Imaginez-vous à détroit à la fin du mois de novembre. Les fêtes de fin d’année vont arriver, Thanksgiving, la dinde, noël, et finalement le jour de l’an. Vous avez entamé le mois de décembre fort d’un bilan de 14-6 quand soudainement vous enchainez sept matchs sans victoires. 14-13. L’équipe finit par se reprendre et enchaine 6 victoires en 8 matchs. Vous vous dites que le pire est passé et qu’il ne s’agissait que d’un coup de froid momentané. Vous profitez donc des regroupements familiaux pour descendre un peu trop d’alcool pour oublier ce début de mois catastrophique, en croisant les doigts pour qu’une telle série ne se reproduise pas de sitôt. Quel mois de janvier désagréable cela a du être pour les fans de la franchise, qui ont du avoir la gueule de bois plus longtemps que prévu. 11 défaites, un quart de toutes celles subies au cours de l’année, regroupées en un seul mois, aussi bien à la Little Caesars Arena‎ qu’à l’extérieur. Quand vous faites le compte à la fin de l’année, vous arrivez à un bilan de 39 victoires pour 43 défaites. La moitié des défaites de la saison régulière regroupée sur novembre et décembre. Et vous finissez par échouer à la place la plus frustrante de la ligue, la 9ème. Trop bas pour les Playoffs, trop haut pour obtenir un pick de draft intéressant, sachant que celui du premier tour ne vous appartenait de toute façon plus, empêchant toute velléité de tanking.

La faute à quoi ? Probablement à cette blessure de Reggie Jackson à la fin du mois de décembre. Disparu des parquets pour deux mois, il a malheureusement abandonné les siens au pire moment et les résultats de sa franchise s’en sont tout de suite ressenti. L’arrivée en février de Blake Griffin n’a pas produit l’électrochoc espéré ni suffisant. Malgré cela, les derniers mois de régulière ont vu le retour du meneur et une petite embellie intervenue trop tard. L’attaque des Pistons, trop dépendante du jeune meneur et pas encore totalement dirigée par Griffin aura peiné pendant de trop nombreuses rencontres, finissant 22ème en termes de points marqués. Ces mauvais résultats ont finalement couté la place à Stan Van Gundy mais ce dernier sera remplacé par le tout récemment nommé Coach Of The Year, Dwane Casey, en provenance des Raptors de Toronto.

La frustration devrait laisser sa place à une excitation grandissante de voir jouer Jackson, Griffin et Drummond en forme du coté de Détroit, et ce avec un nouveau coach.

Résumé de l’été

Ah les Pistons…. En vacances depuis la fin de la régulière ayant échoué à la pire place de la ligue, soit la 9ème de la conférence Est, la franchis de Detroit avait tout le temps pour s’activer lors de la free agency. Du moins c’était ce que l’on pouvait penser suite à une saison pour le moins décevante, échouant à retrouver les Playoffs une fois encore, malgré l’arrivée, en provenance des Clippers, du numéro 1 de Draft, Blake Griffin.

L’essence même d’un résumé est de rendre plus court des évènements nombreux afin d’en faciliter la lecture et la compréhension. Les Pistons ont eu l’amabilité de faire de leur été en lui-même un résumé. Peu de mouvements en ce qui concerne la free agency, normal aux vues des finances de la franchise mais nous y reviendrons, pas de choix de draft au premier tour et un seul, le 42ème au second. Autant dire qu’on ne renforce pas forcément une équipe de cette manière. Mais regardons plus en détail les rares mouvements qui ont eu lieu.

Comme dit précédemment, le choix du premier tour des Pistons est allé aux Clippers de Los Angeles qui ont sélectionné Miles Bridges, aussitôt envoyé à Charlotte. En 42ème position, Détroit a sélectionné Bruce Brown Jr, un meneur de l’université de Miami. Cependant, grâce à un trade de ses futurs choix de second tour, la franchise de Détroit a pu récupérer Khyri Thomas en provenance des Sixers de Philadelphie.

Avec un salary cap à 124 millions de dollars soit au-dessus du seuil de la luxury tax, les Pistons n’avaient pas beaucoup de marge hormis quelques exceptions, pour apporter du sang neuf à leur roster en signant des free agent.

En ce qui concerne les arrivées estivales, Jose Calderon débarque de Cleveland pour joueur le rôle de taulier du vestiaire, de même que Zaza Pachulia en provenance des champions NBA en titre. Zach Lofton et Keenan Evans font également partie du voyage depuis Golden State. Dernière arrivée mais non des moindres, Glenn Robinson III des Pacers d’Indiana, pour apporter un renfort plus que bienvenu à l’aile.

