La Warriors Era. Voici le nom que l’histoire retiendra pour la fin des années 2010. 3 titres remportés en 4 ans, une domination sans partage depuis deux ans, des joueurs encore tous dans leur prime.. Que dire si ce n’est que l’on est pas prêts de revoir une équipe comme celle-ci ? Outre leur écrasante domination, ces Warriors régalent. On adore les détester pour une multitude de raisons, mais force est de constater que très rares sont les équipes historiques à avoir été aussi plaisantes à voir jouer.

Souvent sur le fil du rasoir ces 4 dernières années entre la série contre les Rockets de cette année, celle contre le Thunder il y a deux ans et celle contre les Grizzlies il y a trois ans, les Warriors n’ont chancelé qu’une fois, face aux Cavaliers d’un duo James-Irving au sommet de son art.

Les What If sont nombreux sur cette période : et si Conley ne s’était pas blessé ? Et si Curry avait raté ce hail mary ? Et si Russell Westbrook n’avait pas complètement craqué dans le dernier quart-temps de ce fameux Game 6 ? Et si Klay Thompson n’avait pas été d’une adresse démoniaque dans ce même match ? Et si Chris Paul ne s’était pas blessé l’an dernier ? Nous laisserons tout cela aux bons soins d’un spécialiste du genre, accessoirement rédacteur sur ce site.

Que s’est-il passé depuis deux ans dans la baie d’Oakland ? Deux bagues, 6 matchs de playoffs perdus seulement, une seule série serrée, une conférence Ouest sweepée lors des playoffs 2017. Le coup de grâce ? Depuis l’humiliation subie en 2016, un 8-1 face aux Cavaliers en Finales NBA. Dont un sweep 5 XL l’an dernier. Hardcore.

Le pire dans tout cela ? L’an dernier, le niveau de jeu de cette équipe était très moyen au regard de ce qu’ils avaient pu produire en 2017, où ils avaient évolué sur une autre planète. L’usure du temps ? Les blessures ? Une motivation moins grande ? Peut-être. Toujours est-il qu’ils terminaient 2èmes de l’Ouest derrière les Rockets. Si certains les pensaient prenables, ils ont tapé du poing sur la table : exit les Spurs, exit les Pelicans, et exit Houston. Certes, cette dernière série est sans doute la plus disputée – hors Finales – de leur ère, mais l’issue est toujours la même : à la fin, les Warriors gagnent. Et dire que les dirigeants ont trouvé le moyen de renforcer encore l’équipe cet été…

Résumé de l’été

Cela fait maintenant quelques temps que les Warriors enchaînent les intersaisons parfaites grâce à un des – sinon le – meilleur(s) front office de la ligue.

Quid de la draft ? Détenteurs du 28e choix, les double champions en titre ont jeté leur dévolu sur Jacob Evans en provenance des Bearcats de Cincinnati, décision qui apparaît comme éminemment pertinente à tout point de vue.

D’une part, Andre Iguodala vieillit et l’heure est venue de lui trouver un successeur et de le former pour qu’il prenne le relais le moment venu. Grand, long, tanké, bon shooteur et déjà très bon défenseur, Evans semblait être un choix tout indiqué même si on aurait pu imaginer une autre option type Jevon Carter pour préparer la succession non pas d’Iguodala mais de Livingston. Or étant donné qu’ils avaient déjà Quinn Cook derrière Livingston, choisir Evans était la décision la plus logique.

Golden State cherche 3 choses : un réservoir de role players capables d’être ultra-performants sur une défense en switch, des joueurs à même de limiter les minutes de Draymond Green, dont la défense est très gourmande en énergie, et une régénération progressive de leur banc afin de ré-insuffler de l’envie et de l’allant années après années. Les sélections de Kevon Looney, Damian Jones et Jordan Bell allant toutes dans ce sens, ce dernier choix n’a absolument rien d’étonnant.

