Pour être un fan des Mavs durant la saison 2017-2018, il fallait être solide.

Pourtant, à l’aube de la saison 2017-2018, la patience semblait s’être imposée comme le maître mot. L’année allait clairement être sous le signe du développement et de la reconstruction progressive. Dennis Smith Jr. devait apprendre à gérer une équipe NBA et à construire son jeu, Harrison Barnes et Wesley Matthews devaient mener la troupe texane à quelques victoires, Dirk continuait de peaufiner sa sortie en maternant les plus jeunes et Nerlens Noël devait apporter le punch nécessaire au cinq majeur de Rick Carlisle. Bref, une saison de transition/reconstruction. Mais force est de constater que tout n’a pas été si simple.

Un petit 2-16 pour commencer la saison, un Wes Matthews obligé de s’asseoir sur le banc pour une 20 matchs, et une saison blanche pour Seth Curry, voilà de quoi vous donner une idée du tableau. Mais c’est surtout l’épisode de Noël qui a mis les boules aux spectateurs texans, qui voyaient bien que cette histoire de désamour commençait à sentir le sapin. 30 matchs seulement pour celui qui était censé soulagé Nowitzki dans la raquette des Mavs, dont 6 en titulaire, le tout pour à peine 4.4pts et 5.6 rebonds, la faute à un évident manque d’investissement et à des blessures : merci du cadeau. Carlisle n’a pas mis longtemps à le mettre hors-course, et tout le monde convenait que c’était une sage décision. En compensation, on pouvait se réjouir de la bonne saison rookie du meneur DSJ, qui a engrangé les minutes de jeu (3ème plus gros temps de jeu derrière Barnes et Matthews), avec 15.2pts, 5.2 assists et 3.8 rebonds. Athlète hors-norme, il a pu se montrer au grand public lors du concours de dunks au ASG, et quelque chose nous dit que ce n’est pas la dernière fois qu’on l’y voit. Surprise de la saison également, Yogi Ferrell a assuré en sortie de banc, et évidemment on termine par le meilleur : Dirk, qui ne dépasse plus les 5km/h mais qui enquille toujours les paniers quand il le faut (30.000pts, putain).

En coulisses, les choses aussi ont été mouvementées. Mark Cuban, le propriétaire omniprésent des Mavs, n’a pas pu s’empêcher de dire tout haut ce que tout le monde voyait chaque nuit : oui, Dallas tankait. La NBA n’a pas appréciée, et ce sont 600.000 dollars qui se sont envolés du porte-monnaie de Cuban. L’ultime point noir de la saison a été hors-terrain , avec le scandale révélé par Sports Illustrated durant le All Star Break. Le site a en effet dévoilé au grand jour un dossier complet sur les pratiques du front-office des Mavs à l’époque de l’ex-président Terdema Ussery, entre harcèlement sexuel, violences morales et tout le folklore qui découle de telles situations, Dallas s’est retrouvé au cœur d’une polémique monstre en pleine saison, et il a fallu des semaines pour que l’incendie se calme. Quand on vous dit qu’il fallait avoir les nerfs solides.

Avec tout ça, Dallas termine avec le 3ème pire bilan de la Ligue, avec 24 victoires pour 58 défaites. Oui, ça pique.

Résumé de l’été

Les Mavs ont abordé leur été avec un plan : gérer la draft, et attirer un gros poisson. A côté de ces deux missions, il fallait essayer de conserver les role players principaux qui pouvaient avoir des envies d’ailleurs. Prenons les choses dans l’ordre.

Avec le 5ème choix de la draft, les Mavs étaient bien mais pas top. Qui choisir ? A priori, les choses allaient dépendre de ce que les équipes placées avant allaient décider. Mais le front-office des Mavs a décidé de prendre les choses en main, et c’est ainsi que les Hawks, après avoir choisi le slovène Luka Doncic, allait refiler ce dernier aux mains de Dallas en échange de Trae Young, choisi lui par Don Nelson. Improbable mais vrai, Dallas avait mis la main sur Doncic. Le prodige slovène rejoint donc l’écurie de Carlisle et Nowitzki, pour former un backcourt très prometteur avec Dennis Smith Jr. Deux autres rookies sont arrivés, en la présence de Jalen Brunson et Ray Spalding, qui a quelques beaux jeux de mots à offrir. Le premier, deux fois champion NCAA, pourrait profiter de quelques belles minutes de jeu derrière DSJ en alternance avec Barea.

