Après un mois et demi de compétition et déjà 25% des matchs partis dans les limbes, le moment est venu de dresser les premiers bilans. La déception Boston, les Bucks qui s’affirment, les Kings qui surprennent… autant de sujets intéressants que l’on n’a strictement aucune intention d’aborder aujourd’hui. Non, ce qui est important, à l’heure actuelle, ce sont les défaites, les larmes et les cris. Pas de place pour les espoirs de playoffs, les bilan positifs ou autres flagorneries destinées à faire oublier au commun des mortels la misère de la condition humaine.

Non, c’est l’heure du garbage time, des défaites encourageantes par moins de 20 points d’écart, et des blagues humiliantes de vos proches qui ne connaissent pas trop la NBA mais qui savent que vous soutenez une équipe de rats musqués. Car le destin de votre serviteur, c’est de supporter des nuls, des vrais nuls. Timeo libri rex agitur… ça ne veut rien dire, mais c’est ce qu’on a trouvé de plus aigre, après 20 matchs placés sous le signe de la souffrance. Cap sur l’Arizona, retour non garanti.

Seasons in the abyss

Bon, cessons les galéjades et soyons honnêtes : au début, on y croyait quand même un peu. L’enchaînement de saisons en mode paillasson pèse sur le moral et le moindre rayon de soleil est à même de vous faire oublier, l’espace d’un instant, votre lucidité. Certes, il y a eu quelques horreurs commises durant l’intersaison – on y reviendra – mais la draft de DeAndre Ayton, la resignature de Devin Booker ou encore l’arrivée de Trevor Ariza pouvaient nous donner des motifs d’espoir pour les jours à venir, au moins sur le plan du contenu, à défaut d’obtenir des résultats dans une conférence Ouest de toute façon bien trop forte.

Et puis la saison a commencé, et la douche froide avec. Non contents d’enchaîner les défaites avec maestria, les Suns ont affiché un niveau de jeu proprement affligeant sur les premiers matchs. Défense inexistante, incapacité à se montrer dangereux, décisions douteuses, pertes de balle en pagaille… Un cumul des mandats à faire pâlir n’importe quel sénateur véreux de notre bien aimée République. Envolées les promesses de l’été, le constat était là, froid, implacable : les Suns étaient minables. Pour les téméraires qui voudraient nous faire croire que tout cela n’était pas si terrible, voici quelques chiffres recueillis après 13 matchs, pour vous inviter poliment à vous taire avant de vous prendre une mandale : 30e aux points marqués, 30e à l’offensive rating, 27e au defensive rating, 30e au TOV%… Est-ce la peine de continuer ?

Dans le jeu, vous imaginez bien qu’avec de tels chiffres, il était difficile de trouver du positif. Si l’on notait une réelle volonté de proposer du mouvement, celle-ci se heurtait à une maladresse chronique et des fondamentaux d’une fragilité hallucinante. Qu’importe le potentiel, si le simple fait d’enchaîner 3 passes occasionne une perte de balle et si l’intensité défensive est comparable à celle de la séance d’aquagym de mamie le samedi matin, le résultat sera toujours le même : une belle branlée. Bien évidemment, la nomination d’Igor Kokoskov et les changements qui en découlent peuvent expliquer une partie de ces flottements, mais rien ne peut excuser le manque d’envie aperçu sur certaines séquences. Les jeunes joueurs peuvent avoir un moral friable à même de les faire déjouer totalement, mais c’est là que les vétérans doivent se rendre utiles. Ce qui n’est pas du tout le cas.

Pour amorcer la saison, Kokoskov a opté pour un 5 Canaan – Booker – Ariza – Anderson – Ayton. Un mélange équilibré entre jeunesse et expérience (plus Canaan qui n’est ni jeune ni expérimenté mais nous l’épargnerons pour le moment), avec sur le banc des vieux briscards en les personnes de Jamal Crawford et Tyson Chandler pour guider les Josh Jackson, Mikal Bridges et autres Richaun Holmes. De quoi donner un bon cadre ?