On peut se poser la question de la marge de progression de l’intéressé car il n’a pas vraiment progressé durant ses 3 saisons chez les Bearcats. A voir malgré tout, car le centre aéré de Mick Cronin (son ancien coach) n’a absolument rien à voir avec la machine de guerre des Warriors. Ne nous faisons guère d’illusions : à moins d’une blessure, il ne verra sans doute pas le parquet cette saison et devrait aller s’aguerrir en G-League.

On arrive au dossier le plus chaud : la Free Agency. Passons rapidement sur la re-signature quasiment anecdotique de Kevin Durant. Les Warriors ont perdu bon nombre de rotations cette année avec les départs de Zaza Pachulia, David West (retraite), Javale McGee, Nick Young et Omri Casspi. Ces pertes n’impacteront a priori pas beaucoup les résultats de l’équipe… Mais auront sans doute une très grande influence sur son développement et son futur.

La perte de Casspi a été compensée numériquement par la venue de Jonas Jerebko, tout comme celle de McGee l’a été par l’arrivée de DeMarcus Cousins… mais ce bon vieux Boogie sera out au moins jusqu’à décembre. On en reparle juste en-dessous.

Le reste ? Le front office a visiblement misé sur l’émergence de ses jeunes joueurs. Kevon Looney et Jordan Bell ont eu des minutes lors des dernières Finales NBA et ont prouvé être prêts à avoir un rôle significatif. Damian Jones a eu des blessures et s’est fait les dents en G-League pendant un bon moment. En l’état, c’est ce dernier qui devrait débuter, à moins que Steve Kerr ne décide de commencer directement avec un 5 small ball.

Bien évidemment, le principal sujet de conversation autour de la Free Agency de Golden State a été l’arrivée de DeMarcus Cousins pour 5,2M de dollars sur un an. Beaucoup se sont indignés en disant que cette décision avait cassé la ligue, qu’il avait été déloyal envers les Pelicans. Rappelons certaines choses une bonne fois pour toutes : les joueurs sont liés à leur franchise par un contrat de travail. En aucun cas par un serment d’allégeance. En outre, il faut insister sur le fait que Cousins ne restera très certainement qu’un an dans la baie, pour la simple raison que les Warriors ne pourront lui proposer cet été que 120% du salaire qu’il touchera cette année. Insistons sur le rappel le plus important : Cousins revient d’une rupture totale du tendon d’Achille. Pas une rupture partielle, non non non. Une rupture totale.

Peut-il revenir ? Rien n’est moins sûr (explications plus bas) et quoi qu’il en soit ça ne changera sans doute pas fondamentalement la donne pour Oakland.

Arrivées notables : DeMarcus Cousins (C), Jonas Jerebko (F)
Re-signatures : Kevin Durant (F)
Draft : Jacob Evans (F)
Pertes notables : Zaza Pachulia (C), David West (F/C), Omri Casspi (F), Nick Young (F), Javale McGee (C)

Jeu & Coaching

Est-il vraiment encore besoin de présenter ces Warriors ? Du mouvement de balle à gogo et un collectif extrêmement bien huilé. Ça joue vite, ça shoot de loin, et surtout ça rentre les tirs. Le tout reposant sur une défense souvent très sérieuse.

Petit changement par rapport aux années passées ; le banc sera beaucoup plus jeune mais sera magnifiquement encadré : qui mieux que Livingston et Iguodala pour emmener le quatuor Cook-McCaw-Evans-Looney ? Mais la nouveauté majeure reste bien sûr l’arrivée de DeMarcus Cousins.

L’intérêt de cette signature est énorme et ce même s’il revient à l’état de fantôme physiquement parlant. En effet, même avec une mobilité et une vitesse très réduites, il n’en a pas perdu sa force herculéenne pour autant. C’est peut-être même la seule certitude au milieu de tous ces doutes : quoi qu’il arrive, Boogie sera toujours un colosse. Or avec un joueur aussi puissant que lui dans l’effectif des Warriors, il devient complètement impossible de faire ce qu’avait fait Houston l’année passée, à savoir défendre constamment en switch et faire un blitz très agressif sur Kevin Durant.

