Alors que la reprise approche, les questions se multiplient autour d’une saison que l’on espère passionnante. Pour vous, nous avons choisi le joueur le plus intéressant à suivre dans chaque franchise. Progression attendue, explosion potentielle, ou encore saison de la dernière chance, plusieurs hommes sont dans une situation à suivre, que ce soit pour leur cas personnel ou dans le contexte de leur franchise. Aujourd’hui, tour de la conférence Ouest.

 

A noter que nous faisons le choix d’exclure les rookies, les attentes placées en eux étant fortement dépendantes de leur position dans la Draft. Tous seront intéressants à suivre.

 

Dallas Mavericks – Harrison Barnes

Arrivé l’été dernier en provenance de Golden State, l’ailier avait alors signé un contrat max avec Dallas. Mark Cuban a donc décidé de miser sur lui pour l’avenir de ses Mavs. Seul problème, Barnes n’a pas vraiment franchi un cap en tant que nouveau Franchise Player. Car si Dirk Nowitzki est toujours là, c’est bien l’ancien Warrior qui est sensé tenir la place de leader technique sur le parquet. Avec seulement 1,5 passes et 5 rebonds par match, Barnes ne peut pas se contenter de ses 19 points de moyenne. Il doit apporter bien plus au scoring, en retrouvant notamment les pourcentages qu’il présentait à Golden State. L’année de l’explosion pour Harrison ? On se demande finalement si le garçon n’a pas atteint son plafond… A lui de nous prouver le contraire.

 

Denver Nuggets – Gary Harris

Les Nuggets lui ont montré leur confiance en le prolongeant au prix fort (84M/4 ans), à lui d’exploser cette saison. Déjà considéré comme l’in des joueurs les plus sous-estimés de la ligue par beaucoup, Harris doit désormais s’assumer en tant que lieutenant de Millsap et Jokić. Son rôle en défense et son shoot font de lui un maillon essentiel du collectif de Denver, et il sera intéressant de voir son évolution au cours de la saison. Pour retourner en Playoffs, les Nuggets auront besoin de lui et à 23 ans, le garçon a encore le temps de progresser et de montrer l’étendue de son potentiel.

Golden State Warriors – Joker

Joker, oui. Qui suivre particulièrement dans cet effectif dingue ? Quel joueur cristallise vraiment les attentes et les interrogations ? Steph Curry, qualifié de lambda la saison passée, arrivera peut-être revanchard et prêt à détruire ses adversaires du parking – encore plus -, ou KD aura envie d’accrocher un deuxième trophée de MVP à son palmarès individuel ? Draymond Green va-t-il casser d’autres noix ou récolter un second titre de DPOY ? En réalité, c’est tout le collectif des Warriors que l’on suivra avec attention, guettant tout éventuel relâchement ou dysfonctionnement dans la machine si bien huilée. L’apport des nouvelles recrues certes, la saison d’Andre Iguodala après sa prolongation onéreuse ? Oui, ce sont des points intéressants. Mais finalement, le seul joueur qui suscite vraiment l’intrigue se nomme Klay Thompson (enfin, faut vraiment chercher la petite bête). Son rôle, mais surtout son utilisation et le changement de mentalité qui pourrait peut-être éventuellement pourquoi pas presque en découler… Non, on a beaucoup de mal à croire que le garçon pourrait s’agacer d’un quelconque manque de visibilité mais sait-on jamais, c’est notre seul matière à vendre dans ce papier côté Warriors.

Houston Rockets – Chris Paul

Evidemment après un tel transfert, et devant le potentiel dingue que représente son association avec James Harden, on a hâte de voir évoluer Chris Paul cette saison. De gros défis se posent devant lui, notamment sa capacité à enfin gagner. Va-t-il passer les demi finales de conférence ? Il devra également s’adapter rapidement à une nouvelle équipe, mais aussi à la philosophie de Mike D’Antoni. Du run and gun à 32 ans, CP3 est capable de le tenir, mais il est surtout un superbe gestionnaire de ballon et de tempo. Partager la gonfle avec le Barbu et organiser les snipers des Rockets, voilà sa mission. Enfin, ils sont seulement trois à réellement tourner sur les deux postes arrières (Paul, Harden, Gordon), et il faudra avoir les ressources pour tenir la saison en bonne santé et arriver frais en Playoffs. Sujet aux petites blessures, le meneur devra prendre soin de lui et continuer de jouer propre pour purifier le jeu d’Houston.

