18 ans, voilà désormais, 18 longues et très lointaines années que New York n’a plus vu une finale de conférence. 18 ans de galères, de crises, de hontes, de déceptions, de draft picks mémorables pour leur médiocrité, de trades sans ambition, de contrats indécents. 18 ans dans la vie d’un fan des Knicks de New York dans ce qu’on peut appeler l’ère « James Dolan ». Beaucoup trop récompensé du titre de « Pire propriétaire de franchise », Dolan nous offre une génération entière de fans si fidèles, si patients, si passionnés, mais outrageusement déçus, frustrés et désemparés. Les saisons se suivent et se ressemblent à New York, mais jamais le désastreux businessman ne s’est remis en cause sur son évidente incompétence.

On aurait pu se dire que l’équipe était en transition, en reconstruction, en phase de progression, mais non. Pendant 18 ans, aucune équipe de New York – à l’exception de la plaisante et inattendue saison 2012-13 – n’a réussi à proposer projet, perspective, rationalisme et promesse. Non, au lieu de ça, nous avons navigué d’effectif en effectif entre big snack Jerome James, Stephon Marbury, Jared Jeffries, Jordan Hill, Larry Hugues, et Jarret Jack. Nous avons empoisonné le poste de head coach avec Isiah Thomas, Derek Fischer ou même Mike D’Antoni qui ont fait du jeux d’une franchise mythique et symbolique de la capitale du monde, oscillant de dépotoir de ridicule à brève lueur d’espoir tuée dans l’oeuf. Et encore, je ne m’arrêterai pas sur la période Phil Jackson.

Un constat désastreux, qui illustre l’ère Dolan. Je suis membre de la Knicks Nation France, et je témoigne : ces hommes et femmes sont de vrais fans, dévoués et sincères. Pourtant, n’importe quelle autre franchise serait plus attrayante depuis 15 ans. Mais ils sont bien là et seront encore là cette année. Parce qu’au fond d’eux, ils se disent : et si ça changeait ? Et si cette fois, il y avait un projet ? Et si cette fois, on visait juste, et si cette fois, New York ne faisait plus rire ? Car à y regarder de plus près sur les derniers dénouements à Gotham, ne serions-nous pas en train de voir une main tendue pour remonter à la surface ?

Résumé de l’été

Depuis 2013 la chose est simple : bilan négatif, saison cauchemardesque, scandales inutiles, égos démesurés, coachs sans prise ni fond de jeu, Phil Jackson, aucune perspective de reconstruction, joueurs survendus, Phil Jackson, effectifs affreusement surcôté, melodrama, contrats inexplicables, Phil Jackson. Tout cela, c’est New York depuis cinq ans. Seuls fait d’armes, les recrutements de Porzingis, ou de notre Franck Ntilikina national, ainsi qu’un début de saison 2017-18 qui laissait penser que l’équipe avait malgré tout un potentiel.

Sauf que. L’été 2018 semble avoir ouvert une brèche dans ce mur d’étron fermement construit par l’intellect Dolan. En effet, Porzingis, bien que blessé, n’a fait que confirmer son talent, et la recrue strasbourgeoise laisse entrevoir une marge de progression non-négligeable. A leurs côtés, des joueurs engagés pour la cause se sont illustrés : Enes Kanter, Tim Hardaway Jr ou Courtney Lee, mais aussi Kyle O’Quinn, et Michael Beasley, ont tenté de redonner le sourire au Madison Square Garden. Et il faut admettre que certaines séquences de la saison avait été plaisantes à regarder. Emmanuel Mudiay, et Trey Burke apportaient également un peu de folie de temps à autres.

Cependant la saison 2018 s’est achevée sur un constat identique et fidèle à cette période de 18 années : 29 victoires, 53 défaites, 11e de conférence, un coach qui n’apporte pas de fond de jeu, une star blessée, un contrat boulet (Joakim Noah) et aucune réelle idée de ce que pourrait être l’avenir de la franchise.

Alors, comme chaque année, on recommence à zéro.

