Est-ce que tous les 4ème volet d’une saga sont forcément mauvais ? Allez, prenons au hasard l’exemple de Star Wars, et son épisode IV « Un nouvel espoir ». Dans ce dernier, l’Empire tout-puissant tente de dominer toute la galaxie en traquant les rebelles. A côté de ça, un jeune homme va bientôt quitter sa planète qu’il a toujours connu, en quête de reconnaissance et de gloire. Voilà voilà… Georges Lucas avait-il préfacé ces Finales NBA dès 1977, il y a donc 41 ans? Oui, il faut l’avouer, on essaye de remonter un peu la hype de cette affiche que tout le monde donne jouée d’avance, redondante, ennuyante, et autres qualificatifs … Il y a cependant eu la réalité et la vérité des Finales de conférences, et le résultat est le suivant : la meilleure équipe va affronter le meilleur joueur du monde, et ça même si on ne s’en rendra compte dans 10 ans, ça a toujours une saveur particulière. Alors en route pour la preview !

Le bilan après la Finale de conférence

A tout seigneur tout honneur, premier qualifié pour ces Finales NBA, les Cleveland Cavaliers et leur King LeBron James, dans la forme de sa vie. Avec une saison remplie de 82 matchs, une probable seconde marche dans la course au MVP et une campagne de playoffs digne des plus grands où il a servi de monture à 14 cavaliers. Las d’avoir couru toute la saison pour assurer un 4ème spot de l’Est, oui, LeBron est en forme, bien que sûrement un peu essoufflé. Heureusement pour lui et les Cavs, les Dinos de Toronto n’étaient eux pas dans leur assiette, ce qui aura permis un peu de repos pour les gars de l’Ohio, repos mis à profit pour mettre fin au beau rêve des Celtics au Kinder Garden (instant jeu de mot, vous n’avez qu’à aller voir la traduction, bande d’ignorants!). Autour du King, un supporting cast très inégal mais capable de frapper fort – en de trop rares occasions -, un coach qui a dû composer avec ce manque de constance et ses faibles aptitudes sur le banc, bref : tout était réuni pour que les haters dressent le banquet et se repaissent de la carcasse de LeBron. Mais non, mi-Dieu mi-chauve a montré qu’il était encore le propriétaire de la conférence Est et se rend en Finales NBA pour la 8ème année consécutive.

Les champions en titre n’ont pu goûter qu’une fois à l’ambiance bain de sang/transpiration maximale des playoffs, contre Houston en Finale de conférence. Que ce soit San Antonio ou les Pelicans, les 2 tours précédents n’auront servis qu’à rôder la machine après une saison régulière loin d’être autoritaire et entachée par les blessures successives. D’ailleurs, le chef Curry a profité du deuxième round pour venir se remettre en jambe avant que les choses sérieuses ne commencent. Ce qui inquiète un peu les fans des Warriors, ce sont justement certains matchs pris un peu à la légère, là où on les avaient connus intransigeants l’année passé, ne perdant qu’un seul match – en Finales qui plus est – sur l’ensemble de la campagne. Sans la blessure de Chris Paul (et d’Andre Iguodala), on se demande à quoi auraient ressemblé les deux derniers matchs de la série face aux hommes de Mike D’Antoni. Toujours est-il que les Dubs sont bel et bien là, et sûrement pas enclins à laisser tomber un back-to-back qui leur tend les bagues.

Les match-up clés

Stephen Curry et Georges Hill-JR Smith :

« Cool il n’y a plus Kyrie Irving pour prendre des tirs pour le titre sur le museau ! » a dû se réjouir Stephen Curry en préparant l’affrontement. Effectivement, mais il y a George Hill à sa place, et le garçon sait comment défendre. Sans être un pur spécialiste dans cet art, ses longs bras et sa bonne mobilité en position défensive en font un adversaire qui ne donne pas tellement envie d’aller dans une raquette en drive.

