Après un été 2018 bien rempli marqué par la resignature de Paul George et Jerami Grant pour trois saisons chacun, le Thunder espérait aborder cet été 2019 un peu plus sereinement que les trois précédents. Pourtant, après une troisième élimination au premier tour consécutive, l’équipe se retrouve de nouveau face à une intersaison cruciale. Le gros de la troupe (Westbrook, George, Adams, Grant et Schroder) est encore sous contrat pour les deux prochaines saisons, pourtant, ils n’ont pas su répondre aux attentes. Que doit donc faire OKC pout maximiser le prime de ses deux superstars ? À quelques jours de la Free Agency, on tente de faire le point sur la saison passée et les options dont disposent Sam Presti.

La descente aux enfers…

Dans un premier temps, revenons donc sur cette saison 2018/2019 et ce qui peut expliquer cette nouvelle désillusion. La saison du Thunder est l’histoire d’une saison coupée en deux. Un avant 26 février, et un après 26 février. Ce 26 février à Denver, Paul George se blesse à l’épaule droite, et, si cette blessure n’est pas la seule explication aux problèmes de l’équipe, la saison prend incontestablement un tournant ce jour là. En effet, le Thunder arrivait dans le Colorado avec un bilan de 38 victoires pour 21 défaites. Dans les 18 matchs qui suivirent, il n’en gagnera que 6. Et malgré une série de 5 victoires pour terminer la saison et s’offrir une opportunité inespérée dans une partie de tableau abordable, les problèmes d’OKC étaient trop grands, et les joueurs ne pourront éviter une nouvelle sortie de route prématurée.

Ce tableau montre à quel point l’impact de Paul George a baissé suite à sa blessure, et, en toute logique, à quel point le niveau de jeu du Thunder s’en est ressenti. Les pourcentages de PG ont d’ailleurs chutés sur la période, passant de 44,8% au shoot dont 39,8% à 3 points à respectivement 40,4 et 34,8. Quant on connait les soucis d’adresse d’OKC, on comprend une partie du problème. Mais l’ailier est également le meilleur défenseur de cette équipe, et un des tout meilleurs de la ligue, et sa baisse de niveau s’est également ressenti dans cet aspect du jeu.

Si le Thunder manque d’adresse (34,4% à 3 points sur la saison, 32,6% après le All-Star break), sa force réside dans sa défense, et sa capacité à se projeter très rapidement de la défense vers l’attaque, en utilisant beaucoup la transition (19,3% de ses attaques exactement, deuxième de la ligue). Sauf que cette force défensive est devenue bien moindre après cette fameuse blessure. Avant le break, l’équipe déviait (« deflections ») en moyenne 16,2 ballons par match, et en récupérait (« lose ball recovered ») 10.1. Au total, c’était 17,5 pertes de balles qui étaient provoquées par le Thunder. La meilleure équipe dans les trois statistiques. Après, elle est tombée à 14,5 déviations (9ème), 7,7 récupérations (13ème), et ne provoquait que 15,4 pertes de balles. Et forcément, cette baisse d’intensité en défense s’est ressentie de l’autre coté du terrain. Le Thunder jouait 104.1 possessions par match avant la pause (3ème PACE la plus élevée de la ligue), et seulement 101.8 après, 12ème de la ligue. Logiquement, ils sont passés de 18.6 points par match en contre attaque à 16.5. Cette basse de niveau défensif, combinée à la baisse d’adresse marquée de Paul George ont contribué à la chute de niveau du Thunder, mais ce ne sont pas les seules raisons.

Nous l’avons dit, OKC shoote assez mal de loin, et ce d’autant plus en deuxième partie de saison. Cela dit, même du coté offensif du terrain, ce n’est pas la seule explication à cette baisse de régime. En effet, la force du Thunder reste sa capacité à attaquer le panier, en témoigne les 2144 layups tentés cette saison, la huitième équipe en ayant tentés le plus. Pourtant, sur les trois derniers mois de la saison, l’équipe se place seulement à la 21ème place dans cette statistique. Logiquement, l’équipe aura également tenté plus de tirs à trois points sur cette période (36,3 contre 31,1), malgré des pourcentages en berne.