Cependant, cet été laisse entrevoir une idée un peu plus claire de ce que peut faire New York. Et cette idée, elle est incarnée par l’arrivée d’un coach : David Fizdale. Tout de suite, l’ancien bras droit d’Erik Spoelstra a annoncé la couleur : trouver une identité, un but, rassurer les fans, ne pas donner les responsabilités au premier venu et diriger les joueurs vers la voix de la progression. Le choix de Fizdale est prometteur. Déjà parce qu’il apparaît comme une volonté de prendre un coach encore jeune (44 ans) qui souhaite proposer un vrai projet. Fizdale est aussi un homme bagué aux côté de LeBron, Wade et Bosh en 2012 et 2013, et a su montrer de bonnes choses à Memphis l’an passé, alors que le groupe commence une phase de reconstruction. Il faut cependant rappeler que Fizdale, c’est 49% de victoire seulement, mais cela laisse donc une possibilité de progression pour le coach également.

Ensuite, la draft. Le choix de Kevin Knox paraît surprenant, et évidemment avec le passif du front office, on se méfie. Mais la summer league nous a prouvé que l’ancien Wildcats avait des qualités athlétiques et offensives qui pourraient faire mouche chez le coaching staff. Et c’est rafraîchissant, car rares ont été les draft picks à New York qui se sont distingués en summer league. On se plaît aussi à se dire qu’avec Porzingis, Ntilikina et Knox, il y a un vent nouveau, bien loin de la stratégie du « neuf avec du vieux » version Rose-Noah-Melo.

Les recrues sont peu nombreuses, on ne peut parler que de Noah Vonleh, qui a une revanche à prendre sur les attentes qui ont été placées en lui. Mais surtout, on doit mentionner le fait que la franchise va chercher à se débarrasser de Joakim Noah ! Autre départ hélas plus regretté, celui de Kyle O’Quinn qui ne manquait pas d’apporter un bon scoring et du rebond en sortie de banc.

Le roster des Knicks est donc stable et va laisser au nouveau coach une possibilité de proposer ses premiers ajustements :

Meneurs : , Trey Burke, Emmanuel Mudiay, Franck Ntilikina, Kadeem Allen

Arrières : Ron Baker, Tim Hardaway Jr (C), Courtney Lee, Damyean Dotson, Trier Allonzo (Two way contracts)

Ailiers : Mario Hezonja, Kevin Knox, Lance Thomas

Ailiers Forts : Kristaps Porzingis, Noah Vonleh, Luke Kornet, Isaiah Hicks (Two way contracts)

Pivots : Enes Kanter, Mitchell Robinson, Joakim Noah.

Un effectif qui n’a pas pour mission d’apporter du résultat, mais plutôt de mettre en place un travail d’équipe, désavantagé par l’absence de Porzingis, mais dont le temps de convalescence va relâcher la pression sur Fizdale. Il y a donc des opportunités et des postes à prendre dans cette équipe. Et souvent, faire jouer à la concurrence, ça porte ses fruits en NBA.

Jeu & Coaching

Très compliqué d’imaginer à quoi va ressembler le jeu des Knickerbockers cette année. D’une part parce que son leader naturel n’est pas là, ensuite parce que beaucoup d’arrières sont à disposition, enfin parce que l’équipe s’est rajeunie et manque d’expérience. Mais il y aura des cadres : le capitaine Tim Hardaway Jr, Porzingis dans le vestiaire, mais aussi Courtney Lee et Enes Kanter dont l’aura ne manque pas de se faire remarquer sur et en dehors du terrain.

Pour le reste, il faut se centrer sur les valeurs que Fizdale entend porter. L’intéressé n’a pas manqué de séduire les fans devant la presse : « En venant ici, je vois des athlètes, de la vitesse, du physique. dans notre groupe. Je souhaite voir de la vitesse des deux côtés du terrain, le partage du ballon et des pénétrations. Résume-t-il sereinement en juillet dernier. Mais cela n’aboutira nulle part sans une équipe qui défend. Nous serons cette équipe qui mettra une pression physique sur l’adversaire », conclue-t-il.

Alléchant ! Mais il faudra voir comment la progression des jeunes et l’investissement des joueurs plus expérimentés saura se mettre au service de cet idéal de basket. Une tâche qui s’annonce compliquée mais pas inaccessible, à fortiori dans un groupe qui trônait 20eme defensive rating la saison passée. Il est également possible d’envisager, au regard de ses expériences avec Miami et Memphis qu’il fera tout pour écarter le jeu, notamment en poussant les intérieurs à créer des espaces pour les coupes des extérieurs.

