L’été en NBA n’est pas encore achevé, mais il approche, enfin, du terminus. Après une saison régulière complètement folle l’an passé, les Playoffs nous ont laissé sur notre faim, devant la domination sans partage des Warriors. Toutefois, on ne vous cache pas que les dernières semaines nous paraissant interminables, on ne peut s’empêcher d’imaginer ce à quoi pourrait ressembler l’exercice 2017-2018. Maintenant que nos previews pour la saison sont terminées, on se laisse aller aux espoirs et on vous les partage.

La maison Warriors mise à mal

En dépit d’un été qu’on attendait délicat pour Golden State, les dirigeants ont réussi l’exploit de rendre la franchise de la Baie d’Oakland encore plus impressionnante qu’elle ne l’était l’an passé. Pourtant, certaines franchises dont les Cavs, les Rockets ou le Thunder ont décidé de se mettre en marche pour mettre la domination sans partage de la maison jaune en péril. On ose espérer que ces équipes seront à même de bousculer le champion en titre, particulièrement en Playoffs où, s’ils arrivent au complet, ils pourront essayer de leur offrir un parcours plus encombré que celui connu l’an passé où seuls les Cavs avaient pu arracher un match à la troupe de Stephen Curry.

S’il est compliqué d’imaginer une équipe venir à bout de ces Warriors tant qu’ils sont au complet, on espère les voir batailler pour avancer dans la compétition.

De nouvelles têtes pour garnir les contenders !

Le Thunder a récupéré Paul George et Carmelo Anthony, les Rockets ont ajouté Chris Paul. Boston a vu débarquer Kyrie Irving, Gordon Hayward et a drafté Jayson Tatum. Avec ces renforts à intégrer, ces équipes pourraient devenir dangereuses.

Évidemment, on espère que Billy Donovan trouvera comment exploiter la paire Westbrook-George, en intégrant Carmelo façon Team USA. On rêve de revoir Melo produire à haut niveau dans une équipe de haut tableau, de revoir George jouer les Clutch-player dans les phases finales !

Dans le même temps, on ne peut qu’être intrigués par la paire CP3-Harden. En ajoutant un des meneurs les plus solides de la NBA aux côtés d’un néo-meneur parmi les plus doués de la ligue. Si le partage des responsabilités sera crucial, et qu’il va falloir être productif sans ballon, ce qui représente un réel défi pour deux éléments habitués à porter la balle pour leur équipe, on ne peut s’empêcher d’espérer que la sauce prenne, et qu’ils sauront tirer le meilleur l’un de l’autre.

Enfin, les Celtics ont revu leur effectif dans les grandes lignes. L’excitation est autour de l’équipe, même si tout sera à reconstruire pour Brad Stevens. On n’espère cependant que les automatismes se fassent et qu’une équipe capable de mettre à l’épreuve l’hégémonie de Cleveland à l’Est soit en train d’apparaître. L’adversité doit aussi se reconstruire de ce côté de la NBA.

Wolves & Sixers : l’heure de s’élever !

Ces franchises ont accumulé dans leurs rangs plusieurs des derniers top picks de ces dernières années.

Philadelphie a choisi d’enfin ajouter des vétérans à leur roster pour entourer Fultz, Simmons, Embiid & co. Avec le plus gros vivier de potentiel de la NBA, on attend forcément de voir quel est le potentiel réel de cette équipe maintenant qu’ils sont prêts à jouer. Cette pléthore de talent semble jeune mais va pouvoir s’élancer dans une conférence Est très ouverte. S’ils paraissent un peu léger, on espère les voir lutter pour les Playoffs, et non plus se saborder pour sécuriser une dernière place…

Côté Wolves, les ambitions étaient déjà là l’an passé, mais le groupe était indubitablement trop tendre pour faire quoi que ce soit. Tom Thibodeau a appris de ses erreurs et a recruté du lourd pour entourer son duo Wiggins-Towns. Et contrairement aux Sixers, les Wolves ne se sont pas contentés de role players, non. Ils ont récupéré Jimmy Butler, Jeff Teague (2 joueurs étoilés) et des joueurs de choix comme Taj Gibson ou Jamal Crawford. L’objectif cette année ne peut être en deçà des Playoffs – et en dépit de lacunes évidentes, nous espérons qu’ils arrivent à instaurer un basketball combattif, à l’image de celui prôné par leur coach.

Des duos d’intérieurs dominants !

D’un côté, un duo créé en fin de saison passé et dont le potentiel n’attend que de s’exprimer avec une préparation, de l’autre une paire qui semble fait pour briller et faire briller les autres tant l’entente apparaît comme idyllique.

Je parle, en premier, de la paire Anthony Davis/DeMarcus Cousins. Si l’effectif semble un peu faible à leur côtés, ils peuvent prétendre à la paire d’intérieur la plus destructrice depuis Robinson/Duncan. Tous les 2 sont capables de chantiers sans nom dans la peinture, que ce soit au scoring, au rebond offensif, comme défensif, mais en plus, dans un souci de modernité, ils peuvent s’écarter derrière la ligne des 3pts. On aura là une raquette très dissuasive et complètement dominante dans une NBA qui s’écarte de plus en plus vers l’extérieur et promeut les courses infernales.  Ils peuvent autant ne pas s’adapter que représenter une troupe punitive de la tendance small actuelle. En espérant que l’entourage des Pelicans ne soit pas un handicap trop important, on espère voir quelque chose d’unique.

La seconde, c’est la paire constituée par les Nuggets. Faibles au poste 4, ils ont décidé de donner au fabuleux passeur, mais piètre défenseur Jokic un partenaire tout aussi capable de trouver ses coéquipiers, mais capable d’être partout en défense en la personne de Paul Millsap. L’an passé, en seconde partie de saison, nulle équipe n’avait un jeu complètement dirigé par un intérieur, hormis Denver. Cette année, en ajoutant Millsap, on pourrait voir une autre équipe jouer un type de basket complètement unique avec ce roster. Dans un genre complètement différent de celui des Pelicans, mais potentiellement dévastateur si l’ensemble de l’effectif se trouve une vocation défensive.

Le Heat récompensé

Après un départ désastreux l’an passé, le Heat a terminé la saison en trombe avec un impressionnant bilan de 30V-11D. Autour du duo Dragic-Whiteside, Pat Riley a monté une légion de combo-gards et ailiers polyvalents à même de répondre à tous les types d’agressions. On pensait le GM capable de se débarrasser de tout le monde pour tenter d’acquérir une star, mais pour une fois, il a su faire preuve d’empathie pour ce groupe qui a eu une place particulière dans le coeur des fans l’an passé. Après avoir échoué aux portes des Playoffs en 2017, on espère les voir jouer au complet et avec le même esprit que l’an dernier pour savoir, comme le disait Riley « s’ils sont vraiment une équipe 30-11, nous le verrons rapidement ».