Il est typique du sport Américain de donner un nom à leurs équipes. Vous trouvez ainsi des noms plus ou moins inspirés, mais ils ne sont pas toujours très représentatifs de l’identité des franchises. Je me suis demandé, dans la NBA actuelle, si les franchises devaient recruter en fonction de la signification du nom de leur équipe, quels effectifs cela pourrait donner. Pour rendre cela faisable, je proposerai un FP + 4 joueurs et un coach, sans vraiment prendre en compte de contraintes salariales ou d’équilibre du roster. Si l’exercice sera plus évident pour certaines franchises que d’autres, je vais commencer ce premier épisode avec 5 équipes.

(Le Volume 1)

(Le Volume 2)

(Le Volume 3)

Pour ce 4eme épisode, on va tout de même essayer de se permettre quelques facilités. Étant donné qu’il devient de plus en plus difficile de monter des rosters, on va commencer à se permettre à réutiliser certains joueurs, histoire de rester pertinent !

 

Phoenix Suns : Pas trop difficile de comprendre le nom de la franchise Arizonienne ! On est dans le désert, ses contrées arides et il fait chaud, vraiment chaud. Pour symboliser l’équipe, Phoenix a opté pour « Suns » qui se traduit pour les moins Anglophones d’entre nous par… Soleil ! De notre côté, on s’est décidé à comptabiliser les caractéristiques de ce dernier. Bon, on est pas allé bien loin… : il brille, il est bien seul. Voilà le parallèle que nous ferons pour représenter cette franchise : des joueurs qui brillent, ou ont brillé … Tout seul.

Franchise Player : Anthony Davis

Hé oui, nous réservions l’homme au mono-sourcil pour Phoenix ! Lorsque l’on parle de joueur un peu trop esseulé depuis quelques années, la star des Pelicans vient forcément à l’esprit ! Véritable monstre sur les parquets, il a pourtant était entouré n’importe comment : cerné tantôt d’une infirmerie (qu’il visite régulièrement lui-même par ailleurs), puis plus récemment par de véritables bras-cassés ! Alors tremblez, parce que là, on va lui donner du renfort !

Joueurs : Michael Carter-Williams – Devin Booker – Harrison Barnes – DeMarcus Cousins

Cela paraît déjà loin, mais MCW (comme on le surnomme pour éviter d’écrire son nom pénible) a été drafté dans l’effectif fantôme de Sam Hinkie, et il a tellement brillé dans ce marasme que (retenez votre souffle) il a été ROY. Oui, alors quand on voit ses statistiques aujourd’hui, on se demande ce qu’il s’est passé, mais on peut dire que le jeune meneur a profité du vide béant autour de lui. A ses côtés Devin Booker. Vu qu’il était déjà sur place on l’y a laissé. Le jeune Booker a tout l’air d’un futur très bon, mais en attendant, tanking oblige pour lui aussi, il est contraint à poser des statistiques dans la défaite… à l’image de ses 70pts dans un lourd revers. Allez c’est fini, on t’emmène du lourd Devin. Pour compléter le secteur extérieur, on opte pour Harrison Barnes. Lui a connu un début de carrière on ne peut plus entouré à Golden State… Mais KD passa par là, le voilà dans un effectif en déconfiture à Dallas. Pour lui, c’est l’heure de faire ses armes dans la solitude, comme un Texas Ranger. Enfin, en compagnon de raquette, on met à Unibrow son néo-co-pensionnaire à New-Orleans avec DMC. Alors lui, pour le coup faire des statistiques dans le vide, c’est un peu sa marque de fabrique. Le pivot surexcité a le sang chaud, et ça tombe bien il sera déjà acclimaté pour l’Arizona.

Allez le gars, vous n’êtes plus seuls !

Coach : Phil Jackson

A jouer tout seul on peut avoir des poussées d’égo (n’est-ce pas DeMarcus ?). Du coup, qui peut mieux les gérer que l’homme qui a maté Michael Jordan et Kobe Bryant ? Hein ? Allez Phil’ direction le banc, tu t’es fait tej’ en GM anyway.