Exemple simple avec quelques noms pour comprendre : pick posé très haut par les Warriors (high roll screen), la défense switch, donc on se retrouve avec Adams, Capela ou Gobert sur Curry… et Westbrook, Paul ou Rubio sur Cousins. Autant dire que pour survivre dans un tel schéma, il faudra effectuer un scram switch (comprenez le fait qu’après le switch initial des deux défenseurs de l’écran, celui qui se retrouve sur le plus grand changera à nouveau avec un autre de ses coéquipiers, souvent un intérieur, venu en aide) ultra rapide pour ne pas voir l’un des 3 derniers cités se faire hacher menu par Boogie. Problème : même dans l’hypothèse où cette rotation est bien faite, le pivot étant trop loin, c’est au mieux un poste 4 qui peut venir défendre sur la bête… Ce qui n’est toujours pas suffisant pour ne pas se faire détruire.

Trois solutions alors:

  • Prier pour que le scram switch soit bien fait et allumer un cierge pour que le joueur qui défend sur Cousins ne se fasse pas écrabouiller.
  • Venir aider et prier pour que Stephen Curry, Klay Thompson ou Kevin Durant rate un tir grand ouvert. Enjoy.
  • Renoncer à la défense en switch et laisser Curry et Durant faire le show en isolation sur vos intérieurs. Enjoy again.

Conclusion : même s’il va leur coûter cher en défense, Cousins peut et va certainement rendre cette attaque complètement indéfendable. Les 4 coachs qui vont devoir faire face à cela en avril prochain sont prévenus.

Quel 5 majeur ?

Inutile de s’attarder sur ce point : le Fab Four débutera évidemment chaque soir et devrait être assisté soit de Damian Jones, soit de Kevon Looney soit de Jordan Bell. Étant donné que ce dernier est de loin le plus fort des trois, il devrait être l’élu mais on pourrait assister à une surprise avec une titularisation de Damian Jones. Malgré tout, au final peu importe qui sera choisi : le but de l’opération consiste à réduire au minimum les minutes de Draymond Green au poste de pivot pour améliorer le potentiel défensif de l’équipe. On voit déjà certains lecteurs froncer les sourcils. Voyez plutôt : depuis la saison 14-15, Green est de moins en moins bon défensivement quand il est aligné au poste 5. Petite stat pour éclairer ce postulat :

2015 ? Un defensive rating à 89,5 pour les Warriors avec Green en pivot.

2016 ? 102.4.

2017 ? 108.

2018 ? 117.

Bien évidemment, cette stat est à prendre avec des pincettes… Mais si elle est mise en corrélation avec la réaction de Steve Kerr à ce phénomène, le constat est flagrant. Sur ces 4 saisons, Green a joué respectivement 10%, 21%, 21% et 1% (!!!) de ses minutes au poste de pivot. Baisse physique ? Gestion maximale des efforts et de la fatigue d’un joueur qui vieillit ?

Voici donc le 5 des Warriors pour cette année :

Stephen Curry – Klay Thompson – Kevin Durant – Draymond Green – Damian Jones

Forces du roster

4 All Stars. Peut-être même un cinquième si un miracle se produit. Trois des meilleurs shooters et un des meilleurs défenseurs de l’histoire. En cumulé ? 3 MVP, 1 DPOY, 21 sélections au match des étoiles. A leurs côtés ?

Deux vétérans encore hyper productifs et ô combien précieux dans le vestiaire en Livingston et Iguodala. Quatre jeunes aux profils intéressants pour faire tourner au maximum et le jour où les deux précités déclineront pour de bon, bénéficier de l’émergence de successeurs qu’ils auront eux-mêmes formés. Et un joueur qui, s’il arrive à revenir à son meilleur niveau pourra emmener ces Warriors, vers des sommets inconnus jusqu’alors.

