Le 17 Octobre 2017, lorsque la saison de Gordon Hayward s’arrête brusquement au bout de 5 minutes de jeu, on se dit que les Celtics connaîtront une saison bien plus compliquée que prévu, et qu’il faudrait batailler pour accrocher le podium voir la quatrième place. Six mois plus tard, les Celtics sont fièrement deuxième de la conférence Est avec un bilan honorable de 55 victoires et 27 défaites. Ces 55 victoires n’auraient jamais été possibles sans l’éclosion de plusieurs jeunes joueurs talentueux comme Jaylen Brown, Jayson Tatum ou encore Terry Rozier, sans la saison défensive impressionnante d’Al Horford, sans les envolées de Kyrie Irving, ni sans le génie de Brad Stevens qui a réussi à créer une collectif soudé et bien huilé. Avec cela, les Celtics devraient arriver en playoffs comme de solides favoris. Cependant, la vie n’est plus très rose à Boston. La fin de saison des C’s est durement entachée par les blessures. Les Celtics débarquent en playoffs sans leur leader Kyrie Irving. Un seul être vous manque et tout est dépeuplé direz-vous ? Mais Boston doit également faire sans le meilleur défenseur extérieur Marcus Smart et sans leur pivot allemand Daniel Theis, qui apportait une rotation supplémentaire. Les Celtics ne font plus aussi peur désormais et ça, les Milwaukee Bucks l’ont bien compris et comptent en profiter. Les coéquipiers de Giannis Antetokounmpo, que l’on pensait voir un peu plus haut dans cette conférence, et qui ont franchement déçus dans leur jeu, sont plus motivés que jamais pour réaliser un hold-up et éliminer les Celtics. Ce qui est sûr, c’est que les deux équipes ne finissent pas la saison de la manière la plus sereine possible. Cette série, qui aurait dû être, et de loin, à l’avantage des Celtics, s’avère être finalement assez équilibrée et très intéressante à suivre.

Les matchs ups 

Meneurs de jeu 

Quelle tristesse de ne pas pouvoir admirer Kyrie Irving pour sa première campagne de playoffs sous le maillot des Celtics. Mais ses genoux étant trop fragiles, c’est un certain Terry Rozier qui va devoir prendre la lourde responsabilité de le remplacer. Le 16ème choix de la draft 2015 a réalisé une très belle saison, d’abord en tant que back-up de Kyrie, puis, en tant que titulaire en fin de saison. Lui qui était le dynamiteur du banc va devoir prendre ses responsabilités en tant que starter. Avec ses 15,6 points, 6,4 rebonds et 5,1 passes pour ses 16 matchs comme titulaire, il semble être prêt pour ce nouveau défi devant lui. Toutefois, son irrégularité peut être une réelle interrogation pour les Celtics. Sur une série de playoffs, il est tout à fait capable de prendre feu ou de passer totalement à côté. Rozier a tendance à s’affoler quand tout va bien ou tout va mal, quitte à forcer au lieu de changer de son ou de calmer le tempo. Son adresse extérieure (39,5% sur la saison, 38,1% en tant que titulaire) reste trop faible pour être serein à la mène. Néanmoins, Terry Rozier n’est un pas un joueur que l’on résume à des statistiques. C’est un joueur plaisant à regarder, qui dans un TD Garden bouillant, peut être une merveilleuse arme pour Boston. Sa fougue, son énergie, son explosivité, sa défense, seront des qualités indispensables dans une série de playoffs, surtout quand on porte le maillot vert des Celtics. Bien évidemment, Irving va cruellement manquer, mais Boston peut se réjouir d’avoir un joueur aussi dévoué que Terry Rozier.

