Nous avons beaucoup écrit sur la trade deadline des Pelicans en février dernier. Alors qu’Anthony Davis avait soudainement changé la trajectoire de la franchise en annonçant ses envies d’ailleurs et plus spécifiquement, ses envies de tenue des Lakers. Certains articles tendaient à prôner la patience pour décanter la situation, d’autres à prouver que l’offre des Lakers était bel et bien la plus compétitive.

Dans tous les cas, beaucoup d’encre a coulé autour de la situation de la Nouvelle-Orléans. Et pour cause, cette franchise est le plus petit marché NBA et ne peut se permettre de tomber soudainement dans les abysses de la grande ligue.

Néanmoins, lorsque nous urgions à la patience et à la reflexion, nous n’avions pas envisagé le scénario qui s’est joué lors de lottery draft. En pleine Zion-mania, les Pelicans obtenaient de manière très inattendue le premier choix de la draft. Une issue complètement improbable et qui change pourtant le cours de l’histoire. Entre une équipe toujours en possession d’Anthony Davis et détenant déjà son potentiel remplaçant, le spectre des possibilités s’est brutalement accru à court terme.

Dans le même temps, les Lakers, déjà positionnés sur Unibrow, obtenaient à la surprise générale le 4eme choix de la draft, ajoutant une nouvelle ressource à une offre déjà bien fournie.

Dans ce contexte, il est l’heure de se pencher sur le cas New-Orleans et imaginer une stratégie qui pourrait accélerer la reconstruction de la franchise sans réduire son plafond à moyen ou long terme.

La situation actuelle des Pelicans

Il est nécessaire de faire deux points. Quelles ressources possèdent les Pelicans à l’aube de la draft et de la free agency ?

Première chose, ils sont en possessions de 3 choix pour la prochaine draft, d’ores-et-déjà :

  • Les 1er, 37eme et 57eme choix

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Tout d’abord que nous sommes à peu près assurés de voir Zion Williamson porter le maillot des Pelicans la saison prochaine. Ensuite, concernant les deux autres choix, pas grand chose si ce n’est l’espoir pour la franchise de faire une ou deux bonnes pioches. De potentiels role players utiles. Néanmoins, la vraie information étant qu’Anthony Davis est déjà médiatiquement remplacé, tout en donnant une tête d’affiche autour de laquelle bâtir.

Premier point concernant le salary cap : les salaires en vert sont des options joueur, en bleu, des options d’équipe. Un point qui méritera d’être souligné puisque Julius Randle, qui sort d’une excellente saison, peut, s’il le souhaite, mettre fin à son contrat avec les Pelicans.

Concernant les actions qui pourraient être menées, quelques points à noter :

  • Toutes les actions avant ou durant la draft se feraient avec le cap de 2018-2019
  • Le salary cap 2019-2020 s’appliquera pour la free agency

Ceci étant dit, qu’en est-il ? Les Pelicans sont au-dessus du cap, ce qui n’est pas gênant dans la mesure où ils peuvent absorber des contrats. Par ailleurs, la tendance devrait plutôt être à se délester de contrats plutôt que l’inverse. En effet, on imagine qu’avec le départ d’Anthony Davis, Solomon Hill et E’Twaune Moore pourraient être échangés. Si le second pourrait intéresser du monde, il est moins sûr que ce soit le cas du premier.

Enfin, les dirigeants avaient fait part de leur volonté de conserver Jrue Holiday. Néanmoins, dire qu’il est à vendre ferait baisser sa valeur et il semblerait étonnant de conserver le joueur en pleine reconstruction. Bien que faisant partie de l’élite à son poste, poursuivre avec un meneur qui sera trop âgé au moment où l’équipe sera en mesure d’exprimer son plein potentiel reste une décision qui a de quoi laisser perplexe.

Il serait donc bienvenue de profiter de sa valeur maintenant que le joueur a pu se mettre en avant avec deux saisons pleines et un impact considérable.

