Miami est passé par tous les stades au cours de la dernière saison. D’abord il a fallu soigner le petit cœur des fans qui ont vu Dwyane Wade rejoindre les Bulls. Véritable enfant chéri de South Beach, on pensait le voir finir sa carrière sous le soleil floridien mais Pat Riley n’est pas du genre à faire dans le sentimental et il n’a pas offert au Flash la somme qu’il escomptait préférant prolonger Witheside plein pot (ce qui se comprend aussi). Ensuite le Heat a coulé au point qu’on se demande si on allait pas se diriger vers un bon gros tanking pour aller récupérer un bon choix de draft. Spoelstra qui ne semble pas trouver les mots justes, des blessures, des joueurs qui ne sont pas à leurs niveaux. Bref le ciel, habituellement azur dans cette région des States, se parait de gros nuages bien noirs avec un bilan de 11V-30D à mi parcours et puis 2017 vint. Le nouvel an, les bonnes résolutions, le meilleur bilan de l’EST, WHAT? Ouais un gros 30V-11D pour terminer la saison en boulet de canon avec un Dion Waiters qui devait prolonger son contrat des grands soirs, une série de 13 victoires (1ère équipe NBA sous les 50% de win à dépasser les 12 matchs sans défaites) mais des petites défaites qui auraient pu être évitées (Pacers, Nuggets, Knicks) et c’est finalement depuis leurs écrans que le Heat allait suivre les Playoffs.

1- Le roster/l’état des finances

Tout n’est pas à jeter de cette année mais si l’amertume et la sensation de gâchis pouvaient prédominer au soir de la saison, Miami a compris qu’elle avait un groupe capable de faire de grandes choses en jouant ensemble sans stars. Chris Bosh n’est officiellement plus dans le roster depuis le 04/07/17 le champ des possibles pour le Heat est cependant limité de part la prolongation de Dion Waiters et James Johnson sur 4 ans et l’arrivée de Kelly Olynyk en provenance de Boston. Malgré la bonne demi saison de Waiters, on doit pas oublier qu’on parle d’un joueur capable du meilleur comme du pire qui chassait un nouveau contrat. L’apport d’Olynyk dans la raquette vaut elle autant d’argent? On a pris des risques du côté du Heat. Ceci dit l’an passé le roster n’était guère plus reluisant et il s’en est fallu de peu pour que Miami créé l’exploit. Ajoutez à cela la faiblesse grandissante de la conférence Est et vous aurez compris que tout reste possible.

Peu de changement majeur donc au niveau de l’effectif, on mise clairement sur la continuité en apportant quelques légères retouches pour apporter encore plus de cohérence à l’ensemble. Les nouveaux arrivants ne sont d’ailleurs pas des joueurs présentant un grand risque au niveau du vestiaire.

Le starting five sera toujours Goran Dragic, Dion Waiters, Justice Winslow, James Johnson et Hassan Witheside. Pas de raison de modifier quoi que ce soit à niveau-là surtout pas après l’année 2017 qu’ils ont sorti. Sur le banc Tyler Johnson, Kelly Olynyk, Josh Richardson, Wayne Ellington, Matt Williams, Okaro White, Rodney McGruder, Udonis Haslem, AJ Hammons et Bam Adebayo 14ème choix de la défunte draft. Josh McRoberts a lui quitté le navire direction Dallas. Willie Reed est lui parti chez les Clippers.

2- Le coaching/style de jeu

Erik Spoelstra a mis du temps a trouvé son équilibre entre jeu rapide et jeu lent mais il a opté pour une vitesse modérée essentiellement basée sur des systèmes collectifs en attaque. Beaucoup de pick an roll entre Dragic et Johnson/Ellington. L’option Ellington partait sur du pick and pop rapide ou alors Goran attendait que Wayne coupe sur la baseline pour être seul au corner pour prendre le shoot. Avec Johnson on est plus sur du pick and roll classique et James avait soit l’opportunité de rouler vers l’anneau, prendre un shoot ou bien décaler sur un collègue libre puisqu’il possède une bonne vision du jeu qui devrait permettre au coach de lui faire remonter plus souvent le ballon un peu à l’identique de ce qui se fait aux Cavs quand LeBron remonte le ballon dans un système pour Irving, il pourrait en être de même ici pour placer plus de responsabilité de finition sur les épaules de Dragic. Ca permettrait en cas de méforme d’un des scoreurs de pouvoir basculer sur celui qui est chaud. Olynyk va largement compenser le départ de Reed. Kelly est certes moins imposant mais plus polyvalent dans ses options offensives et par conséquent utile à son équipe dans cette zone du terrain.