Oui mais non, on est à Phoenix, pour rappel. Si des choses positives se passent, c’est qu’il y a une embrouille derrière. Ainsi, Trevor Ariza a commencé la saison en surfant sur la vague de son légendaire Game 7 des Finales de conférence 2018, empilant brique sur brique et ne parvenant pas à tirer vers le haut une défense collective submergée. Pire, sa défense individuelle se fait de plus en plus suspecte. Pour ce qui est de Jamal Crawford, il fait ce qu’il a toujours fait : de l’isolation, de l’isolation et encore un peu d’isolation. C’est toujours élégant à regarder, mais totalement improductif au regard de la nécessité d’établir un plan de jeu et de faire briller les jeunes de l’équipe. Peut-on lui en vouloir ? Certainement pas autant qu’à la direction de l’équipe qui a choisi de le signer en parfaite connaissance de cause. Mais que voulez-vous, il fallait bien que Robert Sarver puisse se la raconter un peu avec des noms vendeurs, bien que carbonisés.

Très sympathique. Il a une belle tête de vainqueur.

En parlant de carbonisation, nos deux clients suivants se posent là. On ne sait pas vraiment qui est le pire, entre celui qui essaie mais qui ne met plus un pied devant l’autre et celui qui peut encore faire des bonnes choses mais qui n’en a plus rien à battre. Ryan Anderson, Tyson Chandler, deux styles différents mais une consternation équivalente. Deux catastrophes ambulantes, qui ont pourtant obtenu un temps de jeu bien trop conséquent au regard de leurs performances lamentables. Jusqu’à ce qu’enfin, l’espoir naisse.

Au regard des difficultés immenses de l’équipe, on ne souhaitait qu’une chose : quitte à prendre des peignées tous les soirs, Igor, fais au moins jouer les jeunes. Nous avons été exaucés. Lors de la sainte semaine du 4 au 11 novembre, la félicité est tombée sur Phoenix avec le départ manu militari de Tyson Chandler pour LA, et la relégation de Ryan Anderson au bout du bout du banc. L’inutilité criante de ces fantômes est remplacée par l’activité débordante de Richaun Holmes et Mikal Bridges. Un role player oublié, un rookie qui a tout à prouver, deux profils parfaits pour donner un élan positif et commencer à relever la tête.

The good, the bad, the ugly

Avec Canaan, difficile d’avancer à vive allure

Quand on part d’aussi loin que les Suns, mettre sur le parquet des joueurs qui ont la dalle ne suffit pas. Les trous d’air indignes qui ont émaillé le début de saison se faisant plus rares, il était désormais temps de s’attaquer au problème n°1, le poste de meneur. Avec Isaiah Canaan, Elie Okobo et De’Anthony Melton en guise de solutions, on savait que la galère allait être importante, mais elle l’est peut être encore plus que prévu.

Car là encore, on ne comprend pas l’entêtement de Kokoskov à faire jouer un joueur sans réel avenir en la personne de Canaan, au lieu de donner l’occasion à Okobo ou Melton de s’illustrer sur la durée. On le répète au cas où vous n’auriez pas encore compris, mais Phoenix ne joue rien cette saison et n’a donc que peu d’intérêt à bloquer la progression des jeunes pousses en leur privilégiant des joueurs plus expérimentés, à plus forte raison quand ceux-ci sont mauvais comme des cochons. On a donc pu assister, pendant une quinzaine de matchs, au spectacle affligeant consistant à voir Isaiah Canaan meneur titulaire d’une équipe NBA. Et il s’est donné à fond, le bougre. Choix douteux, adresse en berne, défense poreuse, autant de tares qui ne peuvent être camouflées par les quelques bonnes performances que le joueur a réussi à pondre. Okobo et Melton sont encore très tendres mais puisque l’équipe est dans l’obligation d’avoir un meneur « par défaut », autant faire en sorte que celui-ci ait une marge de progression intéressante.

On ne va pas s’acharner plus longtemps, car tout n’est pas la faute de ce bon Canaan : un joueur de ce calibre ne doit jamais se retrouver titulaire dans une équipe NBA, mais il semblerait que le nombre idéal de meneurs titulaires dans la franchise de l’Arizona passe de 75 à 0 selon les années. Les dirigeants avaient sans doute des projets pour faire venir un joueur plus racé durant l’été, mais l’affaire a été foirée dans les grandes largeurs. Se retrouver dans une telle situation sur un poste aussi clé que le meneur de jeu relève tout bonnement de la faute professionnelle. Et ça, Canaan n’y est pour rien.