Plusieurs options, désormais, pour les Pelicans. Chercher des bons deals de suite pour tenter de pousser son jeune groupe rapidement ou accepter d’absorber des contrats en échange de jeunes potentiels et/ou de tours de draft. Si la première option est choisie, il faudra refuser tout « contrat-boulet » pour tenter d’arracher de bons jeunes joueurs à des équipes sur la corde raide financièrement. Auquel cas, il faudra opérer pour être prêt pour le marché des agents libres.

Si c’est la seconde, alors autant profiter d’être au-dessus du cap pour absorber plusieurs contrats lourds.

Mais avant tout cela, les Pelicans doivent obtenir le meilleur deal possible autour d’Anthony Davis.

Les Lakers sont-ils l’option numéro 1 ?

Il y a quelques mois, la première nécessité aurait été de trouver un moyen d’acquérir une opportunité pour trouver une future tête d’affiche potentielle.

En ce sens, n’importe qui en possession d’un choix de draft haut placé serait devenu un prétendant légitime pour obtenir Anthony Davis. Idem pour quelqu’un possédant un jeune joueur avec un potentiel assez brut pour jouer les premiers rôles. Ainsi, sans surprise, les Knicks se disaient déjà prêts à donner leur premier choix s’ils l’avaient, ainsi que plusieurs jeunes joueurs. Les Celtics, espérant un hold up à la draft, étaient aussi en lice pour s’emparer de l’intérieur, quitte à sacrifier dans la manoeuvre plusieurs jeunes joueurs en compagnie de leur choix de draft : y compris Jayson Tatum.

En cela, l’offre des Lakers ne me semblaient pas être la meilleure offre disponible.

Sauf que la lotterie de la draft a parlé et pourrait bien avoir changé les ôdes. Très clairement. Alors bien sûr, j’entends déjà certains se dire : « mais les dirigeants ont dit qu’ils ne discuteraient pas avec les Lakers« . Je ne pourrais le nier. Mais d’une part, disons-le, quel meilleur moyen pour faire monter les enchères que de fermer la porte ? Ensuite, quand bien même cette déclaration serait déterminée, toujours est-il qu’il s’agit de parler d’un bon plan pour la Nouvelle-Orléans.

Ce que nous allons nous efforcer de faire.

En sélectionnant Zion Williamson, on peut dire que les Pelicans s’offrent la pierre centrale de leur reconstruction. Si les Celtics peuvent offrir plusieurs pierres supplémentaires, en admettant que Jayson Tatum arrive dans un package, j’ai toujours du mal à voir les Celtics accepter de donner à la fois Tatum et Jaylen Brown, ce qui semble pourtant indispensable dans l’optique d’être parmi les offres les plus concurentielles. D’autant que là où les Lakers ont tout intérêt de frapper rapidement : avant ou durant la draft, les Celtics, eux, n’ont pas vraiment l’avantage de pouvoir presser la détente rapidement. Leur offre deviendra plus intéressante si Los Angeles échoue. En fait, elle deviendra même réalisable de manière concrète uniquement à partir du moment où le destin de Kyrie Irving sera fixé. Ce qui n’arrivera pas avant l’ouverture du marché. En effet, la franchise ne peut pas encore régler le cas du meneur et donc toutes discussions deviennent plus « hypothétiques ».

En outre, les Lakers sont dans une disposition où le temps presse, le front office semble en proie à diverses luttes intestines qui pourraient pousser les dirigeants en place à vouloir une réussite rapide. Cela sous entend souvent la prise de risque. Quitte à donner trop pour obtenir le joueur souhaité.

SAUF QUE. Si les Lakers aimeraient sûrement régler le cas Davis avant ou pendant la draft, il y a une disposition à prendre en compte : Los Angeles sera à cette période sous le cap 2018-2019. Et qu’est-ce qu’à fait la franchise l’été dernier ? Elle s’est appuyée sur une légion de contrat d’une année… Sauf que la saison est terminée et tous sont « expirants« . Donc intransférable. Ce qui rend tout trade avant ou durant la draft… Quasiment infaisable.

