Il est typique du sport Américain de donner un nom à leurs équipes. Vous trouvez ainsi des noms plus ou moins inspirés, mais ils ne sont pas toujours très représentatifs de l’identité des franchises. Je me suis demandé, dans la NBA actuelle, si les franchises devaient recruter en fonction de la signification du nom de leur équipe, quels effectifs cela pourrait donner. Pour rendre cela faisable, je proposerai un FP + 4 joueurs et un coach, sans vraiment prendre en compte de contraintes salariales ou d’équilibre du roster. Si l’exercice sera plus évident pour certaines franchises que d’autres, je vais commencer ce premier épisode avec 5 équipes.

(Le Volume 1)

(Le Volume 2)

Utah Jazz : La franchise doit son nom au courant musical, le Jazz. Si vous vous étonnez qu’il soit né dans l’état de l’Utah, hé bien sachez que vous avez raison. La franchise est apparue en 1974 dans la Nouvelle-Orléans. Mais en manque de soutien de la part des investisseurs, elle déménage en 1979 pour s’installer à Salt Lake City, en conservant toutefois un nom qui ne représente pas forcément des masses la secte Mormone. La franchise pardon.

Il faut cependant bien honorer son blaze, nous prendrons donc les musiciens de la NBA pour représenter la ville. Désolé TP, vraiment, t’es trop mauvais en rap pour jouer ici…

Franchise Player : Damian Lillard

On se demandait si on allait trouver un chef de ligne digne de ce nom pour le Jazz. Et si la ligue ne comporte que peu chanteurs ou musiciens de renom, elle a en son sein plusieurs joueurs qui se sont essayés au rap. Si peu ont transformé l’essai, le meneur a lui réussi son pari haut la main en sortant un album plutôt sympathique. Dame D.O.L.L.A sur le jersey, il sera le patron de la franchise de Salt Lake City, sur le terrain et en studio.

Joueurs : Monta Ellis – Iman Schumpert – Nick Young – Ron Artest

Bon, on sait que vous allez dire que cet effectif ne tient pas la route. Mais avant de nous jeter la pierre, sachez que trouver des intérieurs qui ont fait du rap, et en activité est plutôt compliqué. Bref, on commence avec le seul chanteur de la troupe. Hé oui, Monta Ellis avait 2 talents : les sports en général et le chant. Il a finalement choisi le basket, mais il peut toujours utiliser ses cordes vocales, très utile pour les refrains dans cette équipe de rappeurs. A ses côtés, on ajoute Iman Schumpert. Le coéquipier de LeBron James est peut être le rappeur le plus talentueux de la ligue, même s’il devra s’incliner sur le terrain derrière Lillard. L’équipe ajoute Nick Young à son effectif. S’il ne possède aucun enregistrement à son arc, ni la moindre réputation de chanteur, il soigne en revanche ses relations. Et justement, sa relation avec Iggy Azalea lui donne un ticket pour rejoindre le Jazz. Pas obligé d’aimer, mais sur le plan marketing, on sait que Fergie a fait décoller les Black Eyed Peas, alors mieux vaut avoir quelques cordes à sa guitare. Enfin, Ron Artest, ou desormais Metta World Peace (mon Dieu…), rejoint l’équipe grâce aux morceaux sortis après son titre de 2010. C’est pas du grand art, mais certains étaient plutôt sympa.

Coach : Shaquille O’Neal

Afin d’être capable de sortir un album tout en jouant au basket, il fallait un joueur capable de laisser du temps libre à ses joueurs. Pour ne rien gâcher, le Shaq est le basketteur qui a vendu le plus d’albums dans l’histoire de la ligue. Il connaît l’industrie. Bon, on est loin de sortir un album de Jazz, j’avoue. Mais on reste dans la thématique musique, c’est déjà pas mal.

 

 

Sacramento Kings : La franchise de Sacramento porte un nom plutôt sans équivoque. Sans équivoque et assez peu original, puisqu’ils ont opté pour les Kings, soit les « Rois ». Si j’avais fait cet article il y a quelques années, ou dans le futur, trouver une équipe pour ce blaze aurait pu être une tannée… Mais nous sommes post-2003… Alors let’s go.

Franchise Player : LeBron James

Hé oui, en 2003 débarqua celui qu’on appelait à l’époque « The Chosen One », autrement dit l’élu. Sauf que le temps passa, et que ce jeune prodige appelé à régner sur la ligue a concrétisé les attentes haut la main. Au point que son nouveau surnom s’imposa peu à peu à la ligue et à lui-même : le King. Du coup, bon, on peut dire que le Franchise Player était tout trouvé.

