Paul George est un sacré joueur de basket. Voilà pour les banalités. Jusqu’au All-Star Break, il faisait légitimement figure de favori au titre de meilleur joueur de la saison, pour lequel il concurrençait Giannis Antetokounmpo et James Harden. S’il a connu une baisse de forme en fin de saison, il reste néanmoins capable de changer, à lui seul, le cours d’une série de playoffs. A cet égard, il s’est créé un alter-ego, « Playoffs P », une sorte de Paul George version super saiyan. Clamer haut et fort qu’on élève son niveau de jeu en post-season est une faculté maîtrisée par un grand nombre de joueurs. Joindre les actes à la parole est déjà moins aisé.

Alors, Paul George, déjà excellent en saison régulière, est-il du genre à élever son niveau de jeu dans les matchs à élimination ? « Playoffs P » existe-t-il, ou est-il simplement le copain imaginaire de l’ami Paulo ?  

 

I. Élever son niveau de jeu en playoffs : quelle difficulté ?

A. Les performances en saison régulière

Où Paul George se situe-t-il dans la hiérarchie des joueurs NBA ? Voilà une question bien compliquée à trancher. Depuis son arrivée dans la Grande Ligue en 2010-2011, Paulo a pris du galon et s’est vu, petit à petit, conférer des responsabilités au sein des deux franchises pour lesquelles il a évoluées.

Drafté en 10ème position par les Pacers d’Indiana, dans une promotion riche en talent (et en blessures graves, comme en atteste la première place de John Wall, la cinquième de DeMarcus Cousins et la neuvième de Gordon Hayward …), Paul George arrive dans une franchise qui n’a plus connu les playoffs depuis 2006. La franchise ne dispose d’ailleurs plus réellement de franchise player, puisque le légendaire Reggie Miller a pris sa retraite en 2005, et que Jermaine O’Neal, pivot très dominant au début du siècle, a été transféré en 2009.

C’est donc dans une franchise en mal de résultat et en recherche d’identité que Paul George doit s’intégrer. La suite ? Elle se résume en très peu de mots : Paul George est devenu le joueur qu’attendait tout l’Indiana. Mieux encore, lorsqu’il était en état de jouer, jamais sa franchise n’a raté les playoffs. Cerise sur le gâteau, il a mené la franchise en finale de conférence à deux reprises, en 2013 et 2014, avant de rendre les armes (avec les honneurs) contre le Heat de LeBron, Wade et Bosh, voire Ray Allen.

Paul George est donc rapidement devenu le meilleur joueur de sa franchise. Si sa saison rookie est correcte, sans être remarquable, il tripla sa moyenne de points et doubla sa moyenne de rebonds en l’espace de deux ans. Auréolé du titre de meilleure progression de la saison 2012-2013, PG n’a eu de cesse, depuis, d’accroître sa production statistique et son impact des deux côtés du terrain.

Avant même de répondre à la question que notre titre pose, il faut souligner un élément : Paul George nous a habitués à des saisons régulières de haute volée. Si nous excluons la saison 2014-2015, malheureusement écourtée en raison d’une fracture de la jambe, George reste sur cinq saisons consécutives a plus de 21,5 points, 5,5 rebonds et 3,5 passes décisives. Un bon joueur à tout faire, qui figure également à trois reprises dans les All defensive teams. De ces statistiques brutes découlent un constat évident : l’existence même de « Playoffs P » suppose que Paul George réalise des campagnes de post-season tout bonnement incroyables. Il semble plus simple pour un joueur moyen de se bonifier en avril que pour une superstar qui porte sa franchise dès la saison régulière.

Ainsi, les excellentes performances de Paul George en saison régulière constituent un frein à l’existence d’un « Super Paul George ». La saison régulière 2018-2019, qui vient tout juste de se terminer, en est le parfait exemple. Nous l’avons rapidement évoqué en introduction, mais Paul George a réalisé, de très loin, sa meilleure saison en carrière. Si Oklahoma était, jusqu’à la fin-février, un légitime candidat au podium de sa conférence, c’est bel et bien parce que son ailier brillait de mille feux. En témoigne sa masterpiece du 22 février 2019 à la Chesapeake Arena, lors de la réception du Jazz : 50 minutes de jeu, 45 points, 9 rebonds, 7 passes décisives et un buzzer beater incroyable pour permettre à Oklahoma de l’emporter 148 – 147 après deux prolongations.

