Comme chaque semaine, QIBasket revient sur ceux qui nous ont marqués durant les trente derniers jours, ou plutôt vingt-huit cette fois-ci, mois de Février oblige. Moins de jours, mais surtout période du All-Star Break oblige, les joueurs de la NBA ne se sont exprimés que peu de fois. Pour autant, cela n’a pas empêché certains joueurs de cartonner, d’exceller match après match, à l’approche du dernier tiers de saison régulière.

Le mois dernier, nous avions récompensé DeMar DeRozan et Stephen Curry pour leurs excellents mois de Janvier, mais le mois de Février a vu beaucoup de joueurs prendre des coups de chaud, pour le plus grand plaisir de certaines franchises, car chaque victoire se veut précieuse ces temps-ci et la course aux Playoffs est définitivement lancée. Quels joueurs ont fait le plus de bruit ce mois-ci?

 

Joueur du mois de Février de la Conférence Est

LeBron James – Cleveland Cavaliers (6W – 4L)

27 points, 10.5 rebonds, 10.5 passes, 1 interception, 0.4 contre, à 54.6% au tir, 41.9% à trois points, 70.4% aux lancers.

 

Au cas où vous auriez mal saisi la ligne de stat’ ci-dessus, oui oui, c’est bien un triple-double sur le mois. Et certes, le bilan n’est pas fabuleux avec quelques défaites cheum’ à noter (coucou la défaite contre Orlando), mais il n’en était pas autrement, LeBron James a bien dompté le mois de Février à l’Est. D’ailleurs, le mois de Février est étiqueté Cavaliers en terme de mouvement. Concrètement, il y avait deux équipes différentes à Cleveland ce mois-ci, une avant la Trade Deadline, une après. LeBron lui, est resté le même, et c’est bien normal. La colonne vertébrale, le cœur, les poumons et le cerveau de Cleveland a porté sa franchise à base de triple-doubles bien salés afin de rester dans les hauteurs de l’Eastern Conference. C’est simple, sur les dix matchs du mois de Février, il y en a quatre en triple-double, et deux autres en quasi triple-double. Ça vous classe un mec polyvalent ça tiens, et c’est pas du 10-10-10, clairement pas. LeBron, c’est 37-15-10 avec le shoot au buzzer contre Minnesota, c’est du 22-12-19 à la Philips Arena d’Atlanta histoire de se dégourdir les jambes ou encore du 31-12-11 contre Brooklyn, histoire de rappeler aux Nets qu’il faut rester dans les profondeurs du classement cette saison. Le mois du King est extrêmement propre, avec en prime la couronne de MVP du All-Star Game, où il l’emportera contre la Team Curry avec la motivation qu’il faut. Un nouveau collectif se met en place petit à petit à Cleveland après la Trade Deadline, avec quelques signes encourageants comme la déculottée contre Boston, le soir de la cérémonie de retrait de maillot de Paul Pierce, ou encore la victoire contre Oklahoma City juste après. Néanmoins, il ne faudra pas tarder aux nouveaux arrivants, tel Jordan Clarkson, George Hill, Rodney Hood ou encore Larry Nance – qui a pu rendre hommage à son papa durant le contest de dunk au All-Star Break – de se mettre en marche pour le collectif, car les Playoffs arrivent à grand pas. Mais bon, en général, quand on parle de Playoffs avec LeBron James, il ne faut pas trop s’inquiéter non plus vu son historique. D’ailleurs, il faudra commencer à en parler de la place de LeBron James dans l’histoire de la NBA. Très récemment, le King a dépassé les 30.000 points en carrière, le septième de l’histoire, contre San Antonio, et en prime il a désormais dépasser les 8000 unités en rebonds et en passes en carrière. Totalement hallucinant. Désormais, la question est de savoir: où il va s’arrêter? 

 

Mentions honorables:

  • Victor Oladipo. Focus sur le MIP depuis le début de la saison. Il n’y a plus qu’à continuer comme ça pour l’avoir. En prime, les Playoffs pour les Pacers en ligne de mire, c’est définitivement l’année de Pipo.
  • Joël Embiid. Bien évidemment, il faut le mentionner car Philadelphie va très bien ces temps-ci. En même temps quand Jojo va, tout va.
  • Bradley Beal. C’est surtout le mois de Washington qu’il faut mentionner. Avec 8 victoires pour 4 défaites, les Wizards font le push pour se placer dans le classement, avec en ligne de mire la troisième place de Cleveland. Merci Bradley.
  • DeMar DeRozan. Le mois dernier il avait eu la fève, ce mois-ci il dois céder sa place. Un peu moins en vue au scoring, ça n’empêche que Toronto est toujours leader à l’Est avec 9 victoires pour 2 défaites ce mois-ci. Le Canada est une forteresse.

 

 

Joueur du mois de Février de la Conférence Ouest

Anthony Davis – New Orleans Pelicans (8W – 3L)

35 points, 13 rebonds, 1.5 passes, 2.5 interception, 2.2 contres, à 50.7 au tir, 34.2% à trois points, 83.2% aux lancers.