En l’état, les Pelicans ont des besoins à tous les postes, y compris à celui de meneur qui pourrait encore être pourvu, peu importe qu’Holiday soit encore là ou non. L’idéal selon moi, serait de poser comme base le pick numéro 4 des Lakers. Autrement dit, s’arranger tôt dans les négociations pour que Los Angeles sélectionne le joueur qui intéresse le plus New-Orleans. L’objectif sera alors d’arracher des joueurs aux potentiels les plus élevés possibles, quitte à obtenir quelques échecs. Puisque Zion Williamson est un intérieur et que Los Angeles n’a pas de pivot intéressant, j’estime que l’idéal pour la franchise serait d’arracher un meneur et un ailier. Comme base, il me semble possible d’accepter de ne pas réclamer Kyle Kuzma, pour se focaliser sur deux autres joueurs qui me semblent complémentaire de ce qui serait souhaité par les Pelicans : Lonzo Ball et Brandon Ingram. Si la gourmandise est poussée encore plus loin, alors Josh Hart me paraît aussi intéressant pour New-Orleans. Il paraît être un joueur qui peut faire son œuvre en NBA.

L’échange serait alors le suivant :

Lonzo Ball + Brandon Ingram + Josh Hart + Pick 4 Vs Anthony Davis

Le plan de bataille

Reprenons donc.

Les Pelicans se mettraient donc en position de récupérer dès la bascule vers le cap de 2019-2020 les joueurs suivants :

Lonzo Ball, Josh Hart et Brandon Ingram. Et le pick 4. Mais qui avec le pick 4 ? Je ne vous cache pas être peu au fait de ce qui se passe durant les saisons NCAA. Mais ce qui est clair c’est que la tendance NBA est la suivante : la polyvalence. Puisque tout est bon à prendre en la matière et que selon toute vraisemblance le trio de tête sera Williamson – Morant – Barrett, deux noms me semblent indiqués. Voire 3.

Il apparaît que l’ordre de cette draft peut être très étonnant. Plusieurs joueurs se valent et beaucoup présentent de nombreuses interrogations. Reddish pourrait pourtant être un pari intéressant. Annoncé parmi les joueurs les plus naturels de cette draft, il est pourtant une grande énigme quand à ce qu’il offre en terme d’éthique de travail, de puissance physique, de rôle dans une équipe. Il est d’ailleurs peut être moins développé que Jarrett Culver et De’Andre Hunter qui sont les deux autres joueurs que je ciblerai. Les Pelicans souhaitant pourtant, à priori, maximiser leur reconstruction (en tout cas, son plafond), je prendrai le risque Cam Reddish.

Dans la réalité néanmoins, notons que la franchise pourrait jouer une forme de sécurité et prendre un joueur plus abouti (Culver ou Hunter). Tout dépend en réalité des pièces reçues et de l’évaluation de leur potentiel. Si cela semble insuffisant pour aller haut, alors Reddish est un risque à prendre. Sinon, ce serait à priori Culver.

On récapitule à nouveau : Lonzo Ball, Josh Hart, Brandon Ingram + Zion Williamson & Cam Reddish. Et deux 2nd TDD.

A ce stade reste deux dossiers majeurs. Le premier s’appelle Julius Randle. Au sortir d’une très bonne saison, l’intérieur sait qu’il peut obtenir bien plus que ses 9M actuels. Et sécuriser un contrat longue durée par la même occasion, dans une NBA avec bien plus de flexibilité financière cette saison. Quand bien même il refuserait son option, je doute qu’il soit en réalité fermé à rester. Mais est-ce que la franchise « doit » faire des efforts pour le garder ?

Le cas Julius Randle

Instinctivement, on peut se dire que les interrogations sur Zion se trouvant sur son shoot et sa défense, Julius Randle n’est pas le complément idéal pour la star aspirante. Et je ne saurai contredire cette affirmation. Randle a un des pires rating défensif de son équipe, une gageure pour un intérieur dans la NBA actuelle.

