Ce n’est un secret pour personne, le basket-ball est un sport fait pour les personnes de grande taille. En NBA, la taille moyenne d’un joueur est de 2m00. En WNBA, la taille moyenne d’une joueuse est d’1m82. Avec un arceau situé à plus de 3m du sol, il apparaît évident que plus on est grand, mieux c’est ! Néanmoins, certaines joueuses et certains joueurs arrivent à prouver au monde entier que petite taille n’est pas forcément synonyme d’échec dans ce sport. Oui, il existe en NBA comme en WNBA des légendes de petites tailles qui ont su tenir tête aux colosses de leur ligue !

Calvin Murphy (1m75), le plus petit Hall of Famer Américain.

1m75 de loyauté, 74kg de talent. Voilà comment nous pourrions aujourd’hui décrire le Hall of Famer Calvin Murphy, anciennement meneur des Rockets de San Diego (1970-71) et des Rockets de Houston (1971-83).

Jeune, Calvin est passionné de twirling bâton et de basketball. Il se tourne tout d’abord vers le twirling bâton en suivant l’exemple de sa mère et de ses sœurs et en devient Champion National en 1963. Cependant même en ce temps, le jeune Calvin reste obsédé par le basketball.

« On ne vivait qu’à trente minutes de New-York, alors avec mon frère nous nous faufilions toujours dans le train afin d’assister à des matchs de pros au Madison Square Garden. Je m’imaginais être à leur place, sur le terrain. » – Calvin Murphy

Ne croyant pas si bien dire, Calvin Murphy décide de rejoindre l’équipe de son lycée de Norwalk, dans le Connecticut. Son ascension fut fulgurante puisqu’il sera nommé deux fois dans la « All-American Team » et trois fois dans la « All-State Team ». Il sera même élu MVP du Dapper Dan Tournament (aujourd’hui considéré comme le tout premier tournoi inter-lycées des États-Unis) avec une moyenne de 37pts/m !!

Une telle prestation et une telle évolution ne passant pas inaperçues, c’est assez logiquement que 235 universités tentent de s’octroyer les services d’un Calvin grandissant. Il finira par choisir l’université de Niagara où il restera 3 ans.

Lors de sa première saison NCAA, il tourne gentiment à 38.2pts/m. Puis 32.4pts/m lors de son année sophomore et 29.4pts/m lors de sa troisième saison. On parle donc ici d’un joueur qui, sur ses trois années universitaires, possède une moyenne de 33pts/m et 4ast/m, dont 84% aux lancers. Ainsi, lors de ses trois années avec les Purple Eagles de Niagara, Murphy est élu trois fois dans la All-American Team aux côtés de Pete Maravich et Rick Mount qui, à eux trois, forment « The Three M’s » : trois joueurs phénoménaux ayant pour première lettre de nom de famille la lettre M.

Bref, la légende s’écrit doucement pour Calvin qui, à 22 ans, décide de tenter sa chance en NBA et à la draft. Dans la nuit du 23 mars 1970, il sera alors drafté 18e par les Rockets de San Diego, qui par la suite deviendront les Rockets de Houston. Il sera nominé dans la NBA All-Rookie Team grâce à ses talents athlétiques et défensifs. Sa précision et sa vitesse en font de lui un joueur nécessaire dans la rotation des Rockets, et une réelle arme à mi-distance et sous l’arceau. Par conséquent, lors de sa saison de rookie il cumule 15.8pts/m, 4.0ast/m et 3.0rbds/m.

Au fil des saisons, il s’affirme comme franchise player, mais ne parvient pas à obtenir une bague, et ce malgré des statistiques impressionnantes comme en 1973-74, où il moyenne 20.4pts/m à 52% au tir, 7.4 ast/m, 2.3 rbds/m et 1.9stl/m.

Cependant, il marque l’histoire des Rockets, puisqu’il détient le record du joueur ayant marqué le plus de points en un match avec une prestation de 57 points marqués en 1978, face aux Nets. Ce record sera effacé le 30 janvier 2018, par un James Harden bouillant (60 pts – 11 ast – 10 rbds).

En bref, Calvin Murphy a marqué la NBA et la NCAA par ses talents de scoreur et de défenseur, mais également par sa loyauté et son implication. Il prendra sa retraite en 1983, laissant derrière lui les Rockets entre les talentueuses mains d’Hakeem Olajuwon. Il est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur des moins d’1m75.

