A quelques jours du début de la saison de basket universitaire, on vous propose nos trois meilleurs 5 d’avant saison pour vous préparer au retour du plus dingue des championnats de basket.

All-American First Team

Carsen Edwards – Purdue Boilermakers

Meneur de relative petite taille mais costaud et étonnamment explosif, le charismatique joueur de Purdue est l’un des grands candidats au titre de joueur de l’année pour la saison à venir. Son explosivité et sa qualité technique en font un joueur plaisant à voir et un danger de tous les instants pour les défenses adverses. L’expérience qu’il a engrangé au cours de ses deux premières saisons universitaires durant lesquelles il a toujours joué un rôle majeur dans des équipe très fortes, mais aussi avec Team USA lui donne une crédibilité certaine et de solides références.

Cette saison 2018-19 sera cependant un énorme challenge pour Carsen Edwards. Avec des responsabilités décuplées par le départ des quatre autres titulaires de la saison passée, posant ainsi une responsabilité immense sur les épaules de ce joueur parfois comparé à Jameer Nelson, qui devra continuer de briller voire faire mieux, tout en guidant ses coéquipiers comme le sophomore Nojel Eastern, l’autre Boilermaker à surveiller cette saison.

RJ Barrett – Duke Blue Devils

Si votre fil twitter n’a d’yeux que pour les dunks et autres highlights de Zion Williamson, ne vous y trompez pas : le meilleur joueur des Blue Devils, et le numéro 1 en puissance de la prochaine Draft s’appelle bien RJ Barrett.

Le phénomène canadien, qui écrit déjà l’histoire de son équipe nationale avec un titre international (le mondial U19 en 2017, alors qu’il était déjà surclassé à 17 ans) et une présence déjà dans le Team Canada des grands, ne devrait malheureusement pas faire de vieux os à Durham et fera ses bagages dans quelques mois pour être le premier joueur appelé par Adam Silver à Brooklyn.

En guise de teaser, les highlights de son match monstrueux face au Team USA de Carsen Edwards et de son nouveau coéquipier Cam Reddish en 2017 :

Caleb Martin – Nevada Wolf Pack

Après deux bonnes saisons à North Carolina State dans l’ACC, les jumeaux Caleb et Cody Martin ont décidé de prendre une nouvelle direction en devenant les figures de proue du Nevada d’Eric Musselman, une équipe construite essentiellement via des transferts, correspondant à la tendance qui s’accentue ces dernières années dans le paysage universitaire avec de plus en plus de joueurs, et de bons joueurs, qui demandent leur transfert vers une autre université (généralement au prix d’une année « redshirt »).

La réussite a suivi les jumeaux à tel point qu’ils sont devenus les deux meilleurs joueurs d’une équipe comptant pourtant quelques solides éléments comme Jordan Caroline et Lindsey Drew. Nevada a ainsi terminé en tête de sa conférence, la Mountain West, et a gagné deux rencontres lors de la March Madness, dont un miraculeux succès face à Cincinnati, avant de s’incliner face au petit poucet Loyola-Chicago.

Terminant aux portes des All-American Teams la saison dernière, Caleb Martin est cette saison l’un des grands favoris pour faire le grand saut vers le premier 5 national, tirant très haut les ambitions d’une équipe de Nevada qui rêvera de titre cette saison.

Dedric Lawson – Kansas Jayhawks

Arrivé sur le campus de Kansas avec son frère jumeau KJ il y a un an après deux saisons à Memphis, Dedric Lawson souhaite vivre la même histoire que Caleb Martin, en étant l’un des transferts les plus impactants du pays et pourquoi pas avoir un frère jumeau qui dépassera toutes les attentes placées en lui.

A Lawrence, certains voient Dedric Lawson comme le nouveau Marcus Morris, encore une histoire de jumeaux puisque les Morris étaient passés ensemble par Kansas. Mais Lawson semble pouvoir faire encore mieux que l’actuel Boston Celtic, et comme ce dernier à l’époque, il sera probablement au centre de la plupart des schémas offensifs de Bill Self, dans une équipe qui est pour le moment favorite pour remporter le titre final début avril.

Ethan Happ – Wisconsin Badgers

Certainement frustré par une saison de transition du côté de Madison, Wisconsin, Ethan Happ a quand même rempilé pour une dernière saison universitaire, d’abord parce qu’il doit encore travailler son tir extérieur, seul point noir dans son profil très complet, pour convaincre les scouts et GMs NBA qu’il peut avoir sa place dans un roster. Mais aussi, parce que les Badgers semblent cette saison capables de relancer la machine avec une équipe toujours jeune mais qui a maintenant un an d’expérience derrière elle.

