Les Hornets s’apprêtent à vivre l’été le plus important depuis le retour de la NBA à Charlotte. En effet le meilleur scoreur de leur histoire, Kemba Walker, est en fin de contrat. Le double All-Star n’est payé que 12 millions de dollars cette année et devrait voir son salaire doubler cet été, voire plus. La question est de savoir si ce sera à Charlotte ou ailleurs. Empêtrés dans une nouvelle saison moyenne, les Hornets vont devoir décider si ils continuent à construire autour du meneur ou si ils repartent sur un nouveau cycle. Avec un roster bancal et deux saisons avec un bilan de 36 victoires (11ème en 2017, 10ème l’année dernière) la situation n’est pas des plus réjouissantes. Et les options pour entourer Kemba sont limitées. À un mois de la trade deadline, c’est le moment de faire le point.

En février dernier, au milieu d’une nouvelle saison en dessous des attentes, Michael Jordan décide de se séparer de son General Manager, Rich Cho, pour engager deux mois plus tard un gros nom, l’ancien des Lakers Mitch Kupchak. Face aux résultats médiocres, ce dernier va se séparer de l’entraineur Steve Clifford qui était là depuis 2014, pour engager, comme la moitié de la ligue, un ancien des Spurs en la personne de James Borrego. Et si on a pu voir un changement assez radical dans le style de jeu, les résultats ne sont pas forcément au rendez-vous : Aujourd’hui à 18-20, l’équipe est exactement sur le même rythme que ces deux dernières années, de quoi tirer les conclusions qui s’imposent sur la qualité du roster. Les Hornets sont coincés à ce qu’on appelle la place du con : trop forts pour tanker, mais bien trop faibles pour viser quelque chose. Le meilleur scénario ? Un bilan un peu au dessus des 40 victoires, une 7ème place et une élimination sèche au premier tour des Play-offs. Le pire ? Une nouvelle 10ème place et un pick à la draft trop bas pour espérer réellement améliorer l’équipe. Pourtant, Kemba Walker réalise la meilleure saison de sa carrière, tournant à 25,4 points par match, des performances qui ont marqués les esprits, dont à une à 60 points contre les Sixers (… dans une défaite), et une probable nouvelle sélection au All Star Game. Pourtant, Jeremy Lamb joue enfin au niveau attendu, et est devenu la deuxième option offensive de l’équipe. Pourtant, Miles Bridges fait une saison rookie très encourageante, Malik Monk progresse, et Tony Parker a ressuscité. Alors où est le problème ? Le problème c’est que pour la troisième année consécutive, ceux qui sont censés être les lieutenants de Kemba n’assument pas leurs rôles : MKG, Nicolas Batum, dont le manque d’agressivité offensive atteint des sommets (son plus faible total de points depuis sa saison rookie (8,8), depuis 2012 pour les assists (3,4), et un Net Rating négatif, le seul du 5 majeur dans ce cas), Bismack Biyombo (c’est le moins qu’on puisse dire, il n’a joué que 13 matchs pour à peine 10 minutes de moyenne), et dans une moindre mesure Marvin Williams et Cody Zeller. Pourtant, les cinq joueurs cités coutent très (très très) chers. Alors comment Charlotte en est arrivé là ?