Si l’on veut se poser les bonnes question : la franchise à quelle obligation aujourd’hui, si l’on cherche à être très pragmatique ? Gagner ? Non. Reconstruire ? Oui, mais encore. Accumuler les ressources ? Oui ! Retenir Julius Randle, intérieur talentueux qu’elle n’a même pas eu à drafter représente une belle manière d’utiliser son argent. Quitte à l’échanger d’ici un an parce que Williamson est bel et bien un futur grand et a besoin de joueurs qui permettent de maximiser son jeu.

La difficulté est alors la suivante : convaincre le joueur et lui donner un contrat qui le rende intéressant aux yeux des autres General Managers. D’autant que si l’on regarde les choses de manière un peu plus ouverte, ce n’est pas comme si la raquette des Pelicans était blindée de joueurs qui justifieraient son évacuation. Tout le problème est alors de vendred la viabilité d’un projet à un joueur pour sa carrière, en ayant en tête de pouvoir l’évacuer assez tôt dans son contrat. En revanche, si le fit défensif n’est pas évident, dans une équipe qui chercherait à proposer un spectacle offensif avec du rythme, alterner ces 2 joueurs et les associer par séquence représente un challenge intéressant à court terme.

Maintenant, une problématique se profile dans l’optique de garder le joueur : les Pelicans n’ont pas les Bird Rights sur Randle, puisqu’il a été signé l’été dernier. Cela veut donc dire qu’il y a un double challenge. Tout d’abord, il faut convaincre le joueur de rester à un montant abordable, mais il faut aussi faire la place dans le salary cap pour le conserver. Ce qui peut signifier qu’il faudra aussi faire patienter le joueur pour qu’il ne prenne pas la première offre venue.

A ce titre, le conserver serait aussi lié à un départ qui faciliterait tout : Jrue Holiday.

Le cas Jrue Holiday

Le meneur des Pelicans aura connu tous les états depuis son arrivée dans la Nouvelle-Orléans. Auréolé d’un statut d’All-Star à l’Est avant son débarquement en Louisianne, il aura du lutter avec les blessures et notamment une fracture de fatigue qui aura grevée deux saisons. Après des problèmes personnels, il allait finalement revenir à plein temps et rappeler à la NBA pourquoi cette sélection. Excellent attaquant, il s’est aussi imposé comme l’un des tous meilleurs meneur NBA lorsqu’il s’agit de faire parler la défense.

Comme nous le disions, la franchise a laissé filtré sa volonté de conserver le joueur. Comme je le disais, je pense que c’est soit une manière de faire monter les enchères, soit une erreur sur laquelle il faudra revenir. A 29 ans, le joueur n’aura jamais plus de valeur que maintenant. En outre, si le conserver permettrait de transmettre et de piloter la jeune équipe, il sera sur le déclin au moment où l’équipe arrivera à maturité. Enfin, si la franchise prend Lonzo Ball, autant laisser le jeune meneur s’exprimer pleinement sans lui mettre de concurrence d’un joueur plus abouti que lui.

Beaucoup d’équipes pourraient se montrer intéressées par le meneur. Toute la difficulté sera de trouver un moyen de récupérer des jeunes, car ce dernier sera sûrement réclamé par des équipes qui souhaitent passer un cap.

Qui me vient en tête ?

  • Les Timberwolves dans l’optique d’avoir un véritable meneur de premier plan
  • Les Clippers dans l’optique de monter un défense de choix autour de la venue (potentielle) de Kawhi Leonard
  • Les Suns dans celle de finalement faire décoller le projet
  • Les Pacers dans celle de monter une défense de fer autour d’un trio Holiday-Oladipo-Turner
  • Les Knicks s’ils arrivaient à à signer un agent libre majeur (Kevin Durant, Jimmy Butler par exemple)

Holiday peut permettre à des projets de franchir un cap en apportant de la cohérence en attaque et son tempérament défensif. Dans des projets qui souhaitent tout baser sur le marché des agents libres, il pourrait devenir une solution de choix pour donner une véritable consistance au projet.

