Que ceux qui ont misé un kopeck sur cette affiche au premier tour des playoffs 2019 lèvent la main. Accessoirement, qu’ils se dépêchent également de courir récolter leurs gains. En octobre dernier, la rencontre entre Philadelphie et Brooklyn n’aurait reçu pour accueil que des haussements de sourcil, tant l’écart de niveau entre les deux franchises semblait évident. D’un côté, la franchise de Pennsylvanie faisait, avec Toronto et Boston, figure de grande favorite pour décrocher la première place de la conférence Est, après une saison 2017-2018 très prometteuse et conclue par une défaite en demi-finale de conférence. De l’autre, Brooklyn restait sur trois saisons conclues sous la barre des 30 victoires.

Et pourtant, 6 mois et 82 matchs plus tard, ce premier tour de playoffs dispose de tous les ingrédients pour nous offrir une série de haute volée. Si la saison régulière de Philadelphie n’a pas été de tout repos, celle des Nets est clairement la belle surprise de la cuvée 2018-2019. Entrons dans le vif du sujet : Philadelphie – Brooklyn, ça commence samedi 13 avril.

Le bilan des saisons

Commençons par l’implacable vérité des chiffres : Philadelphie, avec 51 victoires, possède le 7ème bilan de la NBA. Brooklyn, de son côté, présente un bilan à l’équilibre pour la première fois depuis la saison 2013-2014, avec 42 victoires pour 40 défaites. Si les saisons des deux franchises sont satisfaisantes (et même bien plus que satisfaisante pour la franchise du New Jersey), elles n’ont pas été de tout repos.

Côté Philly, deux aspects sont à mettre en avant. La première est le grand chamboulement de l’effectif, intervenu en cours de saison. Dans un premier temps, le front office de la franchise s’est constitué un trio de qualité en mettant fin à la « saga Jimmy Butler », le 12 novembre 2018. Depuis lors, Butler forme, avec Ben Simmons et Joël Embiid, un big three impressionnant sur le papier. En échange de l’ancien chicagoan, Philadelphie a envoyé deux des visages de son process, Dario Saric et Robert Covington. L’intégration d’un joueur aussi caractériel que Butler, qui ne jouit pas forcément d’une bonne réputation dans les vestiaires par lesquels il est passé, pouvait déjà constituer un challenge important.

Toutefois, ce n’est désormais plus un trio qui foule le parquet du Wells Fargo Center, mais bien un quatuor. En effet, Philadelphie a été actif lors de la trade deadline du 8 février dernier, et est parvenu à conclure le transfert du quasi All-Star des Clippers, Tobbias Harris, accompagné de son compère Boban Marjanovic. Sur le papier, l’équipe est effrayante. Restait à savoir si la mayonnaise allait prendre entre ces quatre grands talents.

Au-delà des guerres des egos (Butler qui estime de ne pas avoir suffisamment le ballon dans les mains, Embiid qui se plaint de son utilisation, …), les résultats sur le parquet se sont avérés encourageants, pour une équipe à l’effectif bouleversé. Depuis l’arrivée d’Harris et de Marjanovic, Philadelphie affiche un bilan de 16 victoires pour 11 défaites. Parmi ces victoires, celle contre les Celtics et celle contre les Bucks sont à souligner, puisque Philadelphie a énormément galéré contre les grosses franchises de l’Est : 1-3 contre les Celtics et les Raptors, 1-2 contre les Bucks.

Cette propension à perdre contre les grosses équipes constitue certainement le plus gros point d’interrogation pour cette jeune équipe de Philly. Au-delà, les joueurs ont parfois semblé faire preuve de m’enfoutisme, en lâchant complètement des matchs à leur portée, créant une sorte d’irrégularité dans les résultats.

Néanmoins, l’équipe arrive armée jusqu’aux dents pour ces joutes de playoffs, et son quintet de titulaire a de quoi faire pâlir 28 franchises à travers le pays. C’est donc une sorte d’ogre qui se présente devant la stupéfiante équipe de Brooklyn.

