Enfin ! Après des années à voir le roster des Chicago Bulls se dégrader, les dirigeants furent contraints d’accepter l’inéluctable. Forcés de faire face aux conséquences d’un délitement croissant, ces derniers ont enfin accepté de miser sur la jeunesse et de mettre fin à une ère qui restera dans les mémoires de la franchise. Il faut dire que Fred Hoiberg, à la tête du roster depuis 2 ans n’avait pas su apposer sa marque sur un groupe de joueur encore nostalgique du bon vieux temps. Un temps où la franchise jouait dur, où les joueurs s’échinaient en défense et se montraient tantôt disciplinés offensivement, lorsqu’ils ne s’en remettaient pas à l’immense talent de Derrick Rose, puis plus tard, de Jimmy Butler.

C’est ainsi que l’été, et non sans ironie les Bulls ont entériné la décision de tout recommencer en échangeant Jimmy Butler à un certain Tom Thibodeau – ancien coach de la franchise qui avait suite à son exil repris les rennes de Minnesota – et mieux – s’était vu accorder la gestion des opérations basket. Ni une, ni deux, « Thibs » retrouvait son poulain et réunissait autour de lui d’autres anciens chicagoans. Mais ceci est une autre histoire. Dans l’échange, Chicago obtenait un tour de draft dont la sélection revenait à Lauri Markkanen. Une décision brièvement controversée avant que le finlandais ne montre l’étendue de son talent. A ses côtés, débarquaient un meneur dont la première saison laissait perplexe, Kris Dunn et le bondissant arrière des Wolves : Zach LaVine. Cette troisième addition n’était pas non plus sans ironie non plus puisque l’émérite athlète avait été fauché quelques mois plus tôt par une blessure qui avait transformé le destin de la franchise le jour où elle avait fait chuter Derrick Rose : une rupture des ligaments croisés.

L’objectif était clair à Chicago cette saison, développer de jeunes joueurs, faire le tri dans l’effectif à disposition et perdre des matchs pour ajouter un talent lors de la prochaine draft. En la matière, on peut dire que la franchise a rempli ses objectifs puisqu’elle a permis de démontrer que Kris Dunn était bien un bon joueur NBA. Mais également que Lauri Markkanen avait le profil parfait pour la NBA actuelle, ou encore que Zach LaVine pouvait encore sauter malgré sa blessure. En outre, la franchise a enchaîné les défaites comme prévu pour se préparer pour la draft, non sans avoir montré durant quelques semaines que ce groupe pouvait gagner des matchs autour de la période décembre-janvier. Malheureusement, cette bonne dynamique s’arrêta lors d’une action classique en NBA. Lancé vers le panier, Kris Dunn, grand artisan de cette bonne série s’élança pour un dunk tout en souplesse (qu’il transforma), malheureusement, au lieu de redescendre les deux pieds en avant, il opta bien malgré lui pour une réception tête la première qui l’éloigna des parquets quelques semaines qui eurent raison de la bonne forme du groupe.

Résumé de l’été

Pour toute équipe de bas de tableau, le soir de la draft est peut être le moment le plus important de la saison. Armés du 7eme choix, les Bulls avaient pléthore d’options : monter dans la draft, essayer d’acquérir le choix des Cavaliers, ou essayer d’obtenir deux choix un peu plus bas. Les dirigeants optèrent pour la passivité et se contentèrent donc de ce qu’ils avaient dans une classe de toute façon suffisamment riche pour faire ses emplettes. C’est ainsi qu’en 7eme position, comme la saison passée, ils jetèrent leur dévolu sur un intérieur, cette fois un (futur) pivot en la personne de Wendell Carter Jr. Véritable couteau suisse, le joueur n’est pas sans rappeler un joueur très en vogue cette saison : Al Horford. Sa polyvalence tant offensive que défensive en fait un joueur très complémentaire du grand échalas acquis à la draft précédente. Dans la foulée, la franchise récupérait Chandler Hutchison avec son 22eme choix, un ailier athlétique, doté d’une bonne vision de jeu et d’une rapidité latérale permettant de l’envisager comme un bon défenseur.