La situation financière

L’histoire de ce groupe a pris forme pendant la saison 2015-2016. Cette année là, les Hornets, menés par Kemba, bien épaulé par Nicolas Batum, Marvin Williams ou encore Al Jefferson, obtiennent le meilleur bilan de leur courte histoire avec 48 victoires, une sixième place de leur Conférence, et une défaite encourageante 4-3 face au Heat en Play-offs. À la suite de cette belle saison, une bonne partie de l’équipe se retrouve sur le marché des agents-libre. Charlotte laisse alors filer Jeremy Lin, Al Jefferson et Courtney Lee, et préfère miser sur Nicolas Batum et Marvin Williams pour poursuivre la dynamique. Cet été là, l’argent coule à flot en NBA, et, sans surprise, l’équipe doit payer le prix (très) cher pour conserver ses deux joueurs : 120 millions/5 ans pour le français, et 54 millions/4 ans pour Williams. Plus tard dans l’été, ils vont prolonger Cody Zeller dont le contrat rookie allait se terminer l’été suivant, pour 56 millions/4 ans. En 2015, ils avaient déjà fait la même chose avec Michael Kidd-Gilchrist, pour 52 millions/4 ans, dont le contrat prenait donc effet le 1er juillet 2016. En an un, c’est donc quatre contrats longue durée qui sont signés, un signe de confiance très fort et compréhensible au vu de la saison qui venait de s’écouler. En plus de ces signatures, les Hornets auront la brillante idée de récupérer Miles Plumlee lors de la trade deadline 2017. Un contrat là aussi très important dont ils payent encore les frais : Plumlee a été de nouveau transféré en Juin 2017 contre Dwight Howard, lui même transféré contre Timofey Mozgov un an plus tard, lui même transféré dans la foulée contre Bismack Biyombo, et ses 34 millions/2 ans restant. Voilà donc comment les Hornets se retrouvent cette année avec plus de 81 millions engagés cette année sur des joueurs moyens, voire très moyens. D’autant que tous ces contrats courent encore au moins jusqu’en 2020, et seront donc tous encore là l’été prochain, alors même qu’il faudrait donc prolonger Kemba Walker dont le contrat va exploser.

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*En rouge les Player Option/En bleu les Team Option.

On fait quoi cet été ? :

C’est la question qui brûle les lèvres à Charlotte, avant de chercher des solutions potentielles à la collection de contrats boulets, ils vont devoir décider si oui ou non ils continuent dans ce cycle autour de Walker, et donc décider de ce qu’ils font de leurs agents-libres de juillet. L’effectif en compte seulement trois : Kemba Walker, donc, Jeremy Lamb, et Frank Kaminsky. Commençons par le cas qui soulève le plus de questions, celui du meneur.

Le double All-Star est éligible à un contrat maximum aux Hornets, qui peuvent lui offrir plus que n’importe quelle autre équipe, soit 190M/5 ans (et même 221M si il intègre une All NBA team cette saison). À la vue de son niveau de jeu, c’est probablement ce qu’il va demander, et le joueur semble partant pour rester, pour preuve ce qu’il a déclaré en Septembre

« C’est ici que je veux être. Je veux créer quelque chose de spécial ici à Charlotte, quelque chose que l’on a jamais eu ici, quelque chose de durable ».

Alors la balle semble être dans les mains des Hornets, lui donner ce contrat ou pas ? Les deux options comportent des risques : ce contrat potentiel représenterait 35% du salary cap, et non seulement, en l’état actuel des choses l’équipe exploserait la luxury tax, mais même en se débarrassant de certains de ces contrats, pas facile d’entourer Walker dans une franchise qui n’a pas l’habitude d’attirer les agents libres. Le risque de rester une équipe moyenne, dans cette zone des équipes ni assez fortes ni assez faibles est donc important. Oui, mais. Mais si ils le laissent partir, le risque n’est pas moins grand, puis ce que repartir dans les bad fonds pour plusieurs années serait terrible pour cette franchise, et ses fans, qui n’a joué les Play-offs que trois fois en 16 saisons. Malgré les résultats décevants que nous avons souligné, cette franchise n’a, depuis son retour en NBA en 2003, jamais eu autant de talent dans son effectif, Walker est le joueur qui leur a fait gagner leur premier match de post-season, et offert une très belle série en 2016. C’est le meilleur marqueur de leur histoire (toutes époques confondues), un joueur spectaculaire qui, malgré tout, remplit la salle. Après dix années plus qu’insipides, il aura réussi a amené un peu d’espoir dans cette franchise. Pour toutes ces raisons, il me parait difficile d’imaginer que les Hornets ne lui proposent pas un contrat max ou proche de celui-ci cet été, c’est d’ailleurs ce que les dernières rumeurs laissent entendre.