Stats en carrière NCAA : 33.1 pts/m – 4 rebds/m – 84% aux lancers-francs.

Stats de carrière NBA : 17.9 pts/m – 4.4 ast/m – 2.1 rbds/m – 1.5 stl/m – 89% aux lancers-francs.

 

 

Nate Robinson (1m75), le casseur flotteur.

Il est rare pour les joueurs de petite taille de rivaliser avec les meilleurs voltigeurs de la grande ligne. Cependant, certains dérogent tout de même à la règle, et ça Nate l’a très bien compris.

Dès le lycée Nate Robinson était un super athlète excellant en basketball, athlétisme et football américain. Il est, tout comme Allen Iverson, l’un des seuls joueurs de NBA ayant joué avec l’équipe de Basket-Ball et celle de Football Américain au lycée. Ainsi en 2002, il obtient le titre d’AAA State Player of the Year dans les deux sports, ce qui constitue déjà une énorme prouesse à son actif. Cette année-là, avec l’équipe de son lycée de Seattle, il remporte le titre de champion avec un record de 28 victoires contre seulement 2 défaites. Nate Robinson dans tout ça ? D’une main de maître, il enregistre en moyenne 17.9pts/m, 7rbds/m, 7ast/m et 3stl/m, ce qui justifie amplement son titre de State Player of the Year.

Par la suite, Nate Robinson intègre l’université de Washington afin de se lancer dans une carrière de Footballeur Professionnel. Mais ça n’est qu’à sa seconde année universitaire qu’il finit par se concentrer sur sa carrière de basketteur professionnel.

Dès lors que sa décision est prise, Robinson enchaine les bonnes prestations, et finit deux fois nominé dans l’All-Pac-10 First Team : les dix meilleurs joueurs universitaires de la conférence.

En Avril 2005, Nate Robinson annonce vouloir participer à la draft NBA, et c’est ainsi qu’il se voit drafté en 21e position du premier tour par les Suns de Phoenix qui finiront par le trader chez les New-York Knicks.

Lors de sa saison de rookie, Robinson délivre une prestation « normale », moyennant 9.3pts/m, 2.0ast/m et 2.3rbds/m. Cependant, ses qualités athlétiques impressionnent, et il se retrouve sélectionné au Slam Dunk Contest 2006 lors du All-Star Weekend. Si certes, ce n’est pas le plus petit joueur à avoir participé à cet évènement, Nate Robinson demeure tout de même une légende de ce show, au même titre que Spud Webb : le plus petit joueur ayant participé et remporté un Slam Dunk Contest (1m70). Cette année-là, pour remporter le concours, l’ultime passage de Robinson consistait tout simplement à dunker sur la tête de Spud Webb, une prestation symbolique pleine de sens.

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« [Dunker sur Spud Webb] était une bonne idée de mon coéquipier Jamal Crawford. Il me répétait que je devais dunker au-dessus de Spud, donc on a décidé de l’appeler, et il était très motivé à l’idée de participer avec moi. » – Nate Robinson

En 2006-07, les statistiques de Nate Robinson n’évoluent que trop peu, et son tempérament explosif provoquera une bagarre avec monsieur J.R Smith le 16 Décembre 2006, ce qui vaudra à Robinson dix matchs de suspension. Hormis cela, cette saison-ci on le remarque surtout pour ses actions spectaculaires sur le terrain, comme par exemple ce contre sur le colosse Chinois Yao Ming, qui mesure tout de même 2m29 … petit rappel, Robinson mesure 1m75 !

Cette saison encore, Nate participe au Slam Dunk Contest, cette fois-ci pour défendre son titre, mais échoue face à Gerald Green qui lui dunkera littéralement dessus.

La saison suivante, ses statistiques prennent un peu plus d’ampleur, 12.7pts/m, 2.9ast/m et 3.1rbds/m. Nate Robinson commence à devenir un joueur important dans la rotation, et signe cette saison sa meilleure performance en matière de scoring, car le 8 Mars 2008 il marquera précisément 45 points face aux Portland Trail Blazers.

