Il est typique du sport Américain de donner un nom à leurs équipes. Vous trouvez ainsi des noms plus ou moins inspirés, mais ils ne sont pas toujours très représentatifs de l’identité des franchises. Je me suis demandé, dans la NBA actuelle, si les franchises devaient recruter en fonction de la signification du nom de leur équipe, quels effectifs cela pourrait donner. Pour rendre cela faisable, je proposerai un FP + 4 joueurs et un coach, sans vraiment prendre en compte de contraintes salariales ou d’équilibre du roster. Si l’exercice sera plus évident pour certaines franchises que d’autres, je vais commencer ce premier épisode avec 5 équipes.

 

Miami Heat : La franchise de Miami fondée en 1988 porte son nom en raison de la construction de la ville qui gravite autour de ses plages, et de sa chaleur pesante. La franchise est souvent appréciée des joueurs en raison du climat et de sa vie nocturne. En NBA, cette notion de chaleur est souvent rattachée à la notion de « prendre feu », ce qui signifie généralement qu’un joueur lors d’un match commence à rentrer tous les tirs qu’il prendra. En outre, le termes de « pyromane » est associé à des joueurs susceptibles de vivre des soirées où aucun défenseur ne peut les stopper, comme Kobe Bryant en a connu un paquet.

Franchise Player : Klay Thompson

Dans la NBA actuelle, il existe beaucoup d’attaquants racés qui posent des scores élevés soirs après soirs. Cette saison fut impressionnante en la matière. Mais l’arrière des Warriors fait partie de ces joueurs capables de faire un véritable massacre quand il a la main chaude, et ce sans porter le ballon des masses. Juste en catch and shoot. Il ferait un patron du feu de Dieu pour cet effectif !

Joueurs : Jamal Crawford – Michael Beasley – Ryan Anderson – Nikola Vucevic

En second sur les lignes arrières, je prends Jamal Crawford. Dans le genre quitte ou double, on peut pas faire mieux. Malgré ses 37 ans, il est toujours capable de coups de chaud impressionnants et de tirs à 3+1 improbables. A l’aile, je vais chercher un ex-grand espoir qui revient par période en NBA. Beasley est devenu un joueur de banc, mais il est quand même capable de planter un gros carton lorsqu’il rentre fort dans son match. En ailier fort, j’ajoute Ryan Anderson, le shooteur d’Houston a connu de meilleures saisons, mais quand il prend feu à 3 pts tous aux abris. Et pas peur de prendre de vrais shoot longue distance ! Enfin, en pivot plus dur de trouver cette catégorie de joueurs. Mais on opte pour Nikola Vucevic. Le pivot du Magic est capable de gros cartons offensifs. Et quand il met dedans, c’est pas à moitié.

Coach : Alvin Gentry

Alors pour articuler tous ces cinglés, il fallait un coach qui soit capable de les laisser partir en vrille. Alors je prends Alvin Gentry qui nage en eau trouble chez les Pelicans.

 

 

Golden State Warriors : La franchise de la baie d’Oakland a choisi le nom de « Warriors », qui se traduit par « guerriers ». Pour eux, pas besoin de travailler vraiment sur la signification qui est on ne peut plus évidente. Si aujourd’hui la franchise est composée d’une bande d’artilleurs fous, le nom sonnerait plus comme une équipe faite pour des joueurs rugueux, dur au mal, agressifs en défenses. Du coup, quelle bande de charognard mettre en place ?

Franchise Player : Kawhi Leonard

Il n’est peut être pas le plus expressif, ni le plus brute des défenseurs, mais quand vous l’avez dans les pattes vos chances de passer une sale soirée sont plutôt élevées. Le MVP des finales 2014 et ex-DPOY est une plaie en défense et n’a peur de personne depuis son arrivée en NBA. Un tueur silencieux.

Joueurs : Patrick Beverley – Tony Allen – Zach Randolph – Marcin Gortat

A la mène, on prend un des défenseurs les plus âpres sur le poste. Pat’ est un chien enragé et ne vous lâchera pas de la rencontre. A l’arrière, un des défenseurs les plus racés de la ligue. Malgré son âge avancé, il reste une véritable teigne au comportement parfois borderline, y compris avec ses coéquipiers. En ailier fort, j’opte pour Randolph. Autrefois enfant terrible, il s’est métamorphosé et a posé les pierres du fameux Grint & Grind de Memphis. Enfin, en pivot, on voulait du badass. Le polonais n’est pas aussi bon défenseur que ses coéquipiers, mais il aime bien broyer du rein, briser des nuques, enfoncer des cages thoraciques…

Coach : Tom Thibodeau

Quoi de mieux pour diriger et mettre au pas ces guerriers qu’un des coachs connus pour sa rigueur militaire ? Le coach des Wolves est parfait pour eux.

 

 

Houston Rockets : Dans le groupe des franchises Texanes, Houston a choisi le nom de Rockets, qui se traduit par « fusée ». La signification de ce nom peut être prise sous plusieurs angles, mais la première étape pour cet engin, lorsqu’on veut le mettre en orbite, c’est le décollage. Et dans un sport comme le basket, pouvoir décoller du sol le plus longtemps possible est un atout indéniable. Nous choisirons des dunkeurs, des mecs qui peuvent toucher les étoiles.