Quoi qu’il en soit, Kokoskov a eu besoin de temps mais, pour notre plus grand bonheur, il a finalement décidé d’arrêter les frais. Exit Canaan, Booker prend la mène avec Bridges, Warren, Ariza et Ayton à ses côtés. Chers lecteurs, chères lectrices, l’heure est venue de dire des choses positives. Accrochez-vous.

La surprise Mikal Bridges, la déception Josh Jackson et l’inattendu TJ Warren

Et oui, car depuis 8 matchs, on rigole moins à l’idée d’affronter les Suns. Bon, on finit quand même par gagner en général, mais le moindre relâchement peut se payer cash (demandez aux Bucks). Sur la période, Phoenix présente ainsi le 22e offensive rating et le 21e defensive rating de la ligue, des statistiques médiocres mais tout de même au-dessus de la nullité crasse à laquelle nous étions habitués. C’est également encourageant car ce sont à la fois l’attaque et la défense qui voient leur niveau augmenter.

On reviendra sur le passage de Booker en meneur un peu plus loin, car en réalité l’embellie a commencé avec l’intronisation de Mikal Bridges dans le cinq majeur. Tout sauf une coïncidence tant l’apport du rookie est appréciable. Réputé pour sa solidité défensive, l’ailier ne déçoit pas dans cette catégorie avec 2.3 interceptions de moyenne sur 36 minutes. Surtout, Phoenix encaisse 12.6 points supplémentaires sur 100 possessions quand il n’est pas sur le parquet. Un tel écart ne saurait être considéré comme marginal. Cependant, son impact ne se cantonne pas à la défense, puisqu’il présente un pourcentage au tirs effectif de 52.1%, soit le 10e meilleur parmi les rookies jouant plus de 15 minutes par match. Bridges est capable de sanctionner de loin, un élément capital pour le spacing de l’équipe. Il doit encore gagner en régularité au niveau du shoot, mais cette première vingtaine de matchs permet de nourrir beaucoup d’espoirs quant à sa capacité à devenir un lieutenant de choix pour le duo Booker-Ayton sur le moyen terme. En caricaturant à peine, on pourrait dire que Bridges est tout simplement en train de faire ce qu’on attendait de Josh Jackson.

Perdre ses cheveux, oui. Perdre son niveau avec, c’est dommage.

Très attendu après sa fin de saison en boulet de canon, Jackson a énormément de mal à confirmer. On peut même parler d’une régression, malheureusement. L’ancien de Kansas apporte toujours une énergie bienvenue, mais celle-ci s’accompagne de beaucoup trop de déchets. Il s’est un peu calmé sur les pertes de balle récemment, mais le départ a été absolument catastrophique. On parle tout de même de 4.5 turnovers sur 36 minutes, la pire moyenne de l’équipe devant Devin Booker, qui a pourtant le ballon en main bien plus souvent.

Avec Jackson, c’est un pas en avant, deux pas en arrière. Une bonne défense qui débouche sur une contre-attaque ? Laissez-moi faire un passage en force pour fêter ça. Une interception dans les mains de l’adversaire ? Devin, cours, je t’envoie ça en mode Aaron Rodgers ! Ah merde, les tribunes.

Et si vous espériez que ses pourcentages au tir compensent un minimum, vous êtes bien optimistes : 45.3% au tir effectif, 59.4% au lancer, c’est vraiment faible. Ces errements lui ont valu d’être mis sur le banc plus souvent que prévu. faisant chuter sa moyenne de minutes par match de 25.4 à 17.6. Un constat d’échec mais une sanction nécessaire pour piquer le joueur au vif. Il nous a montré qu’il était capable de produire un bien meilleur basket, il est temps de le prouver.

Un joueur qui n’a pas régressé, en revanche, c’est TJ Warren. C’est même tout le contraire et c’est la très belle surprise de l’année : Warren s’est acheté un tir à 3 points, et ce n’est plus du tout la même limonade. On ne parle pas d’une petite progression mignonne hein, on parle d’un type à 31% en carrière qui se met à artiller d’un coup à 44% en prenant 3 fois plus de tirs par match. On vous laisse quelques secondes pour considérer l’ampleur de la chose.

