Nous ne sommes pas tous égaux devant la Draft NBA. Aujourd’hui, les meilleurs exemples sont probablement les Spurs (qui en ont visiblement fait un sport à part entière) et les Warriors qui se sont construits en grande partie par ce moyen. Chez QI Basket, on s’est dit qu’il serait intéressant de recenser les plus beaux steals de l’histoire de la Draft, ces joueurs sélectionnés bien plus bas que leur carrière ne le laisse supposer. Quatrième opus de cette série, consacrée à la décennie 2005-2015.

 

Petite précision : la notion de steal étant assez subjective, il n’y a pas de critère fixe pour figurer dans les listes à venir. Est-ce que Jordan, sélectionné en 3ème position, est un steal ? Non, mais le coup mérite d’être mentionné. Globalement, les joueurs draftés dans le top 15 ne seront pas présents. Sauf cas méritant une attention particulière…

Des meneurs et des intérieurs

Nous nous étions quittés sur une belle cuvée 2005, qui a vu passer plusieurs bons coups tels que Monta Ellis. La Draft 2006 est moins chargée, mais nous a offert quelques noms incontournables dans la NBA actuelle. Commençons avec la sélection de Rajon Rondo à la 21ème place. Initialement choisi par les Suns, le meneur est directement envoyé à Boston en compagnie de Brian Grant, contre le premier tour 2007 des Cavs. Deux ans plus tard, Rondo sera sacré champion avec les Celtics aux côtés de Garnett, Pierce et Allen. S’il ne réalise pas encore ses meilleures saisons statistiques, il est titulaire lors de la conquête du titre. La suite, on la connait pour ce génie de la passe aussi talentueux qu’irrégulier. Trois rangs derrière lui, c’est au tour d’un autre meneur, Kyle Lowry, d’être choisi par les Grizzlies. Avec ce 24ème choix, Memphis pense assurer le futur au poste 1, mais ces espoirs vont rapidement tourner court. Après seulement 10 matchs, Lowry se blesse et manquera l’intégralité de sa saison rookie. Lors de la Draft 2007, les Grizzlies misent sur Mike Conley, un signe clair en direction de Lowry. Il ne s’imposera jamais à Memphis, et ira exporter ses talents à Houston. Malgré 4 années mitigées, c’est bien chez les Rockets que Lowry gagnera sa place de meneur titulaire en NBA. Avant d’exploser à Toronto pour devenir le joueur que l’on connait aujourd’hui, honoré de 3 sélections pour le All-Star Game. Derrière Lowry, c’est le grand désert… Jusqu’à la 47ème place, et l’inspiration du Jazz. Après 3 années à Lousiana Tech, Paul Millsap rejoint enfin la NBA, et passera 7 saisons dans l’Utah. En constante progression, il y démontre ses talents de défenseurs et de leader. C’est ensuite à Atlanta que l’ailier fort a obtenu le statut de All-Star à 4 reprises. Cet été, il a décidé de rejoindre les Nuggets, et restera à coup sûr le meilleur coup de cette Draft.

Lors de l’édition 2007, quelques noms intéressants méritent une mention : Nick Young, Marco Belinelli, Thaddeus Young, ou encore Wilson Chandler ont tous été choisis au-delà de la 10ème place. Rien de bien croustillant tout de même dans cette Draft, avant le 48ème pick et la sélection d’un certain Marc Gasol par les Lakers. Le pivot reste à Girone en Europe pour la saison. Situation plutôt cocasse, les droits du joueur sont envoyés en février à Memphis dans le cadre du trade de son frère Pau. Les Angelenos veulent un Gasol, mais pas celui qu’ils ont drafté. Le plus âgé arrive donc dans la Cité des Anges, tandis que son frère n’y mettra pas un pied. A Memphis, quand un Gasol part, un autre arrive, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les Grizzlies, s’ils perdent un superbe joueur offensif avec Pau, ils récupèrent en Marc un grand défenseur, aujourd’hui leader de la franchise. All-Star à trois reprises mais également Défenseur de l’année 2013, l’espagnol est devenu le visage de Memphis aux côtés de Zach Randolph et Mike Conley. Une belle opération donc, malgré la perte de Pau. Le plus beau coup de la décennie ? Let’s see, mais comment ne pas mentionner la sélection du nouveau super mentor de Franck Ntilikina, Ramone Sessions, en 56ème position de cette Draft 2007.

