’assurer que le mod est bien actif.

Que retrouve-t-on dans les mods ? Eh bien principalement les « vrais » Vrais joueurs, vraies équipes, vrais logos, vrais visages… Mais aussi certains championnats pas dispo à la sortie du jeu (problème de licence quand tu nous tiens. Cfr Pro Evolution Soccer)

En général ça colle des « a » un peu partout. On notera quand même le très joli Tristan Thompsun

Let the game begins

Nous y voilà : La création d’une partie. Outre les quelques choix de personnalisations de votre avatar, il vous faudra choisir la/les ligue(s) jouable(s). Ça veut dire tous les championnats auxquels vous pourrez participer au départ de votre carrière mais aussi lors de la suite de celle-ci. Par exemple vous pouvez très bien sélectionner le championnat de France et la NBA pour démarrer votre carrière en Pro A et espérer un jour être repérer par une franchise de la grande ligue pour en prendre les rennes. Vous pouvez aussi commencer en NCAA et ainsi de suite. Attention, plus vous choisissez de ligue, plus la base de données à charger sera lourde et donc longue pour votre PC. Dans votre fil d’infos entre chaque jour, le jeu chargera aussi toutes les infos des ligues sélectionnées donc, là aussi, ça prend du temps. Si jamais vous changez d’avis en cours de carrière, vous pourrez rajouter ou enlever des ligues à tout moment moyennant une recharge du jeu. Dernier point avant de rentrer dans le vif du sujet, passer le jeu en français et relancer le jeu afin d’être à l’aise avec l’interface. La traduction n’est pas un exemple de sans faute mais ça passe sans soucis.

Votre carrière démarrera au lendemain de la victoire des Cavs en finale 2016 et l’un de vos premiers chantiers sera de gérer au mieux la free agency. Comme c’est votre première année, le gros du boulot est fait et au final, il faudra plutôt vous atteler à prolonger certains joueur clé de votre effectif (J’ai commencé par prolonger LeBron jusqu’en 2020 par exemple) afin d’éviter les mauvaises surprises.

L’interface de scouting pour envoyer vos dénicheurs de talent

Au rond point, prenez la 2ème sortie

On va maintenant naviguer dans l’interface qui est plutôt classique pour quelqu’un ayant déjà joué à des jeux de gestion sportives.

3 grands onglets s’offrent à vous : 1) Manager : Regroupe tous vos outils généraux de gestion comme votre centre de messages, la création de systèmes (un peu bizarre de le trouver là) votre sélection de joueurs (via les scouts ou vos recherches) les postes vacants (en fonction des ligues sélectionnées au début) les indices de satisfaction du propriétaire et des fans (trèèèèèèèès important) et le résumé de votre carrière. 2) l’onglet de votre équipe qui du coup changera de nom en fonction de là où vous êtes en fonction avec les joueurs (contrats, stats,…). La tactique pour changer votre 5 de départ par exemple ou régler les temps de jeu, entrainement pour définir qui bosse sur quoi d’un point de vue individuel ou collectif (Par exemple demander à Kyrie Irving de travailler sa défense ou demander au Jazz de bosser son aspect offensif) le calendrier, l’outil de trade (j’y reviendrai), les finances (voir le cap par exemple et les projections qui sont utiles pour la satisfaction du proprio) les infrastructures pour déterminer le prix des places dans le stade, le prix des burgers et des frites, des cheerleaders, des travaux à faire pour améliorer le confort des spectateurs,… ensuite le staff pour les virer ou en engager, le scouting pour envoyer des scouts en mission et consulter leurs rapports et enfin le recrutement qui est une sorte d’historique de tout ce que vous avez fait ou tenté de faire en terme de mouvement de joueur. 3) L’onglet monde avec le reste de l’actualité de la planète basket mais aussi les prospects pour la draft, la compétition avec toutes les infos du  championnat et enfin l’onglet recherche et ses 1001 filtres pour trouver/classer des joueurs.