En 2008-09, Nate enregistre sa meilleure saison statistique avec 17.2pts/m, 1.3stl/m, 4.1ast/m et 3.9rbds/m en jouant 29.9 minutes par match. Mais surtout, ses actions éblouissantes le renvoient au Slam Dunk Contest, où il y exécutera un de ses meilleurs dunks : dunker sur Dwight Howard, qui ne mesure ni plus ni moins que 2m11. Ce dunk lui vaudra la victoire.

Malheureusement pour Nate Robinson, en 2009-10 la tourmente commence pour lui. Après des désagréments avec son coach, il sera écarté de l’équipe pour quatorze matchs, ce qui ne plaira ni à Nate, ni à son agent, qui se voient déjà négocier un buy-out. Cependant, Robinson fera son retour sous les couleurs de New-York le 1er Janvier 2010 sur le parquet des Hawks, et délivrera un match de 41 points, le tout en sortie de banc, et en inscrivant 21 des 25 derniers points de son équipe.

Arrive enfin le All-Star Weekend, où Nate Robinson revient défendre son titre lors du Slam Dunk Contest, et l’objectif est simple pour lui : marquer l’histoire. Et il finira par marquer l’histoire en remportant cette session du Slam Dunk Contest, ce qui fait de lui l’unique et seul joueur NBA ayant remporté trois Concours de Dunk dans sa carrière. Plutôt impressionnant pour un joueur d’1m75.

Le reste de sa carrière, Nate Robinson voyagera d’équipes en équipes sans jamais réellement trouver celle qui avait vraiment besoin d’un joueur de son acabit. On peut cependant noter ses performances avec les Chicago Bulls, surtout en playoffs où ses talents ont permis à l’équipe de survivre face aux Nets de Brooklyn. Par exemple, lors du 4e match face aux Nets, Robinson inscrit 34 pts à 60% de réussite, dont 23pts dans le 4e quart-temps. A noter que le record de Michael Jordan étant de 24pts en playoffs, Nate Robinson a failli surpasser le G.O.A.T sur cet exercice.

En bref, bien que la carrière de Nate Robinson n’ait pas été celle que tout le monde attendait et espérait, il n’en demeure pas moins une légende du Basket-Ball, de la NBA, et un exemple de persévérance pour les joueurs de petite taille. Aujourd’hui, Nate Robinson est respecté par toute la planète NBA, et est considéré comme un très grand parmi les petits.

Stats de carrière en NBA : 11.0 pts/m – 3.0 ast/m – 2.3 rbds/m

 

 

Becky Hammon (1m68), la légende de San Antonio.

Dès le plus jeune âge, Becky Hammon fait l’unanimité. Dans sa ville de Rapid City dans le South Dakota, elle apprit assez vite à dribbler alors qu’elle n’était que toute petite. D’années en années, elle ne cessa de progresser, si bien qu’à 16 ans elle se vit élire Miss Basketball du South Dakota, puis South Dakota Player of the Year à 17 ans et ce en cumulant une jolie moyenne de 26pts/m, 4rbds/m et 5stl/m.

Malgré de superbes performances, Becky Hammon sera jugée trop petite et trop lente par les prospects universitaire, mais sera tout de même repérée par l’université du Colorado, et mettra ainsi ses talents au service de l’équipe des Colorado State Rams. Avec cette équipe, Becky marquera l’histoire de ses talents.

Pour commencer, elle détient le record de points marqué all-time du Western Athletic Conference, un groupement de neuf universités gérant les compétitions sportives dans huit sports masculins et onze sports féminins dans l’ouest des États-Unis. En effet, avec ses 2,740 points inscrits à l’issu de son passage universitaire, son nombre de points par match (21,92), son nombre de shoots extérieurs convertis (918), son nombre de trois points convertis (365) ou bien encore son nombre d’interceptions (315), elle demeure aujourd’hui encore l’une des meilleures joueuses du Western Athletic Conference, et ce tout genre confondu ! Lors de ses trois années en tant que joueuse à l’université du Colorado, elle aura grandement participé à la réussite de son équipe notamment en permettant aux Rams d’atteindre les tournois NCAA, tournoi que l’équipe n’avait jamais atteint auparavant. Enfin pour finir, Becky Hammon se voit attribuer trois fois le prix de MVP du Western Athletic Conference lors de ses trois années de fac.

