Derrière ce titre plein de malice se cache l’idée d’un article détente que j’ai eu en regardant pour la 5981ème fois Rocky IV. Sans rentrer dans les détails de l’intrigue de suite, j’y ai vu un parallèle évident, clair et limpide comme de l’eau de roche… Non en fait c’est tiré par les cheveux à souhait et je serai probablement le seul à me dire que ce que j’écris à du sens mais bon entre deux faux trades de Melo et Kyrie, on a plus de temps pour écrire avec légèreté un article qui, s’il ne vous convainc pas, vous fera au moins sourire ou du moins donnera envie de vous replonger dans les rues de Philadelphie, la patrie de AI mais aussi et surtout du plus grand boxeur fictif de tous les temps : Rocky Balboa

Alors le fameux parallèle avec la saga Rocky, on va le faire avec un autre roi de son sport, même si lui est bien réel, LeBron James. Pas sur l’ensemble de sa carrière mais on va se focaliser sur la période qui va de 2014 à nos jours soit son célèbre « I’m coming home » Je rentre à la maison. Un film, une année. OK?

Attendez, attendez, y’a un soucis là. LeBron va entamer sa 4ème saison chez les Cavs depuis son retour et des Rocky il y en a non pas 1, non pas 2, non pas 3, non pas 4, non pas 5, non pas 6 mais bien 7 si l’on considère que le film « Creed » fait partie de la saga Rocky ce qui devrait être le cas vu que Sylvester Stallone y campe son rôle fétiche et que ça parle de boxe. On valide ça? OK. Mais du coup, que va-t-on faire des 3 derniers Rocky puisque Bronbron n’a fait que 4 saisons? He bien on va se baser sur le scénario des 3 derniers films pour voir si notre théorie tient la route et tous les ans on reviendra sur cet article pour voir si la prophétie s’est accomplie et ainsi vérifier que LBJ est toujours bien Rocky et/ou inversement. DING! DING! DING! Leeeeeet’s get readyyyyy to rumbleeeeeeeeeee!

 

Saison 2014-2015 : Rocky I (1976)

38 ans sépare les 2 histoires et pourtant que ce fût similaire. Dans le 1er épisode de la saga, Rocky n’est personne, il fréquente les gymnases crasseux et les combats qui ne rapportent que des coups sur la gueule. Il rêve de faire mieux, de boxer meilleur mais donne toujours des leçons d’humilité dans sa façon de pratiquer son sport qu’il vénère. C’est aussi dans ce film que va naître sa rivalité avec Apollo Creed. Ne trouvant plus d’adversaire à sa taille, son management lui propose d’affronter un no name, outsider complet qui glorifie les success story américaine en utilisant le mythe de David et Goliath. A la fin d’un combat où Rocky rentre humblement sur scène avant que Creed ne débarque sur un char déguisé en Georges Washington lançant des pièces dans la foule, les deux hommes sont au bord de l’explosion physique mais Creed est déclaré vainqueur aux points. Rocky lui a gagné l’amour de son Adrienne pour qui il s’est battu jusqu’au bout.

Alors qu’il revient à l’aube de la saison 2014-2015 sur ces terres, LeBron revient sans faire autant de vagues que pour son départ avec la fameuse émission TV « The Decision » Il fait « simplement » la une de Sports Illustrated, vêtu d’un costume noir, un petit sourire aux lèvres avec le titre « I’m coming home ». Derrière cela il va essayer de regagner sa ville de Cleveland, sa promise, son Adrienne car il s’agit bien de cela métaphoriquement parlant. Certains sont encore sceptiques et il le sait. Le spot Nike pour ces nouvelles chaussures en témoigne parfaitement, la ville est le héros principal du film et elle communie avec son équipe et son général en chef des armées qui harangue ses coéquipiers mais aussi le peuple de Cleveland dans un huddle plein d’intensité se terminant par un puissant « 1, 2, 3…Cleveland » à l’unisson.