Le bon côté pour les Warriors ? Curry s’en fout un tantinet, étant le meilleur shooteur à 3pts de la Ligue depuis quelques années maintenant. Le jeu d’écran des Dubs offensivement permet également à leur meneur de se retrouver fréquemment avec un défenseur autre que celui qui lui a été attitré initialement, et il y a fort à parier que Curry sera amener à jouer quelques isolations face au maillon les plus faibles défensivement des Cavs. Dans ces cas-là, le numéro 30 sait plutôt bien gérer son affaire, demandez donc aux Rockets ce que ça fait d’avoir Ryan Anderson en isolation défensive sur Curry…

Le motif d’espoir pour les Cavs ? L’opposition de Hill, qui sera surement relayée par Gérard (prononcez « Géraaaard » pour les fans les plus ardents) donnera une bonne idée de la forme physique réelle de Curry, qui aura besoin de beaucoup bouger en attaque pour trouver des shoots ouverts ou légèrement contestés, tout comme il a dû s’employer à faire dans la série contre Houston avec des switchs permanents. Blessé au début de la campagne de playoffs, Curry a semblé parfois un peu limité sur ses appuis. Les Cavs ne devront rien lui laisser de facile, afin qu’il s’emploie à trouver ses tirs extérieurs. Bien qu’étant doté d’un physique de crevette, Curry aime aussi finir dans la raquette en drive quand l’opportunité se présente, et va parfois chercher un peu de rythme offensif sur ces quelques points. Ici aussi, les Cavs devront limiter les possibilités.

Kevin Durant et LeBron James :

L’année passée, LeBron avait commis une erreur mais elle avait coûté un match très important aux Cavs. Sur l’ensemble des Finales 2017, KD avait évolué à un niveau de grand malade, ce qui lui avait donné droit de décrocher le titre de MVP des Finales. Certains s’étaient même risqué à dire que KD avait dépassé LeBron. Cette année, les 2 joueurs se retrouvent à nouveau pour un combat de poste 3 qui s’annonce sublime.  Certains pessimistes pensent que le seul intérêt de cette Finale NBA réside dans ce duel, c’est vous dire! D’un côté, KD continue de jouer sans trembler du menton, arrivant sans mal à composer sous les critiques qu’il peut recevoir sur le fait de jouer trop l’isolation – et par conséquent, de dénaturer le jeu initial des Warriors. De l’autre, LeBron est tout simplement en train de réaliser une des plus grandes campagnes individuelles de l’Histoire des playoffs, portant sur ses épaules, son dos et son crâne chauve l’ensemble du roster de Cleveland.

L’un a vendu son âme pour évoluer dans une des meilleurs équipes de l’Histoire, l’autre les mange au petit-déjeuner pour asseoir sa domination jour après jour. On peut avoir un duel en haute altitude entre ces deux hommes, et on a déjà un peu hâte d’y être à vrai dire.

Draymond Green et Kevin Love :

Evidemment, sur papier, on connait la musique. Draymond traumatise Kevin en lui rentrant dedans et du coup, ce dernier mise tout son jeu sur les rebonds.

Alors qu’il ne sera peut-être pas présent au game 1, Love devra être prêt à passer au-dessus de ce qu’il aime le moins : un adversaire qui le joue physiquement. En ce sens, l’année de purgatoire au poste 5 qu’il vient de subir pourrait s’avérer être utile, étant donné qu’il a appris à prendre plus de coups et que même s’il n’aime toujours pas ça, la différence de température sera moins grande à gérer pour lui cette année. Néanmoins son shoot extérieur devra être bien présent pour sortir Green de la raquette au maximum afin d’ouvrir des lignes dans la défense.

Du côté de Green, lui qui n’a pas été trop en réussite offensivement sur les derniers matchs face à Houston, reste toujours capable d’un beau match dans le domaine, et peut entretenir le brasier de la Bay Arena avec quelques banderilles derrière l’arc. C’est surtout de l’autre côté du terrain toutefois que Draymond aime à briller. Au tour précédent, il a essayé de contrer les plans de Houston avec Clint Capela, qui a posé d’énormes problèmes par séquences à la défense des Dubs, notamment sur les rebonds ou sur les pick and roll avec Harden. Toujours bon dans l’ajustement, Draymond devra en faire de même, qu’il soit amené à gérer Love ou Tristan Thompson dans un registre plus frustre et plus rugueux.

