Nous vous avons déjà donné nos joueurs de la semaine – juste ici – pour chaque conférence, il est également l’heure de vous parler de nos tops et nos flops de cette dernière semaine NBA. Satisfactions, déceptions, cartons rouges, félicitations, premier opus de ce nouveau rendez-vous signé QI Basket.

 

Pour cette édition, nous jugerons sur la base des deux dernières semaines de compétition. Il n’est pas question ici de tirer des conclusions hâtives, mais bien de commenter des performances ponctuelles. Nous jugeons ce qu’il s’est passé sur une période précise, en aucun cas nous ne faisons de pronostics!

 

Les Tops

 

Des équipes surprises

Nombreuses sont les équipes inattendues qui réalisent un bon début de saison. Tout du moins, certaines d’entre elles sont au moins exemplaires dans leur attitude collective. C’est le cas des Nets et des Pacers. Avec 3 victoires chacune (3 défaites pour les Pacers, 4 pour les Nets), les deux franchises surprennent par leur capacité à produire du jeu et ne pas sombrer face à leurs adversaires, comme on aurait pu le supposer. Victor Oladipo réalise un superbe début de saison avec Indiana (25,5 pts), et dans son sillage, les Pacers ont écarté tour à tour les Nets, les Wolves et les Spurs. De leur côté, les Nets propose un jeu collectif très rapide, porté vers l’attaque (114 pts de moyenne, 3ème en NBA), qui ravit leurs fans et surprend la communauté NBA. Malgré un effectif limité en termes de talent, Brooklyn s’efforce de développer du jeu, et ça paye avec des résultats pour le moment satisfaisant. Les Cavaliers peuvent en témoigner.

Parmi les autres surprises, citons évidemment le Magic. Les hommes de Frank Vogel, 4èmes à l’Est, présentent la 2ème attaque la plus prolifique avec 116 pts de moyenne. Orlando s’est offert le scalp des Cavaliers, mais également des Spurs, du Heat et des Nets. Plus que des individualités, c’est bien le collectif floridien qui étonne, avec des joueurs qui prennent tour à tour les choses en main avec Fournier, Gordon et Vučević en vedettes. De la même manière, les Pistons redressent clairement la barre après une saison dernière ratée. Avec leurs 5 victoires (série de 3 en cours), ils squattent la 1ère place de l’Est et viennent de taper successivement les Wolves, Clippers, et Warriors. Là encore, un collectif qui s’affirme et des individualités retrouvées, notamment Tobias Harris et Andre Drummond.

Dernière équipe à citer, les Memphis Grizzlies. Donnés pour morts par de nombreux observateurs suite aux départs de certains cadres, les ours réalisent un début de saison solide, respectant une identité de jeu traditionnelle basée sur une grosse défense. Les leaders Marc Gasol et Mike Conley répondent présents, et les cadors tombent. Ainsi, seuls les Warriors (et leurs 118 points de moyenne) ont dépassé la barre des 100 points… Et perdu. Les Rockets sont tombés à deux reprises, en étant limités à 89 et 90 pions. Alors, forteresse imprenable à Memphis ? Quand on voit que même Chandler Parsons est sur la bonne voie… S’ils ont perdu face à Charlotte, les Grizzlies ont fait bonne impression ces deux dernières semaines.

 

Les favoris mis à mal – 1er acte

La transition est toute trouvée. Et si ce constat sera plus développé dans les flops avec quelques claques distribuées aux équipes concernées, nous trouvons aussi du positif à cette situation. Bien sûr, nous ne parierons pas sur des Finales Magic – Grizzlies, mais voir les prétendus « petits » bousculer les grosses équipes, c’est quand même sympa. Être surpris par les Pacers et Nets pourtant dépourvus de stars, ou intrigués de connaitre le résultat de Pistons – Warriors en se levant le matin, c’est un luxe dont on espère finalement profiter le plus longtemps possible cette saison.

 

Giannis Antetokounmpo et ses Bucks

Des statistiques de MVP (34,7 pts – 10,7 rbds – 5,5 passes à 63% au tir), une impressionnante domination sur les parquets et une équipe qui tourne bien, tout sourit au grec en ce début de saison. Milwaukee avance, montre de belles dispositions, et dispose dans ses rangs de cet extraterrestre du basket, qui épate la NBA en confirmant sa superbe saison dernière. La communauté n’a d’yeux que pour le Greek Freak, et s’ils continuent sur cette lancée, les Bucks et leur chef devraient atteindre leurs objectifs de top 4 à l’Est.

 

Blake Griffin

Après le départ de Chris Paul, l’ailier fort s’est vu confier les clés de la franchise. Les Clippers lui ont offert une prolongation, et Griffin l’assume pleinement. Avec près de 25 points et 10 rebonds de moyenne, le dunkeur assure et n’est pas étranger au bon départ de sa franchise cette saison. Il est un peu passé à côté de son match face aux Warriors, mais cela n’enlève rien à son superbe départ cette année.