Franchise Player : Blake Griffin

Le joueur des Clippers a un peu perdu de son côté spectaculaire depuis quelques saisons. Toujours est-il que lorsque vous pensez à un mec qui peut monter très haut et peu importe la barrière, Griffin se place en patron. Véritable marsipulami dans ses jeunes années, on a, à plusieurs reprises eu peur pour ses victimes. Enfin sauf Pau Gasol, parce que les Espagnols, hein…

Joueurs : Nate Robinson – Zach LaVine – Gerald Green – Willie-Caunley Stein

A la mène, je prends une petite largesse. Vu que Nate n’est pas officiellement retraité, je lui donne un spot dans l’équipe. Parce que même s’il ne dunkait pas souvent en match, avoir un gars de cette taille (1m75) qui a dominé si souvent le dunk contest, on pouvait pas faire l’impasse. A ses côtés, l’arrière le plus bondissant de la jeune garde. Probablement un des joueurs les plus aériens de tous les temps, Zach après des premières saisons excitantes et en constante progression méritait une place dans ce groupe. A ses côtés, Gerald ne joue plus beaucoup, mais enfin passer des Windmill sur alley-oop en match, ça méritait bien une place dans le roster non ? Enfin, pour accompagner Blake dans la raquette, j’ai opté pour Cauley Stein. Encore peu en vue en raison de la présence de DeMarcus Cousins jusqu’à la trade deadline, le pivot a une mobilité incroyable et peut décoller très très haut.

Coach : George Karl

Adepte d’un jeu très offensif, il a coaché des équipes très spectaculaires avec brio (les Sonics de The Glove et The Reign Man par exemple). Il aurait de quoi faire avec ces phénomènes.

 

 

Toronto Raptors : L’unique franchise Canadienne de la NBA a choisi le (véloci)Raptor comme emblème pour leur équipe. Si la particularité de cet animal était sa vitesse de déplacement, ce que l’on retient c’est surtout qu’il était là durant la préhistoire. Alors pour le Canada, nous choisirons des vétérans, des papys de la NBA.

Franchise Player : Dirk Nowitzki

Les dinosaures de la NBA, ceux présents avant les années 2000 sont proches de l’extinction. Malgré tout, le géant Allemand et sa lenteur pathologique continue d’exposer sa technique. Toujours capable de scorer malgré les années qui s’accumulent, il est le dinosaure le plus efficace de la ligue.

Joueurs : Manu Ginobili –  Vince Carter – Matt Barnes – Udonis Haslem

Compliqué d’avoir un effectif qui tienne debout tant le nombre de joueurs âgés de 37 ans ou plus est faible. A la mène, je prends donc Ginobili. Arrière d’origine, le génial Argentin pourrait régaler de ses passes improbables et de ses coups de folies. A ses côtés, on opte pour Vince Carter. Malgré les années qui passent, l’emblématique joueur des Raptors possède toujours des qualités athlétiques fantastiques, et a réussi à transformer son jeu au fil des ans pour rester productif malgré ses 40 printemps passés. Dans le cercle des joueurs qui voient passer les années sans marquer le pas, Matt Barnes apporte sa défense sur les ailes. Enfin, en manque de pivot préhistorique, on opte pour Udonis Haslem en compagnon de raquette pour Dirk. Faute de choix à vrai dire. Mais cela fait un soldat supplémentaire.

Coach : Gregg Popovich

Pour diriger cette équipe de patriarches, il fallait forcément le plus ancien coach en activité. C’est donc naturellement Pop’ qui vient à l’esprit.

 

 

Washington Wizards : La franchise de la capitale Américaine a changé de nom. Originellement Washington Bullets (nom qui aurait sied à merveille à Gilbert Arenas), ils sont devenus les Wizards en 1997. La traduction de ce mot en français est « Magicien/Sorcier ». Plutôt que de rentrer dans un parallèle compliqué avec Harry Potter, on va plutôt prendre l’aspect magie au sens propre, et faire une équipe de véritables magiciens de la balle orange.

Franchise Player : Kyrie Irving

Le meneur des Cavaliers est un véritable régal à voir jouer. Il n’est peut être pas le meneur le plus complet de la ligue, en revanche il possède le handle le plus fou aujourd’hui en NBA. Sa capacité à dribbler et se sortir de toute situation est absolument fascinante.

Joueurs : Ricky Rubio – Carmelo Anthony – Aaron Gordon – Al Jefferson

On part avec un second meneur dans l’effectif. Ricky Rubio fait clairement parti des joueurs susceptibles de vous faire rêver. Dans son style propre, sa vision de jeu a quelque chose qui peut par moment paraître irréel, notamment certaines de ses passes qui font rêver. A l’aile, un autre magicien du basket. S’il a perdu de sa superbe depuis 2 ans, Anthony n’en garde pas moins une des palettes offensives les plus folles de la ligue, et un magicien à toujours un dernier tour dans son sac. En ailier fort, on se tourne vers Aaron Gordon. Le joueur du Magic n’est pas être pas aussi technique que ses autres coéquipiers… Par contre, on a appris au dunk contest qu’il pouvait voler, alors c’est forcément un client. Enfin, au poste de pivot, un autre attaquant de folie. Le pivot sait rendre fou ses adversaires en attaque. Et si le corps lâche, la technique reste présente.

Coach : Fred Hoiberg

De tels talents ont besoin de liberté. Cela tombe bien, le coach des Bulls ne sait pas ce qu’il fait, alors il ne les gênera pas trop.