Le cas Westbrook

La saison du Thunder est également marquée par un paradoxe. Les pourcentages de Russell Westbrook ont suivit une courbe complètement inverse à celle des résultats de l’équipe. En effet, le meneur a shooté à plus de 30% à trois points sur les trois derniers mois de la saison régulière (et notamment un très correct 34% en Mars), alors que l’équipe, elle, ne trouvais plus d’adresse. Nous pouvons sans doute voir dans cette statistique un symbole d’un impact en berne du meneur qui sort d’une saison difficile, particulèrement en Play-offs. Revenons rapidement sur celle ci. D’abord, il signe une nouvelle saison en triple-double de moyenne. Malgré tout ce qu’on peut penser de leur efficacité, de la course aux stats, c’est remarquable, historique, et continue de montrer le volume de jeu unique au monde de Russ. Il est encore une fois le seul arrière au dessus des dix rebonds par match et est, de très loin, le meilleur passeur de la ligue avec deux passes d’avance sur ses dauphins Lowry et Wall. Mais reconnaissons que cette année encore plus que la précédente, son impact sur le terrain a baissé, malgré ces statistiques historiques. Il a d’ailleurs laissé, sans contester, le leadership de l’équipe à Paul George, de très loin le meilleur joueur du Thunder cette année.

Ses difficultés au shoot étaient cette année exacerbées, et sont apparus flagrantes contre Portland en Playoffs, quand les Blazers l’ont laissé quasiment systématiquement ouvert de loin, défiant Westbrook de les sanctionner, qui s’en trouvera incapable. Avec 29% au shoot, c’est sa marque la plus basse depuis sa saison sophomore, et, alors qu’à l’exception de sa saison MVP il n’avait jamais shooté plus de cinq shoots de loin par match, il est monté à 5.6 cette année. Cependant, Russell Westbrook n’a jamais été un grand shooter, et cela ne l’a pas empêché de dominer la ligue deux ans plus tôt. Sauf que cette année, une autre partie du jeu s’est trouvée être un problème, celle qui est censée faire sa force : le jeu en transition. C’est la base du système de jeu du Thunder depuis trois ans, Westbrook en chef d’orchestre d’une attaque rapide. Mais cette année, cette efficacité a drastiquement chutée. Il est le joueur qui a joué le plus de possession en transition dans la ligue, avec sept par match, mais avec un rating de seulement 0.87 points par possession alors que les quatre qui le suivent en nombre de possessions (Giannis, LeBron, George et Booker) sont tous à plus de 1.10… C’est sans aucun doute dans cette statistique que se trouve le plus gros problème du meneur et même de son équipe cette saison. Pour ne rien arranger, il shoote à son plus bas pourcentage en carrière aux lancers francs à 65.6% (même si il a rendu un excellent 88% sur ses cinq matchs de Playoffs).

Le cinq majeur

Pour être complet, faisons un point sur la saison des autres individualités du Thunder. Steven Adams est un autre symbole de la saison coupée en deux du Thunder. Avec 15.3 points (à 61% au tir) et 9.9 rebonds sur les 50 premiers matchs, puis 11.4 points (à 57%) et 8.8 rebonds, il a lui aussi subit une baisse de régime en deuxième partie de saison. La statistique la plus symbolique est peut être les lancers francs où il est passé de 55% à 35%… Au delà de ses statistiques offensives, on attend le pivot en défense, où il a là aussi brillé en première partie de saison avant de baisser de niveau, jusqu’en Play-offs où il a atteint un niveau difficilement acceptable pour son salaire dans ce compartiment du jeu. Comme un symbole, il sera d’ailleurs benché par son coach, Donovan, à la fin du match 5. Dans les points (très) positif, le Thunder est l’équipe qui a obtenu le plus de seconde chance dans la ligue, avec un ratio de 19,7%, et le grand néo-zélandais n’y évidemment pas étranger. Jerami Grant, lui, a donné pleine satisfaction cette année. Annoncé remplaçant de Patterson avant le début de saison, il s’est non seulement imposé comme un titulaire solide, mais surtout comme une des meilleures progressions de la ligue cette année, devenant un élément majeur du dispositif de Donovan. Il finit la saison avec ses meilleurs marques aux points (13.6) et aux rebonds (5.2) notamment. Surtout, il est devenu un shooteur plus que fiable. Le meilleur du Thunder même, avec 39.2% (et plus de trois tentatives par match). Peu demandeur en ballon et défenseur très correct, il est le complément parfait des stars du Thunder, qui n’en attendaient surement pas tant de Jerami. Pour en finir avec les titulaires, Terrance Ferguson est l’autre grosse satisfaction, le sophomore ayant largement dépassé les attentes sur cette saison avec son shoot et sa défense. Si vous êtes curieux, cet article explique en détail pourquoi.