En terme de rivalité naissante, celle qui oppose les Cavs au Warriors écrira ses premières lettres de manière timide et pour cause LeBron perd coup sur coup Kevin Love contre les Celtics et Kyrie Irving qui commencera malgré tout la série contre Golden State sur une jambe avant de stopper très vite. Le King est seul, seul à croire en sa chance comme Rocky lorsqu’il débarque au Spectrum de Philadelphie. Il va arracher 2 matchs mais craquera physiquement et malgré quelques actes héroïques, il n’inscrira pas assez de points, à la manière de Rocky contre Apollo. Mais, par son courage et son abnégation sans faille a regagné sa ville et ses fans. Adrieeeeeeeeeeenne!

 

Saison 2015-2016 : Rocky II (1979)

Sous-titré « La revanche », ce second opus voit Rocky tenter de profiter de sa nouvelle notoriété, on frôle l’embourgeoisement. Pendant ce temps Apollo subit les foudres des réseaux sociaux de l’époque : Les lettres de fans. Les insultes se multiplient face à celui qui devait écraser le challenger mais qui s’en sort juste par les points. Il convoque son équipe et leur demande conseil mais il sait bien que son adversaire DOIT être l’étalon italien, Rocky Balboa.

Rocky ayant pris sa retraite et Mickey refusant même de l’entraîner, Apollo pique là où ça fait mal : L’orgueil. Adrienne, enceinte, demande à Rocky de ne pas remonter sur un ring mais vexé dans son amour propre il passe outre en acceptant le combat et crée une surcharge de stress pour Adrienne qui est emmenée à l’hopital avant de rester dans le coma un long moment. Au lieu de s’entraîner, Rocky reste à son chevet provoquant la colère de son coach Mickey. Finalement, Adrienne sort du coma et lui permet de se battre. Rocky fonce au Spectrum bien décidé à se battre pour sa femme et son fils nouveau-né mais Apollo est venu prouver au monde qu’il est le champion incontesté et entame le combat par un déluge de violence. Mais petit à petit Rocky retrouve son punch et dans la 15ème et dernière reprise il assène un énorme coup de poing qui envoie son adversaire au tapis l’entraînant dans sa chute. Rocky lutte de toutes ses forces et parvient in extremis à se relever, Creed reste au sol. Rocky est champion, LeBron aussi.

En effet, on peut le dire, on a eu droit à des finales 2016 de toute beauté avec cette remontée fantastique de 3-1 à 4-3 avec un Cleveland dos au mur, dans les cordes et qui est monté en puissance pour enlever le titre de champion malgré le départ fracassant de Golden State. Pourtant le début de saison avait bien mal commencé et LBJ était en conflit avec son coach David Blatt qui semblait incapable de 1) coacher LeBron 2) trouver la parade aux Warriors. Après une enième défaite, le coach était remercié.

Avant la saison, tout le monde y était allé de son petit « Oui mais les Cavs ils avaient pas Kyrie ni Kevin donc votre titre là il vaut rien » et comme Apollo, Golden State frappe fort d’entrée de jeu en explosant le record de victoires en saison régulière enlevant 73 victoires. Mais aussi comme Creed, c’est sans doute comme cela qu’ils ont perdus leur finale en puisant trop dans leurs réserves trop tôt. Au final, LeBron et les siens ont su redresser la tête hors de l’eau au bon moment, attendant que l’orage passe pour enchaîner les coups critiques, The Block et The Shoot. Cleeeeeeveland!

 

Saison 2016-2017 : Rocky III (1982)

Ça y est Rocky est sur le toit du monde, Creed n’est plus mais depuis les bas fonds de la boxe arrive un challenger en quête de reconnaissance : Clubber Lang. Il vient remettre en cause la légitimité de Rocky qui lui se pavane devant ses fans, participant même à des matchs de gala catcheur vs boxeur. Bref du n’importe quoi. Lorsqu’il relève le défi de Lang, Mickey le met en garde contre l’excès de confiance devant la rage de vaincre de son futur opposant mais Rocky fait la sourde oreille et s’entraîne à moitié. La sanction sera lourde avec une défaite sans appel et surtout le décès de son entraîneur mythique. Finalement Rocky en crise de confiance ira rejoindre son nouveau pote Apollo Creed pour retrouver la voie du succès face à Clubber dans le combat final.