Mais face à lui, il aura fort à faire avec Eric Bledsoe. Pour sa première saison dans le Wisconsin, Eric Bledsoe n’a pas déçu. Si l’intégration a été assez longue et moins facile que prévu, le meneur de 28 ans a connu une fin de saison de grande qualité, prenant le leadership de son équipe quand le Greek Freak n’est pas là. Depuis le All Star Game, il aligne 18,8 points, 6 passes, 4,4 rebonds, des chiffres solides qui ont permis aux Bucks de ne pas lâcher prise et de rester dans le top 8 de l’Est. De plus, autre point très positif, Bledsoe est devenu un meneur adroit. Lui qui tournait aux alentours de 42-43% au shoot et à 32-33% à trois points jusqu’en Janvier a réussi à changer sa sélection de shoot pour gagner en précision. Il prend moins de tirs forcés, provoque de mieux en mieux, et a bien travaillé derrière la ligne à trois points. Résultat : Après le ASG, il tourne à plus de 51% pour le même nombre de tirs qu’avant Février, et 40% à trois points. Offensivement, Bledsoe est devenu un meneur solide, régulier, adroit. Si Milwaukee est la 3ème équipe offensive de la conférence Est derrière les Cavs et les Raptors, c’est en partie grâce à la très bonne fin de saison d’Eric Bledsoe. Enfin, défensivement, même si les Bucks font partie des pires équipes Dès lors, l’opposition Bledsoe vs Rozier va être très intéressante. Rozier va devoir être concentré pour contenir au maximum Bledsoe. Ce dernier adore pénétrer pour attirer la défense vers lui et libérer les shooteurs extérieurs. Défensivement, Bledsoe devra essayer de ralentir au maximum le tempo pour calmer la pile électrique qu’est Terry Rozier. Le match up n’est pas déséquilibré mais tend tout de même vers Bledsoe, qui, à 28 ans, semble être dans son prime, et qui veut enfin connaître le succès en playoffs.

Avantage Milwaukee

Postes extérieurs  

Boston possède l’un des plus jeunes, si ce n’est le plus jeune backcourt des playoffs : Jaylen Brown (21 ans) et Jayson Tatum (20 ans). les deux jeunes ont eu la lourde responsabilité de combler le vide qu’allait créer Gordon Hayward en se blessant pour la saison. Propulsés titulaires incontestés dès le début de saison, Jay & Jay ont répondu présent et se sont dévoilés aux yeux du monde. Jaylen Brown avait montré de belles choses par séquence l’an passé mais restait un rookie qui n’avait qu’une quinzaine de minutes par match. Cette saison, il a prouvé qu’à 21 ans, il était déjà un arrière mature, sérieux, dévoué pour son équipe. Ce qui fascine chez Jaylen Brown, c’est son amour pour le jeu. Son body language est excellent pour un joueur de 21 ans. Il ne bronche jamais, il mouille clairement le maillot. Il possède une sorte de candeur, de naïveté qui est très attachante. Il entre parfaitement dans l’esprit des Celtics, cette envie de tout donner, de faire jouer le collectif, une rage positive en quelque sorte. Quand on sait qu’il a été conseillé par la légende du football, Thierry Henry, on comprend mieux sa volonté d’être le meilleur. Il a certes connu des moments difficiles, à la fois sur le terrain qu’en dehors, il est toujours resté dans un état d’esprit. Il est le deuxième meilleur marqueur de Boston (derrière Kyrie Irving) avec 14,5 points, et 5 rebonds, avec une adresse encore perfectible mais correcte (46,5% et 39,9% à trois points). Jaylen Brown a encore beaucoup à apprendre mais il va devoir prendre ses responsabilités notamment offensivement. Il ne doit pas hésiter à utiliser à la fois son physique impressionnant pour pénétrer la friable défense des Bucks, et son adresse à l’extérieure. Sans Kyrie, Jaylen Brown a la place pour se faire plaisir offensivement. Il doit tourner à la plus de 17-18 points de moyenne sur cette série pour que les Celtics veulent cette série. Défensivement, on ne se fait trop de problème pour lui.

Avec lui, on retrouve donc le rookie Jayson Tatum. Tout comme Brown, il s’est dévoilé comme un joueur bourré de talent. Pour sa saison rookie, il aligne 13,9 points et 5 rebonds. Il a réussi à prendre à assurer son rôle de titulaire et de bien belle manière. Comme tout rookie, il a connu un rookie wall complexe au début de l’année 2018, mais depuis il s’est très bien repris et retrouve son adresse et sa dextérité. Il va connaître sa première compagne de playoffs, à la fois stressant mais jouissif. Il doit être prêt. Son équipe a besoin d’un Tatum fort, confiant, qui ose. Le duo Brown-Tatum possède tout ce qu’il faut pour être performants : adroits, athlétiques, bons défenseurs, motivés. Toutefois, leur jeunesse va être l’élément décisif pour eux. Jouer des playoffs, ce n’est pas semblable à une saison régulière. On sait qu’ils peuvent être décisifs en fin de match, et ils auront sûrement des occasions de l’être.

Et face à eux, ils auront du client, à savoir, Tony Snell et Khris Middleton. Ce duo est un duo très complémentaire: un défenseur presque exclusif d’un côté, et un shooteur de l’autre. Tony Snell est un fort défenseur qui peut, s’il est à 100% de sa forme physique, contenir Jayson Tatum. Ils ont d’ailleurs, Tatum et Snell, des physiques assez similaires. Deux joueurs longilignes, capable de se freiner l’un l’autre. Mais Tatum est une option offensive bien plus importante pour les Celtics que Snell ne l’est pour les Bucks. Ces derniers attendent de Tony Snell d’être rigoureux défensivement, et d’apporter son adresse extérieure par séquence. Car oui, Snell est capable de marquer une bonne quinzaine de points à des pourcentages presque parfaits dans ses meilleurs jours.