A la lecture de ce qui précède, vous pourriez croire que je minimise l’apport de Russell Westobrook dans les bons résultats de sa franchise de toujours. Sachez que ce n’est pas le cas. Malgré ses difficultés persistantes au tir, Westbrook s’est mué en un véritable distributeur de ballon et a alimenté un Paul George incandescent. Néanmoins, il est indéniable que l’homme providentiel du Thunder, cette saison, fut PG13. Il y a des signes qui ne trompent pas : Oklahoma a chuté au classement (jusqu’à être 8ème à quatre matchs de la fin) lorsque son ailier a baissé en régime. Une baisse de régime d’ailleurs habituelle chez l’ami Paulo, comme en témoigne le tableau ci-dessous :

Statistiques présentées mois par mois par Paul George depuis le début de sa carrière.

Paul George a, en effet, pris pour habitude de voir son niveau régresser à compter du mois de janvier, avant de réellement piquer du nez en mars et en avril. Ceci s’est à nouveau prouvé en cette saison 2018-2019. Néanmoins, comme nous l’avons vu, cette légère baisse des performances n’enlève rien au caractère exceptionnel des dernières saisons de George.

Pour poursuivre notre analyse, je vous propose de nous pencher sur les défenses adverses. Nous avons en effet coutume d’estimer que les défenses se resserrent en playoffs. Si tel est effectivement le cas, cela constituerait un frein non négligeable à l’existence même de « Playoffs P ».

 

B. Le niveau défensif des franchises adverses

Parlons bien, parlons chiffres. Pour déterminer le niveau global des défenses, j’ai comparé le defensive rating des seize franchises qualifiées pour les playoffs lors des trois dernières saisons. Pour rappel, le defensive rating est un indicateur qui permet de déterminer le nombre de points encaissés par chaque équipe pour cent possessions adverses. Si les défenses se resserrent effectivement à partir du mois d’avril, leur defensive rating devrait être moindre que celui affiché en saison régulière.

Vous trouverez ci-joint un tableur qui recense les performances défensives de chaque franchise. Celles-ci sont classées par ordre croissant, en fonction de leur defensive rating présenté en playoffs.

A la lecture de ce tableau, nous nous apercevons que sur les seize franchises qui ont participé à la post-season 2018, seules cinq d’entre-elles ont mieux défendu en playoffs : Golden State, champion NBA, Indiana, New Orleans, Milwaukee et Cleveland. Une minorité, donc. Devons-nous en conclure qu’en réalité, les défenses sont plus perméables lors des matchs à élimination ?

Nuançons le propos. Dans un premier temps, nous ne pouvons pas nous permettre de tirer une telle conclusion après n’avoir présenté les chiffres que d’une seule et unique saison. Dans un second temps, rappelons que les playoffs opposent les huit meilleures franchises de chaque conférence. Les chiffres de la saison régulière retiennent donc les performances défensives réalisées contre des équipes du fin fond de chaque conférence (Coucou les Suns, coucou les Knicks …).

Prenons un exemple concret pour illustrer ce point. Nous nous apercevons que sur les 82 premières rencontres, San Antonio, huitième à l’issue de la saison régulière 2017, affiche un defensive rating de 104,1 points encaissés pour 100 possessions. Ce chiffre explose en playoffs, en passant à 111,6. Quelle explication ? San Antonio était confronté à Golden State, dont la puissance offensive n’a que peu d’égal dans l’Histoire. Affronter durant cinq rencontres une franchise composée du meilleur shooter de l’Histoire (Stephen Curry), l’un des meilleurs attaquants (Kevin Durant) et l’un des plus grands pyromanes (Klay Thompson) complexifie forcément la tâche de la défense, aussi forte soit-elle.

Par conséquent, difficile de comparer le niveau défensif présenté par chaque franchise en se basant sur le seul defensive rating. Dès lors, il est dans notre intérêt de poursuivre nos recherches, en les précisant.