Il était tout fâché en début de saison Draymond Green, il voulait anéantir les Cavs. Comme Lang, il a été guidé toute sa saison par cette idée de massacrer LeBron et les siens. Si les chiffres au final lui donnent raison, on a surtout vu Cleveland en panne d’inspiration, de coaching, de banc, parfois même de titulaire. LeBron a bien tenté de maintenir l’illusion mais un gros manque de rigueur défensive de sa part sur le game 3 a permis à Kevin Durant de poser une première main sur le trophée Larry O’Brien. Les Cavs ont joué cette finale comme des matchs de saison régulière et même si Golden State s’était solidement renforcé avec l’arrivée de KD, les Cavs n’ont pas proposé une opposition digne de ce nom. Comme Rocky à se voir trop beau, à croire que la pièce finirait quand même par retomber de leur côté ils ont pris une dérouillée.

 

Saison 2017-2018 : Rocky IV (1985)

Nouveau drame dans la vie de Rocky, un colosse Russe sans état d’âme, Ivan Drago, tue son meilleur ami dans un combat Est vs Ouest à Las Vegas. Apollo Creed s’est éteint après seulement deux rounds littéralement détruit par les coups de poing du Russe.

Rocky vit des heures sombres, se sentant coupable d’avoir causé la perte de son ami et partenaire d’entrainement. Il décidé alors de défier le Russe hors du circuit pro, chez lui, en Russie. Alors qu’Ivan s’entraîne avec toute la technologie moscovite ainsi que les dopants de la mère patrie, Rocky a choisi une vielle battisse en Sibérie. Nature hostile, matériel agricole transformé en machine de muscu, Rocky arrive gonflé à bloc le jour du match. Toute la salle le hue mais ça va changer.

Au début du combat la salle exulte de joie à chaque crochets d’Ivan mais petit à petit elle perd patience et se prend d’affection pour Rocky qui encaisse courageusement les droites en attendant son heure, et comme souvent dans la 15ème reprise Rocky tente un ultime baroud d’honneur et arrive à mettre Drago au sol. La salle est partagée mais salue la performance de Rocky qui repart victorieux, son ami vengé et son coeur apaisé.

Difficile de savoir ce que la saison à venir nous réserve mais il apparaît de plus en plus certain que LeBron devra se passer lui aussi de son compère, Kyrie Irving. Il veut le lead complet d’une franchise, être le Rocky dans le coeur des fans d’une autre ville. LeBron devra faire face à l’adversité de toute une ligue qui n’attendait qu’une chose pour le battre, le sentir déforcé et esseulé. Il faudra de l’abnégation une fois de plus pour sortir victorieux de la conférence Est qui a certes perdu beaucoup de talent mais qui compte encore quelques belles équipes et surtout il faudra aller au bout soi-même dans l’enfer jaune et bleu de l’Oracle Arena qui rêve encore une fois de voir ses champions triompher face au King.

 

Saison 2018-2019 : Rocky V (1990)

Rocky n’est plus boxeur comme dans le temps, il coache, entraîne quelques jeunes pousses et notamment Tommy Gunn en qui il voit le jeune boxeur fougueux qu’il fût. Bien sur il aime toujours gagner et amène son poulain vers les sommets. Mais Tommy est gourmand et accuse Rocky de ne pas lui opposer d’adversaire lui permettant de devenir champion du monde. Il quitte donc Rocky pour un autre manager : George Washington…Duke (ça ne s’invente pas) qui lui propose de combattre Union Cane. La presse ne soutient pas Tommy car elle considère son attitude avec Rocky déplorable et clame que c’est lui le véritable champion.

Tommy voit rouge et provoque Rocky en pleine rue dans un combat où le vieux briscard ressent encore les douleurs du combat contre Drago. Finalement Rocky couche Tommy, la légende reste la légende, le King reste le King.