Joueurs : Eric Bledsoe – LeBron James – LeBron James – LeBron James

Qui dit roi, dit souvent despotisme. Un despotisme que l’on retrouve dans sa manière de diriger la conférence Est sans vergogne depuis 2011, où seules ses équipes ont mis le pied en finale… mais que l’on retrouve également dans la manière de se comporter au sein d’une équipe : en prenant le contrôle du jeu, en ayant besoin d’un entourage selon ses capacités, en se faisant une réputation de joueur difficile à coacher. Hé oui, James a besoin, en bon roi, d’être le centre de tout pour dominer à son plein potentiel. Mais un roi n’est rien sans sujets, et comme il les aime pas trop envahissant, Eric Bledsoe sera toléré pour jouer le vassal. Notamment parce qu’on le surnomme « Mini-LeBron ». Cela vaut bien une place aux côtés du Roi-élu. Pour le reste, LeBron s’occupe de tout. Mener le jeu, shooter, défendre, attaquer, protéger le cercle. No problem.

Coach : LeBron James

Pour ne plus avoir de coach casse-pied sur le dos, LeBron aurait pu choisir un membre de sa cour. Après tout, James Jones venait juste de prendre sa retraite. Mais il fut un temps, en NBA, où les joueurs pouvaient être aussi coach à la manière de Lenny Wilkens. Un décret que King LeBron a décidé de réinstaurer pour diriger en paix… Avec lui-même.

 

 

Memphis Grizzlies : Dans le Tennessee on a choisi d’être représenté par le Grizzli. Alors si vous vous demandez, soyons précis, le Grizzli est issue de la famille des Ursus arctos horribilis, autrement dit nous avons là à faire à un ursidé de type brun. Je pourrai éventuellement vous parler de son régime alimentaire, de sa taille moyenne, de ses méthodes d’accouplement. Mais je crois qu’on s’éloignerait du sujet. De fait, sachez que le logo est assez représentatif, on a à faire à un Ours. Du coup, on va se baser sur les joueurs qui présentent des caractéristiques proches de cet animal, ma foi fort mpressionant. 

Franchise Player : James Harden

On peut se demander pourquoi ce choix ? La question est légitime, mais si vous souhaitez vous renseignez sur le Grizzli, vous vous rendrez compte que son pelage est des plus imposants. Alors bien sûr, cette caractéristique correspond très bien au barbu le plus célèbre de la NBA, dont la pilosité ferait pâlir Hagrid et les ZZ Top. Les fans des Pistons argueront que les aisselles et le dos d’André Drummond auraient mérité une place dans ce groupe, mais le poste de pivot était déjà pris. Désolé. En tout cas, le titre de Franchise Player revient bien à James Harden, même si sa férocité en défense pourrait mettre en péril son statut.

Joueurs : Raymond Felton – Glen Davis – Jared Sullinger – Andrew Bogut

Le régime alimentaire des Grizzlies est extrêmement solide. Une solidité que Raymond Felton a tout pour égaler, puisque son coup de fourchette est réputé dans toute la ligue. Bien qu’il ait tendance à se contenir lorsqu’il arrive en fin de contrat, je propose de lui donner un contrat de 3 à 5 ans afin de posséder le meneur le plus obèse de la NBA. La moindre des choses. En panne d’extérieur (la tête de Jared Dudley n’était pas convaincante), nous avons décidé de former un duo 3 et 4 qui prenne un maximum de place. En alignant Davis & Sullinger, nous avons là les 2 spécimens les plus… larges, imposants… ou les postérieurs les plus dévastateurs de la NBA. Il est important pour un Grizzli de stocker pour traverser les hivers rugueux, et cela tombe bien, notre paire survivrez aux hivers les plus rudes. « Winter is coming » ? Même pas peur. Enfin, l’emblème de cette équipe, celui qui a écarté le pelage de Drummond par son incarnation aussi parfaite qu’inné de l’ours : Andrew Bogut. Que dire. YouTube, Google Image et toutes autres représentations parlent d’elles-même. Qui n’aurait pas peur de se prendre un coup de mâchoire de l’Australien ? Nous oui.

Coach : Don Nelson

Il fallait quelqu’un d’envergure physique pour jouer les chefs de meute auprès de cette troupe. On sort Don Nelson de sa retraite qui trouvera autorité naturelle auprès de ses ouailles.

 

 

Dallas Mavericks : Contrairement à la croyance, le nom de Mavericks ne fait pas référence à la race de cheval, mais aux Cow-Boys qui les ont domptés. Souvent solitaires, ils étaient reconnaissables par l’élégance de leur monture. Nous allons mettre à l’honneur des joueurs au style classieux, après la pluie d’équipes complètement détraquées qui les ont précédés.

Franchise Player : Paul George

L’ex-Pacer possède franchement peu de défaut de son jeu. Quoi qu’il fasse, c’est beau à voir. Un tir soyeux, pour l’homme qui a été nourri par Kobe Bryant, des qualités athlétiques indubitables qui en font un joueur à la fois aérien et puissant. Des déplacements latéraux souples et légers en défense, une attitude plutôt badass pour l’un des rivaux adoubés par LeBron James. Bref, même s’il a fait le choix de partir, PG, on l’aime.