Pour les départs cette fois, James Ennis est parti voir le Texas chez les Rockets de Houston, Jameer Nelson et Anthony Tolliver rejoignent quant à eux les Timberwolves du Minnesota. Enfin, sans point de chute pour l’instant, Eric Moreland et Dwight Buycks.

C’est finalement du coté du coaching staff et de l’encadrement que l’été a été mouvementé. Récemment auréolé du titre de Coach of the Year, Dwane Casey prend les rênes de la maison après avoir mené les Raptors de Toronto à la meilleure saison régulière de leur histoire. Malheureusement l’idylle a pris fin, comme souvent pour la franchise canadienne, après s’est heurté au King et à ses sujets lors d’un sweep aussi brutal qu’haletant. Nouveau challenge donc pour lui, qui aura fort à faire pour parvenir à trouver l’équilibre permettant à son équipe de revenir en post season. Cela dit, avec ses trois joueurs majeurs remis sur pied et dans une conférence Est moins féroce que sa concurrente, les voyants semblent au vert pour la franchise de Détroit.

Jeu & Coaching

Le grand sujet qui va animer les débats concernant les Pistons cette année. L’arrivée du meilleur coach de l’année dernière, celui qui a emmené les Raptors a une saison All Time pourra–t-il redorer le blason d’une franchise engluée dans le ventre mou depuis bien trop longtemps ?

Si l’objectif initial sera bien entendu de retrouver les Playoffs dans un premier temps, tous les espoirs sont permis concernant la mise en place d’un nouveau système. Cependant, a-t-il vraiment une patte suffisante pour transformer le jeu de l’équipe ? Du coté de Toronto, il avait mené une équipe basée sur un back court supersonique et virevoltant. Arrivé à Détroit, il devra composer avec une raquette dominante composée de Blake Griffin et de Drummond, des joueurs qui auront besoin de spacing pour pouvoir attaquer le cercle. Nous risquons également de pouvoir beaucoup de phases d’isolation pour Blake Griffin qui aura à ce moment là les clés du camion offensif de la franchise de Détroit.

L’an passé nous avons pu assister à des séquences inédites, notamment avec André Drummond au poste haut, souvent balle en main. Cela forçait plus de mouvement mais cela le contraignait surtout à quitter le poste bas. L’arrivée de Griffin risque de changer les choses puisque ce dernier aussi aime avoir le ballon au poste haut. Lui qui est devenu un créateur intéressant dans ses dernières saisons à Los Angeles.

Dwane Casey sans Nurse nous a habitué à un jeu offensif qui n’est pas forcément des plus excitants à regarder de la ligue mais cela n’empêchera (peut-être) pas le coach de le mettre en place. La quête de l’efficacité devrait logiquement primer sur celle de l’esthétisme à Détroit cette année.

Du coup, nous pourrions voir Drummond au poste haut lorsque Griffin sort du parquet, organiser cette rotation entre les deux joueurs. Mais également organiser une version plus small ball, par exemple avec Griffin en back up 5 pour jouer avec plus de rapidité et plus d’ailiers mais cela risque d’être contradictoire avec le style plus conservateur du nouveau coach des Pistons. S’il devrait logiquement tester plusieurs combinaisons à l’aube de cette nouvelle saison régulière, il semble clair qu’une fois la formule optimale trouvée, s’il y parvient, elle devrait être reconduite aussi souvent que nécessaire pour assurer à sa franchise une qualification tant espérée.

Quel 5 majeur ?

Reggie Jackson – Reggie Bullock – Glenn Robinson III – Blake Griffin – André Drummond

Cette composition semble être celle qui sera la plus équilibrée pour démarrer la saison. Avec l’arrivée d’un nouveau coach, il semble évident qu’il y aura des ajustements à faire et qu’il faudra du temps pour créer une dynamique et un collectif.

Il pourrait y avoir quelques surprises, par exemple Kennard au poste 2 et Johnson au poste 3. En ce qui concerne les rotations, des joueurs comme Ish Smith ou Zaza Pachulia auront du temps de jeu pour faire souffler les titulaires et éviter des blessures liées à la fatigue. Lorsqu’on sait l’importance d’un Reggie Jackson pour la franchise de Détroit, on peut s’attendre à ce que tout soit fait pour le préserver au maximum.