Le banc

Sur le banc, Dennis Schröder a été récupéré d’Atlanta pour mener la second unit du Thunder, et éviter de s’écrouler quand l’ancien MVP est sur le banc. Ce travail là, il l’a plutôt bien fait. En effet, le Thunder est quasiment à l’équilibre (-0.3 points/100 possessions) quand Westbrook est sur le banc, contrairement à -5 la saison précédente, et -7.1 en 2016/2017. Seulement… Avec un salaire de 15M par an, et compte tenu des finances compliquées de Thunder, on en attendait un peu plus du 6ème homme. On espérait notamment qu’il soit une option offensive supplémentaire dans les fins de match, finalement, dès la mi-saison c’est Terrance Ferguson qui a pris sa place pour finir les matchs. Également, il ne shoot qu’à 35% à 3 points, et a surtout été très irrégulier dans l’exercice tout au long de la saison. Nerlens Noel a lui été excellent, solidifiant la défense du Thunder quand Steven Adams devait souffler. Il finit leader en nombre d’interceptions pour 36 minutes (2.3) et 3ème en contres (3.3). Aussi, le Thunder n’encaissait que 101.1 points pour 100 possessions quand il était sur le terrain, contre 106.3 quand il ne jouait pas. On regrettera cependant son nombre de fautes important (5.7 pour 36 minutes) et son profil de pur 5 le rendant difficile à associer à Steven Adams, qui auront limité son nombre de minutes. Patrick Patterson sort d’une saison très difficile, à son plus bas niveau à 3 points (33.6%), un net rating très négatif (-5.9), qui explique que de titulaire en début de saison (l’expérience aura durée 4 matchs), il soit devenu la troisième rotation au poste 4 après l’arrivée de Markieff Morris, n’entrant en jeu qu’à 6 reprises après cette signature. Raymond Felton aura assuré son rôle de troisième meneur. Peu de minutes pour lui, mais il aura répondu présent à chaque que Donovan a fait appel à lui, et surtout assure un rôle de vétéran dans le vestiaire.

Les rookies Hamidou Diallo et Deonte Burton ont montrés de belles promesses, surtout compte tenu de leur position à la draft. Le premier, vainqueur du concours de dunk, a joué 51 matchs, avec plus de 10 minutes de temps de jeu pour presque 4 points et 2 rebonds. Incroyablement explosif (comme son homologue Burton), c’est encore un diamant brut, mais Presti a eu le nez fin en allant le chercher en milieu de second tour, on attend qu’il confirme ses promesses. Burton, lui, a démarré la saison en two way contract, avant d’obtenir un contrat garanti pour plusieurs saisons en février. Apparu dans 32 matchs pour 2.6 points, il est lui aussi encore très brut, mais quelques unes de ses sorties, notamment ses 16 points dans une victoire à Portland laissent beaucoup d’espoir à la franchise. Malgré son irrégularité, Abdel Nader est lui aussi une belle surprise, il aura même démarré quelques matchs, mais s’est surtout illustré par un mois de janvier à près de 50% derrière l’arc. Il doit désormais gagner en régularité, mais le talent est bien là. Alex Abrines démarrait la saison comme le sniper attitré de l’équipe en sortie de banc, mais des problèmes personnels l’auront empêché de s’illustrer, ne jouant que 31 matchs avant d’être libéré d’un commun accord en février. Markieff Morris est arrivé en février avec plein d’espoir et comme l’un des plus gros free-agents jamais signé par la franchise, mais il ne se sera finalement jamais réellement imposé. Maillon faible en défense, son impact fut famélique en Play-offs. Enfin, on aura attendu toute la saison, en vain, le retour d’Andre Roberson qui a beaucoup manqué pour solidifier la défense.