 

Des rookies sur la bonne voie

La cuvée 2016 fut décevante, la 2017 laisse entrevoir de bien meilleurs auspices. Avec Ben Simmons Lonzo Ball et Jayson Tatum en têtes d’affiche, les jeunes responsabilisés assurent et répondent aux attentes placées en eux. Donovan Mitchell, De’Aaron Fox et Dennis Smith Jr montrent de belles choses, tout comme Frank Ntilikina qui apporte une défense intéressante en dépit de sa légère blessure. Du côté des intérieurs, Lauri Markkanen et John Collins réalisent également des débuts intéressants au sein d’équipes pauvres en talents. Chez les mauvais élèves de la NBA, ce sont même les rookies qui tirent l’équipe et semblent en mesure de faire progresser l’effectif.

 

Les Flops

 

Les Wizards sous tension

Alors qu’ils nous offrent un début de saison très réussi, les Wizards ont un peu perdu pied ces derniers jours. Après 5 victoires en autant de match, Washington s’imposait comme une place forte de l’Est. Pourtant, ce sont des signes de faiblesse qu’ont envoyé les coéquipiers de John Wall ces derniers jours. Le meneur star en est le parfait symbole, avec un match complètement foiré lors de sa confrontation avec Lonzo Ball et ses Lakers. Lui et Gortat avait annoncé une boucherie, elle n’a pas eu lieu du côté escompté. La frustration engendrée par ce rendez-vous manqué a explosé face aux Warriors avec un barfight entre Bradley Beal et Draymond Green, alors que les Wizards avaient encore la possibilité de taper les champions en titre. Arrogance et frustration, Washington va devoir évacuer tout ça afin de poursuivre sa saison dans de bonnes conditions, comme elle l’avait commencée.

 

Les favoris mis à mal – 2ème acte

Revenons donc à nos superteams. Rockets, Warriors, Cavaliers, Spurs… Les grosses écuries n’écrasent pas la concurrence.

Oui, Houston (5-3) et San Antonio (4-3) ont des bilans corrects. Mais les coéquipiers de James Harden ont montré des limites face à une équipe de Memphis qui les a battus à deux reprises. Ils viennent même d’être défaits par les Sixers à la maison. Les hommes de Popovich, quant à eux, restent sur trois revers consécutifs face au Magic et aux Pacers, des supposés « petits », et aux Celtics. L’absence de Kawhi Leonard les pénalise, certes.

Non, nous ne sommes pas en train de dire que Golden State (5-3) et Cleveland (3-4) vont rater les Playoffs et tomber dans la misère. Mais les Dubs montrent des signes inquiétants depuis le début de saison, avec des victoires courtes et une défense loin de son niveau affiché l’an passé. Ils ont relevé la tête face aux Clippers cette nuit, mais nous surveillerons de près leurs prochaines rencontres, notamment sur le plan du jeu. De leur côté, les Cavs ont perdu Derrick Rose, et la greffe de Dwyane Wade dans le cinq majeur n’a pas fonctionné. Avec un bilan pour l’heure négatif et des claques reçues face à Orlando (encore eux), Brooklyn et même les Knicks – les Knicks ! -, Cleveland doit redresser la barre.

 

La malédiction des blessures

Elles ont commencé au bout de 5 minutes à peine, avec la terrible fracture de Gordon Hayward lors du match d’ouverture Celtics – Cavaliers. Jeremy Lin et JaMychal Green sont eux aussi tombés lors de leur première rencontre. En réalité, les blessures ont frappé bien avant le début de saison, avec des joueurs déjà absents pour plusieurs semaines : Leonard, Paul, Batum, Rondo, Dunn, Exum, pour ne citer qu’eux. Thomas, Lavine et Parker (Tony et Jabari) étaient déjà absents avec des blessures longue durée. Au fil des premiers jours, la liste n’a fait que s’allonger, au point de rappeler la saison cauchemardesque 2004-2005, au cours de laquelle 7 joueurs All-Star avaient manqué au moins 30 matchs (hormis Butler, 27 rencontres). Pêlemêle, les autres joueurs touchés et pour la plupart toujours sur le flanc : Hassan Whiteside, Jimmy Butler, Marquese Chriss, Franck Ntilikina, Derrick Rose, Dennis Schröder, Jonas Valanciunas, Elfryd Payton, Seth Currry, Marcus Morris, Myles Turner… Evoquons également la nouvelle gestion très douteuse de Markelle Fultz par les Sixers, qui a joué plusieurs matchs avec une épaule bloquée, et qui a enfin été arrêté et pris en charge.

 

On le rappelle, ces constats n’engagent en rien un quelconque pronostic ou des conclusions définitives. Et vous, quels sont vos tops et vos flops ? Rendez-vous pour la prochaine édition.