 

La cuvée 2008

En 2008, on assiste à l’une des éditions les plus denses jamais vues jusqu’alors. Le Top 5 a vu passer Derrick Rose, Russell Westbrook et Kevin Love. Et qui dit grande densité de talents dit forcément bons coups à foison. Brook Lopez à la 10ème place ? Passe encore, mais derrière lui ça se bouscule au portillon. Robin Lopez, Marreese Speights, Javale McGee, Courtney Lee, autant de joueurs sélectionnés au premier tour et qui auront rendu de fiers services à leurs franchises respectives. Mais à leurs côtés, d’autres joueurs sont à ranger dans la catégorie supérieure. Roy Hibbert par exemple, choisi en 17ème position par les Pacers, passera sept saisons dans l’Indiana et participera à deux reprises au match des étoiles. Défenseur rugueux, le pivot a ensuite décliné lors de son arrivée aux Lakers. Aux 21ème et 22ème places, on retrouve deux artilleurs de qualité. Ryan Anderson ne restera qu’un an aux Nets avant de filer à Orlando et de progresser significativement, pendant que Courtney Lee fera exactement le chemin inverse. Drafté par le Magic, il rejoindra New Jersey lors du même échange. Derrière ces deux joueurs et Kosta Koufos, on retrouve une triplette très talentueuse. Serge Ibaka tout d’abord, drafté en 24ème position par les SuperSonics. Six jours plus tard, la franchise change de nom et le congolais s’y affirmera comme un excellent défenseur… Après une dernière pige en Europe. Meilleur contreur de la ligue à deux reprises et 3 fois All-NBA Defensive First Team, Ibaka cherche aujourd’hui le renouveau à Toronto.  Le 25ème choix est détenu par les Blazers, qui souhaitent donner sa chance à Nicolas Batum. En provenance du Mans, le français va rapidement s’imposer comme un joueur de devoir, propre en attaque et solide défensivement, et intégrer le cinq de départ. Transféré par la suite chez les Hornets, Nico continue son bonhomme de chemin même s’il est encore trop juste pour participer au All-Star Game. Enfin, dernier joueur à se démarquer lors de ce premier tour 2008, George Hill. Sélectionné par les Spurs (tiens donc), le meneur envoyé par la suite à Indiana est aujourd’hui le joueur le plus regretté par coach Popovich. Petit spoil, nous reparlerons de cet échange car la contrepartie nous intéressera.

Reste donc le deuxième tour de cette Draft 2008, chargé lui aussi. Mario Chalmers par exemple, choisi par les Wolves (34ème) mais envoyé immédiatement à Miami, où il sera deux fois champion avec les Three Amigos.  Ou encore Luc Mbah A Moute (37ème, Bucks) et Nikola Pekovic (31ème, Wolves) qui aurait pu devenir un véritable steal si les blessures n’étaient pas passées par là. Mais les deux meilleures inspirations de cette Draft se nomment DeAndre Jordan et Goran Dragic. Le pivot rejoint les Clippers (35ème), et connaitra une ascension fulgurante en 2013, en devenant une référence défensive. Depuis, il a même été intégré (de manière contestée) à la All-NBA First Team mais aussi nommé All-Star. Excellent rebondeur et contreur, DD est également un spécialiste du pick and roll aboutissant généralement sur d’énormes dunks. Quant à Dragic (45ème), ses premières saisons à Phoenix n’ont pas donné grande satisfaction. Envoyé à Houston, il fait ensuite son retour dans l’Arizona pour y démontrer ses talents. MIP en 2014 mais jamais All-Star, il est ensuite transféré à Miami en compagnie de son frère, et est aujourd’hui le leader de la franchise aux côtés de Whiteside.

