Enfin ! Après des mois sans NBA, son retour se rapproche de plus en plus et aura lieu dans quelques jours, bien qu’elle ait déjà commencé avec la pré saison. Mais les choses sérieuses commencent un peu plus tôt que d’habitude, Adam Silver ayant avancé le début de saison au 18 octobre.

En cette présaison, on a le droit aux classiques conclusions hâtives et les différents pronostics se multiplient. L’équipe QiBasket s’est donc penchée sur le sujet et vous propose ses favoris aux différentes récompenses individuelles. Aujourd’hui, place aux favoris pour le titre de sixième homme de l’année, qui, pour la plupart, sont des extérieurs scoreurs. En effet, la majorité des derniers vainqueurs sont des postes 1 ou 2 qui n’hésitent pas à shooter à outrance pour scorer un maximum.

Eric Gordon 

Stats 2016/2017 : 16.6 pts / 2.5 rebs / 3.2 asts

Qui de mieux que le sixième homme en titre pour se succéder ? L’an passé, nous avons pu observer l’incroyable renaissance d’Eric Gordon. Après une expérience décevante aux Pelicans, cet été Gordon décida de signer aux Rockets de Mike D’Antoni dans un rôle de shooter en sortie de banc, avec un nombre de tickets shoots illimités. La sauce a parfaitement pris, l’ex-pelican se révélant très précieux et essentiel au succès des Rockets. Il a notamment planté 246 tirs à 3 pts. Important de noter que seulement trois autres joueurs en ont mis plus l’an passé (Stephen Curry, Klay Thompson et James Harden). L’arrivée de Lou Williams, en cours de saison, l’a privé de quelques points supplémentaires, toutefois, cela ne l’a pas empêché de devenir sixième homme de l’année.

Cette saison, Eric Gordon devrait continuer à mitrailler les défenses adverses à coup de banderilles à 3 pts. De plus, la perte de Lou Williams dans le trade de Chris Paul lui libérera de la place et l’arrivée d’un créateur comme Chris Paul est forcément bénéfique pour un shooter comme lui, tant l’ex-meneur des Clippers est bon pour trouver des coéquipiers démarqués. Pour toutes ces raisons-là, Eric Gordon fait office de favori à sa propre succession pour la saison à venir.

Lou Williams

Stats 2016/2017 : 17.5 pts / 2.5 rebs / 3.0 asts

Souvent nommé dans la course au titre de sixième homme de l’année et même ancien vainqueur de cette distinction, Lou Williams apparaît directement comme un favori. La saison dernière, après un début de saison démarré tambour battant chez les Lakers avec une consigne de tir qui devait ressembler à « quartier libre », « Sweet-Lou » fut transféré aux Rockets, ce qui lui a sûrement coûté le trophée.

Cet été, rebelote, nouveau transfert, cette fois aux Clippers dans l’échange de Chris Paul. Doc Rivers l’a prévenu, il aura le même rôle que Jamal Crawford les saisons dernières, c’est-à-dire être la principale arme offensive en sortie de banc et apporter ses 15/20 points chaque soir. Le banc des Clippers ne présente pas de gros scoreurs, Lou Will devrait donc avoir le champ libre pour scorer à foison. De plus, la présence d’un meneur gestionnaire comme Milos Teodosic sur le banc est une très bonne chose pour Williams qui bénéficiera de nombreux caviars. Le combo guard des Clippers apparaît donc comme un candidat crédible au titre de meilleur sixième homme de l’année.

Jamal Crawford

Stats 2016/2017 : 12.3 pts / 1.6 rebs / 2.6 asts

Encore un nom récurrent quand on parle de meilleur sixième homme, celui de Jamal Crawford. Vainqueur à trois reprises du trophée, le néo-wolves est un habitué de la course au titre de 6th man of the year. Un peu en régression l’an dernier, quoi de mieux pour se relancer qu’un nouveau défi ? Bingo, Crawford a décidé de signer un contrat avec les Minnesota Timberwolves de Tom Thibodeau pour amener un peu de folie en sortie de banc.