Outre Kemba, deux autres joueurs sont en fin de contrat en juillet, Lamb et Kaminsky. Passons rapidement sur le cas de l’intérieur, qui affiche ses plus faibles moyennes en carrière, en ne jouant qu’un match sur deux pour 11 minutes de moyenne (alors qu’il jouait plus de 20 minutes en moyenne durant ses trois premières saisons). Visiblement, il ne rentre plus dans les plans de la franchise de Michael Jordan et devrait tenter de se relancer ailleurs. La franchise pourrait d’ailleurs tenter de l’inclure dans un trade d’ici février pour éviter de ne le perdre contre rien. Jeremy Lamb, lui, est au milieu de sa meilleure saison en carrière. Il atteint son career high en minutes (29,3), en points (15,3), en rebonds (5,6) et en interceptions (1,1). Si il est capable d’excellentes perf, comme ses 31 points à Brooklyn récemment, il a surtout gagné en régularité, avec très peu de matchs sous les 10 points. Il s’est également amélioré en défense, des efforts qui furent soulignés par son coach. Si l’ancien GM Rich Cho n’a pas fait que des bons choix, la prolongation de Lamb en début de saison 2015/2016 pour un contrat honnête (7M/an) s’avère là en être un, le joueur ayant progressé chaque année passée en Caroline du Sud. C’est assez rare de voir un joueur mettre autant de temps avant de montrer son potentiel, puis ce que c’est la septième saison du 12ème choix de la draft 2012 (qui fut, il y a longtemps, l’une des principales contre partie du transfert de James Harden à Houston), mais c’est devenu aujourd’hui un joueur qui peut assumer le statut de titulaire en NBA. Sauf que qui dit progression dit augmentation du salaire, et c’est là que ça pourrait coincer pour les Hornets. À priori, ils auraient tout intérêt à conserver ce joueur en progression constante et relativement complémentaire de Walker. Sauf qu’il va falloir mettre le prix. Combien exactement ? Difficile à dire, mais pour prendre une fourchette large, on pourrait dire entre 12 et 15 millions par saison. Difficile d’imaginer un titulaire en NBA signer pour moins que ça aujourd’hui. Sauf qu’en imaginant que l’équipe décide de conserver Walker, c’est évidemment impossible, pour l’instant, d’offrir cette somme à Lamb. Alors on fait quoi ? On le laisse partir contre rien ? On fait de la place pour le conserver ? Essayons de trouver des solutions.

La première étape : Faire le ménage :

Nous l’avons dit, les Hornets ont pour l’instant 102 millions de dollars engagés pour la saison 2019/2020 (si Biyombo, Williams et MKG exercent leur player option, très probable) et ça sans compter Kemba Walker et Jeremy Lamb. Si ils souhaitent les conserver, ils doivent absolument faire de la place dans leur cap, et pour ça, en priorité se débarrasser de Batum et Biyombo. Comment ? En trouvant une équipe qui proposerait des contrats « moins mauvais » en échange. Il faut alors se tourner vers des équipes qui tankent, prêtent à récupérer ces contrats en échange d’assets : les Suns, les Bulls, les Hawks ou les Cavs sont les clients potentiels. Quelles sont les possibilités d’échanges avec ces équipes ? Explorons quelques scénarios.

Biyombo :

C’est peut-être le cas le plus facile, puis ce que c’est celui où les Hornets disposent du moins d’options. Sa valeur marchande est aujourd’hui nulle, mais contrairement à Nicolas Batum, son contrat se termine à l’été 2020, et une des équipes citées pourrait être intéressée si les Hornets y attachent quelques assets. Quelques trades possibles :

Robin Lopez vs Bismack Biyombo + 2 seconds TDD.

JR Smith vs Bismack Biyombo + 2 seconds TDD.

D’autres trades seraient surement possibles, mais demanderaient aux Hornets de lâcher des assets plus importants. Exemple : Jeremy Lin + Alex Len (ou Dewayne Dedmon). C’est un package interessant, mais Charlotte devrait vraisemblablement lâcher soit un premier tour de draft, soit un de leur jeune sous contrat rookie (Hernangomez, Bacon, Graham). À priori, Charlotte n’a aucun intérêt à lâcher ce genre de choses pour se débarrasser du congolais, et si des seconds tours ne suffisent pas pour le transférer d’ici février, mieux vaut attendre l’été où de nouveaux candidats pourraient se manifester.