Los Angeles Clippers – Miloš Teodosić

La pré-saison l’a démontré, le serbe n’est pas venu en NBA pour faire de la figuration ou se faire bouffer. A 30 ans, Teodosić a tout ou presque pour réussir dans la grande ligue. De l’expérience, une vision du jeu hors du commun, et surtout du talent plein les mains, tous les ingrédients nécessaires pour se faire aimer des fans. Il a d’ailleurs déjà été adopté par les fans des Clippers. Prendre la relève de CP3 ? Mission difficile, quasi impossible même. Mais Miloš a de superbes atouts à faire valoir, même si sa défense et ses qualités physiques pourraient lui causer du tort. En revanche, il semble que LA restera bien Lob City avec le serbe à la baguette, et voir un tel génie fouler les parquets ne pourra être qu’un plaisir tout au long de la saison.

 

Los Angeles Lakers – Brandon Ingram

2ème choix de Draft 2016, Ingram a vécu une première année calme, protégé par son coach Luke Walton. Temps de jeu et responsabilités raisonnables, le rookie a pu montrer qu’il avait du talent dans les mains. Mais a-t-il ce qu’il faut pour devenir un vrai crack ? Beaucoup en doutent, et cette saison doit être celle de l’explosion pour la tige. Sa morphologie doit lui permettre de devenir un bon défenseur, et ses capacités de scoring sont réelles. Aux côtés de Lonzo Ball, il représente l’avenir des Lakers, comme l’a confirmé Magic Johnson en décidant de sacrifier D’Angelo Russell. Sans oublier qu’il avait refusé de céder Ingram aux Kings pour obtenir DeMarcus Cousins. L’ailier va-t-il suivre le même chemin que D-Lo, avec une deuxième saison décevante, ou va-t-il exploser aux yeux de la NBA ?

 

Memphis Grizzlies – Tyreke Evans

Difficile de sortir un joueur de Memphis cette saison. Jamychal Green aurait pu être cité, mais c’est Evans qui retient notre attention. Signé pour un an seulement, l’arrière est à la relance dans le Tennessee. Il va devoir apporter du playmaking au sein d’une équipe cruellement en manque de talent et de créateurs. Le ROY 2010, passé par la fac de Memphis, a un an pour convaincre. A lui de saisir cette opportunité, et on est intrigué à l’idée de le voir évoluer chez les Griz cette saison.

 

Minnesota Timberwolves – Jimmy Butler

Il y a du beau monde à suivre chez les Wolves, et de nombreuses interrogations. Mais le plus attendu est sans conteste l’ancien Bull. Il retrouve Tom Thibodeau, et doit ramener Minnesota en Playoffs. Leadership sur la jeune génération, mentor de Wiggins, expérience dans les moments chauds, nombreuses sont les attentes autour de Buckets. Un échec ferait sensiblement baisser sa côte, alors que quelques critiques autour de ses qualités de leader ont déjà fait surface ces derniers mois. Il lui faudra emmener son équipe derrière lui et porter une franchise vers les sommets. Butler est-il à la hauteur d’un tel défi ? Comment va-t-il cohabiter avec Karl-Anthony Towns, considéré comme le Franchise Player de Minny ? Réponses dans les prochains mois.

 

New Orleans Pelicans – DeMarcus Cousins

Cette année sera décisive pour DMC comme pour les Pelicans. En dernière année de contrat lui aussi, et affublé d’une réputation sulfureuse – méritée -, le pivot reste un magnifique joueur sur le parquet. On pourrait donc assister à d’énormes cartons cette année, charnière dans la carrière du garçon. Son association avec Anthony Davis, sa capacité à garder son calme sur le terrain notamment dans les moments difficiles, ou encore son comportement das le vestiaire sont autant d’aspects que nous regarderons avec attention cette saison. D’autant que certaines rumeurs évoquant une possible offre des Cavaliers à son sujet – en échange, entre autres, du pick 2018 des Nets – ont commencé à se répandre, le cas DeMarcus Cousins n’en est que plus alléchant.

 

Oklahoma City Thunder – Carmelo Anthony

Peut-être la situation la plus intéressante à l’Ouest. On aurait pu choisir Paul George, ou même Russell Westbrook pour suivre l’évolution de son jeu en présence des nouvelles forces d’OKC. Mais comment ne pas se tourner vers Melo. Enfin parti de New York au cours de ce qui ressemblait au dernier épisode d’une interminable série dramatique, l’ailier se retrouve devant un défi à la hauteur de son immense talent. Son passage chez les Knicks s’est achevé sur un évident constat d’échec, et Melo doit maintenant faire face à ce qui pourrait être sa dernière chance. Il dispose d’un an pour convaincre, deux s’il active sa Player Option l’été prochain. Mais soyons clair, il vaut mieux pour lui qu’il réalise une superbe saison dans l’Oklahoma, sous peine de n’être plus en odeur de sainteté partout en NBA. A 33 ans, sera-t-il enfin capable d’assumer un rôle de lieutenant sous les ordres de Russell Westbrook – et PG – ? On attend de Carmelo Anthony qu’il retrouve toutes ses qualités de scoreur et les mette au service du collectif, cessant de jouer un personnage qu’il n’est pas. Et franchement, on a hâte de faire le bilan de sa saison, espérons celle de la renaissance.

