Ils étaient encore peu à y croire, c’est désormais officiel. Mario Hezonja, 5ème pick de la draft 2015 et le Magic d’Orlando, c’est terminé. N’ayant pas levé l’option du joueur avant la deadline du 31 octobre et ayant même cherché un trade envoyant ce dernier vers les Kings, le Magic accepte ainsi de laisser s’en aller librement son protégé croate à la prochaine free-agency.

Hezonja est l’exemple-type du jeune prospect européen qui n’a pas su digérer le grand saut entre Europe et Etats-Unis. Arrivé en 2015 via la draft, Hezonja jouissait pourtant d’une assez grosse côte auprès des franchises NBA. Formé du côté de Barcelone, le gamin arrivait avec un bagage de basketteur plutôt séduisant, qui le plaçait devant un certain Kristaps Porzingis en termes de hype, bien qu’il soit encore un diamant à polir.

Pour sa première saison à Orlando, sous les ordres de Scott Skiles, il participera à 79 match, la plupart en sortie de banc avec un temps de jeu avoisinant la vingtaine de minutes. Avec 6.1 pts par match, Mario était clairement en phase d’apprentissage. Quoi de plus normal pour un jeune joueur de 20 ans ? A l’époque, le ton était encore clément envers le croate : patience, il faut du temps.

Le souci, c’est que pour sa deuxième saison dans la grande ligue, le croate n’arriva pas non plus à passer un cap. Pire, il ne semblait pas au niveau. Alors que Frank Vogel débarque sur le banc d’Orlando, Hezonja est dans un premier temps mis en avant, avant d’être poussé sur le banc, tranquillement et sûrement. Pour sa deuxième saison, il joue peu, il joue moins bien, laissant la frustration grandir chez les fans du Magic. Dans le même temps, Evan Fournier confirme sa progression constante dans la hiérarchie de l’équipe, Terrence Ross débarque et Frank Vogel a même essayé de faire jouer Aaron Gordon poste 3 : bref, les signaux n’étaient pas bons du tout pour le pauvre Mario.

Il y a quelques semaines à peine, Ian Holmes faisait un parallèle intéressant (sur le site orlandomagicdaily.com) entre le jeune croate et JJ Reddick, afin de redonner de l’espoir aux fans du Magic concernant l’ailier. Comme Hezonja, Reddick eut du mal à confirmer son statut une fois arrivé en NBA, après 4 années passées à Duke. Reddick ne voyait le parquet que pour le garbage time et n’avait pas réussi à convaincre son coach et ses coéquipiers suffisamment pour mériter plus, notamment défensivement. Il ne s’imposa que lors de sa troisième année au sein de la franchise, où sa concentration et son implication à l’entrainement furent récompensées. Les stats de Reddick ne le traduisaient pas forcément, mais un déclic avait eu lieu dans le jeu.

Malheureusement pour lui, il est peu probable qu’Hezonja suive la voie de son aîné au sein du Magic. Alors que la franchise semble avoir trouvé une identité de jeu, que Frank Vogel semble avoir enfin mis la main sur l’effectif et que ses coéquipiers réalisent un très bon début de saison, Hezonja semble lui condamné au banc de touche une nouvelle fois.

Toutefois, Hezonja reste un jeune joueur, qui peut convaincre plusieurs équipes de se pencher sur son cas l’été prochain. Il n’aura certainement pas la carrière d’un Porzingis mais il peut, en ayant ce fameux déclic, se trouver un vrai rôle en NBA. A lui de se ressaisir après cette dure décision de la franchise. En attendant, pour Mario, Disney c’est fini.