Au dessus de tout ça une barre de recherche pour tous les coachs, joueurs, staff et le bouton pour passer une journée et donc valider les actions du jour.

La saucisse tu me la mets à 2€au lieu de 1, faut payer LeBron!

Let’s get ready to the rumbleeeeeeeeeeeee

La gestion d’un match commence par la sélection de votre 5. Veillez à contrôler la condition et la forme d’un joueur. Ensuite viennent toute une série de feuillet de stat et ça y est le match démarre. Vous pouvez choisir entre un affichage 2D ou une ridicule 3D mais qui a le mérite d’exister.

Vous pouvez également suivre le match en temps réel ou en accéléré (x2 ou x4) ou même passer un quart temps ou tout le match.

Attention pendant le match, rien n’est automatique, il faudra donc effectuer les changements vous-même, cela vaut aussi pour les tactiques globales et sur possession et bien entendu la prise de temps mort ou vous aurez 5 possibilités préétablies de phrases à dire à vos joueurs en fonction de la situation. Ceux-ci bénéficieront ensuite d’un buff ou debuff dans la qualité de leurs actions.

En gros le système de gestion de match propose un ensemble correct de possibilité mais manque quand même d’un visuel 3D un peu convaincant. Même si le budget alloué au développement ne doit être astronomique, on parle ici d’un jeu fait à 95% de texte et de gestion de base de données, donc un poil plus de fantaisie serait à prévoir dans le prochain opus.

Dieu que c’est laid

Allez tu fais tes valises et tu dégages d’ici

Nerf de la guerre, les trades en NBA font le sel de ce sport. Pour se faire, rien de plus simple. Il existe deux grandes façons de faire. Soit vous savez qui vous voulez trader dans votre équipe et vous le placer dans la liste des joueurs disponible pour un trade via l’interface joueur (Nom de l’équipe > Joueurs > Clic sur le joueur > Interagir > Disponibilité > Disponible pour un trade) soit vous allez en bricoler un à votre sauce en partant d’un joueur de votre équipe (Nom de l’équipe > Trade > Sélectionner d’abord la ou les autre(s) équipe(s) concernée(s) par le trade > Clic sur le « + ») et ensuite vous pouvez tenter un trade jusqu’à 3 équipes où en plus des joueurs vous pourrez inclure des tours de drafts si cher à Danny Ainge.

Dernière possibilité, vous voulez un joueur d’une autre équipe. Là on va se servir de notre sélection, la fameuse short list (Manager > Sélection > Clic sur le joueur > Interagir > Transfert) Ensuite à vous de trouver la bonne contre partie.

Encore une fois l’outil est très correct et l’ajout de la troisième équipe permet de monter des trades plus complexes. Ceci dit pour les nouveaux arrivants, un indice de faisabilité ou d’intérêt de l’autre équipe du trade en temps réel n’aurait pas été superflu tant on a le sentiment de naviguer à l’aveugle. De même, pas de possibilité de monter un trade pour libérer du cap space, en 2017, vraiment ?

Le petit résumé

Bien, on peut trader, gérer des matchs, des entrainements, le prix des bières, si on préfère mettre des coussins en velours sur les gradins et du coup monter le prix des places, bref voilà déjà un aperçu certes sommaire de ce Pro Basketball Manager 2017 mais qui peut se résumer comme suit : On peut se satisfaire sans soucis de ce jeu pour passer le temps mais pour être vraiment prenant il faut encore rendre l’interface plus lisible et surtout plus agréable visuellement. Un brin d’investissement sur le rendu des matchs et rendre la période de free agency plus fun et plus ergonomique pour les trades et le tour sera joué. Pour les licences, il faudra modder car elle coûtent cher et je préfère qu’on investisse dans le jeu plutôt que dans quelque chose que la communauté fait très bien en 2 semaines… gratuitement.