Juste avant le début de saison, nous vous avions dressé un petit récapitulatif des français de NBA. Présentations, mais surtout espérances et attentes ont été évoquées à l’occasion de cet article. Aujourd’hui on vous propose un premier bilan de nos frenchies, après un gros mois de compétition.

 

Statistiques au 01/12/17 ne prenant pas en compte les performances de la nuit passée.

 

Frank Ntilikina – New York Knicks

Impossible de ne pas commencer par Franky, qui a certes connu des débuts difficiles. Absent une bonne partie de la pré-saison, il a vécu une entrée en matière compliquée face au Thunder. Welcome to the NBA, Frank. Ensuite, c’est une blessure à la cheville contractée lors d’un entrainement qui l’a maintenu éloigné des parquets pour deux rencontres. Il a même été cité dans les rumeurs de trade autour de Bledsoe. Mais depuis, tout va mieux pour notre rookie, devenu le chouchou du Madison Square Garden. Même s’il est encore limité offensivement, surtout au niveau du scoring (33.3% en global, 25% derrière l’arc), le meneur des Knicks a su faire parler sa vision du jeu, déjà bien aiguisée pour son âge. Mais surtout, c’est son engagement et sa détermination sur le parquet qui lui valent son surnom de French Prince. Ntilikina a laissé apercevoir ses belles prédispositions défensives, avec des performances remarquées face à de gros calibres de la ligue. Fort de ses longs bras et d’une aptitude certaine à voler des ballons, le meneur a impressionné de ce côté du terrain. A lui de régler la mire en attaque, pour augmenter sa moyenne de points. On note également un caractère fort chez Franky, illustré par son altercation avec LeBron James. Adopté par les fans new-yorkais et par ses coéquipiers, dithyrambiques envers lui, le French Prince a conquis New York. Pas un mince exploit.

 

Evan Fournier – Orlando Magic

Avec 22 matchs au compteur, Vavane est le français ayant le plus joué cette saison. A Orlando, il a connu un superbe début de saison, participant activement aux victoires floridiennes. Plus juste dans ses choix, Fournier a vu sa moyenne de points augmenter. Toute sa ligne statistiques en réalité, avec 22 points, 4.8 rebonds, et 3.8 passes… Jusqu’à ce tout s’effondre au Magic. Alors qu’il tapait la vingtaine de points, Evan a retrouvé une ligne de stats quasiment identique à celle de la saison dernière (17.7 pts contre 17.2 pts – 3 passes – 3.3 rebonds). L’arrière est dans une passe difficile, ne parvenant pas à sortir le Magic de cette spirale négative, malgré la récente victoire face au Thunder.

 

Tony Parker – San Antonio Spurs

Blessé depuis les derniers Playoffs, TP a enfin effectué son retour, après un court passage en G-League pour se remettre en forme. Depuis le coming-back de son meneur, San Antonio a remporté deux matchs tranquilles face aux mauvais élèves Dallas et Memphis, avec un retour tout en douceur mais bien propre de Tony. 6 points, 4 passes et aucune perte de balle en 14 minutes pour son retour, et 10 points – 5 passes face aux Grizzlies. Le vétéran est de retour et fait déjà du bien à des Spurs qui tournaient déjà bien sans lui. En attendant le retour d’un certain Kawhi.

 

Rudy Gobert – Utah Jazz

Le départ de Gordon Hayward a fait de lui le nouveau Franchise Player du Jazz. Et lors du début de saison, le pivot a plutôt bien assumé ce rôle, malgré la certaine faiblesse de l’effectif. Comme on s’y attendait, c’est toujours en défense que Utah est bien relou, tandis qu’en attaque les possibilités sont vraiment limitées. Seulement, Rudy n’a pas pu apporter suffisamment de ce côté du terrain, et sa meilleure marque reste évidemment aux contres (leader de la ligue sur cette statistique). Malheureusement, Gobert s’est blessé le 13 novembre dernier lors d’un contact avec Dion Waiters. Avec une nouvelle polémique sur l’intentionnalité du geste de l’arrière du Heat. En son absence, le Jazz reste sur un bilan positif (5-4), mais nul doute que le retour de Gobzilla est attendu chez les Mormons. Un coming-back qui pourrait être plus rapide que prévu, Rudy ayant déjà retrouvé les terrains d’entrainement.

 

Nicolas Batum – Charlotte Hornets

De retour depuis 8 matchs seulement suite à sa blessure au coude (3 victoires/5 défaites), Batman est encore en rodage. Pourtant, son retour lors du match face à Cleveland s’était très bien déroulé (16pts – 6 passes – 5 rebonds). Mais ses pourcentages (37% dont 21% à 3pts) sont loin de ses standards habituels, et son impact offensif s’en ressent. Au sein d’une équipe de Charlotte en difficultés, on attend que Nico retrouve ses sensations pour aider les siens. Sa moyenne de points est en deçà des attentes (10.1 pts seulement), tout comme celle de passes (3.7 alors qu’il tournait à presque 6 ces deux dernières saisons). Les Hornets ont besoin de leur homme à tout faire en pleine possession de ses moyens. Et on espère pour Batum qu’il les retrouvera rapidement.