Pour celle-ci, la saison est déjà une franche réussite. La qualification en post-season, inespérée en octobre dernier, laisse présager un futur plein de promesses pour Kenny Atkinson et sa bande. De là à créer une énorme surprise en ce premier tour de playoffs ? Rien n’est moins sûr. Nous l’avons évoqué, la saison régulière de Philly n’a pas été de tout repos. Que dire de celle de Brooklyn ? Après 13 matchs, le bilan était presque à l’équilibre : 6 victoires, 7 défaites, et Caris LeVert, son jeune ailier, tournait à 18,5 points de moyenne, tout en oubliant pas d’être clutch en fin de match. Sauf que patatra, LeVert s’est grièvement blessé à la cheville droite lors d’un match contre les Wolves, laissant le leadership de la franchise à D’Angelo Russell.

S’en est suivie une période de galère, avec 11 défaites en 13 matchs, alors même que le calendrier n’avait rien d’effrayant : Mavericks, Grizzlies, Cavaliers, Wizards 2x. Tout le monde voyait dès lors la franchise au fond du fond de la conférence, pour constituer une belle brochette de looser avec les Knicks. Mais que nenni Messieurs Dames ! Emmener par un Russell incandescent – et All-Star pour la première fois de sa carrière – les Nets ont enchainé trois grosses séries de victoires, pour se replacer dans le groupe des prétendants aux playoffs.

Tout le mérite de l’équipe est d’avoir su composter son billet, alors qu’elle était au coude à coude avec 4 autres franchise (Orlando, Detroit, Charlotte & Miami) dans le sprint final. D’autant plus que le calendrier ne jouait pas en la faveur des joueurs d’Atkinson. Sur les 10 dernières rencontres, étaient au menu : Portland, Philadelphie, Indiana, Boston, Toronto et deux fois Milwaukee. De quoi faire claquer les dents de plus d’un joueur. Bilan de la période ? 3 victoires pour 4 défaites, ce qui est non seulement tout à fait honorable, mais a surtout permis à la franchise de rester dans le sillage de ses concurrents, pour finalement de les coiffer au poteau lors de l’avant-dernière journée.

Nous avons évoqué la qualité du roster de Philadelphie. Celui de Brooklyn est évidemment plus modeste, mais dispose de certaines armes non négligeables. Son axe 1-5 était, au début de la saison, un pari sur l’avenir. Nous savons désormais qu’il a largement le niveau pour embêter plus d’une franchise. D’Angelo Russell a ainsi évolué à un niveau digne de sa seconde place de la draft 2015, que ce soit au scoring, à la passe, ou encore dans la gestion des fins de match. Jarrett Allen, lui, s’est mué en un véritable kamikaze au contre, et affiche un tableau de chasse impressionnant : Blake Griffin 2x, LeBron James, Giannis Antetokounmpo… Au-delà de sa propension à contrer tout ce qui saute sous son cercle, Allen a également eu la bonne idée d’augmenter son impact de l’autre côté du terrain, profitant des offrandes de son meneur All-Star.

A côté d’eux, nous avons déjà parlé de Caris LeVert, revenu de blessure et dont les sensations reviennent petit à petit. Nous retrouvons ensuite une grande quantité de roles players intéressants, du sniper Joe Harris (vainqueur du concours à trois points, 47,4 % derrière l’arc cette saison et 62,2 d’eFG%, voilà voilà), Shabazz Nappier, capable de temps à autre de prendre feu au shoot, ou encore Rodions Kurucs, rookie que nous n’attendions pas forcément à ce niveau. La place de sixième homme est occupée par Spencer Dinwiddie, troisième de ce classement l’an dernier, et qui constitue, avec Russell, une paire de meneur à même de faire braire plus d’un vis-à-vis.