Déjà candidat l’an dernier, Happ devrait cette saison encore jouer pour le titre de meilleur joueur de sa conférence, la Big 10, même si la concurrence de Carsen Edwards (Purdue) sera difficile à surmonter.

All-American Second Team

Markus Howard – Marquette Golden Eagles

Il avait déjà marqué les esprits lors de son année freshman par sa précocité et son adresse, tournant à près de 55% à trois points à même pas 18 ans. Pour sa deuxième saison universitaire, le petit frère de Jordan Howard (ex-Central Arkansas) a confirmé, assumant ses nouvelles responsabilités avec plus de temps de jeu et deux fois plus de tickets shoot. Son adresse a ainsi baissé pour retomber dans ses sphères relativement normales bien que toujours très bonnes, mais il a dépassé la barre des 20 points par match, devenant le principal artificier de son équipe avec le senior Andrew Rowsey.

Avec le départ de ce dernier, Howard devient le grand leader d’attaque d’une équipe qui visera un titre dans sa conférence, la compétitive et très physique Big East, qui sera plus ouverte cette saison avec Villanova et Xavier qui semblent moins armés qu’auparavant. Le petit (1,80m) Howard ne pourra pas marquer 52 points tous les soirs comme il l’avait fait face à Providence la saison dernière (record de la saison), mais il continuera certainement de compenser son manque de taille par son immense talent.

Kellan Grady – Davidson Wildcats

Auteur d’une saison freshman impressionnante avec 17 points par match, Kellan Grady semble bien être le nouveau phénomène de Davidson après les illustres Stephen Curry, Jack Gibbs et Peyton Aldridge. Contrairement aux deux derniers cités, son immense talent semble pouvoir en faire un joueur NBA, et il pourrait donc devenir le deuxième joueur issu de cette petite école d’art à rejoindre la grande ligue après le meneur des Warriors double MVP.

Il aura pour sa deuxième saison déjà des responsabilités très importantes, devant porter par son scoring une équipe qui souhaitera elle aussi remporter le titre dans sa conférence, l’Atlantic-10, profitant de la transition que va vivre Rhode Island qui avait dominé la conférence ces dernières saisons.

Nassir Little – North Carolina Tar Heels

Le MVP du McDonald’s All-American game et du Jordan Brand Classic est la recrue la plus prestigieuse des Tar Heels depuis Harrison Barnes en 2010. Ailier versatile, avec la volonté et les atouts physiques pour être un féroce défenseur, mais également très talentueux offensivement notamment au poste et à mi-distance, Nassir Little reste un joueur tout sauf égoïste, en témoigne son petit total de 10 tirs tentés en deux matchs d’exhibition disputés cet été aux Bahamas avec les Tar Heels.

Lui et Luke Maye formeront le monstre à deux têtes de leur conférence, l’ACC, et le freshman aura une importance capitale pour éventuellement mener les Tar Heels vers un nouveau titre national, durant ce qui sera peut-être sa seule saison universitaire avant de s’inscrire à la Draft NBA.

Luke Maye – North Carolina Tar Heels

Vu par beaucoup comme un favori pour le titre de joueur de l’année, Luke Maye devra pourtant lâcher du lest cette saison avec l’arrivée de Nassir Little. Il sera donc plus difficile pour lui d’aller chercher les chiffres d’un Carsen Edwards ou même d’un RJ Barrett, mais qu’importe, ce joueur à la trajectoire étonnante et à la progression exponentielle aura une nouvelle opportunité de remporter un titre national avant la fin de son cursus, et de devenir l’une des nombreuses légendes des Tar Heels, qui comptent déjà quelques noms à forte résonance parmi les bannières placées au sommet du Dean Smith Center.

Mike Daum – South Dakota State Jackrabbits

Le « Dauminator » est la plus grande attraction du championnat universitaire, et c’est pourtant l’un des joueurs les plus méconnus du grand public, la faute à une exposition médiatique limitée puisqu’en jouant à South Dakota State, Daum évolue dans un petit programme et dans une petite conférence, loin des salles pleines et des diffusions nationales sur ESPN.