Le retour au calme

La Draft 2009 est nettement moins dense en termes de bonnes inspirations. Mentionnons tout de même Steph Curry, choisi par les Warriors en 7ème position et nommé double MVP depuis, avec les exploits que l’on connait. Ou bien DeMar DeRozan à la 9ème place. Hors du Top 10, on retrouve deux futurs All-Star, Jrue Holiday (17ème, Sixers) et Jeff Teague (19ème, Hawks). Les deux meneurs comptent chacun une sélection All-Star avec leur franchise d’origine, et défendent aujourd’hui des couleurs différentes. Au second tour, place aux extérieurs défenseurs, avec surtout Patrick Beverley (42ème, Miami) qui ne ralliera jamais South Beach. C’est en 2013 que Pat atterrit finalement chez les Rockets pour y devenir un pitbull redouté des attaquants adverses. Derrière lui, Danny Green (46ème, Cavs) et Patty Mills (55ème, Blazers) ne resteront qu’une et deux saisons dans leur franchise d’origine. Ils seront ensuite tous les deux récupérés par… Les Spurs. Green est devenu titulaire à San Antonio tandis que Mills mène le banc, malgré des parcours jalonnés d’expériences en D-League en et Chine. Oui, même lorsque les Spurs ne draftent pas, ils se débrouillent pour récupérer les bons coups par la suite.

John Wall, DeMarcus Cousins, Paul George, Gordon Hayward. Une brochette de stars composait le Top 10 de la Draft 2010. Mais ensuite… Rien de bien transcendant. Eric Bledsoe (18ème) chez les Clippers puis les Suns, un joueur talentueux mais malheureusement sujet à blessures. Derrière lui, c’est Avery Bradley qui rejoint les Celtics à la 19ème place. Une bonne pioche pour Boston, qui obtient là un défenseur d’élite doublé d’un shooteur efficace. De quoi s’interroger sur la pertinence du trade envoyant le garçon à Detroit contre un quignon de pain cet été. Mais le cas le plus intéressant est sans conteste celui d’Hassan Whiteside. Sélectionné en 33ème position par les Kings, le pivot connaitra deux saisons presque blanches à Sacramento. S’en suivent deux années de galères entre la D-League, la Chine et même le Liban ! Avant sa signature au Heat et une ascension impressionnante. Protecteur de cercle et excellent rebondeur, Whiteside est aujourd’hui le leader de Miami et montre une progression constante. Une place au All-Star Game n’est d’ailleurs pas si loin, incroyable quand on connait le parcours du bonhomme. Enfin, mention spéciale à Lance Stephenson (40ème, Pacers), pour le plaisir.

 