Ce changement offre d’énormes possibilités, que ce soit pour Warren lui-même ou pour l’équipe. D’un point de vue individuel, son efficacité lointaine va obliger les défenseurs à passer par-dessus les écrans ou à switcher, donnant plus d’espace pour attaquer le cercle – domaine dans lequel l’ailier est loin d’être manchot. Pour l’équipe, c’est une nouvelle arme pour étirer la défense adverse et dégager l’accès au panier, vous savez, le truc qu’étaient censés apporter Trevor Ariza et Ryan Anderson. Celui que l’on voyait lutter pour obtenir des minutes ou servir de monnaie d’échange est devenu la deuxième option offensive de la franchise, et il le doit à son travail. Le travail d’un joueur intelligent, qui a su se remettre en question et qui a compris qu’il ne pourrait pas survivre en tant que scoreur dans cette ligue sans un tir extérieur digne de ce nom. Le joueur de complément idéal, pour le moment, c’est lui, et on ne l’avait vraiment pas vu venir.

Booker-Ayton : on en est où du projet Shaq & Kobe 2.0 ?

Terminons ce tour d’horizon avec les deux attractions majeures de l’équipe, Devin Booker et DeAndre Ayton. Embêté par une blessure aux ischios, le premier nommé a repris sa marche en avant sur les derniers matchs, avec tout de même un certain déchet derrière l’arc (30.4%) qu’il serait bon de gommer. La nouveauté, on l’a dit, c’est qu’il joue désormais meneur. Si vous n’êtes pas convaincu que c’est la meilleure solution à l’heure actuelle, relisez ce qui a été dit plus haut. Tel James Harden il y a quelques années, Booker doit apprendre à animer le jeu offensif de son équipe, tout en se créant lui-même une bonne partie de ses shoots. Ses statistiques aux passes décisives sont d’ailleurs en nette hausse, l’homme qui valait 158 millions distribuant actuellement 7.2 caviars par match contre 4.7 l’an passé. La transition vient à peine de commencer, Booker doit encore travailler sur l’équilibre playmaking-scoring, mais sa ligne de stats (24.6 pts 7.2 ast) laisse penser que c’est en bonne voie. En dehors de cet aspect, Booker fait du Booker même si sa réussite n’est pas incroyable, et il arrivera toujours à mettre ses 25 points s’il possède l’intégralité de ses moyens physiques. Bon, niveau défense, on va faire profil bas.

Mec, tu te souviens quand j’ai dit que c’était la dernière fois que je ratais les playoffs ? Ouais moi non plus.

Quant à DeAndre Ayton, il passe sous les radars à cause des mauvaises performances de l’équipe, mais c’est tout de même très solide : 17 pts et 10.5 rbds, calmement, sans forcer (62% aux tirs). On pourrait même l’inciter à forcer un peu plus. Ayton a les mains qui débordent de talent mais il joue parfois avec retenue, refusant le 1 contre 1 et préférant la passe alors que l’adversaire le supplie presque de l’attaquer. On parle du 4e joueur depuis 1992 à même d’atteindre les 300 points et 200 rebonds sur ses 20 premiers matchs. Les autres ? Blake Griffin, Tim Duncan et Shaquille O’Neal. Donc maintenant, DeAndre, tu lèves la tête vers le panier et tu prends tes responsabilités. Pour cela, il va falloir fiabiliser ce shoot à 3-5m, qui atteint péniblement les 40%. Ayton fait le taf derrière Booker et Warren, mais on sait qu’il peut être bien plus qu’une menace sur alley-oop. Côté défense, c’est plus compliqué, comme on pouvait le redouter. Ayton se fait bouger au rebond par les brutes de la ligue (Embiid, Adams, …) et n’est pas à l’aise dès qu’il s’agit de défendre au large. Sa défense sur pick and roll s’en ressent énormément et cela doit être la priorité n°1 de son développement de ce côté du terrain. On notera aussi quelques replis un peu trop laxistes qui doivent disparaître. Ayton a tout pour être un bon défenseur, mais le chantier pour qu’il exprime son potentiel est important. Il pourra prendre exemple sur sa doublure Richaun Holmes, qui joue soir après soir avec une intensité fabuleuse sous les cercles (5 rebonds offensifs sur 36 minutes, proche de Steven Adams et Clint Capela pour ne citer qu’eux). Moins médiatisé que Luka Doncic, DeAndre Ayton fait pour le moment ce qu’on attend de lui, et c’est déjà très bien quand on considère les casseroles que se traînent les Suns en termes de choix de draft foireux.