Après avoir laissé partir Jerian Grant dans un échange anecdotique avec le Magic, les Bulls, en possession d’une belle enveloppe, devaient essayer de s’illustrer d’une manière ou d’une autre. La première décision fut de s’aligner sur le contrat offert par de pernicieux Kings à Zach LaVine. Le contrat élevé poussait la franchise à laisser libre des joueurs intéressants la saison passée, à l’instar de David Nwaba, Noah Vonleh ou du plus dispensable Sean Kilpatrick.

L’été continua avec des acquisitions des moins clinquantes, avec l’arrivée d’Antonius Cleveland. Puis, vint le tour de Rawle Alkins, autrefois considéré comme prometteur mais qui ne reçut les faveurs d’aucune équipe lors de la draft. Finalement, Chicago ajoutait Derrick Walton Jr. mais également Ryan Arcidiacono laissé libre quelques jours plus tôt. Tout cela n’était cependant qu’informatif puisque la véritable grande action de la franchise fut la signature de Jabari Parker – arraché aux Bucks avec qui la situation semblait loin d’être idyllique.

Ceci aboutissant à un roster construit à ce jour de la sorte :

Meneurs : Kris Dunn, Ryan Arcidiacono, Cameron Payne

Arrières : Zach LaVine, Justin Holiday, Antonius Cleveland, Antonio Blakeney, Rawle Alkins

Ailiers : Jabari Parker, Denzel Valentine, Chandler Hutchison

Ailiers Fort : Lauri Markkanen, Bobby Portis

Pivots : Robin Lopez, Wendell Carter Jr, Cristiano Felicio, Omer Asik

La difficulté à classer certains joueurs entre « poste naturel » et « poste qu’ils occuperont » explique que vous soyez sans doute troublés par certains choix, pourtant, c’est ainsi que devrait se définir l’équipe.

Jeu & Coaching

Le coach des Bulls qui peine encore à convaincre les fans de la franchise – ainsi que, soyons honnêtes, la majorité du microcosme NBA aura des choix à faire quant à l’utilisation de ses joueurs. Comme je le disais plutôt, l’équipe devra faire des choix qui ne seront pas toujours naturels pour les joueurs, mais qui devront être gérés avec intelligence si la franchise veut proposer un groupe équilibré.

Mais qu’en sera-t-il du jeu des Bulls la saison prochaine ? On sait qu’Hoiberg avait été engagé par les dirigeants pour marquer une transition offensive et plus spectaculaire, osons le mot, dans l’Illinois. L’an passé, Fred a enfin obtenu la jeunesse et l’insouciance dont il avait besoin pour pétrir le groupe. Si un certain manque de talent, et un probable volonté des dirigeants empêchaient le groupe d’être ambitieux, on peut imaginer que cette faculté à réaliser des courses devrait monter d’un ton cette saison. Pour autant, il ne faut pas perdre de vue qu’entre Lauri Markkanen, Bobby Portis, Robin Lopez ou autre Wendell Carter Jr, il y a plusieurs intérieurs de talents qui ne se prêtent pas à merveille à un jeu très up tempo. 10ème PACE de la NBA la saison passée, on imagine pour autant que certaines combinaisons permettront de jouer un jeu un ton plus rapide que la saison passée pour mettre en place les fondations identitaires de la franchise. Sans quoi le coach pourra compter sur son avant ou dernière saison à Chicago.