2011, l’année du steal

Oui, c’est bien cette édition qui nous intéresse particulièrement. Kemba Walker (9ème) et Klay Thompson (11ème) derrière Derrick Williams ou Jan Vesely, tout va bien. Mais surtout, c’est derrière que les choses sérieuses commencent. Et évidemment, il fallait bien finir par retrouver les Spurs. Vous vous souvenez de George Hill, joueur ô combien regretté par Pop car envoyé aux Pacers. Et bien la contrepartie se nomme Kawhi Leonard, rien que ça. A vous dégoûter de conclure un deal avec San Antonio le soir de la Draft. De plus en plus responsabilisé au fil des saisons, Leonard est aujourd’hui le visage de la franchise. Intercepteur de génie, deux fois Défenseur de l’année, il est selon Jordan himself le meilleur two-way player de la NBA. Doté d’une palette offensive incroyable, l’ailier taiseux a déjà un palmarès long comme le bras. En plus de ces deux récompenses, Kawhi a également été champion en 2014 en étant nommé MVP des Finals, mais aussi 2 fois All-Star et All-NBA First Team. Enfin, il cumule 4 nominations dans les All-NBA Defensive Team, dont 3 dans la première. Je vais m’arrêter là, sinon on risque de comprendre que j’aime beaucoup ce joueur. Pour le reste de ce premier tour 2011, quelques noms méritent d’être cités : Nikola Vucevic, Tobias Harris, Iman Shumpert, Kenneth Faried mais surtout Reggie Jackson. Enfin, Cory Joseph est choisi en 29ème place, juste avant… Jimmy Butler. Les Bulls viennent d’obtenir le meilleur bilan NBA avec un Rose MVP, mais n’ont pas su décrocher le titre, battu par le Big Three du Heat en finales de conférence. Tom Thibodeau jette son dévolu sur celui qui deviendra Jimmy Buckets, 3 fois All-Star et défenseur d’élite. En reconstruction, Chicago a aujourd’hui décidé d’envoyer son leader à Minnesota, où il a rejoint Coach Thibs.

Au second tour, Bojan Bogdanovic atterrit chez les Nets, et Chandler Parsons auraient pu faire office de steal si sa carrière ne se déroulait pas à l’hôpital. Non, la perle rare se trouve loin, très loin, à la 60ème et dernière place de cette Draft. Les Kings utilisent ce pick (appartenant initialement à Chicago) pour sélectionner Isaiah Thomas. La taille du meneur (1m75) a refroidi les scouts, et pourtant il va rapidement faire taire ses détracteurs. En constante progression, il termine sa troisième saison à Sacramento avec 20 points de moyenne. IT décide alors de rejoindre Phoenix sous la forme d’un sign-and-trade. Si son rendement baisse légèrement, le lutin réalise tout de même une saison à près de 16 points de moyenne. Pourtant, dès février, il est envoyé aux Celtics contre Marcus Thornton et le premier pick 2016 de Boston (quand on a celui des Nets, on peut filer le sien). Résultat, une belle connerie des Suns et le jackpot pour les Celtes, qui verront Thomas devenir leur franchise player et All-Star à deux reprises. Pas mal pour un dernier choix de Draft, probablement le meilleur de l’histoire.

 

Draymond and Cie

Difficile alors de faire mieux que 2011 et… Ce ne sera pas le cas en 2012. Mais attendez, on a quand même eu du lourd ! Petite dédicace à Evan Fournier à la 20ème place déjà, mais passons directement au deuxième tour. Car l’un des plus gros steals de la décennie se trouve là. A la 34ème place, Dallas sélectionne Jae Crowder. Non sérieusement, sans faire offense à l’ailier devenu un joueur très correct du côté de Boston par la suite, c’est bien à la 35ème position que l’on trouve le vrai bon coup. Les Warriors, alors en train de devenir spécialistes en la matière, décident de signer Draymond Green. Pas vraiment la peine de décrire la trajectoire du garçon, devenu l’âme des Warriors. Leader vocal, défenseur monstrueux récompensé du titre de Defensive Player of the Year cette année, il est le pilier de l’équipe deux fois championne et trois fois finaliste en autant de saisons. Détesté par à peu près tous ceux qui ne soutiennent pas les Warriors, Draymond divise mais prouve sa valeur sur les parquets. Assurément à placer dans les meilleurs coups de la décennie aux côtés de Kawhi et IT. Enfin, Kris Middleton a rejoint Detroit à la 36ème place et a aujourd’hui une place solide dans la rotation des Bucks.