Pour la défense, on reste sur les mêmes bases. La prolongation de James Johnson prend également tout son sens dans ce registre. Dur sur l’homme, il est également capable de suivre un joueur assez rapide qui part en drive et aime la baston pour le rebond. Ajouter à cela une bonne organisation défensive globale et vous avez là tous les éléments nécessaires pour tenir la saison. Attention malgré tout à la disparition de « l’effet de surprise » car beaucoup d’équipe en 2017 ont pris le Heat de haut (Coucou les Cavs) et sont repartis avec une défaite. Cette saison Miami sera plus attendu et il faudra certainement redoubler d’effort en attaque et en défense pour ne pas prendre l’eau. Idem qu’en attaque en ajoutant Olynyk les hommes de Spoelstra n’ont pas pris un agneau. S’il n’est pas un monstre défensif, il sait jouer de son physique parfois à la limite du permis.

3- les perspectives

Si tout va bien

Miami poursuit sa belle série entamée en 2017 avec les victoires contre Houston et Golden State. Dion Waiters continuent à maintenir ses pourcentages qui avaient explosés (on parle quand même de +19.2% à 3 points entre les 2 moitiés de saison) et prouve ainsi qu’il a finalement trouvé l’endroit et la franchise qui lui donne suffisamment de confiance en lui James Johnson confirme sa belle saison 2016-2017 et n’est pas trop spotté par les équipes adverses enfin Kelly Olynyk se change en 6ème homme ultra efficace, se battant su chaque rebond, agressant les postes 4 de la ligue sous l’anneau mais aussi en périphérie et offre une vraie solution pick and pop shoot à 3 points à Miami.

Si tout va mal

Dion Waiters a bien été tapé dans ses réserves pour s’assurer un contrat dodu et n’arrive pas à réitérer ses perfs, ses pourcentages repassent dans la moyenne et il rate ses buzzer beaters. Johnson est systématiquement visé dans les systèmes défensifs pour couper les solutions en attaque et on lui colle un 2 ultra défensif sur le dos quand il remonte le ballon. Enfin Olynyk ne trouve pas vraiment sa place dans l’effectif et ses pourcentages derrière l’arc baissent et ne permettent pas à Miami de compter sur lui. La plus grosse inquiétude pour ma part concerne Dion Waiters. J’ai sans doute encore trop d’images de lui aux Cavs ou à OKC à manquer des layups faciles.

Pronostic : 7ème place (39-44 victoires)

Même si Miami sera plus attendu par les équipes adverses, elle passe relativement sous le radar. Certains n’hésiteront probablement pas à mettre une star au repos ce jour-là et cela devrait être profitable au Heat. Le coaching et le collectif sont aussi bien en place et les pièces ajoutées donneront sûrement plus de variété au jeu pratiqué à South Beach. Le souvenir de l’an passé et des PO manqués de peu sera encore dans les têtes et ils n’auront pas envie de revivre une situation identique.

Ce ne sera pas folichon de suivre le Heat sur 82 matchs mais si Dion le veut My heart will go on.

 

L’avis de @HEAT_NationFR

 

Quelles étaient vos attentes cet été ?

A Miami, il y avait selon moi le choix entre 2 options cet été. Dans le premier cas, la franchise se faisait un peu d’espace et aller chercher un nom. Peu importe le poste tant que ce n’était pas un meneur ou un pivot. La seconde, était de faire quelques retouches et de tout faire pour garder Dion Waiters sur la durée. Finalement, c’est la seconde option qui a été choisie. Waiter va s’inscrire sur la durée avec nous en espérant qu’il confirme sa bonne seconde partie de saison.

Qu’attendez-vous pour la saison prochaine ?

L’équipe a affichée une superbe cohésion dans la seconde moitié de l’année. Sans imaginer posséder un tel bilan que sur les 41 derniers matchs, on espère voir la même envie dans l’équipe et la même unité entre joueur et staff. L’objectif sera les Playoffs, pas d’autre scénario envisagé.

Où pensez-vous vous situer dans votre conférence ?

En regardant la conférence et les forces en présence, je nous vois à la 6eme place de la conférence. Je pense que nous serons derrière les Bucks, les Cavs, les Celtics, les Raptors et les Wizards.