Défensivement, la franchise a toujours été une place forte en NBA. Comme prévu, l’arrivée d’Hoiberg a dégradé cette tendance, mais l’an passé fut un véritable désastre pour la franchise. 109,1pts encaissés par match (28eme en NBA). Si l’arrivée de Wendell Carter Jr. devrait apporter plus de polyvalence dans la raquette que Robin Lopez, il n’en sera pas moins soumis à de potentielles difficultés d’adaptations, aussi impressionnante que fut sa summer league. En outre, l’arrivée de Jabari Parker qui déclarait sans ciller après sa signature « qu’il n’était pas payé pour défendre » a de quoi inquiéter davantage alors que ce dernier devrait évoluer tantôt poste 3, tantôt poste 4 – l’aile étant une position crucial pour un système défensif.

Quel 5 majeur ?

Les Bulls devraient donc chercher à courir, comme beaucoup d’équipes jeunes. Néanmoins, elle devra aussi développer ses débutants et donner du temps de jeu sur la base du talent. Pas forcément de la complémentarité. Ainsi, si les minutes et la répartition des postes ne seront pas ancrées dans le marbre, la logique voudrait que la saison démarre avec ce 5 de départ :

Kris Dunn – Zach LaVine – Jabari Parker – Lauri Markkanen – Wendell Carter Jr

Ce 5 va intriguer attendu que le poste naturel de trois des 5 joueurs serait plutôt le poste 4. Force est pourtant de constater que tous ces joueurs devraient faire partie du projet à long terme et doivent donc jouer et être satisfaits. Les joueurs devraient alterner sur les positions intérieures. La vraie question étant que peut faire Parker pour tenir le rythme de certains ailiers, lui dont la défense pose des questions légitimes.

Forces du roster

Si on devait résumer la force du roster dans son ensemble, le mot qui me viendrait à l’esprit est la polyvalence. Tous les joueurs de ce 5 de départ sont capables de faire une multitude de choses – une clé dans le basket moderne. Ils peuvent tous être des shooteurs plus que corrects, porter le ballon, ont tous une qualité de passe correcte. Dans un jeu de transition, cette équipe peut faire des ravages. Cette force, la franchise devra être capable d’en jouer et d’en abuser si elle souhaite faire une saison convaincante – car en dépit de noms très intéressants, la complémentarité globale tend à être inquiétante.

Faiblesses du roster

Car en dehors du talent brut et de la potentielle versalité offensive de cette équipe, de nombreuses faiblesses apparaissent. Tout d’abord en défense. Les Bulls, en dépit de bons role players et de joueurs au profil intéressant en défense comme Dunn et Carter Jr, risquent de connaître des moments difficiles. Dans une ligue qui aligne des 5 de petite taille avec des ailiers polyvalents, la présence de Jabari Parker au poste 3 risque de complètement déséquilibrer le roster. A fortiori avec un défenseur sur courant alternatif comme Zach LaVine et un intérieur volontaire mais perfectible comme Markkanen.

Offensivement, je vois deux problèmes dans l’équipe qui concernent encore les mêmes joueurs. Si Parker est un excellent joueur, et qu’il jouera très certainement au poste 4 sur des séquences importantes, il risque de souffrir au poste 3. En outre, le QI Basket de Zach LaVine lorsqu’il s’agira de jouer avec efficacité risque de peser sur le jeu offensif de son équipe. A tel point qu’il sera très certainement souvent utilisé avec les joueurs de banc en décalé de certains autres joueurs du 5 pour mieux profiter de son talent en individuel.

Mais une autre faiblesse me semble indubitable : le banc. Certes LaVine et Parker devraient prendre beaucoup de minutes avec le banc, mais ce sera également pour compenser le faible talent offensif de ce dernier. Cette équipe n’a pas vraiment un 6eme homme pour apporter un peu de folie à ce groupe. En outre, il n’y a pas un intérieur capable d’apporter du spacing, et pour cause, il y a beaucoup de pivot de métier et peu de vrais poste 4. La mène fait aussi peur : si Arcidiacono sait se montrer utile, cela reste un faible back-up à l’échelle NBA. A fortiori quand sa doublure, Cameron Payne, s’est avérée être un joueur profondément exaspérant depuis le début de sa carrière. Au moins autant que ses danses avec Westbrook lors de son passage au Thunder. Si l’on excepte les postes 2/3 plutôt fournis, on se rend compte que les rotations entre les titulaires et les remplaçants vont devoir être savamment pensées pour que cette équipe trouve un équilibre. Car si l’ensemble du roster n’est pas sans cohérence (à l’échelle d’une équipe de bas de tableau), le roster tel qu’il devrait être réparti en début de saison comportera pléthore de failles qui peuvent inquiéter. Notamment le très grand nombre d’arrières comparé aux autres positions.