Joueurs : Ricky Rubio – Aaron Afflalo – Paul Millsap  – Al Jefferson

Il y a des tas de raisons de trouver ces gars élégants dans leurs registres. A la mène, on opte pour Ricky Rubio. Ok, son shoot est dégueulasse. Mais quand il s’agit de faire une passe, peu des joueurs ont un tel sens du spectacle, tout en étant efficace. Il regarde à droite, mais le ballon finit dans les mains de son coéquipier à l’opposé, sans que personne ne l’ait vu jeter un coup d’oeil… Badass. A l’inverse, on ne peut pas dire qu’Afflalo soit un monstre pour servir ses coéquipiers, mais avec Kawhi Leonard déjà utilisé auparavant, il a un des jeu au poste les plus stylé de la ligue. Si vous ne l’avez jamais noté, soyez plus attentif… Un régal. A l’intérieur, on choisit Paul Millsap. Savant mélange de rugosité et de qualités multiples, il y a peu de joueurs qui sont aujourd’hui de tels couteaux Suisse en NBA. Shoot, jeu au poste, défense, jeu de passe, Paulo a toute la panoplie, et ça, c’est beau. Enfin, à l’intérieur on choisit Al Jefferson. Désormais sur le déclin, le pivot n’en a pas moins été un des pivots offensifs les plus capables et complet de ces dernières années. Balle en main il possède une palette de move exceptionnelle et un côté un old school qu’on aime.

Coach : Kobe Bryant

Un style ça se bosse, et Kobe malgré ses défauts avait tout pour lui. A la fois un style superbe,  et une réputation de bosseur ultime. Véritable bourreau de travail, obsessionnel de la précision du geste, c’est un juste hommage que de le sélectionner. Au boulot !

 

 

Atlanta Hawks : Originellement, la franchise se nommait les Tri-cities Blackhawks en hommage aux peuples Amérindiens qui vivaient en Géorgie. Lors de son déménagement à Milwaukee en 1951, elle changea de registre pour s’appeler seulement les Hawks. Elle conservera le nom à son débarquement à Atlanta. Atlanta Hawks pourrait se traduire par « les rapaces d’Atlanta ». En général, les rapaces sont des animaux à la vue perçante, parfois à l’odorat hyper développé qui utilisent leurs facultés pour traquer leur proie, et frapper quand elles sont les plus faibles.

Alors réfléchissons, un animal opportuniste qui cherche le moment le plus facile pour chasser… Oh c’est le moment de troller. Let’s go, on tape sur les chasseurs de bagues (faciles).

Franchise Player : Kevin Durant

On dira que c’est facile, on dira que c’est redondant. Mais on ne se lasse pas de frapper sur ce qu’on regardera un jour peut être comme un des choix les moins dignes de l’histoire de la NBA. Quitter une équipe qui a failli battre (en menant 3-1) la franchise détentrice du record en saison régulière, et rejoindre cette même équipe quelques semaines après cet échec… On peut dire que c’est un manque de compétitivité énorme. Mais visiblement, la bague comptait plus que la manière… KD saura montrer la voie de la bague facile à sa bande de rapaces.

Joueurs : Deron Williams – Derrick Rose – David West – Zaza Pachulia

Depuis quelques années, rejoindre Cleveland ou Golden State pour tenter son coup en finales NBA est devenu une pratique courante. A la mène, le dernier en date est Deron Williams. Ex-FP déchu, notre bon Deron s’est dit que tenter un petit shot vers le titre n’était pas volé, après tant d’années de galères. En plus, les Mavericks régalaient, alors on s’est fait un petit plaisir. Dommage qu’il soit passé complètement au travers en finales. A l’extérieur encore, on se demandait qui s’était lancé tenter récemment. Avec tristesse, on se rend compte que le remplaçant de Deron n’est autre que… Derrick Rose. Autre ex-gloire en perdition, le meneur s’est dirigé vers les Cavs pour le minimum… Pas la meilleure destination pour briller à son poste, mais peut être une chance de goûter enfin aux finales… ? Dans la raquette, pour assurer derrière Durant-Sensei, un joueur rendu maître dans l’art de la chasse aux bagues. David West avait renoncé à 10M de dollars pour rejoindre San Antonio et jouer enfin pour le titre suprême. Un beau geste que de chercher une dernière maison, respectée, pour se battre. Un peu moins classe quand ce dernier a pris ses jambes à son cou dès qu’il a vu ce bon Kevin rejoindre les Warriors. Et puisqu’on a honoré Cleveland avec 2 de ses joueurs extérieurs, on complète cet effectif avec Zaza Pachulia. A la seconde où les Warriors ont éjecté Bogut et Barnes, le Géorgien n’a pas hésité à sauter dans le wagon. Il l’avait du le sentir de loin, parce qu’il a débarqué vitesse grand V. Corbeau va !

Coach : Steve Kerr

Manager des rapaces, Steve Kerr s’est et va devoir continuer à s’habituer. Puisqu’on est sympa, on lui offre un stage de perfectionnement avec une élite en la matière sur les 2 dernières années. Allez Steve, y en a déjà 3 que tu as mis en couveuse depuis 1 an. Santé !