Lors d’un match tout en boulimie, Kobe Bryant avait fait ses adieux au basketball, terrassant le Jazz au terme d’un one man show, aussi abusif que Ô combien magnifique et symbolique. Au bout de cet effort, Kobe Bryant réservait un autre au revoir. Un court métrage d’animation intitulé « Dear basketball », lui, tout en délicatesse.

Le dimanche 4 mars 2018, cette émouvante pièce allait être honorée par une profession loin du basket et de la NBA. Nominé à la cérémonie des Oscars, Kobe obtenait une récompense pour cette œuvre. En récupérant son trophée, l’ex-star des Lakers arrive tout sourire, comme un enfant. Face à ces images, je me suis dit qu’il était grand temps de me diriger vers mon navigateur pour regarder cet au revoir, décrit comme tout en poésie.

Si on ne peut pas dire avec certitude que son statut n’aura pas influencé le vote, à fortiori n’ayant pas vu la concurrence, je dois dire que j’ai été impressionné par la vidéo. Tout démarre avec un Kobe, dessiné, qui s’élance pour un dunk avec quelques secondes au compteur, et un déficit d’un point. Au buzzer, un Bryant portant son numéro 24 vient crucifier ses adversaires. La balle transperce le filet, qui remonte comme un vague. Une vague qui nous emporte dans les souvenirs de Kobe, et une émouvante lettre ouverte au jeu qu’il a adoré. Une lettre qui sonne si vraie lorsqu’on a observé la joueur et sa carrière.

Dear Basketball, c’est un véritable cri d’amour pour le jeu, un clap de fin à une histoire passionnelle. Par des allers retours entre le Kobe enfant et le Kobe adulte, il termine tout en justesse un rêve de gosse devenu réalité.

Allez, vous devez le voir, alors je vous la partage.