Batum :

– Le dumper contre rien :

C’est le deuxième contrat très problématique des Hornets. Par rapport à Biyombo, l’avantage, c’est qu’il peut jouer partout, mais l’inconvénient, c’est qu’il coûte plus cher, et pendant plus longtemps. Pour se débarrasser simplement de son salaire, on retrouverait les mêmes partenaires potentiels, et donc, par exemple, ce genre de trade :

JR Smith + John Henson vs Batum + 1 premier TDD

Jeremy Lin + Miles Plumlee vs Batum + 1 premier TDD

Un premier tour suffirait sans doute à convaincre Hawks ou Cavs, mais c’est très cher payé pour les Hornets compte tenu de la valeur d’un tel pick. En terme de jeunes joueurs, les Hornets sont enclins à inclure Frank Kaminsky dans un tel échange, mais cela suffirait-il ? Sans doute pas, il faudrait plus vraisemblablement inclure Malik Monk, Miles Bridges avec un peu de chance Willy Hernangomez. Encore une fois, ça fait très très cher.

Une autre option possible pour Charlotte peut être les Kings. Sacramento est, malgré les bons résultats, toujours dans la première phase de leur reconstruction et pourrait très bien accepter les 25 millions du français jusqu’en 2021, d’autant plus qu’ils auront énormément de cap disponible, et que cela ne les empêcherait donc pas de signer d’autres agents libres. Batum apporterait du liant et de l’expérience à cette équipe qui en manque, et viendrait combler les lacunes au poste 3. En plus, ils peuvent encaisser du salaire dès février, c’est d’ailleurs la seule équipe de la ligue dans ce cas. Un exemple de trade possible :

Zach Randolph + Kosta Koufos vs Nicolas Batum + Frank Kaminsky + 1 second TDD.

Si l’occasion se présente, c’est de loin la meilleure option pour les Hornets si ils veulent simplement dumper son salaire, les deux joueurs des Kings étant en fin de contrat cet été, ils libéreraient 25 millions de masse salariale dès cet été, en ayant lâché seulement un joueur, certes à potentiel mais dont ils ne se servent pas, et un deuxième tour de draft.

– Chercher quelque chose en échange :

Évidemment, c’est une meilleure option pour Charlotte, mais la probabilité semble moindre tant le contrat du français rebute. Cependant, une rumeur relayée par Bleacher Report récemment, me semble malgré tout interessante : les Spurs. Si il y a un coach dans la ligue qui pourrait utiliser au mieux Nicolas Batum, c’est bien Pop. Les qualités du français semblent coller à la philosophie texane, et même si il couterait cher, ça pourrait être une belle plus-value à l’effectif texan. Les Spurs ont de toute façon les contrats de LaMarcus Aldridge et de DeMar DeRozan qui courent jusqu’en 2021, et ne peuvent donc pas espérer avoir de cap space significatif d’ici là. Une possibilité d’échange, parmi beaucoup d’autres :

Pau Gasol + Marco Bellineli vs Nicolas Batum + Frank Kaminsky + 1 premier TDD.

D’abord disons que le trade ne marcherait pas en tant que tel, les Spurs ne peuvent pas absorber autant de salaire, et il faudrait une troisième équipe pour le compléter (probablement en récupérant Kaminsky contre un deuxième tour de draft). Ici les Hornets devraient lâcher un premier tour de draft (ou un de leur jeunes, Hernangomez par exemple), mais cela peut valoir le coup compte tenu de la contre partie interessante pour eux : Gasol serait une forte plus value dans la course aux Play-offs et son contrat pour la saison 2019/2020 n’est garanti qu’à hauteur de 6 millions, Belinelli est également un joueur intéressant, et est encore sous contrat l’année prochaine pour seulement 5 millions.