Quelques bons coups lors de la Draft 2013 (Dennis Schröder, 17ème, Hawks et André Roberson, 26ème, échangé à OKC), mais surtout deux noms à retenir. Le premier, celui de Rudy Gobert, choisi en 27ème place par le Jazz. Arrivé en provenance de Cholet, le pivot français a gagné sa place pour devenir cette année un pilier de la franchise. Auteur d’une saison exceptionnelle sur le plan défensif (second aux votes du Défenseur de l’année et du MIP), Rudy a désormais les clés du Jazz depuis le départ de Gordon Hayward. Toujours limité offensivement, il est en progrès de ce côté du terrain et est passé tout proche d’une première sélection au All-Star Game. A charge de revanche Rudy. Le MIP 2017, parlons-en justement, car c’est lui le second nom à retenir. Et le plus difficile à prononcer. Je parle évidemment de Giannis Antetokounmpo, sélectionné en 15ème place par les Bucks. Une première saison tranquille, puis une seconde au cours de laquelle il gagne sa place de titulaire. En 2014, le grec commence à montrer l’étendue de son talent, avec ses bras à la KD et ses jambes de 20m. Mais c’est bien l’an passé que la NBA a découvert le Greak Freak. Un monstre capable de presque tout sur un parquet, leader de sa franchise dans les cinq catégories statistiques majeures (une première dans l’histoire). A 22 ans, Giannis a déjà obtenu sa première sélection au All-Star Game, en tant que titulaire bien sûr. L’avenir de la NBA, c’est lui. Le nouveau cyborg, c’est lui.

On se rapproche du présent, avec la Draft 2014. Jusuf Nurkić, sélectionné en 16ème position par Charlotte mais envoyé aux Nuggets, pourraient finir par figurer parmi la liste des bons coups de cette édition, au vu de son potentiel offensif. Mais si le pivot a fini par quitter les Nuggets, c’est parce qu’un autre « ic » semble désormais indéboulonnable dans la raquette de Denver. Issu de la même Draft mais choisi bien plus tard (41ème pick), Nikola Jokić apparait d’ores et déjà comme un énorme coup réalisé par les Nuggets. Devenu titulaire indiscutable et disposant d’une palette offensive dingue, le serbe est un talent pur au potentiel presque illimité. A ses côtés, Rodney Hood (23ème, Jazz), Clint Capela (25ème, Rockets) ou encore Jordan Clarkson (46ème, Lakers) sont en train de démontrer leurs qualités dans leurs franchises respectives.

Pour la suite, difficile d’estimer quels joueurs mériteront de figurer dans un papier semblable à l’avenir. Devin Booker et sa 13ème place en 2015 ? Ça en prend le chemin. De la même cuvée, Willy Hernangómez (35ème, échangé au Knicks) et Norman Powell (46ème, échangé aux Raptors) peuvent avoir des carrières intéressantes. Pour ce qui est de la Draft 2016, on pense tout de suite à Malcolm Brogdon, choisi en 36ème place par les Bucks et élu Rookie of the Year 2017 ! Une agréable surprise, mais il faudra également surveiller de très près Patrick McCaw. Ironie du sort, le joueur a initialement été drafté par… Les Bucks (38ème, soit deux places derrière Brogdon) mais envoyé aux Warriors contre du cash. Une opération que les champions en titre ont répétée cette année en récupérant Jordan Bell à Chicago. A un moment, il faudra finir par se méfier lorsque les dirigeants Dubs viennent vous voir pour vous proposer de la thune contre un gars que vous venez de prendre au second tour. Car si les Spurs restent les maitres en la matière, Golden State est en train de se forger une belle réputation de spécialiste de la Draft.

Le jeu de la Draft est souvent à double tranchant. De nombreux joueurs n’ont jamais répondu aux attentes placées en eux, d’autres ont largement dépassé celles sous-entendues par leur lointaine place dans la sélection. Chaque année ou presque, certaines franchises flairent le bon coup et choisissent un futur All-Star en fin de premier tour, tandis que d’autres se jettent sur des jeunes qui ne seront jamais que des joueurs de complément. Alors, plutôt Kawhi, Draymond ou Isaiah? Et qui sera le prochain Big Steal de la ligue? A vos pronostics, réponse dans les prochaines années?