Les apports des autres joueurs :

Sous cette bannière peu étoilées côté Cavs, c’est le gros point d’interrogation. Korver avait montré des grandes limites l’année passée, et on se disait que son plafond n’allait pas plus haut que les Finales de conférence. Mais depuis, le sniper de l’Ohio à la mèche rebelle semble avoir repris du poil de la bête et est l’un des joueurs les plus réguliers du roster. Vous expliquez que Cleveland doit compter sur un joueur de 37 ans pour exister dans ces Finales NBA serait trop long, alors gageons qu’il saura s’enflammer à quelques reprises ou bien planter un gros 3 qui pique au moment opportun (cf. le game 7 contre les Celtics). Voire même de faire quelques bonnes séquences défensives : si, si, on vous promet que le bougre est parfois très bon dans le domaine. Pour ce qui est de JR Smith, on ne sait pas, on ne sait plus. Il est à situer entre GOAT et Anthony Bennett. Entre caviar et fish-stick marque blanche. L’homme navigue entre 2 sky, et l’un des 2 est très clairement frelaté (genre mélangé à du Cola de chez Netto). Aura-t-il la bonne idée de sortir du bois pour filer en direction des boites de nuit de Vegas shirtless ? En tous cas, il devra être là, si pas en attaque, en défense c’est sûr. Et quand même, s’il peut envoyer quelques bombinettes derrière la ligne, ou se lancer pour quelques drives assassins les Cavs ne diront pas non…

Pour Golden State, Klay Thompson réalise une campagne plutôt discrète si on enlève une mise à feu contre les Rockets (bon, et d’un premier tour très sérieux) – qui aura été quand même sacrément fatale à ces derniers. Habitué à se coltiner Kyrie Irving chaque fin d’année depuis 3 ans, il sera relevé de ses fonctions cette année, le meneur étant parti se mettre au vert. On sera dès lors curieux de voir ce qu’il peut apporter en attaque pour soulager Steph et Kevin. Un rôle qu’il n’avait pas eu les autres années de Finales, mais connaissant le garçon, on peut se dire qu’il ne devrait pas trop faire la gueule à l’idée d’enquiller quelques paniers… Pour ce qui est du reste, il faudra voir comment Kerr fera jouer ses rotations. Nick Young a parfois su donner des minutes précieuses, notamment par la menace extérieure qu’il peut apporter. Si l’absence d’Iguodala se confirme plus longuement, ce sera sûrement Shaun Livingston qui profitera du rôle de 6ème homme pour s’intégrer dans une potentielle death line-up bis avec KD et Green à l’intérieur, pendant que Curry, Thompson et lui-même squatte les postes extérieurs. Il faut également noter que débarassés du jeu extérieur infernal des Rockets, ce sera peut être l’occasion de revoir JaVale McGee et Zaza Pachulia. Le premier pourrait être précieux pour contre-carrer la pression au rebond que peuvent imposer Tristan Thompson et Kevin Love. D’ailleurs, s’il est bien réinvesti dans la série, cela pourrait bien être lui qui hériterait du poste de 5eme larron de la « death lineup ». Cette saison, les rotations incluant l’ex Wizard et Nugget aux côtés du Big Four était la plus destructrice en termes de net rating. S’il n’apporte pas la polyvalence d’Iguodala, les options que son physique confèrent apportent une dimmension physique supplémentaire aux Dubs.

A quoi s’attendre ?

Ça a beau être la quatrième confrontation entre les deux équipes à ce stade-là, la donne est très différente cette année et malheureusement pas dans le sens du spectateur neutre qui râle plein d’amertume sur les réseaux sociaux. « On en voulait d’autres!« -« C’est joué d’avance!« -« On voulait Boston – Houston en Finale« , enfin ce genre de trucs quoi.