Que demander de plus ? Un des meilleurs coachs de ces dernières années pour driver le tout ? Ils l’ont aussi.

Quelle caractéristique unique tirer de tout cela ?

L’adaptation. Cette équipe peut s’adapter à tout. Absolument tout. Sur le plan de la motivation et de l’envie elle pourra bénéficier du souffle de ses jeunes joueurs plutôt que de vétérans désabusés venus chercher une bague. Sur le plan purement basket, si tous ses joueurs sont à 100%, elle peut faire tomber la foudre derrière l’arc, atomiser n’importe quel small ball, être la meilleure attaque ET la meilleure défense NBA, jouer vite, jouer lentement, jouer en mouvement ou en isolation, etc. En résumé : les possibilités d’ajustement sont sans limites. Aucune autre équipe NBA ne peut se targuer de ne jamais se retrouver démunie face à X ou Y opposition et c’est bien en cela que les Warriors sont très largement au dessus des 29 autres franchises.

Avec les forces en présence, les Warriors disposent d’absolument toutes les qualités possibles sur un parquet. Du tir extérieur, des qualités athlétiques, de la défense, de la technique, du QI à ne plus savoir qu’en faire… Leur starting five reste évidemment leur plus grande force, alors que la photo des 5 bougres a fait chaviré la ligue dans une terrifiante réalité. Mais l’apport des nouveaux joueurs, s’il est à la hauteur des espérances, permet à Golden State de conserver un excellent banc, capable de relayer les stars et de maintenir les temps forts.

Faiblesses du roster

La lassitude peut-être. Ou un scénario cauchemar type Curry et Durant se blessent lourdement.

Si on poursuit sur cette idée, on en arrive fatalement à une idée d’usure physique des joueurs. C’est un fait souvent négligé mais il ne faut pas oublier que cette équipe commence à avoir un sacré kilométrage avec la répétition des saisons à plus de cent matchs au plus haut niveau.

Certains commencent d’ailleurs à en porter les cicatrices: Stephen Curry a loupé 30 matchs, Iguodala une vingtaine, Durant une quinzaine, Green à peu près autant, bref. On sent que physiquement, enchaîner devient très compliqué, même s’il faut bien reconnaître que la tournée de présaison en Chine n’aura vraiment pas aidé.

En outre, lors de la saison écoulée, on a vu plus d’une fois Green clairement marquer le pas physiquement. Même si son rôle en attaque est devenu quasi anecdotique avec l’arrivée de Kevin Durant, la débauche d’énergie exigée par son style de l’autre côté du terrain est assez énorme. Sans aller jusqu’à dire qu’il est cramé, loin de là (même si on peut le penser vu le nombre de signes avant-coureurs), il semblerait que la gestion de ses efforts et de sa fatigue progressive devienne un enjeu crucial du côté d’Oakland.

Il va sans dire qu’une telle gestion serait grandement favorisée par l’émergence d’un Damian Jones qui, s’il parvient à être productif, aurait un impact énorme sur Green. Non seulement il lui éviterait de s’époumoner chaque soir à combler toutes les brèches, mais il permettrait aussi et surtout aux Warriors de défendre beaucoup plus en drop coverage, chose que le DPOY 2017 ne peut plus faire sans donner son corps à la science.

Le joueur clé : DeMarcus Cousins

On aurait pratiquement pu choisir n’importe lequel. Mais il paraît que l’arrivée de Boogie dans la baie a « cassé la ligue ». Expliquons donc si oui ou non cela peut se produire.

Parmi les cas référencés, on compte évidemment Kobe Bryant mais aussi Wes Matthews, Isiah Thomas, Chauncey Billups, Jonas Jerebko et Elton Brand. Aucun n’a retrouvé son vrai niveau, bien au contraire. En tout et pour tout, il n’y a qu’un seul contre-exemple : Dominique Wilkins, qui a réussi à empiler deux capes au All-Star Game et une moyenne de 30 pions par match. S’il y a donc une lueur d’espoir, aucun de ces joueurs n’est aussi volumineux que Cousins. Or, il est notoire que les géants ont beaucoup plus de mal à se remettre de type de blessure que les joueurs aux dimensions plus « humaines ».