Meneur: Reggie Jackson – Ish Smith – José Calderon – Bruce Brown

Arrière: Reggie Bullock – Luke Kennard – Langston Galloway – Khyri Thomas

Ailier : Stanley Johnson – Glenn Robinson

Ailier fort : Blake Griffin – Jon Leuer – Henry Ellenson

Pivot : André Drummond – Zaza Pachulia – Jonnhy Hamilton

Forces du roster

La défense sera au cœur du projet du nouveau coach de Détroit. Il va amener avec lui les préceptes qui ont rendu la défense des Raptors compliquée à jouer. Le jeu des Pistons ne sera pas forcément le plus spectaculaire ni le plus attractif sur le plan offensif mais ils auront à cœur d’être hermétique et de bien défendre.

Autre force évidemment, la raquette. Avec deux joueurs aussi dominants que Drummond et Griffin, il est évident que les fans des Pistons s’attendent à une synergie dévastatrice. C’est cependant la grosse interrogation. Ils n’ont joué ensemble que quelques semaines lors de la saison régulière. Il faudra attendre les premiers matchs pour voir si leur partenariat sera à la hauteur des attentes. Si tel devait être le cas, nul doute que la qualification en Playoffs sera bien plus aisée à atteindre. Si la première ébauche n’a pas été grandiose, on peut s’attendre à mieux avec un training camp pour travailler leur relation, leurs déplacements…etc.

Faiblesses du roster

Les faiblesses du roster des Pistons sont clairement identifiées. On peut par exemple parler d’un manque cruel sur les ailes, poste tellement important dans la NBA moderne. Il sera occupé vraisemblablement par Robinson en début de saison. Ce dernier reste sur une saison entachée par les blessures et nuls doutes qu’il aura à cœur de retrouver son niveau. Malheureusement, en ce qui concerne la rotation à ce poste, elle manque clairement de mordant puisque son back up, Stanley Johnson n’a jamais su mettre son niveau offensif aux standards attendus en NBA.

Le manque de spacing devrait également poser problème à la franchise de Détroit. En effet, avec l’arrivée durant la free agency d’un Zaza Pachulia en préretraite, le cinq sur le parquet devrait probablement toujours tourner avec un pivot à l’ancienne. Pas de small ball ici donc et cela risque de créer un embouteillage dans la raquette qui sera préjudiciable aux pénétrations d’un Blake Griffin bien plus efficace lorsqu’un spacing correct est effectué pour lui.

Autre point d’interrogation, la faculté du coach à développer des jeunes joueurs. Si ce n’est pas sa spécialité, nuls doutes que Dwane Casey devra composer avec des joueurs à potentiel mais qu’il faut faire travailler pour les façonner. Il faut espérer qu’il soit capable de le faire pour pérenniser l’avenir de la franchise de Détroit.

Le joueur clé : André Drummond

Le neuvième pick de 2012 monte progressivement en régime, sans vouloir faire de lien avec sa perte de poids estivale. Son apporte offensif n’a cessé d’augmenter depuis son arrivée dans la grande ligue. Auteur d’une saison à 15 points de moyenne, avec des performances de glouton notamment son match contre les Wizards avec 24 points et 23 rebonds, le jeune pivot, 25 ans cette été, arrive à un tournant de sa carrière.

Après deux saisons consécutives sans participation aux Playoffs, l’arrivée en Février de Blake Griffin a permis de constituer une raquette ultra dominante mais insuffisante malheureusement pour atteindre la post season. Qu’à cela ne tienne, André a passé son été à travailler son physique et a perdu du poids. Il semble plus motivé que jamais pour ramener son équipe dans la lumière. Sera-t-il prêt à faire quelques sacrifices, notamment statistiques, pour permettre à Blake Griffin de prendre les choses en main ? Ce dernier a déjà fait parti d’un big three composé de DeAndre Jordan, Chris Paul et lui-même. Un trio du même acabit peut se mettre en place, à Jackson de faire tourner cette équipe !

Autour d’une saison statistique plus que correcte, c’est surtout l’impression de progression générale qui prédomine. Meilleur rebondeur de la ligue, il a malmené beaucoup d’intérieurs durant la saison. De plus, sa vision de jeu s’est améliorée et il a su utiliser son utilisation au poste haut. Mieux, il a su progresser sur la ligne des lancés francs, sa hantise avec un taux de réussite d’à peine 39% lors des saisons précédentes. Cette année, loin des sommets de cet exercice, il offre un 60% de réussite plus rassurant et continue de travailler ses faiblesses.