Coté Cavs, quelles sont les clés ?

Indéniablement, il faudra de la réussite aux tirs. Souvent cette année, les Cavaliers ont pu remporter des matchs en comptant principalement sur leur adresse extérieure. Dans le domaine, les shooteurs que sont Kyle Korver et JR Smith devront remplir leur devoir. Jeff Green devra également être dans un bon soir, ou au moins un soir correct, pour que ses coéquipiers puissent tenter un coup. Un de ces trois larrons doit obligatoirement s’approcher de la vingtaine de points en l’absence de Kevin Love, pour soutenir LeBron d’une part, et pour apporter aux Cavs d’autres solutions que de l’isolation.

Il faudra aussi pour eux ne pas paniquer dans les temps faibles, et ne pas s’écrouler mentalement devant les run dont sont devenus experts les Warriors. Les Cavs adorent les matchs de trainards où il faut un sprint final pour déterminer le vainqueur : à eux de résister dans les moments faibles du mieux possible pour ne pas prendre une valise de points en quelques minutes et se compliquer la tâche. Les Warriors ont pu montrer quelques signes de fébrilité dans le money time, là où Cleveland s’appuie sur un LeBron qui en a fait une nouvelle salle de jeu.

Tactiquement, on vient de le dire, il faudra que les shooteurs soient présents et qu’ils enquillent. Le gros du système offensif des Cavs s’oriente et s’appuie sur LBJ, cette année plus encore que jamais. Le King prend parfois les premières minutes du match pour distiller quelques caviars à ses coéquipiers afin de tous les concerner et de leur faire prendre confiance. La présence au rebond offensif de Tristan Thompson sera également cruciale pour les Cavs. S’ils ont regardé les matchs de la série des Dubs face à Houston, ils ont bien vu que dans le domaine Capela s’était parfois régalé et avait permis à Houston d’engranger de précieux points. Point fort de Thompson, son énergie dans le domaine devra être permanente. Défensivement, que va nous réserver Tyronn Lue ? Une défense en switch permanent, ou plutôt quelque chose de plus classique ? On a vu que les Rockets ont mieux défendu lorsqu’ils ont résisté à l’envie de switcher sur toutes les actions. L’important, dans les deux cas, reste le même : contester le maximum de tirs pris par les Warriors et gêner les transmissions très tôt pour ne pas leur permettre de dégainer à leur guise. Si vous arrivez à gêner la circulation pour les pousser à faire de l’isolation, c’est un plus. Houston a réussi à les perturber, malheureusement pour les fans de Cleveland, la défense des coéquipiers de LeBron James n’a pas vraiment proche de celles des coéquipiers de James Harden…

Côté Warriors, quelles sont les clés ?

Tout est un peu lié côté Dubs. Tout d’abord, l’intensité défensive. Quand les Warriors jouent aggressifs en défense, ils peuvent vite devenir un enfer. Avec les longs bras de Durant, les aides permanentes de Green, les contestations de Klay Thompson, et une présence collective parfois impressionnante, ils ont tout dans leur arsenal pour éteindre n’importe quel adversaire. Mais le seul facteur qui peut leur faire défaut, c’est l’envie. Parfois un peu têtes en l’air, parfois un peu trop sûrs d’eux, parfois hors du coup tout simplement, les joueurs de Kerr peuvent avoir tendance à oublier qu’ils sont une véritable machine collective dans le domaine s’ils le veulent. A eux de limiter ces errances, notamment pour pouvoir se donner du rythme de l’autre côté du terrain.

Dans un match à rythme élevé, ils sont quasiment imbattables. Alors oui, il est rare de voir tout un match qui se joue à 100 à l’heure, mais les Dubs devront au maximum déployer leurs jambes quand le jeu le permettra. Dans le jeu en transition, ou dans le jeu en moins de 10 secondes, ils sont capables par la qualité de leurs shooteurs extérieurs ou leur qualité de passe de scorer des points en masse. S’ils parviennent à mettre une grosse intensité défensive et à faire rejaillir vite les ballons à l’extérieur pour déployer leur jeu grande vitesse, la mise à mort des Cavs sera très proche.