 

Cleveland Cavaliers : On continue avec un autre nom facile avec les Cavaliers. Que vous pourriez traduire par Cavaliers. (Oui, j’ai osé). Bon, on s’est demandé s’il y avait des jockeys en NBA. Mais à part Nikola Jokic qui monte à cheval (pauvre bête), on a rien trouvé. Puis l’illumination. A Cleveland, préparez-vous, parce qu’on va vous parler des étalons de la NBA. Pour les plus lents, pas l’animal hein ?

Franchise Player : Lou Williams

Oui, on sait d’habitude on cherche un véritable top player pour jouer le franchise. Mais enfin, dans le monde de la vie délurée et complètement improbable, Lou Williams trône en roi, en maître, en Dieu. Certains rêves d’une soirée entouré de 2 personnes du sexe opposée, alors que c’est le quotidien de Williams qui vit un couple… à 3. Voilà, il les a posé, et on peut rien dire. Tu es la franchise, Lou, montre nous la lumière.

Joueurs : John Wall –  Paul George – Al Horford – Joël Embiid

Il est un peu le gentleman célibataire de la liste. Celui qui a accepté de vivre loin de la notion de couple pour profiter de la compagnie de demoiselles, jusqu’au jour où il serait sûr de faire le bon choix. En attendant, John ne lésine pas, à c’qu’il paraît. A ses côtés, le nouvel Ailier du Thunder est paraît-il plus classe sur les parquets que dans sa vie personnelle. En la matière, il a révélé son côte obscur il y a quelques années alors qu’il était en couple avec la fille de Doc Rivers. Une sombre histoire pourtant commune de Strip-teaseuse mise enceinte,  mais à laquelle s’ajoute une somme d’argent imposante proposée contre un avortement, refusée. Au moment où l’enfant était né, Paul avait déjà refait sa vie… à 2 reprises. Good one ! Dans la raquette, Al Horford est l’homme sage. En effet, Horford est un homme marié et sans histoires (publiques en tout cas). Alors pourquoi figure-t-il dans cette liste ? Parce qu’Amelia Vega. Rien de plus à déclarer.

Enfin, pour compléter l’effectif : Joël Embiid. Quand on passe sa vie dans les infirmeries, on peut avoir tendance à s’ennuyer. Pas de problème pour le joueur connu pour ses frasques nombreuses auprès de la gente féminine. La première tentative ? Rihanna, rien que ça. Et depuis, plus rien ne l’arrête.

Coach : Andrei Kirilenko

Marié depuis 16 ans, celui-ci possède un accord bien particulier avec sa femme. Puisque cette dernière pense qu’interdire quelque chose rend obsessionnel quant à la chose en question. Elle lui a donné le droit, lorsqu’il le souhaite de se permettre des écarts. Tant que ce n’est pas trop fréquent. Voilà de quoi apprendre à son petit groupe de daleux.

Voilà, c’était mes 15 minutes de presse people. Éreintant.

(anecdotes recueillies en partie ici) –> Même s’ils ont oublié Jason Kidd

 

Denver Nuggets : Je vous préviens, je suis un peu sensible sur cette franchise. Alors les blagues : poulet, McDonald, c’est juste no way. De toute façon j’ai usé mon cotât de joueurs obèses sur les Grizzlies. Le termes Nuggets signifie en réalité « pépites », comme les pépites d’or que les pionniers s’aventurant dans les Rocheuses venaient chercher parfois au péril de leur vie, abandonnant toute leur possession pendant la ruée vers l’or. Par définition, ces pépites étaient dures à trouver, et demander de chercher, creuser ardemment. Un peu comme les franchises pour trouver les perles rares à la draft. Moment culture, avec les bons joueurs draftés très bas !

Franchise Player : Nikola Jokic

Ici, on conserve le franchise player d’origine. Récupéré à la 41eme position de la draft 2014, le pivot aux mains d’or a explosé de manière inattendue pour l’essentiel de la planète NBA. Pas athlétique pour un sous mais doté d’une vision et d’une capacité à distribuer contagieuse, le joyau de Denver reste à son poste (oui je suis pas objectif).