Mais pour ce qui est de scorer, Middleton est là pour ça. L’arrière des Bucks, enfin libéré de ses pepins physiques, a réalisé une saison régulière de grande qualité : 20 points à 46%, 5 rebonds et 4 passes. Même si son adresse à trois points est fragile cette saison 35,9%), il n’en reste pas moins un danger permanent pour la défense des Celtics. Jaylen Brown et Tatum devront se relayer pour réduire au maximum son efficacité au tir extérieur. Attention à la défense de Middleton qui laisse trop souvent à désirer. Il ne faudra pas laisser trop d’espace aux deux Jay, qui se feront un malin plaisir à utiliser les largeurs qui leur seront laissés. Le combat des guards-forwards va être intense. L’un de ses quatre joueurs pourrait bien être un facteur X durant un voire plusieurs matchs. On sait que Brown et Middleton peuvent planter et prendre chaud. Difficile de sortir un vainqueur sur ce match-up. Sur le potentiel, les deux Celtics sont au dessus, mais on sait ô combien l’expérience compte en playoffs, et cela pourrait leur faire défaut. Mais de leur côté, Snell et Middleton n’ont pas non plus 5 ans de playoffs derrière eux. Je mets tout de même l’avantage du côté des Celtics, d’une très très courte tête.

Avantage : Celtics

Postes intérieurs

Les Celtics, comme les Bucks, connaissent de grandes difficultés à l’intérieur. Aucun ne possède de vrai pivot régulier et performant. Toutefois, il y a une équipe qui possède un gros client, un certain Giannis Antetokounmpo. Le grec est un joueur extraordinaire. C’est le plus talentueux de la série. Avec ses 26,9 points, 10 rebonds et 5 passes, il réalise, individuellement, une saison de quasi MVP. Il est le leader incontesté de son équipe. Après un début de saison formidable, le Greek freak a connu un petit coup de mou durant le mois de Février, avant de se reprendre en cette saison pour qualifier son équipe en playoffs. Giannis fait peur à toutes les équipes NBA, mais encore plus aux Celtics, et pour cause, le grec adore les briller face à Boston. Au TD Garden, lors des deux confrontations contre Boston, il tourne à 38,5 points et 11 rebonds. Il se sent comme chez lui là bas, et en vue des playoffs, c’est tout bénef pour les Bucks. Pourquoi est-il si fort contre Boston ? Et bien tout simplement que personne n’arrive à le stopper. Seul un homme pourrait essayer de le freiner, c’est Al Horford. Celui qui est dans la course pour le Défenseur de l’année aura la lourde tâche de défendre sur Antetokounmpo. Moins mobile que le jeune grec, il devra montrer à Antetokounmpo qu’il n’est pas du genre à se laisser faire. Son expérience aura un rôle majeur dans ce duel. Il sera l’homme à museler et à abattre.

Mais attention, Giannis se sent peut être libre quand il joue contre Boston, Al Horford n’est pas en reste face à la Milwaukee. Lui qui tourne à 12,9 points, 7,4 rebonds et 4,7 passes de moyenne en saison régulière, se sent à l’aise offensivement. Sur les quatre rencontres contre les Bucks, il aligne 18,8 points, 7,3 rebonbs et 5,3 passes. Une preuve que la défense des Bucks à l’intérieur n’est pas très solide. Al Horford aura une rôle primordial durant ces playoffs. Il sera, comme il l’a été durant la saison, le joueur le plus expérimenté des Celtics. Sans Irving qui connait les playoffs, il sera le seul à connaître le jeu et la pression de la post-season. Il devra alors aider ses coéquipiers, être fort défensivement comme il a été depuis Octobre mais aussi et surtout avoir un impact offensivement, ce qui manque parfois aux Celtics. Il laisse certes beaucoup d’énergie en défense, surtout face à une bête comme Antetokounmpo, mais il devra répondre présent offensivement si les Celtics veulent passer au second tour. Il sera très intéressant de voir comment Brad Stevens va tenter de contrer au maximum Antetokounmpo, sans pour autant laisser les extérieurs libres. Dans tous les cas, le Greek Freak possède un avantage physique et statstique majeur sur les Celtics et Al hordford. Mais l’expérience du dominicain pourrait bien jouer un rôle plus important que l’on pense.