A bientôt 38 ans, l’arrière américain s’est montré très enthousiaste à l’idée d’apporter son expérience chez les loups de Minny. Dans ce roster, Tom Thibodeau veut en faire sa principale arme offensive en sortie de banc, à l’image d’un Gordon à Houston ou d’un Lou Will aux Clippers. En outre, Jamal Crawford est sans aucun doute, l’un des meilleurs shooters de l’équipe et le meilleur attaquant en dehors du cinq majeur. Difficile de douter de l’efficacité de Jamal dans ce rôle et c’est pour ça qu’il est assez probable de le voir cité dans la course à un possible 4ème titre de meilleur sixième homme.

Dario Saric

Stats 2016/2017 : 12.8 pts / 6.3 rebs / 2.2 asts

Avec le retour à la compétition de Ben Simmons et l’arrivée de Markelle Fultz, le dauphin du ROY 2017, Dario Saric tiendra un rôle de sixième homme. En effet, Brett Brown a déjà son cinq en tête et c’est Dario qui en fait les frais. L’an passé déjà Saric avait l’habitude de rentrer en cours de match, et lorsqu’il sortait du banc, il jouait seulement 6 minutes de moins que lorsqu’il était dans le cinq. De plus, sur 45 matchs débutés sur le banc, le croate a apporté pas moins de 11 points et prêt de 6 rebonds en moyenne. En outre, il a fait preuve d’un esprit collectif en acceptant ce rôle et il s’est montré assez optimiste quant aux opportunités et espaces probablement offerts par sa présence dans la second unit.

Cette saison, l’effectif des Sixers est, pour une fois, rempli de nombreux joueurs talentueux et c’est Saric qui aura pour mission de scorer en sortie de banc. Bien qu’il ne soit plus dans le cinq majeur, Dario Saric évoluera certainement aux côtés de Ben Simmons ou Joel Embiid par séquences. Cela lui permettra notamment d’obtenir des spots de tir avantageux. Rajoutez à cela une progression au shoot attendue, le vice-ROY 2017 pourrait être la surprise de la saison et s’incruster dans la course au trophée de meilleur sixième homme.

Nick Young

Stats 2016/2017 : 13.2 pts / 2.3 rebs / 1.0 asts

A l’instar de Gordon, Williams et Crawford, Nick Young va pouvoir se concentrer à 100% sur le scoring. Sa récente signature aux Golden State Warriors pourrait lui permettre de se lancer à la poursuite de ce trophée. « Swaggy-P » n’a jamais évolué dans une équipe aussi performante. Le niveau stratosphérique de ses coéquipiers va, à coup sûr, lui permettre de se retrouver dans des positions parfaites pour planter des banderilles à 3 pts et de travailler dans un environnement sain. De plus, les Warriors concluent la plupart de leurs matchs avant le quatrième quart temps, laissant les remplaçants jouer la totalité des douze dernières minutes. Ce qui représentera un avantage non négligeable pour Nick Young la saison prochaine.

Toutefois, Young arrive dans une équipe au sein de laquelle on trouve l’un des meilleurs sixièmes hommes des dernières années en la personne de André Iguodala. On pourrait donc penser que ces deux-là vont se marcher dessus mais André Iguodala n’est pas vraiment connu pour être un énorme scoreur, laissant donc le champ libre à Nick Young pour prendre le contrôle du scoring en sortie de banc. Après des saisons catastrophiques aux Lakers, « Swaggy-P » a choisi la meilleure équipe de la ligue pour se relancer et il est fort probable de le voir apparaître dans la course au titre de meilleur sixième homme de la ligue.

Mentions : Anré Iguodala, Rudy Gay, Norman Powell, Marcus Smart, Will Barton