Fizdale n’a pas manqué de rappeler que les valeurs de l’équipe resteront l’humilité, ce qui a gagné le respect des fans du Garden et faisant contradiction avec les recrutements paillettes à foison et foirés des années précédentes. Serions-nous donc sur les bons rails ?

Quel 5 majeur ?

La aussi, la question est complexe. Car il faut tenir compte de la présence ou non de Porzingis pendant la saison, qui reste une forte hypothèse tant il est risqué pour une telle blessure d’un joueur si grand, de retourner dans le bain, sans redouter une rechute. Aussi, deux cas de figure : la Licorne décide de faire l’impasse sur la saison 2018-19 et permet à son groupe de trouver ses repères en restant un chef de vestiaire. Ou bien Porzee tente le saut et revient en cours de saison pour s’impliquer dans la vie du groupe sur le terrain. Partons cependant de l’hypothèse que son retour ne sera pas pour tout de suite. Auquel cas, embarras du choix pour Fizdale qui peut faire évoluer la jeunesse, mais qui ne peut se passer des cadres du groupes :

Trey burke – Courntey Lee – Tim Hardaway – Noah Vonleh – Enes Kanter

On imagine Fizdale jouer pour l’instant la carte de l’expérience dans un cinq qui ne prend pas de risque, mais qui peut être plaisant à voir progresser. Mais attention, c’est bel et bien la second unit qu’il faudra surveiller, car ce cinq devra permettre à Ntilikina, et Knox de marquer des points en sortie de banc, et pas seulement en termes de paniers !

Forces du roster

Beaucoup d’extérieurs, il faudra faire un choix. L’avantage de cette équipe est que sa marge de progression est de plus en plus identifiable. Il y a quelques joueurs qui ne manquent pas de qualités offensives : Burke, Hezonja, Lee peuvent toujours exploser à tout moment. Hardaway Jr peut apporter le plus gros des stats. Enes Kanter est une bonne base offensive dans la raquette et l’apport de Noah Vonleh saura combler le manque de taille de Kristaps Porzingis, tout en donnant un peu de défense. Une fois la licorne revenue, si toutefois elle revient, le jeu pourra disposer d’une option offensive de taille. Ce qui est sur, c’est que le groupe est compatible avec l’idée d’intensité offensive et de spacing.

Beaucoup de scoreurs donc, et c’est aussi ce qui colle avec l’envie de Fizdale de partager la gonfle. L’an passé, Burke a tourné à 12pts, Hardaway à 17, Kanter à 14, Lee à 12, et Porzingis à 22. Il ya donc une capacité à bien répartir de scoring pour faire émerger un collectif offensif. Et c’est un atout qui permet aussi de ne pas trop mettre la pression sur Porzingis dont la blessure est notamment due à un trop gros investissement dans l’animation de l’attaque new yorkaise.

Faiblesses du roster

Un manque d’expérience et d’un leader de poids. Porzingis, soyons réaliste, n’emmènera pas les Knicks loin tout seul. Tôt ou tard, il faudra l’addition d’une superstar, soit qui émerge, soit qui s’implante à New York une fois que le projet de Fizdale sera mur. Mais si Porzingis a le cœur des fans et le respect des joueurs, son jeu seul ne suffira pas. Pour preuve, il manque une réelle force au rebond pour épauler Kanter qui ne peut pas tout faire, et ça, même la Licorne lettone n’a pas su réellement l’apporter, plafonnant à 6.6 rebonds, pour un intérieur de sa taille, c’est insuffisant !