A côté d’Al Horford, on retrouve Marcus Morris. Le frère de Markieff a pris un rôle de plus en plus important dans le cinq des Celtics en cette fin de saison. Sur le mois de Mars, il score près de 19 points de moyenne à 48% au shoot et un superbe 46% à 7m23. Lui qui a connu un début de saison compliquée avec un enchainement de blessure est en grande forme en cette fin de saison, ce qui réjouit les Celtics. Il est celui qui influe le plus sur le scoring de Boston depuis l’absence de Kyrie Irving. Une dizaine de matchs à plus de 20 points pour lui cette saison, où il n’a joué que 54 matchs. Sur cette série, Morris devra garder le même visage que celui de fin de saison, à savoir un Morris confiant, sur de lui, qui prend des shoots, qui va au large, qui écarte les défenses, qui libèrent des espaces pour ses coéquipiers, et qui défensivement peut défendre sur des intérieurs mobiles comme Jabari Parker.  Face à lui, il aura en début de match à défendre sur John Henson, le pivot des Bucks. Si Terry Rozier est l’interrogation des Celtics, pour les raisons citées plus tôt, John Henson peut être le point faible des Bucks. 9 points, 7 rebonds, il n’a plus le même rendement qu’en 2013 où il dépassait les 11 points. Cependant, dans une défense intérieure des Celtics qui peut souvent laisser à désirer quand Horford est occupé avec ce diable de Giannis, Henson devra montrer ses muscles et ne pas hésiter à jouer sous le panier. Il tombera peut être sur Greg Monroe, ce qui lui compliquera la tâche, mais il devra tout de même essayer de convertir ses ballons à l’intérieur par ses paniers faciles. Pour donner un gagnant dans ce combat des intérieurs, cela n’est pas simple. La présence de Giannis Antetokounmpo pourrait faire pencher la balance de son côté. Il a fait trop de mal à la raquette des Celtics durant la saison régulière. Toutefois, la force défensive d’Al Horford et la bonne fin de saison de Marcus Morris compense l’immensité de Giannis. Attention, il est important de rappeler que lorsqu’on parle de secteur intérieur, on ne s’intéresse qu’aux joueurs titulaires. Si l’on devait s’intéresser à l’ensemble du roster, les Celtics possédant Monroe et Baynes seraient au dessus. Mais ici, on ne parle que du cinq majeur.

Egalité

Le banc

Avec l’absence Smart et Theis, et la présence de Rozier dans le cinq majeur, le banc des Celtics perd ses meilleurs éléments. Toutefois, les Celtics pourront compter sur leurs deux tours Aaron Baynes et Grec Monroe qui n’hésiteront pas à profiter des lacunes défensives des Bucks dans la raquette. Grec Monroe finit bien sa saison régulière, et pourrait jouer un rôle non négligeable durant cette série. Avec ses 11,1 points et 6,6 rebonds de moyenne depuis le All Star Game, on se dit que les Celtics ont bien fait de le recruter. On retrouvera également en sortie de banc qui joue plus de 20 minutes désormais depuis l’absence de Kyrie, et qui apporte un peu de vitesse et de tir extérieur. Pour soulager les extérieurs, on pourra compter sur Semi Ojeleye, qui n’a pas de réel poids sur le jeu, mais qui, grâce à son physique impressionnant, défend très solidement. Ensuite, on verra Abdel Nader, Jabari Bird, Kadeem Allen, et pourquoi pas notre frenchie Guerschon Yabusele, mais cela serait étonnant. On voit donc que le banc des Celtics n’est pas honteux mais n’est plus très fourni. La rotation de Stevens ne sera pas très longue. Mais le banc des Celtics est soudé, le collectif est huilé, et même si les noms ne sont pas ronflants, ils seront présents et efficaces. De leur côté, les Bucks pourront compter sur un sixième homme de talent, revenu de blessure, Jabari Parker. C’est une pièce très importante dans le jeu de Joe Prunty. Avec ses 19,5 points sur les six derniers matchs, son physique athlétique pourrait bien poser quelques problèmes à Boston. Autre joueur très intéressant qui fait son retour de blessure, le rookie de l’année 2017, Malcolm Brogdon. Blessé depuis le 2 Février au quadriceps, il a fait son retour le 9 avril dernier. Il n’est pas encore à 100% et n’a pas eu le temps de prendre le rythme de jeu, mais son retour est un excellente nouvelle pour les Bucks, qui peuvent ajouter un guard de plus dans leur rotation, un joueur qui peut punir longue distance. Reste à voir donc s’il sera dans prêt pour entamer une série de playoffs. Ensuite, on retrouve un petit nouveau sous les couleurs des Bucks, Shabazz Mohammad, arrivé en Mars, qui pourra apporter son explosivité et son physique pour défendre sur les ailiers des Celtics. A la mène, attention à Matthew Dellavedova qui revient de blessure, et qui a l’expérience des playoffs. Thon Maker et Tyler Zeller devront être solides dans la raquette face aux grands Baynes et Monroe. Le banc des Milwaukee Bucks est bien plus talentueux que celui des Celtics, mais attention, le talent ne suffit souvent pas en playoffs.