Bridging the gap

Bon c’est bien beau tout ça, mais Phoenix continue de perdre. Le navire ne prend plus l’eau, la manière est meilleure, mais les résultats n’arrivent pas.

Premier facteur, la gestion des fins de match. L’exécution en quatrième quart-temps a parfois été très laborieuse, le jeu se cantonnant à du hero ball de Booker. Quand ça marche, comme face à Memphis, c’est l’extase. Quand ça foire, comme beaucoup plus souvent, la défaite est au rendez-vous. Philly, Chicago, Detroit, autant de matchs que les Suns auraient pu gagner s’ils avaient mieux géré les ultimes minutes. La seule alternance proposée au hero ball de Booker étant du hero ball de Crawford, vous conviendrez que c’est un peu réduit comme perspective.

Autre point à surveiller, la trop forte Booker-dépendance qui est en train de s’installer. Les Suns inscrivent 12.6 points de moins sur 100 possessions lorsqu’il n’est pas sur le parquet (à l’heure de ces lignes, cette statistique ne tient pas compte du match face aux Clippers). Aussi bon soit-il, cet écart est bien trop important et met en lumière le manque cruel de playmaking en-dehors de lui. Petite dédicace aux lineups avec Canaan et Crawford en guise de backcourt, qui nous faisaient franchir à chaque fois plusieurs paliers sur l’échelle de l’horreur. Le banc des Suns reste très faible avec seulement 32.5 pts inscrits par match, soit la 26e moyenne de la ligue (à l’heure de ces lignes, cette statistique ne tient pas compte du match face aux Clippers). Phoenix débute bien ses matchs, mais les choses se gâtent dès que les titulaires quittent le parquet.

Si le problème de l’exécution en fin de match peut se régler par le travail, celui du manque de talent autour de Booker est une autre paire de manches. Le départ récent de Canaan nous plonge bien sûr dans l’allégresse mais il ne faut pas non plus penser qu’Elie Okobo va, du jour au lendemain, se transformer en meneur back-up calibre NBA (même si ça pourra difficilement être pire que les récentes performances de son prédécesseur). Il existe encore un écart conséquent en terme de puissance de feu, qui ne peut se réduire que par l’éclosion des jeunes d’ici quelques années, avec éventuellement des trades pour accélérer les choses.

Allez, le pick des Bucks et c’est bon ?

Phoenix vient de libérer un spot dans son effectif et cela pourrait être très utile dans l’optique d’accueillir un “package” de joueurs en provenance d’une autre équipe qui souhaiterait se débarrasser de contrats encombrants. Le but de ce papier n’est pas de faire le tour de toutes les possibilités qui existent, mais on va tout de même évoquer la piste Markelle Fultz puisqu’il semble avoir atteint le point de non retour à Philadelphie. Selon plusieurs sources, les deux camps souhaiteraient mettre un terme à l’aventure, ce qui laisse penser que les Sixers ne feront pas nécessairement la fine bouche dans les négociations. Le contexte de Phoenix paraît idéal pour favoriser le regain de confiance de Fultz en le laissant emmagasiner du temps de jeu sans subir la pression inhérente à une équipe en lice pour les Finales de conférence. Reste à voir ce que Phoenix pourra bricoler avec les pièces en place. Pour l’auteur, un trade impliquant Fultz, Ariza et le pick des Bucks serait vraiment intéressant et pourrait bénéficier aux deux équipes. Pour cela, il faut attendre le 15 décembre, date à laquelle les free agents ayant signé un contrat durant l’été pourront être transférés. En attendant, laissons Okobo jouer le rôle du meneur backup, et faisons les comptes dans quelques temps.

Après un départ cataclysmique, les Suns se sont enfin remis la tête à l’endroit, au moins dans le contenu. Les jeunes joueurs font ce qu’ils peuvent pour compenser l’apport famélique des vétérans et les erreurs grossières commises par le management dans la gestion du poste de meneur de jeu. La progression attendue sur le plan comptable n’aura visiblement pas lieu, on va donc se contenter, une nouvelle fois, de se focaliser sur les belles promesses en attendant des jours meilleurs. Même si les Booker, Ayton, Warren ou Bridges nous aident à tenir le coup nuit après nuit, on ne vous cache pas que ça commence à faire long. Très long.