9 ans. Il fallait remonter 9 ans en arrière pour retrouver les Celtics à la première place de la conférence Est, lors de la glorieuse saison 2007-2008 où le Big 3 Pierce, Garnett & Allen a remporté le titre NBA pour la première fois de leurs carrières respectives. Si les Celtics version 2016-2017 n’ont pas réussi à accéder aux finales NBA, ils ont tout de même marqué les esprits en terminant au sommet de la conférence Est, devant les Cavaliers de LeBron James. En effet, avec plein de très bons role players, un coach talentueux, et l’explosion du lutin Isaiah Thomas, Boston a réussi à déjouer les pronostics qui ne les voyaient pas passer devant les Cavs. Malgré une défaite cinglante en finale de conférence contre ces derniers (gentleman sweep, 4-1), le bilan de la saison 2016-2017 des Celtics est très satisfaisant.

Toutefois, il était flagrant que cette équipe n’était pas armée pour espérer accéder aux finales NBA. Cet été les Celtics ont effectué un tournant total en transférant la quasi totalité de l’équipe pour récupérer Gordon Hayward et Kyrie Irving. Dès lors, Boston a clairement pour objectif de battre les Cavaliers et accéder aux finales NBA. Mais avant d’arriver jusqu’au King, il faudra composer avec  la présence de redoutables concurrents comme les Wizards de John Wall et les Bucks du phénoménal Giannis Antetokounmpo. Ce n’est qu’après cela qu’ils pourront affronter les Cavaliers du King LeBron James et du désormais nouveau cavalier Isaiah Thomas. Les Celtics seront-ils prêts dès cette saison à vaincre LeBron James ?

1 – Le roster et l’état des finances

Si l’on compare l’effectif 2016-2017 et l’effectif de la saison actuelle, seuls quatre joueurs répondent à l’appel : Jaylen Brown, Al Horford, Terry Rozier et Marcus Smart. 4 joueurs sur un effectif de 15 joueurs (jusqu’à 17 maximum même maintenant), c’est extrêmement peu, trop peu même, surtout pour une équipe qui vantait son collectif bien huilé et son esprit d’équipe. Les Celtics ont d’abord dû transférer Avery Bradley, un des piliers de leur défense, contre Marcus Morris (donc à Detroit) faute de pouvoir le payer l’été prochain. Des joueurs majeurs de la rotation comme Kelly Olynyk à Miami ou Amir Johnson à Philly, ou encore des joueurs de bout de banc tels que J.Mickey, D.Jackson, Young, Jerebko ou encore  Tyler Zeller sont également partis. Enfin, dans ce qui a été LE trade de l’été entre Boston et Cleveland, les Celtics ont laissé partir un autre pilier de la défense de leur équipe: Jae Crowder. En bonus, les Cavs ont récupéré Ante Zizic, drafté par les Celtics en 2016, jouant jusqu’alors au Darussafaka, sous les ordres de… David Blatt. Eh oui parfois le destin est taquin.

Mais surtout, c’est le capitaine de cette équipe, le plus grand des petits de cette ligue, Isaiah Thomas qui a quitté la maison verte pour rejoindre le rival Cleveland. Dès lors, tout ce beau monde a dû être remplacé et sur ce point, Danny Ainge nous a fait passer par plusieurs émotions : la joie, l’excitation ou encore l’incompréhension, que ce soit via la draft ou lors de transferts.

Tout d’abord, la draft: A l’origine, Boston avait hérité du premier choix de la draft grâce à la générosité de la lottery couplée au bilan désastreux des Brooklyn Nets dont ils détenaient le tour de draft du 1er tour. C’était sans compter Philadelphie, qui a tout fait pour récupérer ce choix et a fini par parvenir à ses fins: Danny Ainge a accepté de leur céder ce choix en échange du choix N°3 appartenant aux Sixers ainsi qu’à un second choix qui sera attribué selon le montage suivant: Si le choix des Lakers est entre les places 2 et 5 en 2018, il ira à Boston. Si ce n’est pas le cas il sera conservé par Philadelphie et les Celtics hériteront du 1er tour de draft des Kings en 2019.

Le choix de Danny Ainge et son équipe s’est donc finalement porté sur Jayson Tatum. L’ailier de Duke a fait très belle impression durant sa saison NCAA et n’a pas baissé de régime que ce soit durant la Summer League ou les différents workouts et semble avoir les ressources nécessaires pour rapidement devenir un élément majeur de cette équipe. 2m03 pour 93kg, Tatum se rapproche du physique de Rudy Gay à ses débuts mais en beaucoup plus fit et musclé. En plus d’un physique bien plus sain, son jeu présente des similarités avec Gay himself mais aussi avec des joueurs comme Carmelo Anthony et… Paul Pierce. Ce qui ne devrait pas manquer de faire saliver la fanbase celte.