Pour la suite, il fallait d’abord faire le tri et remettre de l’ordre dans les comptes : ainsi, les Mavs ont proposé la qualifying offer à Yogi Ferrell, avant de retirer celle de Doug McDermott et de décliner l’option de 5M sur le contrat de Dirk. L’objectif ? Dégager du cap, encore et toujours, notamment pour permettre à un gros poisson d’arriver. Fin juin, les choses ont commencé à bougé quand des rumeurs de trade autour de DeAndre Jordan ont commencé à se faire entendre. Finalement pas de trade : le pivot des Clippers a refusé son option à hauteur de 24M la saison pour devenir free-agent, et s’engager dans la foulée avec les Mavs pour le même montant – cette fois-ci, pour de bon. Un an de Dédé Jordan pour venir combler le vide de la raquette ? On prend volontiers côté texan. Salah Mejri était également resigné, pour un an également, et le poste de pivot était verrouillé à Dallas.

Côté départ, Seth Curry faisait ses valises pour Portland, pendant que Yogi Ferell, après avoir accepté une offre de Dallas, s’engageait finalement pour 2 ans avec les Kings. Voilà, je crois qu’on a fait le tour. Quoi ? Ah oui, j’oubliais un détail : Dirk Nowitzki a finalement resigné pour un an, devenant ainsi le premier joueur de l’histoire NBA a passé 21 saisons dans la même franchise. Légendaire. Ah, et Devin Harris est revenu au minimum vétéran aussi.

Jeu & Coaching

24ème attaque de la Ligue sur la saison 2017-2018, 17ème défense. Les Mavs ont des lacunes, c’est évident. Avec les différentes arrivées de l’été et le projet qui se dessine, que peut faire Carlisle ? Assez dur de pronostiquer, mais quelques axes peuvent être trouvés. Déjà un constat simple : les Mavs ne tankeront pas cette saison, vu qu’ils n’ont pas de pick. Ils joueront – avec leurs moyens – pour gagner.

Déjà, offensivement : à quoi s’attendre ? Doncic devrait sans surprise intégrer le cinq majeur. Autant le dire de suite : avec cette simple arrivée, les possibilités pour Carlisle sont multipliées. Avec un backcourt DSJ-Doncic, les Mavs disposent de deux créateurs offensif dans leur cinq : DSJ l’a démontré l’an passé, et Doncic dirige une attaque depuis ses premiers signes de puberté. Ainsi, plus besoin pour Carlisle de confier des ballons en la matière à Matthews ou Barnes : chacun retourne à son poste naturel, et c’est bien mieux comme ça. En matière de création justement, l’arrivée de Dédé Jordan jouera un rôle fondamental elle-aussi : Dallas possédera enfin un vrai pivot moderne et mobile, qui sait se gaver de pick’n’roll depuis des années. Avec des porteurs de balle comme DSJ ou Doncic, qui excelle déjà dans le domaine par sa qualité de passe au roller ou aux shooteurs libres, Dallas pourra compter davantage sur ces situations. Matthews, Barnes, Nowitzki n’auront plus qu’à se placer dans les fenêtres de tir au large.

En plus de ces aspects-là, qui relèvent plus du jeu demi-terrain, il sera intéressant de voir comment évolue la PACE des Mavs (26ème l’an dernier), notamment si Carlisle décide d’aligner une lineup plus athlétique la majeure partie du match (du style DSJ-Doncic-Mathhews-Barnes-Jordan, mais on y reviendra).

Défensivement, les Mavs se classaient 17ème défense de la ligue. Certains secteurs étaient totalement laissés à l’abandon, notamment les rebonds (27ème l’an dernier au total, et bon dernier en termes de rebond offensifs). Avec l’intégration de Jordan, nul doute que les choses vont un peu changer, le bonhomme étant conçu pour choper n’importe quel ballon volant à plus de 2 mètres du sol. D’une manière générale, la défense a un potentiel très intéressant avec la lineup évoquée à l’instant et une raquette Barnes-Jordan, notamment car elle permettrait à Carlisle de pouvoir switcher plus facilement, sans forcément devoir cacher l’un des 5 joueurs, problème qui se pose avec Dirk.