Si le defensive rating d’une saison régulière semble trop vaste, présentons cet indicateur d’une manière différente. Vous trouverez ci-joint, pour les trois dernières saisons, un tableau à deux entrées : le rating défensif affiché en saison régulière contre les franchises finalement affrontées en playoffs, et le rating défensif présenté en playoffs.

Un exemple s’impose. Les Warriors de 2017-2018, champions NBA, ont affronté, en playoffs : les Spurs, les Pelicans, les Rockets puis les Cavaliers. Quatre séries pour un total de 21 rencontres et un defensive rating de 101,8. La colonne « SR avancé » présente donc le bilan des performances défensives de Golden State contre ces quatre adversaires, en saison régulière. Cette manière d’appréhender le defensive rating nous permet de ne pas tenir compte des rencontres de saison régulière contre les franchises qui évitent à tout prix de gagner.

Elle nous permet surtout de nous apercevoir que les défenses ne se comportent pas forcément mieux en post-season. Lors des deux dernières saisons, la moitié des franchises ont mieux défendu en saison régulière qu’en playoffs. Il n’y aurait donc pas de vérité immuable à ce sujet. Après tout, si on a coutume de dire que c’est la défense qui fait gagner les titres, l’objectif du Basketball, comme de tant d’autres sports, et de marquer plus de points que l’adversaire.

Tirons rapidement une conclusion de cette première partie. En raison de ses performances entre les mois d’octobre et de mars, Paul George complexifie la création de son alter-ego. Il n’en va pas forcément de même des défenses adverses. Par exemple, lors des playoffs 2016, Paul George et ses coéquipiers d’Indiana sont tombés au premier tour contre les Raptors. Pourtant, la défense canadienne a été globalement plus performante en saison régulière qu’en playoffs.

 

II. « Playoffs P », fantasme ou réalité ?

Avant toute chose, définissons les contours de ce que doit-être « Playoffs P ». Devons-nous nous borner à analyser ses statistiques individuelles pour tirer notre conclusion ? Serait-il plus pertinent d’apprécier son impact sur le jeu d’Indiana, puis d’Oklahoma, une fois les playoffs arrivés ? En réalité, nous tenterons d’établir notre jugement en nous appuyant sur ces deux indicateurs : performances individuelles et collectives.

Nous l’avons dit, Paul George n’a raté les joutes printanières qu’une fois depuis qu’il a posé un orteil en NBA. La faute à pas de chance, pourrions-nous dire, puisqu’il s’est fracturé la jambe avec la team USA à l’été 2014, et n’a rejoué que les six derniers matchs de la saison avec les Pacers. Nous disposons donc, pour notre analyse, de sept campagnes de playoffs. De quoi nous permettre de tirer certains enseignements, bien que ceux-ci devront, bien évidemment, faire l’objet de précisions dans une dizaine d’années, quand Paul George aura rangé les sneakers.

Comme nous venons de l’évoquer, penchons nous en premier lieu, rapidement, sur les statistiques individuelles de Paul George. Une simple comparaison des statistiques présentées par le joueur en saison régulière et en playoffs.

Première chose à mettre en avant : si Paul George s’est quasiment toujours qualifié en playoffs, il en a souvent été éjecté au premier tour. C’est en effet arrivé quatre fois en sept campagnes. Au-delà, sans surprise, ses débuts en playoffs furent compliqués. Si nous pouvons potentiellement remettre en cause l’efficacité défensive de certaines franchises en playoffs, il est indéniable que l’intensité du jeu s’accroît de manière non négligeable. Les joueurs doivent donc s’adapter à cette toute nouvelle intensité pour être performants en playoffs. Cette adaptation s’acquiert généralement avec l’expérience (exemple des Nuggets en ces playoffs 2019).

Néanmoins, on s’aperçoit qu’à compter de la saison 2012-2013, celle-là même où Paul George a été élu MIP, les statistiques affichées en post-season se rapprochent de celles de saison régulière. C’est la première fois que Paul George a un usage rate supérieur en playoffs que pendant les 82 premiers matchs. Le usage rate permet d’estimer le pourcentage de ballons touchés par un joueur lorsqu’il est présent sur le parquet. Paul George a donc commencé à prendre davantage de responsabilités lors des playoffs 2013. Ces responsabilités ont été doublées par une adresse au tir absolument équivalente à celle présentée en saison régulière. (une première pour lui, également).