Joueurs : Isaiah Thomas – Monta Ellis – Jimmy Butler – Paul Millsap

Considéré comme trop petit dès son plus jeune âge, Isaiah Thomas a du lutter contre ce préjugé toute sa vie, y compris le soir de la draft où il ne fut choisi qu’en 60eme position. Après de belles saisons et des voyages continus, il a réussi à exploser à Boston : en devenant All-Star et en entrant dans la course pour le MVP cette année. Pas mal non ? A ses côtes Monta Ellis. Combo guard, sous taillé, trop jeune pour entrer en NBA (il a sauté la case universitaire), Monta a du attendre le second tour pour qu’une franchise tente sa chance. Cela ne l’a pas empêché d’exploser et de devenir une des figures préférées du public de Golden State. Récupéré en 30eme position par les Bulls, Butler est le plus haut drafté de l’équipe. Pour un des défenseurs les plus réputés de la ligue, et un multiple All-Star, on peut le dire, c’est plutôt bas. En parlant de multiple étoilé, Paul Millsap reproduit la raquette actuelle des Nuggets. S’il n’a pas explosé comme son coéquipier, Paul a progressé chaque saison, jusqu’à devenir un des joueurs les plus complets de la ligue à son poste. Rien que ça. Quand on sait qu’il a été trouvé à 47eme position… Son parcours est absolument exceptionnel.

Coach : Gregg Popovich

Récupérer des joueurs très bas et en faire des Hall of Famers… Réfléchissons 2 secondes… Ah bah oui. C’est le dada des Spurs et de coach Pop’. Bon bah je me fais plaisir, et je le mets à Denver. Un bon coach ça faisait longtemps.

 

Chicago Bulls : La franchise de l’Illinois est devenue une des franchises les plus emblématiques de la ligue depuis le passage de Sa majesté. Son emblème, le taureau. Rouge qui plus est. La première idée qui vienne en tête lorsque l’on passe à l’animal, c’est à la charge. On va faire un effectif de buffles. Des mecs costauds et mobiles. Va y avoir de l’athlète et des muscles à Chi-Town.

Franchise Player : Giannis Antetokoumpo

Il est loin le joueur frêle arrivé en milieu du premier tour à Milwaukee. Depuis, le géant a été renommé « The Greek Freak », et c’est plutôt réaliste lorsque l’on se rend compte de la taille, la vitesse de déplacement mais aussi de la prise de masse qu’il a réalisée. Véritable monstre, il ne lui manque qu’un shoot. Cela tombe à pic pour intégrer ce roster, sa principale force se situe au contact, en allant dans la raquette.  Et quand il charge, difficile de le contenir.

Joueurs : Kyle Lowry – Tony Allen – Aaron Gordon – Dwight Howard

Pour mener l’équipe, on a cherché un des meneurs les plus solides dans ceux encore disponibles. Et il était là. Les années passent mais Kyle Lowry continue à traîner une sacrée carcasse. Rien qui ne l’empêche pour autant de performer et de perforer les défenses. Oui, décidément, Kyle ferait un bon Bull. Pour partager les lignes extérieures, on choisit Tony Allen. L’arrière est un sacré tank, qui n’a jamais pu compter sur des qualités offensives extraordinaires, cela ne l’a pourtant pas empêché d’aller chercher ses points dans la raquette, sans trop se soucier de la taille de l’opposant. Dans la raquette, on opte pour Aaron Gordon. Ce mélange de mobilité et de puissance physique a de quoi faire peur, si vous ne voyez pas de quoi je parle, je vous conseille un passage éclair sur Google Image. Enfin, on finit par un autre monstre. Dwight Howard a toujours été une énigme. Du genre, comment on fait pour avoir des épaules pareilles ? S’il n’est plus aussi impressionnant que par le passé, se prendre du jeu au poste par Howard doit toujours être bien douloureux pour les défenseurs. Une véritable bête.

Coach : Charles Bakley

La connexion entre joueur et coach est toujours importante. Lorsque vous rassemblez ce type de joueur, ça peut être sympa d’avoir un type qui comprend ce que vous pouvez faire. En la matière, Sir Charles n’était pas en reste.