L’intersaison

L’enjeu pour Oklahoma City cet été est d’ordre financier. Cette saison la franchise avait 145 millions de dollars engagés, ce qui l’a obligé à payer environ 50 millions en luxury tax, dû notamment au fait que l’équipe a dépassé cette fameuse taxe plusieurs années de suite, les obligeant à payer la repeater tax. Sans rentrer dans les détails du CBA : c’est énorme, c’était même la masse salariale la plus chère de toute la ligue. Un gros problème pour un petit marché, surtout compte tenu des résultats décevants. Et les choses ne vont pas aller en s’arrangeant pour la saison qui s’annonce puis ce que le Thunder à déjà 147 millions de dollars engagés sur 12 joueurs, en assumant qu’ils conservent les petits contrats d’Abdel Nader et Deonte Burton, que Patrick Patterson exerce sa player option et que Nerlens Noël, lui, décide de tester le marché. Il y a peu de doutes concernant tous ces joueurs.

*Le tableau n’inclut pas le rookie Darius Bazley étant donné qu’il n’a pas encore signé son contrat, mais compte tenue de sa sélection au premier tour, son contrat est garanti et, sauf transfert, il fera partie de l’effectif.

À l’heure actuelle, le cinq majeur est sous contrat. Tout comme leur 6ème homme Schröder, Patrick Patterson et le précieux Andre Roberson qui devrait revenir. Le reste ? Des joueurs d’avenir sans aucun doute, mais surement pas du calibre d’une équipe qui veut viser le titre. Surtout, cet effectif a montré ses limites en Playoffs, et nécessiterait donc d’être amélioré, chose impossible autrement qu’avec des contrats minimums. Idéalement, l’équipe a avant tout besoin de profondeur sur les ailes, et éventuellement d’un rotation intérieure si Nerlens Noel s’en va. Pour être précis, le Thunder dispose de la Taxpayer Mid-Level exception, qui lui permet de recruter un ou plusieurs joueurs en dehors du cap, avec une enveloppe de 5.7 millions. Mais dans l’état actuel de leurs finances, on imagine assez mal l’équipe l’utiliser. Améliorer l’équipe tout en faisant des économies, voilà donc le défi (relevé) qui attend Sam Presti. L’année dernière, il avait réussi in-extremis à renforcer l’effectif tout en économisant une dizaine de millions en transférant Carmelo Anthony à Atlanta tout en intégrant Dennis Schröder à l’effectif. Voilà le genre de coup que le GM de toujours du Thunder devra réussir.

Des transferts à venir ?

Schröder, justement, est l’un des noms évoqués pour un potentiel transfert, tout comme Steven Adams. Les deux joueurs ont des contrats qui, sans être réellement boulets, semblent être les moins avantageux, et pourraient donc servir à faire des économies. Westbrook et George sont intouchables, et j’imagine mal Presti toucher à l’excellent contrat de Grant, sauf très gros nom en retour. De même, ce n’est que mon avis, mais Roberson me semble difficilement transférable au moment où sa valeur est la plus faible. De l’autre coté on a les contrats assets : Les contrats rookies de Ferguson et Diallo sont les meilleurs. Pour améliorer l’effectif, la solution la plus simple semble donc d’attacher un des assets à Schröder ou Adams, et récupérer un joueur de niveau plus ou moins équivalent, mais à un prix moindre. Pour le meneur remplaçant, cela semble « facile ». Les meneurs ce n’est pas ce qu’il manque en NBA, et l’apport de l’Allemand me semble être assez facilement remplaçable. Si le Thunder est prêt à mettre le prix en terme d’assets (les contrats cookies évoqués ou des picks), c’est une solution simple pour faire des économies.