Meneurs : Dennis Smith Jr, J.J Barea, Devin Harris, Daryl Macon (two way contracts)

Arrières : Luka Doncic, Jalen Brunson, Wesley Matthews, Cody Miller-McIntyre

Ailiers : Harrison Barnes, Ryan Broekhoff, Ding Yanyuhang, Jalen Jones, Dorian Finney-Smith

Ailiers forts : Dirk Nowitzki, Dwight Powell, Maxi Kleber, Ray Spalding, Kostas Antetokoumpo (two way contracts)

Pivots : Deandre Jordan, Salah Mejri

Quel 5 majeur ?

Et là, il y a dilemme. Que faire de Dirk Nowitzki ? La légende allemande ne peut plus suivre les postes 4 modernes de NBA, et constitue un vrai boulet défensivement pour cette raison. La seule manière viable de le laisser sur le terrain en défense est de lui filer le 5 adverse. Or, si l’on joue à ce jeu-là, qui filer à Dédé Jordan ? Vous voyez un peu le souci. Deux solutions : soit Carlisle accepte de le mettre sur le banc, soit non. Ici, on opte pour un non : le coach est trop amoureux de son joueur. Mais il n’est pas fou pour autant, et jouera avec un roulement précis. On vous explique :

Le cinq majeur texan devrait avoir à peu près cette tête-là :

Dennis Smith Jr – Luka Doncic – Harrison Barnes – Dirk Nowitzki – DeAndre Jordan

Dans cette optique-là et comme la saison passée, Nowitzki pourrait probablement sortir assez tôt dans le premier QT, pour laisser Matthews entrer en sixième homme et permettre aux Mavs de jouer small ball avec Barnes en 4. Autre option : laisser Barnes à son poste 3 naturel, et faire entrer Powell ou Kleber, d’excellents cols bleus en poste 4. Dirk serait donc plus utilisé en poste 5 avec la second unit, aux côtés de Barea, Harris, Matthews et Powell. Et ça serait un bien pour tout le monde, Dirk y compris.

Ou bien Rick nous la met tous à l’envers, et décide d’office de mettre l’allemand sur le banc. Et là, à par dire pardon, on aura rien à dire.

Forces du roster

L’équilibre dans la force. Si l’on considère que le cinq majeur qui va le plus jouer sera celui avec DSJ-Doncic-Matthews-Barnes-Jordan, force est de constater que la redistrubution des cartes offensivement va être profitable, sur le papier, à tout le monde. Avec DSJ et Doncic à la création, Carlisle pourra varier les entrées de jeu et les formes, Matthews pourra retrouver son rôle de 3&D dans lequel il peut exceller, Barnes continuera d’apporter régulièrement ses 18-20 points tous les soirs en pouvant profiter des espaces crées par ses arrières ou par les pick de l’ami Dédé. L’équilibre semble idéal, bien qu’à peaufiner. C’est la même chose sur le banc, avec une second unit qui n’est pas la plus redondante en terme de noms, mais qui peut s’avérer très intelligente dans le jeu au vue de son expérience (Barea, Harris, Dirk, ça va ça pèse) et dont on peut penser qu’elle saura gérer les temps forts et les temps faibles en attendant le retour des titulaires.

Au vue des qualités de chaque joueur, il faudra de près surveiller la défense que Carlisle mettra en place. A première vue, la simple arrivée de Dédé fait franchir un palier à l’équipe en la matière, en termes de protection d’arceau et de dissuasion intérieure. Selon la lineup utilisée, le coach texan peut s’offrir un vrai cocktail de polyvalence, mobilité et qualités athlétiques qui peut vite poser soucis en la matière aux équipes adverses.

Faiblesses du roster

Le problème avec les équilibres, c’est qu’ils peuvent être fragiles. Qu’on ne s’y trompe pas : Dallas est encore loin de pouvoir jouer les premiers rôles.

Le backcourt est jeune, et fera sûrement des erreurs : quoi de plus normal ? Doncic voudra prouver qu’il peut s’imposer en NBA pour faire taire les doutes sur ses capacités, et il fera également des erreurs. Il faudra faire attention à ne pas se marcher sur les pieds avec Dennis Smith Jr. Évidemment, cette jeunesse sera compensée par les vétérans du roster, qui pourront faire profiter de leur vécu les petits jeunes, mais il faudra du temps pour peaufiner les deux pépites qui occuperont la ligne arrière des Mavs.

Autre revers de la médaille : Dallas manque d’un franchise player. Et oui, Nowitzki ne peut plus supporter le rôle qu’il a occupé pendant 15 ans, DSJ et Doncic sont encore jeunes, Barnes n’est pas de ce calibre et Deandre Jordan non plus. Dans les moments un peu chauds, Dallas manquera de ce joueur-sécurité qui peut apaiser les moments de faiblesse. Cela fait partie de l’apprentissage évidemment, mais ça ne fera pas les affaires des Mavs dans les matchs tendus qu’ils pourront avoir.