Enfin bref, la machine est en marche, et Hammon se voit déjà cartonner en WNBA. Cependant, lors de la draft 1999, Becky Hammon est boudée par la WNBA en raison de sa taille, et ne sera draftée par aucune équipe. Heureusement, elle signera en tant que Free Agent avec les New-York Liberty plus tard cette année-là. A partir de là, sa carrière est lancée.

« ‘Tu es trop lente. Tu es trop petite.’ J’ai entendu toutes les raisons pour lesquelles jamais je ne rencontrerais le succès. Et pourtant, j’y suis arrivée. J’ai toujours dit que l’on devrait faire attention à ce que pouvait dire notre entourage. Et mon entourage m’a toujours dit : ‘Tu peux le faire.’ » – Becky Hammon

Si ses premières années en WNBA sont timides, il ne faudra pas attendre longtemps avant que Becky ne devienne un élément extrêmement important de son équipe. Sa petite taille, son adresse et ses talents de finition près du cercle faisant d’elle une menace constante, elle s’impose assez vite en tant que 6e joueuse de l’équipe, avant d’enfin devenir titulaire officielle en 2004, toujours avec les New-York Liberty. Lors de cette première saison en tant que titulaire, Hammon fait sensation en cumulant près de 13.5pts/m, 4.4ast/m, 1.7stl/m et 3.5rbds/m.

Au fur et à mesure des qui années passent, ses statistiques stagnent mais son importance ne tarie pas. En 2005, elle sera nommée dans la All-WNBA Second Team pour la première fois.

Durant la draft 2007, Becky Hammon se voit transférée chez les Stars de San Antonio, ce qui va être un tournant dans sa carrière. Dès son arrivée, Becky fait forte impression et emmène sa nouvelle équipe en playoffs à l’aide de statistiques impressionnantes (18.8pts/m, 5.0ast/m, 2.8rbds/m et 93% aux lancers francs) Malheureusement, les Stars perdront finalement au second tour des playoffs contre l’équipe de Phoenix et ce malgré une Becky Hammon à 20.8pts/m et 5.0ast/m, notamment à cause d’une erreur d’arbitrage lors d’un premier match qui coutera la victoire à San Antonio. Suite à ses belles performances cette année-là, Becky sera nommée dans la All-WNBA First Team pour la première fois de sa carrière

En 2008, la déception de la saison précédente pousse Hammon a inscrire en moyenne 17.6pts/m et 4.9ast/m, et elle prend alors la tête d’une équipe talentueuse qui, cette saison-ci, écrit l’histoire en tournant à 24 victoires contre 10 défaites, le meilleur ratio jamais obtenu par les Silver Stars. Plus motivées que jamais, ce sont des Stars explosives qui prennent leurs marques à la première place de la Conférence Ouest.

« C’est une petite arrière qui était sous-dimensionnée mais qui s’est imposée. Elle peut marquer à trois points comme attaquer le panier. C’est un de ces rats des gymnases qui a appris comment marquer face à plus grande qu’elle et cela lui a servi dans sa carrière. Elle peut jouer en pick and roll comme lui, est une meilleure shooteuse que Parker à ses débuts et certainement une meilleure tireuse à trois points. » – Coach Mike Thibault comparant Becky Hammon à Tony Parker.

En playoff cette fois-ci l’objectif est clair : remporter le titre de championnes WNBA. Et Becky Hammon arrivera à mener son équipe jusqu’aux finales des playoffs, avant de finalement échouer face aux Shock de Detroit qui faisaient là leur troisième apparition en finales de playoffs.

Malheureusement, Becky Hammon ne sera jamais plus proche d’obtenir une bague de championne, et ce malgré des statistiques impressionnantes. Cependant, sur le plan international, elle obtient en 2008 la médaille de Bronze aux Jeux Olympiques de Beijing avec la Russie, dont elle prit la nationalité plus tôt la même année.

Si Becky Hammon n’a jamais pu finir championne en WNBA, elle n’en demeure pas moins une joueuse incroyable qui aura marqué les San Antonio Stars, ainsi que la ligue toute entière. Et son engagement envers San Antonio est tel qu’en Août 2014 elle deviendra la première femme assistante coach à plein temps en NBA, et ce avec l’équipe des San Antonio Spurs.

Stats de carrière en WNBA : 13.9 pts/m – 1 stl/m – 3.8 ast/m – 89% au lancers-francs

 

Temeka Johnson (1m60), l’art du triple-double.