Mais le nom qui revient le plus en ce moment dans les rumeurs, c’est celui de Steven Adams. Une chose est sûre, contrairement à Schröder, l’apport de pivot ne va pas être facile à remplacer, et Presti demande donc logiquement du lourd en échange. Une option envisageable est celle d’un blockbuster trade. Utiliser le contrat d’Adams, et y attacher des assets (le contrat de Grant pourrait dans ce cas devenir disponible) pour récupérer une troisième star. Presti nous a habitué ces dernières années à des gros mouvements, pourquoi pas cet été encore ? Le nom de Bradley Beal est revenu pendant quelques temps. Celui de Kevin Love également. Sans jouer à Nostradamus, c’est sûrement le genre de noms qui pousseraient le GM à mettre le paquet. Concernant Adams, les Celtics sont, semble-t-il, très intéressés, mais que recevoir en échange ? Le seul scénario qui pourrait, selon moi, aboutir à un transfert, serait que les Celtics intègrent Steven Adams, ou en tout cas une bonne partie de son salaire, dans leur cap. Mais cela les priveraient d’un recrutement conséquent via la Free Agency. On pourrait alors imaginer un échange entre Steven Adams et Marcus Smart. Le Thunder économiserait alors 15 millions, et permettrait un départ de Schröder à qui on aurait déjà trouvé un remplaçant. Cet argent libéré permettrait par exemple une resignature de Nerlens Noel avec la MLE pour prendre le poste de pivot titulaire, et un transfert de l’allemand contre plusieurs joueurs de banc. C’est peut être bien le scénario idéal, à l’heure où sont écrites ces lignes compte tenu de l’intérêt des Celtics, mais il est bien difficile d’imaginer où va bien pouvoir atterrir Steven Adams si il est transféré.

Enfin, Patrick Patterson est lui aussi clairement sur le départ. Il pourrait soit être inclut dans un trade avec l’un des deux contrats dont nous avons parlé, soit être simplement dumpé dans une équipe qui ne serait pas parvenu à recruter comme elle le souhaitait. Après tout, il ne lui reste qu’un an de contrat et il peut être une rotation intérieure correcte. Transférer « 2Pat » sans lâcher d’assets ne me semble pas irréalisable, en revanche récupérer quelque chose en échange l’ai. A vrai dire, garder l’effectif actuel et économiser 5 millions (et la luxury tax qui va avec, soit une quinzaine de millions quand même) en transférant l’intérieur, est ce qui semble le scénario le plus réaliste à l’heure actuelle… Même si, évidemment, on espère un tour de magie de Sam Presti.

Concernant le recrutement, comme nous l’avons dit il s’agira uniquement de contrats minimums, à priori. Les noms de Alec Burks, Stanley Jonhson ou Iman Shumert semblent réaliste sur les ailes. Au pivot, Joachim Noah ou Greg Monroe peuvent être visés, par exemple. Pas de quoi révolutionner l’équipe. L’équipe dispose d’une rotation de sept joueurs sous contrat qu’il sera difficile d’améliorer via le Free Agency.

Mais terminons en disant que, malgré les options limités pour améliorer l’équipe, le meilleur recrutement d’OKC se trouve peut-être déjà dans l’effectif. En effet, Andre Roberson (s’il est conservé bien entendu) devrait enfin être de retour pour l’ouverture du training camp. Après 18 mois d’absence, sa défense pourrait faire énormément de bien à l’équipe, en déchargeant notamment Paul George d’un poids de ce coté du terrain. L’année de sa blessure, l’ailier avait un on/off défensif de +11.5 ! C’est à dire qu’en sa présence, le Thunder encaissait 11,5 points de moins pour 100 possessions que quand il ne jouait pas. Des statistiques tout simplement exceptionnelles, et qui montrent à quel point son retour, si il est à 100%, pourrait changer la face de l’équipe. En espérant qu’il revienne à son niveau, évidemment.