Et Daum avait pourtant l’occasion de changer cela en demandant un transfert avec éligibilité immédiate pour sa dernière saison et rejoindre une powerhouse du basket universitaire, mais le joueur a préféré rester chez lui et terminer son histoire là ou elle a commencé. Pour la terminer en beauté, il voudra guider son équipe vers la March Madness une nouvelle fois, et tenter cette fois d’y gagner un match, après avoir échoué ces deux dernières saisons face à Gonzaga et Ohio State.

All-American Third Team

Ty Jerome – Virginia Cavaliers

Le new-yorkais Ty Jerome est par essence un joueur sous-estimé puisqu’il évolue à Virginia, un programme d’excellence mais dont la philosophie défensive ne permet pas à ses individualités de briller par leurs stats et leurs exploits offensifs. Au sein même de son équipe, Jerome passe généralement derrière Kyle Guy et De’Andre Hunter dans les discussions autour de ce collectif des « Hoos ». Pourtant, la saison dernière, il en était le métronome, avec une évolution brillante au poste de meneur, étant aussi un défenseur très efficace à l’extérieur, et un shooter de grande qualité, probablement le plus clutch du pays la saison dernière, avec notamment un « dagger » à 3 points au Cameron Indoor Stadium de Duke.

Tremont Waters – LSU Tigers

L’ère Will Wade à Bâton Rouge a commencé par une reconstruction qui s’annonçait dans un premier temps fastidieuse mais qui a quand même pu voir pour sa première année quelques rayons de soleil produits par le meneur freshman Tremont Waters. Auteur de quelques cartons et de gros tirs, il est la première pierre d’un édifice nouveau que cherche à bâtir Wade, le jeune coach de 35 ans.

Cette saison, avec quelques renforts de choix comme Naz Reid, Emmitt Williams ou encore Ja’Vonte Smart, les Tigers devraient retrouver la March Madness, mais pour briller dans leur conférence et décrocher ce ticket, c’est d’abord sur les exploits et la régularité de Tremont Waters que cette équipe devra se baser. Les Tigers joueront avec le coeur lourd, eux qui souhaiteront dédier chaque victoire à leur coéquipier Wayde Sims, assassiné près du campus il y a quelques semaines.

Rui Hachimura – Gonzaga Bulldogs

16 mois après la défaite en finale face à North Carolina, les Zags reviennent avec un effectif qui ressemble à une armada qui n’aura qu’un unique but : le titre national. Le head coach Mark Few a encore obtenu des précieux renforts via transfert avec Brandon Clarke et Geno Crandall, et a continué de développer ses jeunes joueurs comme Zach Norvell Jr, Killian Tillie mais aussi et surtout Rui Hachimura.

Le japonais a progressé comme attendu la saison dernière, et a passé l’été à briller avec son équipe nationale, avec notamment une victoire historique face à l’Australie. Il sera cette saison pour la première fois dans le 5 de départ, et sera l’arme principale des Zags qui devraient plus que jamais marcher sur leur conférence, la WCC, avant de se lancer dans ces six matchs fatidiques du mois de mars.

Eric Paschall – Villanova Wildcats

Nova aura beaucoup de mal à défendre son titre national avec les départs de nombreux cadres, certains prévus, comme pour Jalen Brunson et Mikal Bridges, d’autres moins, comme Donte DiVincenzo, qui devait devenir le leader du champion sortant mais qui a finalement été sélectionné au premier tour de la Draft NBA.

Dans ce contexte, c’est donc l’un des cadres rescapés de cette équipe qui devra prendre ces responsabilités, et « Baby Millsap », comme l’appelle LeBron James, semble le joueur idoine pour assumer ce rôle. Son physique et son expérience seront importants pour montrer l’exemple et guider ses jeunes coéquipiers dans la jungle de la Big East, la conférence la plus physique du paysage universitaire.

Grant Williams – Tennessee Volunteers

La SEC est la conférence qui a connu la plus belle progression l’an dernier avec l’apparition de nouvelles forces comme Auburn et Tennessee. Les Volunteers n’ont pas résisté à la folie de Loyola en mars, mais ils ont malgré tout complété un exercice 2017-2018 de grande qualité, et reviennent cette saison avec l’essentiel de leur force de frappe pour tenter un run vers le titre national.

Le leader de cette équipe sera encore Grant Williams, l’intérieur élu meilleur joueur de la SEC l’an dernier, et qui semble être le favori pour remettre ça cette saison. Avec Admiral Schofield, il formera un duo assez rare par son mélange de physique et de technique, et rendra cette équipe de Tennessee difficile à arrêter.