Philadelphie et Brooklyn se sont rencontrés quatre fois au cours de la saison régulière, pour un bilan équilibré : 2-2. Bilan qui ne veut pas dire grand chose, vu les chamboulements intervenus en cours de saison au sein des deux groupes. Si, nous le verrons ci-dessous, Brooklyn possède quelques arguments pour contrecarrer la puissance de Philadelphie, c’est très clairement les hommes de Brett Brown qui s’avancent comme les grandissimes favoris de cette série.

Les matchs-ups clés

Nous pouvons cerner deux aspects à rapidement développer.

Joël Embiid vs la passoire raquette intérieure des Nets :

C’est devenu un running gag, et les amateurs de TTFL ont vite pris le pli. Le secteur intérieur des Nets a la fâcheuse tendance à se prendre des branlées par les intérieurs adverses. Joël Embiid, autoproclamé « joueur le plus indéfendable de la Ligue », s’en est donné à cœur joie cette saison : 30 points et 14 rebonds de moyenne sur la truffe hagarde de Jarrett Allen. Embiid n’est pas un cas isolé, la raquette des Nets étant l’une des plus poreuses de la Ligue. Giannis Antetokounmpo leur a collé un 29/12 de moyenne, et Anthony Davis, en début d’année, a sorti une ligne de stat monstrueuse, avec un 34/26 pas piqué des hannetons.

Dès lors, pour que les Nets puissent espérer quelque chose au cours de cette série, il leur est FONDAMENTAL de réussir à freiner Joël Embiid. La mission semble complexe, voire impossible. Aucun joueur du roster de Brooklyn (de la Ligue ?) n’est suffisamment athlétique pour ne pas se faire enfoncer au poste. La solution pourrait venir d’une prise à deux, obligeant le pivot camerounais à lâcher son ballon. Chose que, malheureusement pour les Nets, Embiid sait faire. Et pas sûr que laisser Harris, Butler ou Reddick tout seul soit l’idée du siècle. Définitivement, Joël Embiid constitue un casse-tête insoluble pour Kenny Atkinson, qui devra pourtant trouver une solution pour le limiter. Impossible pour les Nets de survivre dans la série si Embiid tourne en 32/17 comme il est tout à fait capable de le faire.

Brooklyn dispose d’une lueur d’espoir : la santé d’Embiid a toujours été fragile, et il semblerait que le pivot ne soit pas au top de sa forme. Laissé au repos pendant 15 jours fin février / début mars, il semblerait qu’Embiid puisse rater le premier match de la série, en raison d’un genou gauche douloureux. Un bis repetita de l’an dernier, où une fracture du plancher orbital avait contraint le camerounais à laisser ses coéquipiers se débrouiller sans lui lors du game 1, avant qu’il ne revienne mettre Hassan Whiteside au fin fond de sa poche. Néanmoins, inutile de préciser que les Nets ne diraient pas « non » à un match de répit.

L’attitude défensive de chaque équipe

Nous avons déjà évoqué les problématiques rencontrées par Brooklyn contre les intérieurs adverses. Nous avons généralement tendance à dire que les défenses se resserrent une fois en playoffs. Pour les deux franchises, il va falloir que ce soit le cas.

Lors de la saison 2017-2018, Philadelphie fut la belle surprise de la saison au sein de la conférence Est, notamment en s’appuyant sur une défense extrêmement solide (105,0 de defensive rating, soit le 4 meilleur bilan de la Ligue). Cette année, si Philadelphie s’est maintenue dans le haut de sa conférence, ce n’est plus en se basant sur ses capacités à annihiler les offensives adverses, loin de là (110,0 de defensive rating, 19ème bilan). La problématique, c’est que le point faible de la défense des Sixers est l’arme la plus banale du basketball : le pick and roll.