Néanmoins, il ne faut pas occulter ses soucis de l’autre coté du parquet. Parfois trop nonchalant, il n’est pas le défenseur d’élite que ses impressionnantes qualités athlétiques pourraient faire de lui. Cependant, l’arrivée d’un coach comme Casey qui fait de l’imperméabilité en défense une marque de fabrique devrait lui permettre de progresser, lui qui n’a jamais que 25 ans cette année. S’il parvient à combler ces quelques lacunes, et visiblement il y travaille, il pourrait bien devenir ce pivot dominant des deux cotés du terrain qui terrorise toute la conférence Est.

La problématique de l’équipe : Toute la saison se joue-t-elle sur un joueur ?

Il y a de nombreuses thématiques qui pourraient être abordées ici. Nous pourrions parler des difficultés à faire cohabiter deux intérieurs offensifs, celle d’évoluer sans arrière et ailiers de premiers plans, le manque de spacing – mais nous opterons pour l’homme qui semble ici providentiel : Reggie Jackson.

Il va sans dire que si le joueur avait été critiqué à son départ d’OKC, il a montré qu’il pouvait être un meneur tout à fait intéressant et un vrai titulaire en NBA. Ce qu’on attendait moins en revanche, c’est que ce dragster soit à ce point tiraillé par les blessures. Aussi, entre ces bonnes performances, l’absence de marge pour trouver un autre joueur et ses blessures, ce joueur est une véritable casse-tête pour les dirigeants. Car en sa présence, les Pistons sont une bien meilleure équipe. Problème, il multiplie les longues absences et tout le système a tendance alors à se gripper. Non seulement car il a un apport important, mais aussi car il y a un manque certain de créateurs balle en main.

Ainsi, s’il se blesse, plus de création sera demandée aux intérieurs, peu de joueurs pouvant les aider sur les lignes extérieures. Or eux non plus n’étant pas de véritables forces en la matière, le jeu va s’arrêter, il y aura moins de mouvement, eux-même vont avoir tendance à s’éloigner de la zone où ils sont les plus efficaces : la raquette. Dans ces conditions, les mêmes problèmes semblent tapis dans l’ombre prêts à surgir à nouveau.

Oui, la bonne santé de Jackson est indispensable. Et non, ce dernier n’est pas Assurancetourix.

Pronostic

8eme à l’Est, entre 37 et 42 victoires.

Pour être tout à fait honnête, lorsqu’on regarde l’état des forces en présence dans la conférence Est, on se dit que la concurrence laisse plus de place qu’à l’Ouest c’est une évidence. Mais cela suffira-t-il pour permettre aux Pistons de se repositionner comme un prétendant sérieux à la post season ? Les armadas que sont les Celtics et les Sixers, les outsiders de l’an passé comme les Pacers ou les Bucks ainsi que les Raptors de Kawhi Leonard semblent avoir déjà une route toute tracée pour joyeusement se rentrer dedans après la saison régulière. Soit déjà cinq places sur huit de pourvues. Bien sur des surprises peuvent toujours avoir lieu mais les places sont malgré tout limitées. Si certaines équipes apparaissent plus faibles sur le papier, comme les Nets, les Hawks ou les Cavs, les Pistons devront jouer des coudes avec leurs concurrents directs que sont les Bulls, le Heat, les Hornets et les Wizards pour les places devant se situer après le top 5.

Tout dépendra finalement de plusieurs facteurs : tout d’abord l’intégration sur le long terme de Blake Griffin et son entente avec André Drummond. Le potentiel offensif de cette raquette n’est pas à démontrer mais il faudra pour cela que les deux joueurs parviennent à s’adapter l’un à l’autre.

Autre élément important, la santé des joueurs. Detroit a trop souvent été pénalisé par le passé, dans les moments importants, par l’absence de joueur clé. Clle de de Reggie Jackson sera capitale mais si ce dernier parvient à rester en forme, il est clair que les Pistons seront en course pour jouer la post-season. En revanche, une blessure de leur meneur risque fortement de les envoyer dans une nouvelle saison galère.

L’avis des comptes FR :  PistonsFR & DetPistonsFR

Quel bilan tires-tu de la saison passée ?