Le joueur clé : Kris Dunn

Zach LaVine sera de retour avec une véritable préparation, tout comme Jabari Parker après sa deuxième convalescence suite à une rupture des croisés. Les 2 joueurs revenus en cours de saison pourraient évoluer à des niveaux supérieurs à ceux observés l’an passé. Wendell Carter Jr apparaît comme un superbe potentiel déjà mature et Markkanen entamera sa saison sophomore, année où les joueurs réalisent souvent de gros progrès connaissant désormais les prérequis du niveau NBA.

Pourtant, si je devais choisir un homme clé, j’opterais pour Kris Dunn. Après sa première saison NBA, un doute pouvait nous envahir quant au niveau réel de ce joueur, pourtant, la saison passée, ce dernier a été selon moi une des plus belles transformations en NBA. Car non seulement celui-ci semble être un très bon meneur et un défenseur très physique, mais il me semble être capable de tirer le meilleur de ses coéquipiers. Sous son impulsion, les Bulls avaient réussi à surprendre leur monde durant un bon mois. Ce qui n’était pas un mince exploit au vu des attentes autour de cette équipe et de la jeunesse globale du groupe.

Il ne sera peut être pas le meilleur joueur du groupe, mais s’il reste en forme et qu’il arrive à transmettre son énergie et son envie au reste de l’équipe, alors je pense que cette équipe des Bulls évoluera à un niveau supérieur que ce que la simple étude du roster et de ses faiblesses peut laisser présager.

La problématique de l’équipe : les individualités vont-elles s’accorder ?

Les Bulls sont à leur étude une équipe paradoxale. Certes ils sont jeunes, certes ils ont de nombreux déséquilibres et devraient posséder une défense compliquée à mettre en place. Pourtant, parmi les équipes encore en reconstruction, peu peuvent se targuer de posséder autant de talents susceptibles d’exploser. Dans ces cas là, néanmoins, avec des jeunes qui peuvent chercher à prouver qu’ils ont leur place en NBA – notamment lorsqu’ils sont de retour de blessures et un coach qui n’a pas toujours montré une faculté à rassembler, la question sera : est-ce que les individualités ne vont pas tuer la compétitivité à un moment de la saison ?

C’est en ce point que des joueurs comme Kris Dunn qui a su montrer du leadership et un vétéran comme Robin Lopez seront primordiaux pour créer une alchimie et garder le cap durant toute la saison. Une déclaration comme celle susmentionnée de Jabari Parker ou l’implication sur courant alternatif de LaVine peuvent inquiéter. Toujours est-il que si une cohésion apparaissait et poussait l’ensemble de l’équipe à aller de l’avant, consentir des efforts supplémentaires en défense et des sacrifices en attaque, il y a de quoi surprendre du monde, au moins durant une partie de la saison.

Pronostic

10eme à l’Est (Entre 32 et 37 victoires)

Cette équipe des Bulls sera agréable à regarder. C’est ma première certitude. Il y a une belle quantité de jeunes à suivre et qui ont déjà prouvé qu’ils avaient le talent pour la NBA. Je reste assez inquiet pour l’équilibre du 5. Je crains également pour la défense de l’équipe, compte tenu de ce qu’on a vu l’an passé, mais aussi en raison du positionnement au poste d’ailier d’un joueur peu enclin à effectuer de basses besognes pour aider ses coéquipiers. Je pense néanmoins que Kris Dunn peut vraiment porter cette équipe, lui insuffler un esprit plus combatif que ce que l’analyse purement statistique laisse supposer. Il y a du talent pour scorer, s’ils arrivent à créer un momentum durant la saison, je pense que les Bulls peuvent à l’envie figurer dans le second tiers de la conférence, ou dans le pire des cas à ses portes.