De nombreux observateurs ont mis en avant les difficultés de Philly dans ce domaine, et Brooklyn en a très largement profité, notamment lors de la seconde confrontation entre les deux franchises, soldée par une victoire à l’arrachée de Philly sur un dagger de Jimmy Butler : 127 – 125. Au cours de cette rencontre, D’Angelo Russell s’est amusé avec la défense des Sixers, en usant le pick and roll jusqu’à la corde. Pour tenter de le contrer, Brett Brown a même mis en place une prise à deux sur le meneur de Brooklyn. Mesure inutile, puisque le sens de la passe de Russell est très développé, et qu’il n’avait aucune difficulté à trouver Joe Harris, souvent seul à trois points.

La défense globale de Brooklyn est également moyenne (14 ème defensive rating), bien que principalement plombée par l’impossibilité de contenir les intérieurs adverses.

Quoi qu’il en soit, parmi les 8 franchises qualifiées pour les playoffs à l’Est, Philadelphie et Brooklyn sont, de très loin, les franchises qui ont encaissé le plus de fois 120 points : 26x pour Philly, 24x pour Brooklyn. Dès lors, il sera primordial pour les deux franchises d’augmenter leur envie et leur agressivité de leur côté du terrain. Sur cet aspect du jeu, avantage très net à Philadelphie, qui dispose tout de même de plusieurs très bons défenseurs (confer infra). Puisque le potentiel offensif de chacune des franchises est indéniable (avec, encore une fois, avantage à Philadelphie, dont chaque joueur du 5 majeur affiche au moins 17 points par match en cette fin de saison), la parole sera à la défense.

Pour conclure cette partie, permettons-nous de ressortir cette fameuse phrase de Michael Jordan, qui s’applique parfaitement à notre série :

« L’attaque fait lever les foules, mais la défense fait gagner des titres »

Reste donc à voir laquelle des deux franchise saura élever son niveau de jeu défensif. Pour s’offrir le droit d’espérer un exploit, Brooklyn devra se montrer impérial dans ce secteur de jeu, tout en profitant des failles défensives des Sixers, notamment sur pick and roll. Pour le suspens de la série, espérons que les hommes de Kenny Atkinson soient en mesure de le réaliser, sans quoi la punition risque de ne pas se faire attendre.

A quoi s’attendre ?

Fort de son avantage du terrain, Philadelphie va vouloir démontrer à Brooklyn, mais aussi à toute la conférence Est, qu’il faudra compter sur eux jusqu’au mois de juin.

Philadelphie va devoir couper court aux espoirs des Nets s’ils veulent se rendre la tâche plus facile en vue d’une demie-finale plus corsée. Pour ça, pas de secret : il faudra asphyxier Brooklyn dès la première minute. Ne soyez donc pas surpris si l’une des deux premières rencontres tournent très nettement à l’avantage des Sixers, avec un blow out cinglant.

Car au-delà des problématiques sur pick and roll, liées aussi aux difficultés de communication inhérentes à la faible expérience commune des joueurs, le potentiel défensif de Philly est notable : Joël Embiid est un monstre de dissuasion, Jimmy Butler est plus que capable d’éteindre son vis-à-vis, tandis que Ben Simmons est un meneur de 2m08, extrêmement long et rapide, déjà défenseur de haut niveau lorsqu’il en a envie. Ce dernier aura sans doute la charge de D-Lo, et Philly le sait : si D-Lo est coupé du ballon, ou gêner dans sa création sur pick and roll, la route sera bien plus dégagée qu’en le laissant naviguer à outrance. Sur le banc, l’apport défensif de James Ennis n’est clairement pas négligeable, et Philly a de quoi proposer de solides arguments.

En attaque, là non plus pas réellement de secret ou de nouveautés. Si Embiid est en forme et en cannes, il va falloir le nourrir à l’excès. Personne à Brooklyn ne peut contenir le pivot, ni au poste bas, ni au large. Si la forme n’est pas optimale, les Sixers ont encore de belles armes à faire jouer. Le duo Butler-Harris n’a pas d’équivalence sur les ailes à Brooklyn, et le jeu rapide amené par Ben Simmons peut faire éclater la défense des Nets en morceaux.