 

Portland Trail Blazers: J’avoue ne jamais avoir compris le logo des Blazers. Bien difficile de distinguer ce qu’il représente, tout comme j’avoue que la traduction du nom m’échappait. En allant vérifier, il s’agit en fait d’une référence aux « pionniers », qui se seraient illustrés dans la conquête dans l’Ouest, notamment dans la Piste de l’Oregon, qui était alors la seule piste viable pour traverser les rocheuses. Ici, on vous fait une équipe de pionniers, dans un domaine quelconque (pas dans la merde moi).

Franchise Player : Dirk Nowitzki

Alors oui, on l’a déjà utilisé. Mais lorsqu’on parle de pionniers, d’innovateurs, on ne pouvait pas faire l’impasse sur le Wunderkid. Outre le fait qu’il est le seul Européen a avoir été élu MVP de la saison régulière, ce qui en soit fait une belle qualification lorsque l’on parle de pionnier, c’est surtout pour l’un de ses moves (offensifs, vous vous doutez) qui le mène en leader de cette équipe. Si le fadeaway était déjà un move bien connu lorsqu’il est arrivé dans la ligue, personne ne l’a transformé en arme létale comme lui et surtout le réaliser en déséquilibre comme il le fait l’a rendu quasi-inimitable et quasi-indéfendable. Une prouesse technique qui lui vaut une nomination en tant que franchise player malgré son grand âge.

Joueurs : Jeremy Lin – Frank Ntilikina –  C.J McCollum – Chris Andersen

Qui pour accompagner le grand blond ? A la mène, on opte pour Jérémy Lin. S’il n’est pas le premier pensionnaire d’Harvard a être entré en NBA, il est en revanche le seul a réussir une carrière durable, et avoir touché le statut de star (pour quelques semaines). La Linsanity en a fait un joueur connu à l’échelle planétaire, tout en reprenant le flambeau de l’Asiatique en NBA laissé libre par Yao Ming. Une belle prouesse pour un joueur qui dormait sur le canapé de ses coéquipiers. En compagnon de lignes arrières, j’ai choisi Frank Ntilikina. J’aurai bien aimé choisir Tony Parker, qui en soit fut pas mal en la matière. Mais après tout, Frank est le premier Français de l’histoire de la grand ligue à être sélectionné dans le top 10 le soir de la draft. Une prouesse pour le basket français et son centre de formation. Longue carrière à lui ! Le troisième joueur, sera C.J McCollum. L’arrière des Blazers est devenu joueur NBA – pourtant l’un de ses rêves était de devenir journaliste. Une passion qu’il a conservé, et ses articles sur theplayerstribune sont souvent des must-read, tant les écrits qu’il produit sur la NBA sont un mélange de connaissance du milieu et du jeu. Jamais un joueur NBA n’avait produit de tel papiers, qui plus est durant sa carrière !

Enfin, en compagnon de raquette, Chris Andersen. Nous avions déjà écrit sur son parcours hors norme. Après avoir raté la draft, car pas au courant qu’il fallait s’y inscrire pour être sélectionnable, le futur Birdman a arpenté les ligues du monde entier, notamment les matchs d’exhibition avant d’atterrir en D-League. Quelques mois plus tard, il deviendra le premier joueur de l’histoire de la ligue de développement encore peu utilisée à l’époque à faire son entrée en NBA. Depuis, plusieurs ont connu le même destin, mais c’est bien Andersen qui a ouvert la porte en montrant que ces joueurs pouvaient évoluer au niveau supérieur.

Coach : Allen Iverson

Il est devenu coach dans le Big 3 Basketball d’Ice Cube, mais si on le sélectionne chez les pionniers, c’est qu’à sa manière, Iverson a révolutionné l’image de la ligue. David Stern qui développait le côte Gentleman des basketteurs a eu fort à faire quand Iverson a décidé de changer les codes : dreadlocks, tatouages, baggies, et caractère sulfureux – le combo guard est devenu une icône de la NBA, notamment auprès des plus jeunes. Un bel exemple pour sa bande.