Que ce soit en NCAA ou en WNBA, Temeka Johnson fait carton plein. Originaire de Louisiane, elle choisit sans trop douter de mettre son talent aux profits des LSU Lady Tigers, l’équipe féminine de l’Université de Louisiane.

Durant son passage à l’université, Temeka Johnson ne cessera de surprendre. D’incroyables passes, des statistiques honorables, Temeka s’est très vite fait un nom en NCAA. En moyenne la première année, elle tourne à 11.1pts/m, 7.5ast/m et 4.8rbds/m, avec une moyenne de 50% au tir.

Bien qu’elle n’ait jamais pu atteindre le titre avec les Lady Tigers, elle a tout de même été élue MVP de la South-East Conference en 2003, où elle signe là sa meilleure saison universitaire puisqu’elle cumule 12.8pts/m, 8.3ast/m et 4.8rbds/m. Elle se voit ensuite nominée 2 fois dans la South-Eastern Conference All-Tournament Team, et devient la 7e meilleure passeuse All-Time de toute la NCAA Woman Basketball. La même année, Temeka Johnson devient championne avec la Team USA au World Championship Young Women Team.

En dépit de ses belles statistiques et de ses qualités indéniables de passeuse, beaucoup doutent de ses capacités en WNBA, car beaucoup la pensent trop petite. Cela n’empêcha pas les Washington Mystics de la drafter 6e position en 2005. La même année, Temeka Johnson impressionne le monde entier en devenant Rookie de l’Année, et en finissant 2e meilleure passeuse de la ligue (9.3pts/m, 5.2ast/m, 3.1rbds/m).

Elle sera tradé l’année suivante aux Los Angeles Sparks, puis en 2009 au Phoenix Mercury. Et c’est avec cette dernière équipe que, force de performances et de persévérance, elle réussira à mettre la main sur le titre de Championnes WNBA durant l’été 2009. Ses moyennes statistiques cette saison-ci s’élèvent à 9.6pts/m à 44% au tir, 4.6ast/m et 3.5rbds/m.

Entre les saisons WNBA, Temeka Johnson évolue en EuroCup Woman, ligue dont elle sera championne en 2012 avec l’équipe des Dynamo Kursk.

Les saisons suivantes en WNBA ses statistiques en déçoivent certains. En 2012 elle se voit tradée au Tulsa Shock, puis au Seattle Storm. Mais Temeka Johnson délivre tout de même d’impressionnantes performances pour cette équipe de Seattle. Pour preuve cette soirée de 2013 où elle tourne à 5/5 au tir (1/1 à 3pts) et 5-5 aux lancers-francs lors de la première mi-temps, venant ainsi inscrire 16 points pour son équipe.

Enfin et surtout, le 24 Juillet 2014, Temeka Johnson devient la plus petite joueuse de WNBA auteure d’un triple double (13 pts – 11 asts – 10 rbds). C’est également le 5e triple-double jamais enregistré en WNBA.

En 2015 elle décide de prendre sa retraite WNBA, mais de continuer sa carrière Européenne. Aujourd’hui en sortie de banc en Espagne, nul doute qu’elle laissera son empreinte tant en NCAA qu’en WNBA grâce à ses beaux faits d’arme, et ce même du haut de ses 1m60.

Stats de carrière NCAA : 11.3 pts/m – 7.2 ast/m – 4.4 rbds/m – 49.8% au tir.

Stats de carrière WNBA : 8 pts/m – 4.2 ast/m – 2.7 rbds/m

Stats de carrière en EuroCup : 11.5 pts/m – 4 ast/m – 3.8 rbds/m

Au cours de ces soixante dernières années, la taille des joueurs et joueuses n’a cessé d’augmenter. Dans des ligues dominées par des géants, il apparaît difficile de s’imposer pour les personnes de petite taille. Cependant les parcours de Calvin Murphy, Becky Hammon, Nate Robinson et Temeka Johnson, parmi d’autres nous prouvent que cela n’est heureusement pas impossible, que taille et talent sont deux choses bien distinctes et qu’aujourd’hui, les petits ont leur place dans les ligues majeures. Grâce à leur vitesse, leur adresse et leur persévérance ils nous prouvent que le succès est à portée de main, que l’on mesure 1m75 ou moins.