 

Le mois de Février à l’Ouest, c’était un véritable champ de bataille. Pendant que les Warriors et les Rockets déroulent, la course aux Playoffs est intense. Les différentes franchises se tiennent dans un mouchoir de poche, avec une poignée de victoire qui sépare le Jazz, 10ème et les Wolves, 3ème. 5 matchs pour être précis, et c’est d’autant plus précieux qu’à l’Ouest, quasiment toutes les franchises sont des mauvais plans à choper au premier tour. Vous l’aurez compris, ça sue à grosses gouttes dans la Western Conference, et certains redoublent d’efforts pour passer de monstre à monstre². La blessure de DeMarcus Cousins, contre les Rockets le 26 janvier, fut un tournant majeur dans la course aux Playoffs, avec des Pelicans qui étaient huitième à ce moment-là, et qui enchaînaient les victoires. Depuis, les Pelicans ont continué, étonnamment, à enchainer les grosses victoires, avec un bilan de huit victoires et de trois défaites sur le mois le plus court de l’année, et se classent – à ce jour – sixième de la Conférence Ouest, à un poil de cheveu de Gregg Popovich et ses Spurs. Tout ceci se résume en un mot: monosourcil. On savait Anthony Davis très fort, déjà avec son ami Boogie il envoyait de la performance à la pelle. Mais depuis, c’est un kraken qui a été relâché. À vrai dire, vous pouvez qualifier Davis de n’importe quelle créature mythologique ou fictionnelle de votre choix, une réalité est à mettre en avant néanmoins: Anthony Davis est surhumain. Vas-y que je te met 43 points et 10 rebonds contre Russell Westbrook et sa bande le 2 février – avec la victoire bien entendue -, et voilà qu’après trois défaites de suite (les trois seules du mois) je marche sur Brooklyn avec 44 points et 17 rebonds, et voilà que depuis je n’ai plus perdu depuis avec sept victoires de suite, dont contre Milwaukee, Miami et les Spurs… Le mois de Anthony Davis est tout simplement monstrueux, et celui des Pelicans tout aussi incroyable, avec l’intégration de Nikola Mirotic, le décalement de Davis au poste 5, Jrue Holiday et Rajon Rondo qui se font plaisir au maximum avec Davis en taulier de la raquette, et ceci avec Alvin Gentry au coaching (il est bon de toujours le rappeler). Individuellement, Davis a fait rappeler à tout le monde qu’on pouvait le citer dans la course au MVP, qu’il n’y avait aucun problème. Effectivement, aucun problème à le citer après ce mois de qualité: meilleur scoreur sur le mois entier (35 points de moyenne), quatre matchs (sur onze) à plus de quarante points, de la performance historique comme cette performance comme Phoenix avec 53 points et 18 rebonds (!!) et la win, ou encore le 45-17 sur le Miami d’Hassan Whiteside. Bref, Anthony Davis a fait l’actualité durant l’ensemble du mois de février, a taper les hauteurs de la NBA à base de solides performance et, surtout, permet aux Pelicans de se placer dans la course pour les places qualificatives en Playoffs. En prime, Davis était dans l’équipe victorieuse au All-Star Game, le temps de rendre hommage à Cousins en portant son maillot. La classe ultime.

 

Mentions honorables:

  • James Harden. On n’en a sensiblement pas parlé, mais il faudrait un petit peu quand même. 12 victoires, aucune défaite, 30 points, 5 rebonds, 8 passes de moyenne. Un mois de porc pour celui qui se place comme favori pour le titre de MVP. Les chevilles de Wes Johnson, c’est du bonus.
  • Kevin Durant. Les Warriors ça se passe toujours bien, au cas où vous vous poseriez la question.
  • Stephen Curry. Oui, les Warriors vont toujours bien j’ai dit.
  • Damian Lillard. 6 victoires pour quatre défaites, certes. Mais des Blazers dans le top 4 de l’Ouest actuellement, avec de la grosse perf’ de Lillard chaque soir.
  • Nikola Jokic. 7 victoires pour uniquement trois défaites, trois matchs de suite en triple-double… Jokic se prend pour Wilt Chamberlain ces temps-ci et les Nuggets préchauffent tranquillement dans cette dernière ligne droite. Retour de Millsap incoming, attention à Denver.

 

La rédaction de QIBasket a donc tranché et a choisi LeBron James et Anthony Davis comme joueurs du mois de Février. Quant à vous, d’accord? Pas d’accord? N’hésitez pas à donner votre avis si jamais vous avez d’autres joueurs en tête. Nous, nous continuons de garder un oeil sur la NBA et en particulier sur nos joueurs du mois. Dernière ligne droite oblige, tous les matchs sont désormais importants pour chacune des franchises, à l’approche des Playoffs. En terme de gros affrontements, LeBron verra quelques équipes de l’Ouest comme les Blazers de Lillard et les Pelicans de Davis s’opposer aux Cavaliers en Mars. De plus, des franchises comme les Bucks et les Raptors affronteront aussi Cleveland. Cependant, dans l’ensemble, Cleveland a un calendrier accessible et pourra espérer gratter de l’avance sur Washington, voire remonter sur les Celtics, qui sont tout de même assez loin devant eux. Pour les Pelicans de Davis, il y a donc la rencontre contre LeBron James en fin de mois. Cependant, New Orleans sera déjà au taquet bien avant pour espérer revenir en Playoffs. Au programme, il y aura les Clippers, le Jazz et les Blazers dans la course aux Playoffs, mais aussi des affrontements contre les Spurs, les Rockets (par deux fois) et les Celtics comme gros morceau du mois. À un mois de la fin de la saison régulière, les dernières batailles que nous proposent la ligue s’annoncent, en tout cas, alléchantes.