Aussi triste que ce soit, il faut se rendre à l’évidence : les chances de revoir le Boogie qu’on a connu auparavant sont extrêmement faibles. Même si la technique opératoire a évolué, voir à nouveau l’ex-enfant terrible des Kings refaire des spinmoves en pleine course ou tout démolir sur son passage serait un miracle. Mais si ça arrive, on ne va pas s’en plaindre, loin de là.

Au bout du compte, le plus intéressant est le challenge offert à l’ancien coéquipier d’Anthony Davis : peut-il rendre les Warriors totalement intouchables ? Peut-il redevenir la superstar qu’il était ? Beaucoup de questions et une seule réponse qui sera la vérité du terrain. Vivement que la saison redémarre.

La problématique de l’équipe : Le titre peut-il leur filer entre les doigts ?

Vu la situation, on voit difficilement quelle autre question on pourrait se poser. Les Warriors ont été moyens voire très moyens sur les derniers playoffs. Ils n’ont en grande partie dû leur salut qu’à la fameuse et incroyable série de 27 tirs à 3 points ratés à la suite par les Rockets lors du Game 7 de la dernière Finale de conférence. Certains diraient même que si Chris Paul avait pu jouer ce dernier match, l’issue aurait été différente et la parade du champion NBA aurait eu lieu du côté de Houston et non dans la Baie.

Finiront-ils par en payer le prix à un moment ou à un autre ? En playoffs peut-être, sait-on jamais. Mais pas en saison régulière.

Le pronostic

1er à l’Ouest, entre 60 et 65 victoires.

Le fab four est toujours aussi fort, les tauliers Livingston et Iguodala sont toujours là et les jeunes devraient être en mesure de contribuer cette année. Presque rien de nouveau sous le soleil de Californie et on devrait assister à une nouvelle saison entre 60 et 70 victoires pour l’ogre de la baie.

L’avis du compte FR : @DubNationFR

Savoir si on s’est renforcé, c’est évaluer la différence entre les départs et les arrivées. On perd Nick Young, Zaza, David West et JaVale. DeMarcus Cousins et Jonas Jerebko arrivent, on draft Jacob Evans. Sur le papier c’est une évidence, l’équipe s’est grandement améliorée. On récupère l’un des meilleurs intérieurs de la ligue ! On va bien voir comment il va revenir physiquement, s’il va réellement retrouvé le niveau qu’il avait avant sa blessure. Mais même un DMC à 75% c’est énorme ! S’il y a un poste où Golden State n’a jamais dominé c’est bien le poste 5. Il faut remonter à Thurmond, voir Chamberlain. Hormis peut-être la fameuse saison 93-94 avec Chris Webber. Si Bogut était un défenseur hors pair, Cousins va nous apporter une dimension inédite, une réelle menace au poste. Sans oublier une adresse à 3pts époustouflante pour un big man. Des questions se posent en défense. Sera-t-il capable d’intégrer le heavy switch defense si caractéristique des Warriors depuis 4 ans, et qui déteint sur beaucoup d’autres franchises ? Acceptera-t-il le partage du ballon, se fondra-t-il dans le collectif ? On va le savoir plus vite que prévu car il semble avoir de l’avance sur sa ré-éducation. La saison s’annonce excitante, la conférence Ouest a réussi l’exploit d’être encore plus forte. Les portes de la finale se sont ouvertes pour Boston, Philly ou Toronto. Pour nous, il va falloir affronter des équipes redoutables. Houston bien sûr (à suivre sur le dossier Butler), et les écuries habituelles (Utah, SA…). À titre personnel, OKC reste une équipe que je redoute.