Le joueur clé : Dennis Smith Jr.

Saison sophomore oblige. Après une très bonne saison rookie, dans l’ombre des noms ronflants qu’ont été Jayson Tatum et autre Donovan Mitchell, Dennis Smith Jr s’en est sorti avec les encouragements, voire même les félicitations chez les plus optimistes. Pour ce qui est de sa saison sophomore, on va attendre au minimum la même chose. On le sait, la 2ème saison d’un jeune en NBA est souvent clé, notamment car il faut confirmer les espoirs formés lors de la saison rookie.

Cette saison à Dallas, DSJ doit continuer dans la lignée de sa saison 2017-18 en prouvant qu’il peut tenir les rênes de la franchise dans les années à venir, notamment pour l’après-Dirk. A la fois sur le terrain et en dehors, il doit revêtir le rôle de leader, et déjà devenir plus qu’un bon joueur : une sortie de petit général. Sur le terrain, il devra apprendre à intégrer son nouvel arrière et compère du backcourt, et apprendre à partager la création avec celui-ci. S’il y parvient et s’il ne prend pas l’arrivée de Doncic comme un défi personnel, tout le monde à Dallas en profitera. On surveillera évidemment de près les deux nouveaux venus, Doncic et Jordan, mais DSJ devra prouver tout autant voire plus que pour sa première saison.

La problématique de l’équipe : comment exister dans la conférence Ouest ?

Dure réalité, mais réalité tout de même : Dallas semble trop frêle pour les grosses luttes qui attendent la conférence Ouest. L’effectif semble meilleur par la simple arrivée des deux recrues de l’été que sont Doncic et Jordan, mais pour autant il faut être terre à terre : Dallas sera loin de pouvoir jouer les premiers rôles. Alors comment exister cette saison ? Qu’est-ce qui attend le plus les Mavs : un destin à la Jazz, en forme de surprise de l’année, ou un destin à la Lakers, avec une équipe qui joue son jeu qu’importe l’adversaire et termine dans le ventre mou de la conférence ? Ici, on opte plutôt pour la deuxième option.

Dallas sera une équipe extrêmement chiante à jouer pour les gros de la Ligue, notamment si l’intégration des 2 recrues principales prend bien. Les Mavs se doivent de peaufiner leur backcourt, qui peut être à lui seul l’avenir de la franchise, en accompagnant le développement de Dennis Smith Jr et Luka Doncic. Ils doivent également séduire Deandre Jordan, qui sera libre à l’été prochain. En développant un jeu efficace et bien construit, dans lequel il peut être mis en valeur, Dallas ferait un grand pas dans cette direction. C’est donc là l’unique but des Mavs cette saison : produire du jeu, jouer les troubles-fêtes et viser le plus haut possible avec leurs moyens.

Pronostic

12ème à l’Ouest : entre 30 et 36 victoires.

Malheureusement pour Dallas, même si l’effectif est meilleur que l’an dernier et que le tanking est derrière eux, il est un constat simple et froid : la conférence Ouest semble forte, trop forte. Entre les Warriors, Rockets, Thunder, Spurs, Lakers, Nuggets, Wolves, Blazers et compagnie, même si les Mavs ont repris des couleurs, ils semblent toujours trop justes. Alors évidemment on n’est pas à l’abri d’un exploit, et si une franchise peut faire chier du monde cette année, les Mavs sont parmi les favoris. Mais à première vue, quand même, on semble un peu court. Il y aura du mieux par rapport à la saison dernière, c’est certain, et ça se verra sur le terrain. Mais malheureusement, pour les playoffs, ça sera non.

 

L’avis du compte fr : @DallasMavsFr

Quel bilan tires-tu de la saison passée ?

@DallasMavsFr : Le tanking c’est laid, vraiment laid, mais ça peut être efficace. Faire attention aux débuts de la compétition, cela fait maintenant deux saisons où nous commençons très très mal en étant rapidement dernier, et après le retard est trop compliqué à rattraper. Tachons de ne pas faire de même une troisième fois.

Que penses-tu de l’été de la franchise ?