Même s’il faut être prudent avec les rookies, il est assez probable qu’il soit dès cette saison un bon atout pour les Celtics, surtout avec le départ de Crowder. Ensuite, Boston a choisi un deuxième ailier polyvalent, Semi Ojeleye, également passé par Duke et SMU (Dallas), qui peut jouer sur les postes 3/4. Enfin, Boston a sélectionné deux autres joueurs en fin de second tour : Jabari Bird (arrière de 23 ans) et Kadeem Allen (arrière de 24 ans). Ces deux choix (signés avec le two-way contract) permettront aux Celtics d’avoir deux arrières disponibles car le poste d’arrière a été meurtri cet été dans le Massachussets. Par ailleurs, Danny Ainge ne s’est pas contenté de signer ses choix 2017, il a aussi décidé d’intégrer dans le roster trois joueurs draftés en 2016 : Adbel Nader (Ailier), et notre frenchie Guerschon Yabusele, qui a pris son mal en patience en Chine aux Sharks de Shanghai. On voit donc que Danny Ainge prend le risque de la jeunesse avec près de cinq rookies dans l’effectif, en addition de jeunes joueurs déjà présents comme Jaylen Brown ou Terry Rozier.

Ensuite, l’intersaison a été très mouvementée via les folles rumeurs concernant les agents libres et les transferts. Les Celtics ont fait le choix d’attirer des joueurs jouant en Europe comme Shane Larkin en provenance Saski Baskonia (Vitoria), l’allemand Daniel Theis (Brose Baskets), que l’on a pu voir cet été durant l’Eurobasket avec à la clé un très joli match en huitièmes de finales remporté face à la France avec un coquette ligne statistique garnie de d22 points et 7 rebonds, mais aussi des joueurs NBA confirmés tels qu’Aaron Baynes (Pistons) et Marcus Morris (Pistons). Mais bien sûr, deux recrues ont monopolisé les médias cet été : Gordon Hayward et Kyrie Irving. D’abord, le franchise player du Jazz, agent libre, a fait espérer pas mal d’équipes durant plusieurs semaines avant de finalement choisir les Boston Celtics.

L’ailier fraîchement All-star débarque dans la ville verte avec l’espoir d’accéder aux finales de conférence, ce qui devrait se faire, et surtout aux finales NBA. La deuxième recrue de choix a été bien plus surprenante que l’arrivée d’Hayward: Kyrie Irving. L’échange incluant Kyrie Irving aux Celtics contre Thomas, Crowder, Zizic, fraîchement signé quelques semaines auparavant, le 1er tour de draft des Nets 2018 et le 2nd tour de draft de Miami 2020 a été un choc pour tout le monde. Lorsque les fans des Celtics ont appris ce trade, ils étaient partagés entre deux émotions : l’excitation à l’idée de se dire que Kyrie Irving débarque à Boston, et l’incompréhension d’avoir lâché tant d’éléments pour le recruter. Si échanger Thomas est logique, abandonner à la fois Ante Zizic qui semblait être un jeune pivot qui pouvait apporter beaucoup de choses, Jae Crowder qui était le seul vrai défenseur de qualité après le départ de Bradley, et surtout, la cerise sur le gâteau, le choix du 1er tour des Nets 2018 ainsi que le second tour de Miami 2020, sur le coup, on se dit que c’est beaucoup trop. Certes Irving est un joueur exceptionnel mais la contrepartie semble au premier regard trop importante. Ce qui est le plus dommageable, c’est la perte de Crowder. Ce poste 3 vaillant, combatif était un élément majeur de cette équipe et le dernier à représenter l’identité de l’équipe qui est morte cet été.

