OH MON DIEU ! Ils l’ont fait ! Les Retrievers ont réussi l’exploit d’éliminer la meilleure équipe du pays lors du premier tour de la March Madness. Pour être tout à fait franc, je n’en reviens toujours pas. Ce matin, à mon réveil, lorsque j’ai appris la nouvelle, j’ai hurlé de joie à tel point que le réveil a dû être compliqué pour certains de mes voisin(e)s. Et pour cause, cette nuit, les fans de basket ont été témoin d’un des plus grands exploits universitaire. La twittosphère s’est complètement emballée cette nuit et le #UMBC était même top 1 dans les tendances world. Le compte twitter des Retrievers, que je vous conseille, a grandement participé à cet enthousiasme puisqu’il nous a tout simplement régalé cette nuit, à l’image de son équipe.

 

L’équipe de Ryan Odom devient donc le premier seed 16 de l’histoire du basket universitaire à éliminer un seed 1. Une victoire retentissante pour les Retrievers qui n’avaient, jusque-là, participé qu’une seule fois à la March Madness lors de la saison 2007-2008. Cette victoire est historique, en effet, avant ce match les favoris restaient sur un bilan de 135 victoires pour 0 défaite au premier tour face aux challengers. Je pense que la plupart des gens ne réalisent pas encore l’exploit que les Retrievers ont réalisé cette nuit. Seules les féminines d’Harvard avaient, avant eux, accroché un seed 1 à leur tableau de chasse il y a de cela 20 ans.

Mais le plus extraordinaire n’est autre que la violence de cette défaite pour Virginia. Les Retrievers n’ont pas seulement remporté le match, ils ont littéralement dominés de la tête et des épaules. Les joueurs de Virginia sont passés complètement au travers de cette partie, que ce soit en attaque ou en défense. C’est la première fois de la saison qu’une équipe arrive à scorer plus de 70 points face aux Cavaliers et la deuxième fois que ces derniers scorent moins de 55 points.

Alors qu’on leur promettait l’enfer, les Retrievers du phénoménal Jairus Lyles ont débuté le match sereinement et, sans paniquer, sont arrivés à la pause avec un score très honorable de 21-21. Cette performance constituait déjà un exploit pour UMBC, mais on était loin d’imaginer ce qui allait arriver ensuite. Derrière un Joe Sherburne et un Jairus Lyles boostés à bloc au retour des vestiaires, les Retrievers prennent rapidement une avance de 11 points qu’ils vont garder jusqu’aux quatre dernières minutes, moment à partir duquel Lyles & co décident de clore les débats et marquer définitivement l’histoire avec un score final sans appel de vingt points d’écart.

Que dire du seul, l’unique, Jairus Lyles ?

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Lyles est tout simplement un Dieu vivant sur le campus d’UMBC. C’est grâce à lui, déjà, que les Retrievers ont pu accéder à la March Madness. Sans son Buzzer Beater dantesque face à Vermont la semaine dernière, rien de tout cela ne serait arrivé. Alors qu’il avait commencé son cursus universitaire à VCU, Lyles vit ses dernières heures du côté de UMBC comme la majorité des joueurs de cette équipe, la plupart étant dans leur saison Senior. En seulement trois saisons sous le maillot des Retrievers, Jairus en est actuellement le deuxième meilleur scoreur all-time (1739 points) et si le rêve éveillé qu’il vit actuellement continue, il pourrait bien décrocher la première place.

Je ne sais même pas quel mot utiliser pour décrire sa performance lors du match face à Virginia. Exceptionnelle ? Incroyable ? Stratosphérique ? Historique ? Légendaire ? Aucun mot n’est assez puissant pour définir sa performance. 29 points inscrits à 9/11 au shoot dont 23 en deuxième MT. Il était tout simplement inarrêtable. Preuve en est, cette statistique qui fait de lui le deuxième joueur à marquer plus de 29 points face aux Cavs cette saison avec Marvin Bagley. Il est notamment revenu sur son match dans les vestiaires :

« J’étais dans la zone mec. Je suis dans la zone de temps en temps. Je ne pense pas que quelqu’un peut me stopper quand j’arrive dans cette zone. Le crédit revient à mes coéquipiers pour m’avoir passé le ballon et à mon entraîneur pour m’avoir donné cette confiance. »

Mais, il ne faut pas oublier que cette victoire est l’œuvre de tout un collectif expérimenté et mort de faim. Ryan Odom, coach depuis seulement deux ans, n’en revenait toujours pas à la fin du match et soulignait à quel point cette équipe était habitée par le basket :

« Évidemment un match historique pour UMBC, incroyable. Je suis tellement fier de ces jeunes gars, je prends tellement de plaisir à les voir sourire, non seulement à la fin maintenant, mais tout au long du match. Je pense qu’il est assez facile de dire à tout le monde dans cette salle que ces gars sont passionnés. Ces gars adorent jouer au basket, ce match signifie beaucoup pour eux. C’était juste spécial. »

Les Retrievers devront désormais faire attention à ne pas s’enflammer et rester concentrés pour le second tour lors duquel ils affronteront Kansas State, victorieux de Creighton. Les joueurs de Ryan Odom arrivent pleins de confiance et sont désormais suivis par des millions de personnes. Je vous invite à rejoindre le bandwagon UMBC pour le reste du tournoi. L’exploit est en marche. KEEP FIGHTING ! GO RETRIEVERS !