Si un deal avec Minnesota paraît compliqué, les autres options présentent l’avantage d’avoir su accumuler quelques jeunes intéressants et de posséder encore des tours de draft. Ainsi, par exemple, les Suns avec leur vivier de jeunes joueurs pourraient valoir le coup d’œil.

Phoenix pourrait par exemple accepter de laisser filer TJ Warren ou Josh Jackson. Le premier pouvant devenir un bon 6th man, tandis que le second représente malgré un début de carrière en demi-teinte un projet intéressant dans une optique de polyvalence offensive et défensive.

En ce qui concerne les LA Clippers, Shai-Gilgeous Alexander est évidemment une tentation, tout comme Jerome Robinson dans une moindre mesure. Mais des joueurs encore jeunes et batailleurs comme Montrezl Harrell sont toujours bienvenue dans le cadre d’une reconstruction.

Indiana quant à eux auraient un intérêt évident, ils ont de jeunes joueurs qui peuvent faire de bon compléments pour former un banc à moyen terme. L’évidence serait d’essayer d’attirer Myles Turner, mais la franchise ne lâchera jamais son joueur d’avenir. Sabonis représenterait aussi une tentation, mais là encore, Indiana pourrait montrer quelques scrupules à l’inclure dans un échange. D’autant que le duo Williamson-Sabonis présente des compatibilités douteuses. Bien que le « fit » avec les Pacers paraisse bon, les négociations seront plus dures car la marge de manœuvre de cette équipe est bien plus réduite que la concurrence.

Enfin, New-York pourrait finalement être un excellent partenaire pour un échange. La franchise pourrait se retrouver avec du cap pour absorber une partie du contrat du meneur. En outre, elle aura draftée en 3eme position cette saison (vraisemblablement R.J. Barrett), ce qui là encore représente un intérêt réel pour une franchise qui souhaite avoir une tripotée de joueurs interchangeables à développer. D’autres noms comme Frank Ntilikina ou Kevin Knox pourraient aussi être des projets à tenter en compagnie du 3eme choix de la draft 2019.

En outre, en compagnie des différents joueurs évoqués, il y aura probablement des choix de draft à glaner pour cette saison ou les suivantes (de préférence les suivantes).

Quel bilan ?

Si la franchise se décide à prendre des risques et à tout casser maintenant, arrive à maximiser les échanges, alors elle pourrait avoir une véritable légion de jeunes prospects à développer. Dans les manœuvres envisagées, l’équipe verrait partir Anthony Davis, Jrue Holiday et probablement E’Twaun Moore en complément d’un échange, mais pourrait voir arriver les noms suivants :

  • Zion Williamson
  • Lonzo Ball
  • Brandon Ingram
  • Josh Hart
  • Cam Reddish (ou Jarrett Culver)
  • 2 joueurs du second tour
  • Les contreparties du départ de Jrue Holiday (préférence ici, pour un échange avec les Knicks ou les Suns)

Dans le même temps, elle pourrait gérer la conservation ou les départs de deux autres jeunes joueurs : Julius Randle & Jahlil Okafor. Mais devrait aussi avoir la main, au besoin, sur Elfrid Payton et Stanley Johnson.

Bien que posséder autant de jeunes d’un coup, signifie souvent qu’il y aura de la casse sur le trajet, la tentation de pouvoir lancer autant de joueurs et conserver les plus talentueux reste une opportunité de poids. Sans compter, qu’en récupérant plusieurs potentiels en vue de la draft, la franchise s’offrirait une attention médiatique bienvenue pour le plus petit marché de la NBA. Si tout ne se passera évidemment pas comme prévu et prendra toujours plus de temps qu’un article le laisse sous-entendre – cela met bien en exergue le prisme de possibilités qui existe pour les Pelicans lorsqu’il s’agira d’appuyer sur le bouton.

En cela, si le départ d’Anthony Davis est validé, la franchise a une chance réelle de ne pas passer par un long processus de reconstruction. Et c’est déjà une bonne nouvelle pour les fans.