 Toutefois, si l’on prend un peu de recul et si l’on prend en compte tous les facteurs disponibles, ce trade peut être vu d’un bon œil : D’abord, inclure ce tour de draft de Brooklyn, ça fait mal mais les Nets se sont quelque peu renforcés et ne seront peut-être plus les cancres de la conférence Est. De plus, Boston a toujours en réserve un choix haut placé en 2018 ou en 2019 avec le pick des Lakers ou des Kings suivant ce qui a été expliqué plus haut. Ante Zizic, malgré son profil très intéressant reste un rookie qui pourrait ne pas être si flamboyant que cela. Pour Crowder, il faut être honnête, il n’y a presque aucun point positif dans le fait de le lâcher : Bon, vaillant, pas cher… du gâchis. Par contre, pour ceux qui pleurent le départ de Thomas, en fin de compte, son départ était prévisible : Avec un an de contrat restant à 6M de dollars, ce dernier voulait à tout prix signer un contrat max en 2018, ce que les Celtics ne pouvaient (voulaient) lui offrir. De plus, ses problèmes de hanches n’ont pas rassuré les Celtics qui ont préféré attirer Irving qui voulait quitter Cleveland au plus vite. Ce transfert n’est donc en fin de compte pas une si mauvaise affaire que cela., même si c’est un énorme crève-coeur pour les fans de Boston et que ce trade est extrêmement cruel pour Thomas, qui a remis les Celtics sur la carte NBA et les a portés à bout de bras pendant plusieurs années. Seul l’avenir nous dira qui de Cleveland ou Boston sortira réel gagnant de ce trade à court terme.

Dans sa globalité, Boston perd la quasi-totalité de son équipe mais a réussi à reformer une équipe compétitive et de qualité avec comme nouveau trio Irving-Hayward-Horford accompagnés de jeunes joueurs à fort potentiel (Brown, Tatum, Smart). Cependant, même si le roster est attrayant, changer son équipe du tout au tout est un gros risque qui peut s’avérer être un magnifique coup de poker (rappelez-vous 2007) ou très mauvaise idée lorsqu’on souhaite viser le titre (rappelez vous les Knicks quand ils ont récupéré Anthony).

Effectif actuel :

PG : Kyrie Irving – Terry Rozier – Shane Larkin

SG : Jaylen Brown – Marcus Smart – Abdel Nader

SF : Gordon Hayward – Jayson Tatum

PF : Marcus Morris – Daniel Theis – Guerschon Yabusele – Semi Ojeleye

C : Al Horford – Aron Baynes

Comme vous le voyez, l’effectif actuel comporte officiellement 14 joueurs. Boston possède de nombreux joueurs dans son effectif qui n’ont pas encore signé de contrats officiels, à savoir les deux rookies Jabari Bird et Kadeem Allen qui feront donc partie tout nouveaux two-way contract, ainsi que trois joueurs qui ont eux signé des contrats partiellement garantis : Andrew White, Daniel Dixon et PJ Leak. Les semaines à venir nous informeront sûrement de leurs avenirs respectifs. La moyenne d’âge de l’équipe serait alors de 24,2 ans, une moyenne encore très basse pour les Celtics. Cela pourra s’avérer être un atout en saison régulière mais un potentiel frein en playoffs lorsque les matchs seront serrés. Toutefois, les leaders de l’équipe (Irving, Hayward, Horford) connaissent désormais tous les playoffs (le titre pour Irving) et pourront guider leurs jeunes coéquipiers.

Sur le plan financier, Boston possède la 15ème masse salariale de la ligue avec un total de 112,3 millions de dollars, sur un salary cap de 99 millions de dollars, ce qui est très raisonnable pour un prétendant aux finales de conférences voire NBA. Cela s’explique les nombreux contrats rookies (7 joueurs sont encore dans leurs contrats rookies). Dès lors, les deux énormes contrats d’Al Horford (27,7M) et Hayward (29,7M) et le gros contrats d’Irving (18.8M) n’affaiblissent pas les comptes de l’équipe. Avec une masse salariale de 112,3M de dollars, Boston reste encore un peu loin de la luxury tax qui s’élève à 119M de dollars cette saison.

D’un point de vue sportif et compétitif, ce tout nouvel effectif semble être un peu moins équilibré que celui de l’an passé. On se trouve avec beaucoup de joueurs offensifs de très haute qualité mais on ne retrouve plus la dureté défensive de Crowder et Bradley. Il reste heureusement Smart et Brown qui pourront défendre mais qui seront bien seuls. Puis, on remarque un nombre important d’ailiers de formation : Brown, Tatum, Hayward, Nader, et potentiellement Dixon, White, Bird… Nous verrons que cela sera la clé de voute du jeu de Brad Stevens. Le poste de pivot, grand problème l’an passé, semble toujours laissé de côté. Seul Aaron Baynes viendra apporter un peu de dureté et aider Al Horford. Yabusele, s’il reste dans le roster principal durant la saison, pourra aussi aider sur quelques séquences grâce à son physique impressionnant. Le poste de meneur reste excellent avec le duo Irving-Smart, qui est aussi impressionnant en attaque avec Irving qu’en défense avec Smart, qui, il faut le souligner, a fait des efforts pour devenir aussi une option en attaque de temps en temps.