@DallasMavsFr : L’été a commencé bien tôt pour nos, début avril (voir même février). Ensuite est venu de la draft où nous avons effectué pour une fois une très bonne session : of course la draft de Luka Doncic contre notre TDD 2019. A voir dans quelques années pour pour l’instant le deal en vaut la chandelle, on peut estimer que Luka nous aura coûter un pick 10 environ l’an prochain. Au vu de ce qu’à proposer le slovène en Europe ces dernières années c’est un très bon choix de la franchise qui a même rajouter une petite protection en bonus, on se sait jamais (top 5). A ne pas oublier : la draft de Jalen Brunson, double champion NCAA en étant meneur titulaire à Villanova, ce n’est pas rien. Le petit peut beaucoup apprendre aux côtés de J.J., j’aime beaucoup ce move (rappelons qu’il a été nommé deuxième meilleur playmaker de cette cuvée par ces pairs, derrière Young et devant Doncic).

Ensuite vient la free agency avec un gros move IN : DeAndre Jordan, notre immense faiblesse était les rebonds offensifs, dernier de la ligue de loin, DeAndre va grandement nous aider pour cela. Signature de 1 an qui permet de garder une bonne flexibilité pour l’an prochain, très safe pour nous. Autre petit move IN : Ryan Broekhoff, australien qui nous vient tout droit de Russie, excellent tireur à 3 points, pour le reste j’attends de voir, mais je le vois éventuellement reprendre le rôle qu’avait McDermott dans la seconde unit.

Enfin quelques move OUT : Yogi Ferrell, Seth Curry et Doug McDermott. Assez surprenant de perdre les 3 alors qu’on s’attendait à en perdre un ou deux au maximum… Dommage, surtout pour Doug qui apportait énormément en sortie de banc (50% à 3 points chez nous !).

Quelles sont les attentes pour la saison prochaine ? Quel scénario te convient pour l’équipe actuelle ?

@DallasMavsFr : C’est ce qui est bien, très peu d’attentes pour nous cette saison : on ne va pas se leurrer, nous n’avons pas l’effectif pour jouer les playoffs, alors à moins d’un miracle à la Utah Jazz 2017-18 (quoique possible avec Doncic) on ne devrait pas pouvoir accrocher une des 8 premières places. Mais on attend de cette équipe qu’elle se batte jusqu’au bout en tous cas, on n’a pas de pick de draft, donc allez-y donnez tout. On veut que Smith Jr et Doncic progressent, que Barnes gagne en leadership et qu’une cohésion d’équipe se construise pour le futur de la franchise, c’est important. Attente énorme autour de Luka évidemment, très hâte de voir comment Rick Carlisle va l’utiliser. Je lui fais confiance de ce côté-là.

En ce qui concerne Dennis Smith Jr : j’attends beaucoup de lui aussi, les saisons sophomores sont un moment où les grands joueurs explosent souvent. J’attends donc de DSJ qu’il continue dans la voie où il était la saison dernière et prenne une autre dimension. Attention à ce que les deux (DSJ / Luka) ne se marchent pas sur les pieds, on a l’occasion d’un combo exceptionnel, ne le gâchons pas 🙂

Autre point important : monsieur Dirk Nowitzki. C’est peut-être/surement sa dernière saison : alors tous les fans de NBA, de basketball en général, peu importe l’équipe que vous soutenez, profitez de lui, regardez ses derniers matchs en NBA pour voir ce shoot si pur et si efficace, ce joueur si exceptionnel et loyal car on ne reverra pas avant longtemps un spécimen de ce genre. Bref, pour ma part et pour beaucoup de MFFL, même si Doncic/DSJ/DeAndre vont être au cœur des attentions, pour nous Dirk sera toujours le numéro 1, ce sont les derniers matchs du plus grand joueur de l’Histoire de notre franchise. Le dernier match de la saison à venir à San Antonio sera à surveiller avec grande attention et un paquet de mouchoir.

Le scénario idéal pour l’équipe : du beau jeu, de la progression, une saison où est pas si loin de la 7-8ème place pour tenter d’accrocher les playoffs, pas grave si on ne les fait pas. Mais je pense que de manière plus probable, il pourrait nous arriver une saison à la Lakers de l’an dernier où t’es pile au milieu de la conférence et personne ne fait attention à toi et l’équipe est moins intéressante à voir. Sinon je souhaite Dennis Smith qui répare l’injustice du All Star Game et gagne le concours de dunks, que Doncic soit dans la course au Rookie de l’Année. Allez, petit fantasme pour finir : Dirk qui fait une super saison et qui revient pour une 22ème et dernière tournée de sa légendaire carrière.