Misons dès lors sur une rencontre (soyons fou, le game 2) à sens unique, rythmée par une domination du gros Jojo sous le cercle et un lock down défensif à toute épreuve. Gageons que Philadelphie mènera 2-0 dans cette série, et se déplacera dans le New Jersey avec une confiance maximale.

Mais de là à dire que Brooklyn se fera avaler sans opposer de résistance, il y a un gap que je ne franchirai pas. Les Nets auront à cœur de démontrer que leur saison régulière n’avait rien d’un long hasard. Le retour des joueurs au Barclay Center de Brooklyn sera l’occasion pour D’Angelo Russell et compagnie de briller devant leur public. Les rencontres seront plus accrochées, et les Nets pourront prouver qu’ils ne sont pas qu’un faire valoir dans la série. Pour ce faire, il va y avoir du boulot, mais coach Atkinson adore les défis.

Si limiter ou cadenasser le grand Joël semble impossible, les Nets vont tout de même devoir enrayer la machine. La solution évidente ? Les trappes au poste. Qu’importe les mains ou la technique que vous avez, voir deux joueurs systématiquement dans vos pattes à de quoi user, voire énerver. Mais Atkinson ne peut pas se permettre de faire une trappe avec qui il le souhaite : si le défenseur d’Harris, de Reddick ou de Butler vient, le risque de tir extérieur est grand… Vous me voyez venir : Ben Simmons. Son défenseur attitré devra se sacrifier dans les pattes du grand Joël, mais les rotations derrière lui devront être impeccables, car si Simmons n’aime pas le 3 pts, il sait en revanche composer avec ce défaut et créer en percussions derrière. L’attaque des Sixers est un réel casse-tête pour les Nets, mais il va falloir tenter le coup.

En attaque, on l’a déjà vu, mais le pick and roll sera décisif. Attention toutefois à ne pas se concentrer uniquement sur cet aspect-là. Pour faire bouger et travailler une défense, il faut que la balle bouge, vive, pour créer un décalage aussi infime soit-il pour un tir extérieur ou un drive. Brooklyn sait rendre son attaque vivante, avec des sessions de passes prolongées pour trouver le joueur ouvert. A ce petit jeu-là, les shooteurs de BK devront répondre présents, tout comme les slashers. Philly a un cinq majeur où les switchs sont possibles a priori partout, sauf peut-être pour Reddick. Il va falloir faire bouger ce bloc et forcer la communication à se perdre devant les phases de jeu, sans quoi les Nets se casseront les dents.

On attend le D-Lo Game avec impatience mais  la bravoure des hommes d’Atkinson ne suffira sûrement pas dans cette série, face au talent et l’expérience de Philadelphie. Mais on mise sur une série fort sympathique à regarder.

Calendrier 

Game 1 : Philadelphie – Brooklyn : samedi 13 avril

Game 2 : Philadelphie – Brooklyn : lundi 15 avril

Game 3 : Brooklyn – Philadelphie : jeudi 18 avril

Game 4 : Brooklyn – Philadelphie : samedi 20 avril

Game 5 (si nécessaire) : Philadelphie – Brooklyn : mardi 23 avril

Game 6 (si nécessaire) : Brooklyn – Philadelphie : jeudi 25 avril

Game 7 (si nécessaire) : Philadelphie – Brooklyn : samedi 27 avril

Pronostic

Nous l’avons rapidement évoqué, Philadelphie fait figure de grandissime favori, et va tenir son rang, sans trembler. En face, les Nets clôturerons leur très belle saison en remportant un match à domicile, avant de rendre les armes avec les honneurs. Vous l’aurez compris, le pronostic est le suivant :

Philadelphie Sixers, 4-1.

Messieurs les joueurs, faites nous rêver !