La faiblesse c’est aussi un très gros nombre d’extérieur qui risquent de provoquer des rivalités et des joueurs dont l’apport dans l’effectif demeure très limité : Ron Baker ou encore Lance Thomas, sans forcément être décevants, ne sont vraiment pas non plus des valeurs sures, tout comme Emmanuel Mudiay, à la fois peu sûr balle en main et piètre shooteur. C’est aussi le manque d’un défenseur d’élite qui peut manquer à New York. Des leader offensifs, il y en a sans nul doute, mais la défense devra trouver aussi son chef d’orchestre. Mike Woodson avait pourtant réussi à transformer un effectif très offensif créé par Mike d’Antoni en 2012 en une très belle équipe à rotation défensive efficace, mais un temps seulement. A voir donc. Il manque aussi des forces supplémentaires dans la raquette, car Luke Kornet reste bien trop insuffisant. Mais là aussi, la draft peut s’avérer apporter une réponse à ce manque, avec l’arrivée du jeune Mitchell Robinson qui aura une plus large possibilité de temps de jeu.

Enfin, et j’insiste, la faiblesse du roster dépendra aussi de la menace de trade ou de la création de crises en interne dont Dolan n’a que trop le secret.

Le joueur clé : Kevin Knox

Qui prendriez-vous ? Comment savoir qui peut émerger dans ce groupe ? Qui peut prendre le volume et le statut de Porzingis ? Certainement pas Kevin Knox. Alors pourquoi sera-t-il le joueur clé ? Qu’a-t-il prouvé ? Qu’a-t-il accompli ? Rien.

Je fais le choix de Kevin Knox parce qu’il incarne ce témoin du changement à New York. Son état d’esprit, son investissement, sa capacité à se mettre en valeur, va être l’indicateur le plus pertinent pour savoir si New York vise enfin juste ou non dans sa reconstruction. Sans pour autant que sa saison soit exceptionnelle ou marquante, si Kevin Knox apporte un plus à l’effectif, alors c’est que New York est décidé à investir dans l’avenir et la jeunesse avec confiance. Si Kevin Knox est un bide, alors c’est que les Knicks doivent continuer à travailler. Si Porzingis était présent, il serait évidemment le joueur clé, et de loin. Mais voilà, il n’est pas là. Alors il faut regarder ailleurs, regarder ce que New York va faire et en qui ils vont placer leur confiance pour l’avenir, en attendant que le leader revienne.

On connait les capacités de Burke, Lee, Hardaway, Kanter, on sait que le retour de Porzingis va être sujet à spéculation sur son talent etc. Mais Kevin Knox est le premier choix de draft de ce renouveau, Kevin Knox est le seul joueur dont on ne sait pas beaucoup et qui peut être soit un atout de poids et athlétique dans l’effectif tout terrain de Fizdale, soit tout au moins un rookie intéressant qui fait la publicité de la fraîcheur New-yorkaise aux côté de Franck Ntilikina. Lui aussi, sera d’ailleurs un joueur clé, car sa progression, sur les bases d’une première saison très satisfaisante, va être l’objet de beaucoup d’observations.

La problématique de l’équipe : est-ce que ça va enfin changer ?

L’objectif de New York est clair : la stabilité, la sagesse, la construction. Il faut conclure cette époque de recrutement express à paillette qui ne satisfait plus personne. Stop aux gros poissons, faisons émerger les talents et cherchons un sens au travail fourni. Le coach est enfin considéré comme un choix synonyme d’ambition, le choix de draft, bien que discret, suscite l’attrait des fans. Le groupe doit chercher à se désintoxiquer de tout mauvais contexte : crises internes, joueurs envahissants, pessimisme des blessures, arrivée de joueurs avec trop d’égo et regarder devant avec positivisme.

Il faut aussi tourner la page du passé glorieux. New York n’a plus été en finale depuis 19 ans, et n’a plus été un prétendant très sérieux depuis 1994. Pire, le dernier titre remonte à 1973. Halte aux commémorations, aux souvenirs des Ewing, Starks, Johnson, Houston et aux exploits d’une période qui est bien éloignée. New York doit pouvoir regarder devant et respirer, oublier la pression, rentrer dans le rang et faire comme tout le monde : construire avec patience, et ne pas viser les étoiles trop vite. Mais Fizdale se veut aussi annonciateur de gloire, sous réserve de travail fructueux, puisqu’il souhaite soulever un trophée avec la franchise de Manhattan, dont la seule bannière depuis 19 ans est celle d’une division remportée en 2013.

