On préfère vous prévenir, on va doucement mais sûrement se lâcher. Vous n’avez jamais eu envie de prendre votre plus belle (ou non d’ailleurs) plume pour balancer un flot continu de mots sur quelque chose qui vous a titillé, énervé, rendu fou ou juste qui vous chagrine ? Ou même l’inverse, des choses qui vous ont rendu fou de joie, que vous avez kiffé, adoré ? Bah nous, si. Du coup, on s’est dit qu’occasionnellement, on allait faire des lettres ouvertes à différents acteurs du paysage NBA. Subjectivité maximum, sensibilité maximale, on se retrousse les manches, on prend sa plume, son encrier : en route. 

Malone… dehors !

Je pense que c’est l’usure de la saison, mais je crains d’être un peu trop soft face à la saison-déception dont tu es devenu le chef d’orchestre. Y a pas à dire, depuis 2 ans tu es un virtuose en la matière. Même si je dois dire, que tu atteins en cette fin de saison, les sommets de ta maestria. Réussir à être à la lutte avec les Clippers, décimés par les blessures, alors que nous avons été épargné l’essentiel de la saison par les pépins, si on excepte Millsap, c’est fort ! Mais ne nous attardons pas sur le résultat, contemplons plutôt la manière.

Oui parce que, Ô coach défensif, tout sympathique que tu sois, il est des moments où il faut savoir dire stop. Stop par exemple à cette supercherie, celle, selon laquelle tu peux nous faire progresser en défense. Ne nous leurrons pas, quand ton meilleur bilan en tant que tel est 23eme depuis le début de ta carrière, se définir ainsi, c’est en quelque sorte soit avoir raté sa vocation, soit vouloir se saborder. Et disons le, vu l’énergie que tu dépenses après chaque défaite à critiquer le manque d’envie de tes joueurs, ce n’est donc pas un défaut de motivation. Non, tu es juste incompétent. Mais genre indubitablement.

Posséder un joueur comme Jokic et le brider, ça relève très fortement de l’imbécilité notoire. Alors oui, certes, tu aimes beaucoup Paul Millsap, il représente ce que tu aimes dans le basketball : malheureusement tu l’aimes en tant que spectateur. Tu n’as ni le flair pour mettre en avant les bons joueurs, ni les qualités d’un bon tacticien. A ce sujet, je crois que je t’en veux, aussi, un peu plus, car nos chers médias français qui ne regardent pas beaucoup les Nuggets arrivent encore à dire « que tu fais un bon boulot ». Je ne sais pas s’ils sont tombés dans le panneau des matchs où tu décides de laisser ton pivot faire le taff offensif, en regardant notre navire défensif couler, mais ce qui est sûr, c’est que les matchs centrés autour de lui, proviennent du système dessiné par ton ancien assistant, et qu’il marchait. Malheureusement tu as mis ce plan au placard toute une partie de la saison, et l’a ressorti entre trop tard, quand le calendrier se durcissait. Pour le supprimer momentanément au retour de ton saint patron.

A vrai dire, je ne sais plus si tu veux tellement prouver que le basket rugueux que tu prônes est la meilleure solution pour ce roster, quitte à te planter, ou si tu ne comprends juste pas l’effectif que tu as entre les mains. Les 2 théories semblent valables, à moins que ce soit un mix des 2.

Bref, en attendant tu continues de jouer ta partition dans les médias, celle d’un joueur de pipeau. Quant à ton équipe, elle, va à nouveau rater les Playoffs, puisqu’elle est capable de battre 2 fois les Warriors, mais ils n’a pas le cerveau à sa tête pour la sauver, ni le caractère pour assurer dans les matchs clés. Réussir dans la course aux Playoffs à perdre en 1 semaine contre Dallas & Memphis… J’ai juste pas les putains de mots…. Oui, à ta décharge j’admets volontiers que Jokic et sa manière de baisser les bras mérite quelques baffes, que l’intensité générale est parfois navrante… En ce qui te concerne, j’ose espérer que nos dirigeants vont finir par ouvrir les yeux, et accepter que tout sympathique que tu sois, tu tires le pire de ton effectif, et viens de gâcher une nouvelle année précieuse dans l’éclosion de cette équipe. Oui, il est temps de réassayer d’engager quelqu’un de compétent. Ce qui a été un échec depuis le licenciement de notre dernier « coach de l’année ». Voir pour quels peintres on l’a viré fait vraiment peine, tout comme les naufrages auxquels on assiste.

Tu as 12 matchs pour me faire mentir. Je sens qu’on va rire… jaune.

Allez, à la porte Malone.