Maintenant, il est intéressant de s’attarder sur l’aspect coaching et voir comment Brad Stevens va s’employer pour recréer un collectif avec tant de nouveaux joueurs.

2 – Coaching

« Il n’y a plus que trois postes : le porteur de balle, l’ailier et l’intérieur ». Voilà comment Brad Stevens résume sa vision du jeu actuel. Exit les cinq postes classiques du basket. Bonjour la polyvalence des joueurs sur le poste d’ailier. Et, quand on regarde l’effectif des Celtics, ce dernier répond parfaitement à cette philosophie : Jaylen Brown, Jason Tatum, Gordon Hayward, voire Marcus Morris et Marcus Smart… une multitude de joueurs, des ailiers ultra-polyvalents qui peuvent presque tous jouer sur 3 postes différents. Vous l’aurez compris, le poste 3 est le poste majeur dans le jeu de Stevens. Accumuler des joueurs athlétiques, shooteurs, passeurs, rebondeurs… de véritables hommes à tout faire sur le terrain. Si l’on aligne ces joueurs avec un énorme scoreur en la personne de Kyrie Irving, l’alchimie serait parfaite. Dès lors, pour le premier de la saison le 18 octobre face aux Cavs, Stevens pourrait aligner l’équipe suivante : Irving – Brown – Hayward – Morris – Horford, avec une second unit composée de Rozier – Smart – Tatum – Yabusele – Baynes.

On l’a vu l’an passé, le manque d’alternance dans le jeu couplé à une protection d’arceau défaillante et à de grosses lacunes au rebond ont fait du mal à Boston. Problème: il n’y a plus d’argent et quasiment plus de temps pour recruter un big man qui les soulagerait vraiment dans ces domaines, même si Aron Baynes devrait faire du bien.

Ensuite, sur le terrain, il faudra s’intéresser au leadership. Qui d’Irving ou Hayward sera celui qui aura le leadership, le plus de shoots, les derniers tirs. Si Irving semble être celui qui sera le numéro 1, Hayward va devoir accepter d’être la deuxième option offensive de cette équipe, une chose jamais facile quand durant des années il a été le leader incontesté à Utah. La bonne entente entre Irving et Hayward sera primordiale pour Stevens et les Celtics. En somme, le plus gros du boulot pour Brad Stevens sera de créer une nouvelle identité; une nouvelle équipe plutôt qu’un travail purement tactique, du moins sur la pré-saison et le début de saison bien sûr. Une fois que la cohésion d’équipe sera trouvée, ce qui prend du temps, Stevens et son staff pourront se pencher sur des spécificités tactiques. Ce qui est sûr, c’est qu’on a hâte de voir comment Irving et Hayward vont s’intégrer dans cette équipe, mais aussi les débuts de Jason Tatum qui a fait forte impression durant la Summer League. Les Celtics espèrent que l’alchimie va vite se créer, comme elle s’est créée en 2007 quand Garnett et Allen ont bouleversé l’effectif des Celtics et ont réussi à aller chercher le titre NBA. Problème: KG, Ray Allen et Paul Pierce étaient tous trois beaucoup plus âgés et plus expérimentés que ne le sont aujourd’hui Irving, Hayward et Horford, sans compter que les deux Big 3 n’ont absolument rien à voir en termes de jeu comme de caractères. D’où il suit qu’il ne faut rien précipiter car le chemin sera bien long.

3 – Les perspectives

Tout d’abord, la saison parfaite pourrait se passer ainsi : Hayward et Irving réussissent à parfaitement s’intégrer. Irving mène cette équipe avec plus de 25 points de moyenne, et Hayward déroule dans son rôle de lieutenant ++ d’Irving avec plus de 20 points par match. Ils arrivent à s’entendre sur le terrain et enchaînent les grosses performances. Le rookie Jason Tatum prouve que les Celtics ont bien fait de le choisir à la place de Markelle Fultz en enchaînant les bons matchs. Brown et Tatum forment un duo de jeunes très performant. Al Horford continue dans la lignée de la saison précédente et fait le travail.

Malgré la refonte complète de l’effectif, un collectif naît et l’alchimie est déjà visible. Brad Stevens réussit son pari d’aligner de nombreux ailiers et réussit à déstabiliser les défenses adverses. Il termine Coach of The Year. Boston termine en tête de la conférence Est avec 59 victoires dont une série de 12 victoires consécutives. Irving et Hayward sont désignés pour aller au All Star Game, et terminent chacun dans une NBA All Team. Lors des playoffs, les Celtics éliminent à tour de rôle leurs adversaires et tombent sur les Cavaliers en finale de conférence. Cette fois, plus question de se faire humilier et les Celtics poussent LeBron James et ses troupes. La série est âprement disputée et même si le King finit par emporter la décision, l’avenir s’annonce très prometteur car les Celtics ont désormais la certitude qu’il ne leur manque pas grand-chose pour enfin prétendre pouvoir battre LeBron James.

