Comme tout bon passionné de la balle orange, ou comme passionné tout court, il existe ce sentiment fort, très fort que vous avez envie de faire partie de l’aventure, par n’importe quel moyen car vous avez ça en vous, ça coule dans vos veines, ça transpire dans chaque pore de votre être.

Mais comment laisser mon empreinte à travers ma passion? Comment faire partie de l’aventure? Hé mais?! Si au lieu de croire qu’à 30 balais je pourrais violemment « dunker » sur un Mason Plumlee (avec tout le respect que je lui dois) ou d’un Joël Embiid (que je respecte un peu plus, soyons honnêtes), je ne peux pas plutôt, à mon humble niveau, prendre ce crayon sur mon bureau et faire prendre vie ces utopies, sur papier? Puisque, depuis le plus jeune âge, on me répète, tu « gribouilles » assez bien, « j’aime bien ton style » ou encore « tu devrais »…

– « Oui mais ce que je veux, c’est rentrer sur le parquet et placer un trible-double à chaque match dans la grande ligue ».. Le gars est un peu borné.. Après tout, pourquoi ne pas essayer? « Lorsque tu dessines, tu ne fais que des basketteurs, tu ne veux pas faire autre chose? » Entendre constamment ça quand t’as 17 ans et que tu t’habilles comme un rappeur, qui ne pense, ne mange, ne vit que pour sa passion, pour un boutonneux gringalet blanc-bec, on touche à ton point sensible tu vois! Aujourd’hui je les emmerde (pardon la famille) et leur dit surtout merci en fait.. C’est comme si le déclic était apparu au final, 13 ans après certes, mais savoir ce que l’on veut faire dans la vie, ça n’a pas de prix, surtout quand cela concerne ce ballon orange rebondissant qu’il faut bizzarement placer dans un cercle avec adresse, touché et doigté…

Donc aujourd’hui, je me découvre, j’essaie, je crée, je cherche, je vais puiser tel un sportif dans mes derniers retranchements, titiller mon mental quand parfois, tu la sens la journée où chaque trait que tu fais, chaque mouvement de ton personnage ne correspond pas à ce que tu veux, ne va pas dans ton sens et que tu vois qu’il a décidé de te faire chier. Puis, si ça ne suffisait pas, c’est le matériel qui fait son caprice, ce logiciel qui veut constamment des mises à jours, où tout simplement ton ordi qui n’est pas assez puissant.. Tu sais que bientôt, va falloir mettre 1000 balles de côté.. Oui, oui, je vous le dis, on a aussi des sales journées. En revanche, quand tu passes outre ces emmerdements, ce n’est que du bonheur. Créer, dessiner, illustrer, monter c’est comme les entraînements en semaine, comme ces suicides ou montées de genoux que tu as l’habitude de faire.

Puis il faut ensuite partager tes créations, les faire juger par les « spectateurs » de la toile car c’est humain et viscéral, tu as besoin de ces retours, de ces critiques pour progresser, que tu sois illustrateur en départemental, régional ou national d’ailleurs. Mais lorsque tu es un compétiteur, ce n’est jamais assez, l’exigence me rappelle à l’ordre, il faut donc gérer la frustration, la frustration du « like », du nombre de « vues », de « l’abonnement ». Quand on débute, on démarre toujours avec plus fort que soi, « les spectateurs » ne sont donc pas tout au RDV? Pourquoi? Je pensais pourtant que c’était bien? « Ho garçon, tu commence à peine et tu veux déjà la gloire? » Aïe, dur à entendre mais tellement vrai. Alors, tel une « Mamba Mentality », je bosse sur tous les aspects techniques du jeu, de mon art, toucher la perfection, repousser le « ça m’a l’air pas mal, ça passe » car on peut toujours faire mieux!

L’art comme le sport, ne plaît pas à tout le monde, l’important c’est de montrer que l’on bosse dur dans son domaine et que l’on va jusqu’au bout de son but fixé. Le mien quel est-il? A travers mes diverses créations, qui, ici sont l’illustration, le dessin, le podcast vidéo, le graphisme et bientôt d’autres, je souhaite tout simplement rendre hommage tel que l’a fait KOBE, à ce sport avec ce dessins animé, oscarisé à juste titre il y a peu. Rendre au basketball ce qu’il m’apporte jusqu’ici, au quintuple voir plus, car il me permet tous les jours de me surpasser, de me remettre en question dans cet art compliqué. Pour ensuite, le plus important, comme sur un parquet, PARTAGER avec mes nombreux « coéquipiers » de la toile, ma passion illustrée.

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