Les progrès affichés en 2013 ont été bien plus que confirmés par la saison suivante, qui s’est également terminée en finale de conférence. C’est très simple, Paul George a augmenté absolument toutes ses statistiques en playoffs. Il a donc plus scoré, mais il a aussi perdu moins de ballons et son adresse au tir était supérieure. Si l’existence d’un « Playoffs P » devait être caractérisée, elle prendrait forme au cours de ces playoffs 2014, où tout l’Indiana était porté par les musculeuses épaules de l’ami Paulo. C’est d’ailleurs la dernière fois que Paul George a passé un tour de playoffs.

La suite ? Il y a un avant et un après 2 août 2014, date à laquelle Paul George s’est grièvement blessé. Ironiquement, aussi bien du point de vue des chiffres que des résultats, la saison 2015-2016, la première complète depuis son retour de blessure, est la plus aboutie. Indiana, 7ème de la saison régulière, est tombé en 7 matchs contre les Raptors. Un final dur à digérer pour les Pacers, qui n’étaient pourtant pas loin de réaliser un bel upset. S’il a porté sa franchise au scoring durant l’intégralité des sept matchs, Paul George n’a pas su lui faire franchir un cap. La faute notamment à un game 7 où la superstar d’Indiana n’a pas forcément pesé sur la rencontre.

Et pourtant … Et pourtant. Sur les sept rencontres de ces playoffs 2016, le différentiel de Paul George (comparaison des chiffres en fonction de sa présence, ou non, sur le terrain) est tout bonnement incroyable. Sa présence sur le parquet s’est très clairement ressentie tout au long de la série.

Ce différentiel (catégorie ORtg tout à droite des deux tableaux) de +40,1 s’explique non seulement par sa faculté à énormément scorer, par ses performances défensives, mais aussi par l’inefficacité de ses coéquipiers.  Ainsi, dans cette série contre les Raptors, les Pacers faisaient tout moins bien lorsque Paul George était sur le banc. Absolument tout. Un tel écart prouve l’influence qu’avait alors Paul George sur le jeu, offensif et défensif, de son équipe lors de cette saison 2015-2016.

Cette influence était d’ailleurs bien moindre en saison régulière. Voici donc un argument massue en faveur de l’existence du fameux « Playoffs P », et surtout un élément de réponse qui a son importance : oui, cet alter-ego de Paul George existe. Du moins a-t-il existé. La courte campagne de playoffs 2016 l’a prouvé.

A titre de comparaison, et pour définitivement mettre en avant les statistiques de Paul George super saiyan, vous trouverez ci-dessous les chiffres présentés par LeBron James en 2015-2016, à l’issue de laquelle le « King » a ramené la coupe à la maison décroché sa première bague avec Cleveland.

L’impact de James sur son équipe n’est clairement pas négligeable, mais reste quasiment deux fois moindre que celle de Paul George. Se pose alors une question : l‘influence de Paul George sur le jeu de son équipe était-elle un frein aux bons résultats de celle-ci ? Autrement dit, les Pacers ont-il échoué contre les Raptors en raison d’un effectif bien trop faible, à l’exception de sa star, ou parce que celle-ci, par son jeu, n’a pas été capable de lui faire franchir un palier ? Pour la saison 2015-2016, les carences des coéquipiers de Paul George étaient telles qu’il me semble injuste de lui imputer l’élimination d’Indiana. Pour le reste, la question reste ouverte.

Ainsi, Paul George a prouvé à plusieurs reprises, notamment en 2014 et en 2016, qu’il était capable d’augmenter son niveau de jeu et de porter son équipe en playoffs. Sans pour autant pouvoir espérer décrocher une bague. « Playoffs P » n’est donc pas qu’un simple fantasme, et Paul George n’est pas qu’une grande bouche parmi d’autres.

Si joindre les actes à la parole est compliqué, renouveler ce type de performances en playoffs l’est encore bien plus. Nous touchons ici au grand point faible de Paul George et de son double : l’irrégularité. Si les campagnes de playoffs 2014 et 2016 ont prouvé aux yeux du monde entier que PG13 est capable d’endosser le costume de franchise player, les joutes de 2017 et de 2018 ont fait retomber l’enthousiasme, et ont donné du grain à moudre aux perplexes.