Tactiquement, on les a beaucoup vu se tourner vers l’isolation – au profit de KD notamment – dans la série face à Houston. Tactique utilisée pour limiter les pertes de balle face à la défense texane et pour profiter de l’avantage de taille que pouvait avoir leur ailier, elle a été pas mal décriée comme dénaturant le jeu original des Warriors, fait de courses, de nombreuses coupes, et d’écrans pour libérer les shooteurs ou pour créer des espaces. Au cours de certains matchs, les Warriors se sont parfois ajustés pour revenir à leurs fondamentaux, et cela coïncide souvent avec un retour au score ou une avance prise. Cela peut paraître un peu cliché, mais leurs 3eme quart temps en ont très souvent été la preuve. Dans ce type de jeu, l’étincelle se nomme souvent Stephen Curry. Face à la défense des Cavs moins dangereuse que celle des Rockets, l’isolation devrait être utilisée avec un peu plus de parcimonie de la part de Kerr. Du côté défense, il faudra s’ajuster à la probable absence de Kevin Love pour le game 1, mais on ne doute pas du fait que Draymond arrive à s’occuper aussi bien de son homonyme Jeff. Deux options se posent ensuite pour les Warriors : laisser LeBron jouer et isoler les seconds couteaux, ou forcer ses seconds couteaux à endosser plus de responsabilités que prévues en misant sur leur irrégularité.

Petit point coaching : on n’a pas parlé des coachs en opposition directe simplement parce que le duel n’existe pas. Voilà, voilà. Non plus sérieusement allez. Attention à certaines gestions de Kerr, notamment côté rotations. Lue de son côté doit bâtir sur sa seconde période du game 7 à Boston, qui fût – aussi surprenant que ça puisse paraître à écrire et à lire – bonne, voire très bonne. Encore une fois le challenge pour ce dernier sera de faire le moins d’erreurs possibles et de ne pas forcer sur des joueurs qui ne sont pas dedans (qui est Jordan Clarkson?), quitte à user ses minutes sur d’autres joueurs (qui est Jose Calderon ? qui est Cedi Osman ?) ou forcer sur ses titulaires (qui est LeBron James?). Pour Kerr, il serait bon de remettre un peu d’ordre dans la maison pour s’assurer du focus complet de ses ouailles mais aussi pour mieux pallier à l’absence d’Andre Iguodala aka « La Planche » dans l’Ohio. On se prive pas d’un tel remplaçant et d’un tel vétéran sans conséquences et on sent bien que quelques replacements seraient les bienvenus.

Petite note qui pourra avoir son importance : le calendrier entre les matchs est assez espacé et c’est évidemment une aubaine pour Cleveland qui a l’effectif le plus vieux dans cette Finale. Bien sûr, Golden State arrivera tout aussi frais, mais la récupération pourrait être un facteur important pour un certain LBJ par exemple, qui devrait avoisiner les 60 minutes de jeu par match sur ces Finales NBA.

Pronostic

Les rebelles gagnent

Ben oui, on vous a pas raconté la fin de « Star Wars IV : Un nouvel espoir » ! En fait à la fin, les rebelles attaquent la grande base de l’Empire. Et pendant qu’un grand mec beau gosse pilonne les Tie Fighters, et bah le jeune homme parti de sa planète en quête de gloire et tout et tout envoie un missile dans un tout petit objectif, et il fait exploser l’Etoile de la Mort. Mais bon ça, ça arrive que dans les films…

4-1 Warriors

Bonne Finales (à ceux qui voudront la voir) !

Calendrier :

Vendredi 1er juin @Golden State 3h

Lundi 4 juin @Golden State 2h

Jeudi 7 @Cleveland 3h

Samedi 9 juin @Cleveland 3h

Mardi 12 juin @Golden State 3h

Vendredi 15 juin @Cleveland 3h

Lundi 18 juin @Golden State 2h