@PistonsFR : Difficile de vraiment juger ces Detroit Pistons 2017-2018. Le début de saison assez surprenant, symbolisé par un Drummond retrouvé, a vite laissé place à un marasme offensif après une nouvelle blessure longue durée de Reggie Jackson. Les défaites se sont enchainées en janvier et l’objectif playoffs étant sérieusement en péril, Tom Gores le propriétaire de la franchise a alors repris les rênes. Probablement déjà convaincu que Van Gundy ne resterait pas, Gores a fait venir Blake Griffin dans l’objectif d’une « semi » reconstruction. Dés lors les résultats étaient moins importants que l’intégration de celui qui devenait de facto le nouveau franchise player des Pistons. Les playoffs ont malheureusement été ratés de nouveau mais dans ces conditions tout le monde avait déjà la tête tournée vers la saison suivante, celle qui verrait enfin Jackson, Drummond et Griffin jouer ensemble. Du coup on espère qu’ils ont déjà bien bossé ensemble cet été pour être prêt dès le training camp.

@DetPistonsFR : La saison passée fut une nouvelle fois mouvementée et inattendue. Elle avait bien débuté mais malheureusement la blessure de Reggie Jackson et la grosse WojBomb a rendu l’équipe bancale et irrégulière. Les satisfactions se sont faites rares, mise à part les progrès de Drummond et l’explosion suprenante de Reggie Bullock, on n’a pas eu beaucoup de choses jouissives

Que penses-tu de l’été de la franchise ?

@PistonsFR : Le gros changement restera bien évidemment le départ de Stan Van Gundy, lui qui portait la double casquette de coach et de président des opération basket à Detroit. Merci à lui d’avoir relevé la franchise mais les Pistons n’allaient nulle part et SVG était trop dispersé. Si le front-office nous a fait des frayeurs lors du recrutement du nouveau coach, ils ont finalement fait le meilleur choix avec Dwane Casey. On parle quand même du Coach of The Year, de celui qui a crée Lowry et DeRozan et qui a fait des Raptors la 1ere franchise de l’Est. Il faudra voir comment il adapte son jeu dans le périmètre aux deux bigs mans que sont Drummond et Griffin, mais il a déjà annoncé vouloir prendre plus de 3-points. Cette arrivée va aussi faire beaucoup de bien aux jeunes joueurs, qu’ils soient en développement comme Luke Kennard ou à la relance comme Johnson ou Ellenson. Coté roster, Ed Stefanski, le nouveau « GM », a réussi des bons coups alors que l’argent manquait cruellement : Glenn Robinson III est une super pioche pour résoudre le problème de profondeur poste 3 et les vétérans Calderon et Pachulia sont qualitativement meilleurs (et moins chers) que Buycks et Moreland.

@DetPistonsFR : Étant donné la faible flexibilité financière et la non-attractivité de la franchise, l’été est une grande réussite – presque inespéré. On se retrouve avec le COY 2018 Dwane Casey, le dirigeant de l’année en G League Malik Rose et une bande de génie analytique venant des Warriors ou des Rockets. Mais également des assistants réputés comme étant très bon pour développer les jeunes. Les arrivées ne sont pas forcément sexy mais restent parfaites pour compléter l’effectif. On renforce les ailes avec Robinson III avec de l’expérience en plus grâce à Zaza et Calderon. En somme, mise à part les incertitudes au poste 4 derrière Griffin, l’équipe semble cohérente

Quelles sont les attentes pour la saison prochaine ? Quel scénario te convient pour l’équipe actuelle ?

@PistonsFR : Une nouvelle ère démarre dès le premier match de la saison contre les Nets. La franchise a choisi de rebooter en douceur, confiant les clés du camion à Drummond et Griffin, nouvellement coachés par Dwane Casey. Les deux sont verrouillés jusqu’en 2021 et prennent plus de 45% du cap alors il faut que ça marche. Par contre il reste énormément d’interrogation, notamment en termes de probabilité de blessure, de niveau de jeu pour Reggie Jackson ou d’animation offensive. Aujourd’hui personne ne sait comment les Pistons vont jouer et la caricature d’un Griffin qui joue iso sur iso pour shooter à 3-points reste une possibilité. Les playoffs sont indispensables dans cette Conférence Est affaiblie où 2 des 3 premiers l’an dernier ont vu leur effectif amoindri. Boston et Philadelphie (quoique une blessure de Embiid n’est jamais loin) semblent intouchables mais derrière c’est très ouvert. Du coup je n’imagine pas Detroit hors du Top 8 et je serais très satisfait d’attraper un spot 6 par exemple, en vue de passer un tour de playoffs. Il est temps, le peule de la Motown en a besoin.

@DetPistonsFR : Les attentes sont assez simplistes : retrouver les Playoffs et essayer de passer le premier tour. Mais le plus important sera de rester en bonne santé et le nouveau staff médical sera bénéfique. Le scénario parfait réaliste est donc la 6e place et éliminés en demi.