Pour LeBron, il croisera 2, 3 ou 4 fois la route de Kyrie Irving et celui-ci aura peut-être trouver ses marques et sera sans doute mieux entouré que la saison précédente. Suite à un trade si tardif il n’est pas impossible de voir Uncle Drew patauger dans la boue dans un premier temps. Même s’il est ambitieux et rêve de titre personnel, il aura à cœur de prouver à la ligue mais aussi aux médias, aux fans et surtout à LeBron qu’il mérite SA franchise. Pour cela il faudra tuer le King et rien n’est plus compliqué à faire.

 

Saison 2019-2020 : Rocky Balboa (2006)

Rocky est loin des rings et tient son restaurant à Philadelphie où les heures passent les unes après les autres. Sa femme Adrienne est décédée d’un cancer et son fils, Robert, vit loin de lui pour éviter qu’on ne l’associe toujours à son père.

Le champion du monde Mason Dixon n’est pas vraiment le chouchou du public qui lui reproche de ne choisir que des adversaires plus faible que lui. Une simulation en image de synthèse est même faite pour démontrer que Rocky aurait gagné contre celui qu’on surnomme « The Line ». Las de ces propos le boxeur demande à son manager de programmer un match exhibition contre Rocky qui finit par accepter pour briser sa routine.

Le match se déroule à la Rocky. Dur au début puis retour en force petit à petit mais c’est encore aux points que Rocky perd même si la foule n’a d’yeux que pour son vieux capitaine courage.

LeBron aura 36ans pendant cette saison et on peut penser qu’il tentera une dernière fois de faire la peau aux Warriors avant de décliner « paisiblement » S’il est bien entouré, peut-être arrivera-t-il même à les battre mais quoi qu’il en soit, il ne partira pas en retraite sans s’être battu jusqu’au bout. Sans avoir tout donné, brisant un nombre incalculable de record et lorsque le bruit de la cohue se sera tue, on pourra regarder objectivement la magnifique carrière de LeBron et se dire qu’on en a pas assez profité quand il jouait à son prime et qu’au lieu de kiffer une passe ou un shoot ou un dunk, on a préféré regarder une déclaration trop orgueilleuse ou une émission de TV pour annoncer un transfert. Peut-être qu’à ce moment-là on sera en paix avec James et ce qu’il apporté à ce sport.

 

Saison…. : Creed (2015)

Rocky prend sous son aile le fils biologique de son ami Apollo Creed qui est né après le décès de son père contre Ivan Drago. Il a la boxe dans le sang le petit Adonis Johnson et il veut même en faire son métier, en vivre. Il part donc à la recherche d’un coach et après quelques refus, il décide de partir à Philadelphie pour trouver Rocky. Celui-ci refuse dans un premier temps mais le souvenir de son vieil ami est encore vivace dans son coeur et il finit par accepté.

Les deux ont à apprendre de l’autre et grandissent ensemble au cour du film avant de se voir proposer un combat contre le champion Ricky Conlan. A une condition, que Adonis boxe sous son vrai nom. Après avoir hésité, chacun pour des raisons bien différentes, ils partent à l’assaut de la forteresse Britannique. Adonis arborant le short de son père motif bannière étoilée et brodé à son nom.

LeBron a déjà déclaré à plusieurs reprises qu’il souhaiterait être proprio de franchise plus tard, gérer sa petite équipe à l’instar de Rocky et son restaurant. Il devra aussi trouver la bonne composition pour faire tourner son business. Même s’il est proprio on imagine mal LBJ ne pas mettre son nez à tous les niveaux : Chercher les futurs talents par exemple pour continuer le parallèle.

Si le 23 de l’Ohio est aussi bon que la moitié du joueur qu’il a été en tant que GM alors on peut déjà se réjouir de voir quelle franchise il prendra sous sa coupe.

Voilà je pense qu’on peut s’arrêter là. De mon idée de base à l’écriture de ce papier je me suis rendu compte du nombre fou de points communs entre les 2 personnages et finalement ce n’est pas si anormal que ça. Réel ou fictif, ces deux sportifs sont fou de leur sport et le connaissent sous tous ces aspects et leur amour pour ce qu’ils font est sans limite. On aura jamais vu Rocky en vrai mais putain on a vu LeBron et c’était digne d’un film par moment.