Le coach

Je crois que le duel n’a pas même lieu d’être. Brad Stevens vs Joe Prunty : un combat tellement déséquilibré. Prunty n’a que 37 matchs avec son équipe. Il va connaître sa première série de playoffs en tant que coach principal. Attention, il a derrière lui une carrière de 15 ans comme coach adjoint avec les Spurs, et les Mavs donc les playoffs, il connait quand même. Toutefois, face à lui on a un génie. Brad Stevens a crée un collectif exceptionnel à Boston. Avec toutes les blessures, il trouve toujours des solutions pour gagner des matchs. Sa défense est la meilleure de toute la ligue. Ses rotations sont réglées au millimètre. Considéré pour beaucoup comme le coach de l’année, Brad Stevens gagne haut la main ce duel de coach. Rien à dire de plus.

Avantage Boston

Physionomie de la série

Les deux équipes n’arrivent pas en playoffs dans leur meilleure forme. Boston est amputée de joueurs majeurs. Milwaukee est au complet mais n’a pas été serein depuis le mois de Mars en perdant des matchs faciles contre Brooklyn ou encore Orlando. Coté coaching, les Celtics vont jouer la défense à fond. La meilleure défense de la ligue doit le rester malgré l’absence de Marcus Smart. Le collectif est si bien huilé, les joueurs sont dévoués pour leur équipe. On sait qu’ils donneront tout pour gagner. Mais leur objectif défensivement numéro 1 est le suivant : refuser l’accès au cercle à Giannis. Il faut blinder la raquette au maximum pour ne pas laisser de place à Antetokounmpo. Hordford sera là pour cela mais ne devra pas être seul. Stevens devra trouver un moyen pour ralentir Giannis, quitte à laisser le laisser shooter plutôt que laisser la raquette libre. Mais l’absence de Smart est clairement dommageable.

De leur côté, les Bucks savent qu’ils ont du talent offensif et devront être adroits. Mais ce qu’ils savent aussi c’est que le gros point faible c’est la défense. Ils devront alors être bien plus concentrés défensivement que durant la saison régulière s’ils ne veulent pas se faire punir. Entre Giannis, Bledsoe, Parker, Snell, Middleton, ils ont largement de quoi être bons défensivement et faire trembler les jeunes Celtics. De plus, il faudra faire attention à ne pas faire du « tout pour antetokounmpo ». Même s’ils ont besoin d’un Giannis au top, le reste de l’équipe devra être performante car en face, le ballon va circuler, et la menace viendra de tous les côtés.

Rappel des confrontations en saison régulière (2-2)

18 Octobre 2017 : Boston Celtics 100 – Milwaukee Bucks 108

26 Octobre 2017 : Milwaukee Bucks 89 – Boston Celtics 96

4 Décembre 2017 : Boston Celtics 111 – Milwaukee Bucks 100

3 Avril 2018 : Milwaukee Bucks 106 – Boston Celtics 102

Calendrier

Game 1 : Dimanche 15 Avril 2018 à 19h @ Boston

Game 2 : Mercredi 18 Avril à 2h @ Boston

Game 3 : Samedi 21 Avril à 3h30 @ Milwaukee

Game 4 : Dimanche 22 Avril à 19h @ Milwaukee

Game 5 si nécessaire : Mardi 24 Avril @ Boston

Game 6 si nécessaire : Jeudi 26 Avril @ Milwaukee

Game 7 si nécessaire : Samedi 28 Avril @ Boston

Pronostic

Je pense que la série sera très serrée, tout comme les affrontements durant la saison régulière. Aucune des deux équipes semblent clairement au dessus de l’autre. Milwaukee possède Antetokounmpo mais Boston a Brad Stevens et un collectif léché. Boston possède l’avantage du terrain, ce qui pour moi sera l’une des clés de la série. Jouer au TD Garden au match 7, c’est un plus pour les Celtics. Je vois les hommes de Brad Stevens s’en sortir à l’arrache au match 7, malgré un bon Giannis sur l’ensemble de la série.

Victoire 4-3 des Celtics