Si à l’inverse la saison venait à s’avérer ratée, elle se déroulerait de cette manière : L’alchimie ne serait pas au rendez-vous. Si Irving est le leader incontesté et score plus de 25 points par match, c’est Hayward qui n’arrive pas à s’intégrer et ses stats sont en chute libre avec moins de 20 points par match. Jayson Tatum n’est pas aussi flamboyant que prévu. Al Horford enchaine les mauvais matchs et les blessures. Les Celtics déçoivent énormément sur le terrain. Ils finissent à la 2ème place de la conférence Est avec 49 victoires, mais ex-aequo avec les Wizards, et derrière les Cavaliers… Qu’ils ne reverront plus jamais car les hommes de Brad Stevens se font surprendre par des Wizards entraînés par un duo Wall-Beal déchaîné. C’est une grosse désillusion pour les Celtics et surtout un énorme camouflet pour Danny Ainge, que les fans conspuent de plus belle pour avoir échangé leur idole, Isaiah Thomas.

Bien sûr, ces projections sont caricaturales, et le but est de montrer la saison parfaite et la pire saison possible. Mais la vraie saison ne se passera exactement comme cela. Ça ne sera ni tout blanc ni tout noir. Il y aura surement un peu des deux cas de figure. Dans tous les cas, ce qu’il faut retenir, c’est que les Celtics sont attendus au tournant. Après leur très belle saison 2016-2017, et le recrutement d’Irving et Hayward, ils sont, avec les Cavs, les grands favoris à l’Est. Ne pas terminer à la première ou deuxième place de la conférence Est serait un échec. En playoffs, les finales de conférences sont obligatoires. L’objectif des Celtics est donc de retrouver les finales NBA, 10 ans après la saison magistrale et le titre de 2008 face aux Lakers. Cela ne sera pas chose aisée avec la présence de LeBron James. Mais l’arrivée de Kyrie Irving apporte une lueur d’espoir d’empêcher The King d’accéder pour la 9ème fois aux finales NBA.

Pronostic : 1ere place (54-57 victoires) : Malgré les innombrables mouvements estivaux, la première place de la conférence Est pourrait revenir aux Celtics.

 

L’avis de @celticsfr 

 

Quelles étaient vos attentes cet été ?

Au vu de la complexité des dossiers Butler et George, ainsi que leur profil et les situations dans lesquelles ces derniers se trouvaient, nos espoirs se sont plutôt vite portés sur Gordon Hayward. L’histoire semblait presque trop belle, ce qui fait que nos craintes de le voir rempiler au Jazz étaient bien réelles. De ce fait, lorsqu’il a signé, l’intersaison était pour nous une réussite puisque son accord signifiait pour nous (malgré les départs inéluctables) un gain de talent au sein de l’effectif. Nous la considérions donc terminée, jusqu’à que ce trade pour Kyrie Irving surgisse. Même si nous savions que l’équipe de Boston serait dans la conversation en raison des assets qu’elle possède, nous n’avions pas réellement imaginé que tout cela se concrétiserait.

Qu’attendez-vous pour la saison prochaine ?

L’arrivée de Kyrie au sein de notre franchise de cœur est un gros chamboulement qu’on ne peut pas prétendre avoir pleinement assimilé et digéré, mais qui du coup nous fait revoir nos attentes : avec l’arrivée d’Hayward, 60% de l’effectif était ainsi renouvelé et il est vrai que la tâche de Stevens s’annonçait déjà ardue, mais nous nous attendions à voir un progrès linéaire par rapport à la saison précédente. Désormais, Stevens va tout simplement devoir recréer une cohésion de groupe et des automatismes entre les joueurs. Cela prendra du temps, aussi nos attentes pour la saison prochaine se situent bien davantage sur ce plan que celui de la compétitivité sportive.

Où pensez-vous vous situer dans votre conférence ?

Avec une telle intersaison, nous pensons avoir bien conscience des réels enjeux qui attendent les Celtics, mais nous n’en n’oublions pas moins qu’il s’agit d’une équipe attendue au tournant, en raison des talents qu’elle affiche dans son effectif. À cet égard, nous pensons que Boston se trouve incontestablement dans le top 3 à l’Est, mais nous visons clairement le top 2.