Conclu Prono

13eme à l’Est (entre 26 et 33 victoires)

Au mieux : le système Fizdale se met en place, le groupe travaille à sa cohésion et les jeunes se battent pour obtenir leurs places. Les cadres savent gérer les égos et Porzingis est rassembleur. Des trades pertinents et bien visés permettent éventuellement d’ajuster l’effectif pour équilibrer entre les postes et faire monter les Knicks d’un cran. Sans grosse ambition immédiate mais sans faire du gros tanking non-plus, New York s’offre une saison stable et calme, qui doit permettre d’envoyer le message aux fans : oui, cette fois, ça va changer. La course au playoff n’est pas donc une priorité, mais un bonus potentiel du travail accomplis, pendant quelques semaines.

Au pire : le retour de Porzingis rend tout le monde impatient, les déboires géopolitiques de Kanter prennent trop de place, les blessures sont là, les jeunes n’arrivent pas à s’imposer face aux vétérans, Knox se tape un rookie wall d’enfer et Joakim Noah reste bien assis là ou il est, polluant la masse salariale. A cela s’ajoute un rapide désenchantement de Fizdale qui se résume à une sale opération tanking, désespéré par l’incapacité de l’équipe à trouver une force défensive.

Avis du Compte FR (@Knicks__France, @KnicksFr)

Quel bilan tires-tu de la saison passée ?

@Knicks__France : Difficile d’établir un Bilan quand ton FP se blesse en début de saison…L’équipe était pourtant bien partie, mais on a rapidement vu que la saison serait compliquée, à fortiori lorsque Porzingis s’est fait une rupture des ligaments croisés.

@KnicksFr : Très très mitigée. En grande partie à cause de la blessure de Porzingis. Tout le projet de la franchise tient sur lui et une blessure comme ça, c’est juste terrible. Après pour parler du jeu, la saison a été un échec d’un point de vue du coaching, Hornacek n’a jamais réussi à trouver ses rotations, donnant beaucoup trop d’importance à des joueurs capables de jouer d’un seul côté du terrain comme Jack, Beasley et Kanter. Sinon les quelques bonnes périodes de Ntilikina sont le côté positif. On a là un joueur qui fera partie des tous meilleurs à son poste en défense pour les prochaines années, et connaissant notre historique à ce poste, ça fait plaisir.

Que penses-tu de l’été de la franchise ?

@Knicks__France : L’été a été très réussi et en adéquation avec la volonté du Front-Office, à savoir la culture développement de jeunes joueurs. La draft de Kevin Knox est positive, notamment au vu de sa summer league et de son statut de jeune potentiel. Les attentes sont nulles , si ça n’est le développement de nos rookies et la remise en forme de Kristaps Porzingis. Cette absence d’enjeu a également permis de ne rien tenter sur le marché des agents libres, ce qui permet de se laisser un peu d’air.

@KnicksFr : Calme mais intelligent. J’aime beaucoup le travail de Scott Perry. On attend l’été prochain (comme la plupart des franchises). J’espère juste qu’on ne dépensera pas n’importe comment si on n’a pas nos cibles principales en 2019. Sinon j’ai bien aimé la draft, j’avais vraiment peur qu’on se jette sur Porter et son historique de blessures. Le profil de Knox m’intrigue beaucoup, j’ai déjà hâte de le voir à l’œuvre.

Quelles sont les attentes pour la saison prochaine ? Quel scénario te convient pour l’équipe actuelle ?

@Knicks__France : Pour nous, la saison idéale serait une saison de défaite, en définitive. Ceci afin de se rapprocher d’un système à la Sixers en misant tout sur la draft et la création d’un groupe très jeune et prometteur.

@KnicksFr : J’attends une progression de Ntilikina offensivement, plus de confiance quand il a la balle en main, qu’il n’ait pas peur de faire des erreurs. Je pense qu’on ne gagnera pas beaucoup de matchs avec Porzingis absent mais qu’importe. Que Knox conforte toute la hype autour de lui et que Fizdale commence à créer un bon groupe en attendant le retour du letton et je serai satisfait.

Mon scénario idéal : Porzingis revient après le ASG et montre qu’il s’est bien remis de sa blessure. On gagne peu de match donc haut choix de draft. Ntilikina s’est imposé à la mène et Knox 1st All-Rookie Team.