 

Phoenix Suns – Devin Booker

L’arrière est un scoreur fou, d’accord. Capable de cartons mémorables, de performances ahurissantes comme ses 70 pions au TD Garden de Boston, Booker n’en reste pas moins un joueur encore unidimensionnel. Or, il est l’avenir des Suns, et semble promis à un avenir radieux. Destiné à être comparé à Kobe Bryant, il lui faudra cette saison prendre en main son équipe et se comporter en leader. A l’heure d’entamer sa troisième saison NBA, Booker a la tâche de s’affirmer comme l’un des patrons d’une équipe encore jeune et en quête de progression. Du scoring certes, mais un peu plus de playmaking et surtout plus de maturité dans ses prises de décision ne pourront que l’aider à passer un palier et le mener vers les sommets, entraînant Phoenix dans son sillage.

 

Portland Trail Blazers – Jusuf Nurkić

Le bosnien a montré qu’il pouvait amener un vrai plus dans le roster des Blazers en manque cruel d’intérieurs de qualité. L’ancien pivot des Nuggets, victime de l’explosion de Jokić, présente des atouts similaires à ceux de son ex-concurrent. S’il doit lui aussi faire de gros progrès en défense, ses qualités techniques en font un intérieur capable d’apporter un vrai relais au backcourt Lilliard-McCollum, et de permettre à Portland de lutter pour un spot en Playoffs. Attention au facteur santé, le joueur ayant déjà connu des pépins gênants par le passé, qui lui ont notamment valu de manquer la série face aux Warriors l’an passé.

 

Sacramento Kings – Willie Cauley-Stein

Au sein d’un effectif en pleine reconstruction, le pivot a tout du bon coup cette saison. Des qualités certaines des deux côtés du terrain, un style particulier, Cauley-Stein pourrait être la bonne surprise des Kings. Entouré de vétérans aguerris aux joutes NBA et entamant lui aussi sa troisième saison, il a l’occasion de se mettre en avant dans un effectif encore limité et composé de très jeunes joueurs, faisant de lui un membre important du vestiaire et du collectif. On attend de lui qu’il prenne des initiatives, des progrès offensifs mais surtout qu’il explose au plus haut niveau.

 

San Antonio Spurs – LaMarcus Aldridge

LMA déçoit depuis son arrivée dans le Texas en provenance de Portland, c’est le moins que l’on puisse dire. Recruté en tant que superstar au talent offensif dingue dans l’Oregon, son apport en attaque reste aujourd’hui limité. Son absence totale d’impact en Playoffs – notamment lors des blessures de Tony Parker et Kawhi Leonard – ont grandement fragilisé sa position au sein de l’effectif de San Antonio, au point d’être souvent cité dans les rumeurs de transfert tout au long de l’été. Popovich a assuré vouloir faire son possible pour qu’il retrouve son meilleur niveau, en l’impliquant plus dans les systèmes et faisant de lui une option plus importante encore en attaque. C’est tout le mal qu’on lui souhaite, car les Spurs vont vraiment avoir besoin de lui aux côtés de Kawhi Leonard.

 

Utah Jazz – Rudy Gobert

Avec le départ de Goron Hayward pour Boston, Godzilla se retrouve catapulté Franchise Player du Jazz. Dès lors, les responsabilités augmentent pour notre français, dont les qualités défensives monstres lui ont déjà valu un podium pour le Defensive Player Of the Year la saison passée. Sauf que cette année, la tâche se complique. Car en plus de maintenir ces standards, Gobert devra également progresser en attaque, car Utah aura bien besoin de quelques points en plus venant du pivot. L’arrivée de Rubio ne comblera pas le scoring laissé par Hayward, et Rudy aura donc du travail à faire en ce qui concerne ses qualités offensives. Une saison difficile l’attend, avec pour mission ultime de retourner en Playoffs, dans une conférence Ouest encore plus dense que la saison dernière.

Et vous, quels sont vos joueurs à suivre à l’Ouest cette saison ? De qui avez-vous hâte de dresser un bilan en fin d’année ?