 

Ian Mahinmi – Washington Wizards

Mi-figue mi-raisin, c’est ainsi que l’on peut qualifier le début de saison de Ian Mahinmi. Avec un temps parfois famélique et globalement décevant (14.3 minutes), le pivot contribue toujours en défense, mais est en dessous de ses standards aux rebonds et aux points. Avec seulement 44.2% de réussite, il manque clairement d’efficacité en attaque, ce qui bride son utilisation par Scott Brooks. L’histoire semble se répéter pour Mahinmi, dont on dit toujours la même chose depuis son arrivée chez les Wizards.

 

Joakim Noah – New York Knicks

Blessé, suspendu… Le parcours de Jooks à New York est loin de l’idylle annoncée et espérée. Pire, il semble que le pivot n’entre pas dans les plans de Jeff Hornacek. Non utilisé à son retour, il a même été envoyé en G-League pour y jouer un match. L’avenir est des plus incertain pour Noah, dont le contrat faramineux risque en plus d’empêcher un trade dans les prochaines semaines.

 

Joffrey Lauvergne – San Antonio Spurs

Après un début de saison satisfaisant – 15 min de moyenne sur les 3 premiers matchs et un apport intéressant au relais de Gasol et Aldridge -, Jololo a malheureusement été touché par une entorse à la cheville. Dix matchs ratés pour l’intérieur, et surtout un temps de jeu réduit depuis son retour (moins de 10 min de moyenne). Ses performances s’en retrouvent logiquement impactées, malgré un bon match lors de la défaite à Minnesota (7 pts, 5 rebonds dont 4 offensifs en 12 min). Mais Lauvergne reste depuis dans l’ombre de LaMarcus Aldridge. Joffrey va devoir cravacher pour convaincre Popovich de le faire jouer plus, alors que Kawhi Leonard devrait bientôt revenir sur les parquets.

 

Alexis Ajinça – New Orleans Pelicans

Opéré d’une tendinite rotulienne, Ajinça n’a toujours pas foulé les parquets NBA cette saison. De toute façon… Le joueur n’a jamais semblé en mesure d’obtenir une vraie chance au sein des Pelicans. Qui ne communique d’ailleurs pas du tout à propos du retour du français.

 

Timothé Luwawu-Cabarrot – Philadelphie Sixers

L’arrière a entamé sa deuxième saison chez des Sixers en pleine hype et en grande forme. Au relais de J.J. Redick, Timothé fait le job. Du scoring (7,4 pts) en sortie de banc, avec quelques pointes intéressantes, notamment dans la défaite face aux Warriors (15 pts) et surtout une belle contribution lors de la victoire face aux Rockets (17 pts). Des prestations appréciées du côté de Philly. Mais pour Luwawu-Cabarrot, il sera difficile de gratter plus de temps de jeu, à moins d’être plus régulier au shoot, notamment du parking. Une meilleure sélection de tir et plus d’adresse, voilà la mission de TLC, qui glane actuellement 16.4 minutes de jeu. Autre bonne nouvelle pour Timothé, sa prolongation de contrat signée en début de mois de novembre. Il est désormais lié aux Sixers jusqu’en 2019.

 

Guerschon Yabusele – Boston Celtics

Des bribes de match pour l’intérieur, qui n’a joué que 7 parties (pour 32 minutes au total) cette saison avec les Celtics, souvent lors des garbage times. Mais le français se montre, sort de sa boîte lorsque Brad Stevens fait appel à lui. Un coach que Yabusele estime et dont il dit le plus grand bien. Tout comme de ses coéquipiers Al Horford et Kyrie Irving. Pour l’heure, le rookie est là où on l’attend : au rebond, à la lutte sous les panneaux. Récemment, Guerschon a fait un détour par la G-League, avec les Maine Red Claws. Il y a inscrit 27 pts, 6 rebonds et 4 passes face à… Joakim Noah. Yabusele apprend, et attend son heure. Lorsque celle-ci viendra, il lui faudra saisir sa chance. Car au sein de cet effectif pléthorique, les minutes sont chères. Mais le cadre semble idéal pour lui permettre de progresser.

 

Yakuba Ouattara – Brooklyn Nets

On ne l’avait pas mentionné lors du premier papier car son avenir était encore incertain. Mais Yakuba est toujours en two-way contract chez les Nets, et n’a pas encore foulé les parquets NBA. Pour l’heure, l’arrière doit se contenter de la G-League avec les Long Island Nets, franchise affiliée de Brooklyn. Dans l’antichambre de la NBA, Ouattara avait bien débuté avec un premier match à 14 pts, 5 rebonds et 2 passes. Pourtant, le français n’a plus joué un match depuis. La raison? « Une mésaventure idiote », de l’avis de l’intéressé. En effet, Yakuba s’est blessé après cette première rencontre. Souhaitant « lutter contre les courbatures », le joueur a utilisé un rouleau de trigger-points sur une mauvaise zone et déclenché une inflammation nerveuse. Résultat, une perte de sensation et une durée d’indisponibilité encore incertaine.

 

Des fortunes diverses pour nos français donc, et surtout beaucoup de blessures qui ont entravé leurs débuts de saison respectifs. On espère du mieux pour la suite, avec le retour en forme des cadres et les progrès des petits jeunes.