Avis des Comptes FR (@bullsfr, @FrenchBullsFan)

Quel bilan tires-tu de la saison passée ?

@FrenchBullsFan : Un bilan relativement positif dans le sens ou les Bulls ont à peu près obtenus ce qu’ils voulaient, à savoir obtenir un pick haut de Draft et repartir avec un gros potentiel de plus à développer. On aurait pu finir plus haut mais au final on repart avec Carter Jr en pick 7 ce qui est très prometteur à condition de bien le développer. Sur un plan personnel j’ai peu apprécié cette saison et ses « ambitions » donc j’espère voir autre chose cette année.

@bullsfr : La saison passée nous a permis de lancer pleinement notre reconstruction. On a pu voir de très bonnes choses par moment à Chicago (notamment en Novembre avec la série de 10 victoires consécutives).

Que penses-tu de l’été de la franchise ?

@FrenchBullsFan : Une bonne Draft avec nos 2 choix au 1er tour, Carter Jr et Hutchison, la prolongation de LaVine était attendue même si le montant parait bien élevé (merci les Kings), on a réussi à se séparer de Grant qui ne servait à rien … Même la signature de Parker fait du sens POUR LES DIRIGEANTS : il restait de la place sous le cap et il fallait dépenser pour atteindre le Salary Floor, il est natif de Chicago donc va vendre des maillots et des tickets. Après est-ce une bonne signature au niveau sportif, c’est là que les questions se posent et restent, pour beaucoup, sans réponses concrètes.

@bullsfr : Je trouve que le contrat de Jabari est surpayé sans vraiment être avantageux pour nous si sa 2eme saison est satisfaisante il pourra réclamer un salaire proche du max. Pour LaVine, j’ai un avis mitigé: c’est cher mais son contrat comporte une clause en cas de rechute. Il va falloir qu’il s’améliore en défense et qu’il prouve qu’il peut devenir un joueur avec un salaire de All-Star.

Quelles sont les attentes pour la saison prochaine ? Quel scénario te convient pour l’équipe actuelle ?

@FrenchBullsFan : J’entends parler à droite à gauche d’un retour en PO et même si ça me ferait plaisir dans l’optique de progression du groupe, j’ai un peu de mal à l’envisager autrement qu’en me disant que l’Est est super faible. En gros si on y va, ce ne sera pas parce qu’on est super bon, mais parce que les autres sont nuls… A moins que les planètes s’alignent et que Parker + LaVine réussissent l’improbable combo de ne pas se blesser + jouer ensemble, que Dunn continue sa progression et devienne un meneur gestionnaire, que Carter s’intègre bien et affiche de belle promesses pour le futur (il n’a que 19 ans, ne le cramons pas d’entrée), que Markkanen soit celui qui héritera du leadership (on le souhaite tous mais qui dit que Fred ne donnera pas ce rôle à Zach voire Jabari… ?). Bref, il y a beaucoup d’interrogations en suspens et pour moi les PO seront au bout si TOUTES ces questions trouvent réponse, pas juste une ou deux. Sur le plan personnel j’espère simplement ne pas en prendre plein la tronche quand je vais célébrer les victoires cette saison, ça changerait de l’an dernier ou c’était presque un sacrilège …

@bullsfr : Concernant la saison prochaine j’aimerais nous voir développer nos jeunes en leurs donnant du temps de jeu et s’il n’y a aucune amélioration, j’espère un renvoi de Forman et Hoiberg comme chaque année.