En effet, pour sa dernière saison sous le maillot jaune d’Indiana, Paul George n’a clairement pas eu son rendement habituel. Pire, sa présence sur le terrain a constitué un poids mort pour sa franchise. Celle-ci a, de nouveau, été éliminée au premier tour. Un sweep contre les Cavs et un Paul George absolument dominé par LeBron James. Bon, il faut dire qu’être dominé par LeBron, c’est arrivé à tout un paquet de joueurs.

C’est donc vite vu : contre les Cavs, Indiana était bien plus performant lorsque Paul George était sur le banc. En un an, l’influence de PG13 sur le jeu de son équipe a donc évolué du tout au tout. De quoi faire plaisir à tous ceux qui sont fâchés avec la nuance et la demi-mesure :

Les chiffres se passent globalement de commentaires, tant ils sont évocateurs. Ces playoffs 2017 constituent l’anti « Playoffs P » par excellence, avec un Paul George performant en saison régulière, qui a fait ses statistiques individuelles en playoffs, mais dont l’impact sur le jeu de sa franchise était proche du néant.

Évoquons pour terminer la campagne de playoffs 2018, la première disputée par Paulo en tant que coéquipier de Russell Westbrook. Le résultat est connu de tous : Oklahoma avait bafouillé son basket pendant toute la saison régulière, et s’est fait balayer au premier tour des playoffs par le Jazz. Paul George, lui, semble avoir perdu son match à distance avec Donovan Mitchell, pourtant rookie.

Quoiqu’il en soit, le game 6 de cette série face à Utah est, et sera, une tâche indélébile sur le C.V de Paul George. Un mélange de contre-performance et de timing absolument immonde. En effet, c’est avant cette série que George, en conférence de presse, déclara pour la première fois activer « le mode Playoffs P ».

Raté, et dans des proportions Shaquillesques ! Alors que le Thunder était mené 3 – 2 dans cette série, alors qu’il disposait de l’avantage du terrain, le sixième match avait des allures de quitte ou double pour Oklahoma. Russell Westbrook avait manifestement bien saisi l’enjeu de la rencontre, puisqu’il a noirci sa feuille de stats : 46 points et 10 rebonds pour maintenir le Thunder dans le match. A côté de lui, le naufrage. Carmelo Anthony présente un net rating (différence entre l’offensive rating et le defensive rating) de -23. La performance de Melo, pas fameuse, aurait pu être compensée par celle d’un Paul George des grands soirs.

Résultat des courses, « Playoffs P » nous a sorti une performance absolument dégueu. 5 points à … 2/16 au tir. Un net rating de -63. Un véritable poids mort pour le Thunder, qui n’a pas pu s’en débarrasser. Et une élimination précoce en playoffs, une nouvelle pour Paul George.

Alors, au final, « Playoffs P existe-t-il ? ». Il semblerait qu’il n’y ait pas de réponse claire. Parce qu’il est un joueur exceptionnel, Paul George a réussi, à deux reprises, à littéralement porter sa franchise d’Indiana en playoffs, démontrant qu’il est capable d’augmenter son impact sur le jeu lorsque cela compte réellement. Par cet aspect, « Playoffs P » existe bel et bien, et serait un joueur inarrêtable s’il était bien entouré.

Cependant, Paulo reste aussi sur deux campagnes de playoffs décevantes, qui pourraient à elles-seules nous permettre de répondre « NON » à notre interrogation.

En attendant, Paul George et OKC sont actuellement aux prises avec un très bon Portland pour ces playoffs 2019. A l’heure de la rédaction de ces lignes, les Blazers viennent de de remporter le game 4 et mènent la série 3 – 1. Une nouvelle élimination précoce commencerait peut-être à coller une image de « perdant » sur le front de notre brave Paul George, image qui ne le sied pas vraiment, au vu de sa saison 2018-2019.

Les paris sont dès lors officiellement ouverts : Maintenant qu’il est (très) bien entouré, Paul George se révélera-t-il être un joueur qui permet de faire passer un cap à sa franchise ? Passera-t-il enfin à nouveau un tour de playoffs ? Réponse au plus tard le 27 avril, date du potentiel game 7 contre les Blazers.

Allez Paulo, fais nous rêver !