Voilà donc quelques pistes pour se débarrasser des deux contrats les plus embarrassants de l’effectif et se donner de l’air financièrement. Pour l’été prochain, cela permettrait de faire descendre la masse salariale à seulement 60 millions avant d’aborder la Free Agency (ou 70 avec Gasol et Belinelli). De quoi donc proposer le contrat que Walker attend, mais aussi un à Jeremy Lamb. En comptant 35 millions à Kemba et 15 à Lamb (fourchette haute), ça mènerait l’effectif, au maximum, à 120 millions de masse salariale, soit la même que cette année sachant que le salary cap va augmenter. Tout à fait envisageable, donc. Ensuite, à l’été 2020, ce sera les contrats de Tony Parker, Marvin Williams et Michael Kidd-Gilchrist qui se termineront, libérant encore 33 millions si les Hornets waive leurs droits sur ces joueurs. Finalement, ils n’auraient alors plus que Kemba Walker, Cody Zeller, et éventuellement Jeremy Lamb avec des contrats importants. En plus de ces contrats, seulement des joueurs dans leur contrat rookie ou en fin de contrat rookie, et donc avec un cap hold limité. Ils auraient alors beaucoup de cap space pour (mieux) recruter, et offrir une nouvelle chance à leur meneur de briller.

Récupérer une star ?

Si Kupchak n’a pas la patience d’attendre 2020, reste la possibilité d’entourer Walker d’une autre star via un trade. Un nom me parait particulièrement intéressant dans ce cas : Kevin Love. D’après les toutes dernières rumeurs, les Hornets seraient d’ailleurs bien intéressés par l’intérieur des Cavs. Evidemment, il faudrait lâcher gros pour récupérer Love. Par exemple :

Kevin Love vs Marvin Williams + Malik Monk + Willy Hernangomez + un 1 premier TDD.

Cela demanderait une troisième équipe, mais c’est un package qui pourrait satisfaire les Cavs. Et un duo Walker/Love serait franchement intéressant dans cette conférence Est. En plus, si Charlotte se débarrasse de Batum et Biyombo, la franchise, pourrait aborder l’été 2020 avec seulement ces deux joueurs (65 millions) et Cody Zeller (15 millions) sous contrat (qu’il pourrait surement également transférer) en plus de leur rookies (environ 10 millions). Ils auraient alors une bonne vingtaine de millions de cap space à dépenser pour entourer ces deux stars.

Enfin, un dernier nom : Hassan Whiteside. L’intérieur est de plus en plus indésirable en Floride et viendrait combler un énorme manque à Charlotte, la défense intérieure. Il pourrait aussi être compatible avec Kemba sur Pick’n’Roll. Cependant, le pivot du Heat n’apporte pas de grosses garanties et les Hornets ne voudront sans doute pas trop donner en échange. Il est sous contrat jusqu’en 2020, ce qui est assez intéressant dans la mesure où Charlotte pourrait tester la doublette Walker/Whiteside pendant 1 an tout en gardant ses options ouvertes pour l’été 2020. Encore une fois, c’est une possibilité parmi beaucoup d’autres, mais un package avec cette base pourrait convenir au Heat :

Hassan Whiteside vs Marvin Williams + Willy Hernangomez + Frank Kaminsky.

Conclusion :

Pour conclure, si les Hornets sont dans une des pires situations financière et sportive de la ligue actuellement, ils ont des options pour s’en sortir. Kemba Walker mérite de continuer à marquer l’histoire de cette franchise, et il semble que Kupchak voudrait le conserver, malgré les difficultés de l’équipe. Ensuite, il faudra l’entourer. Pour cela, la priorité absolue c’est de se débarrasser des joueurs surpayés de l’effectif, à commencer par Batum et Biyombo. Le trade de Batum me semble décisif pour le futur, si les Hornets arrivent à récupérer une contre partie convenable, quitte à lâcher un peu plus que prévu, ça ne peut qu’être bénéfique. Dans un deuxième temps, pourquoi pas essayer de récupérer une star, pour permettre à cette équipe d’enfin passer un cap. Nous avons cité Kevin Love ou Hassan Whiteside, il existe surement d’autres possibilités actuellement, ou d’autres qui se présenterons. Et enfin, il faudra se concentrer sur l’été 2020. Comme beaucoup d’équipes, la franchise aura beaucoup d’argent à dépenser cet été là, et il est crucial de faire mieux qu’en 2016. Bien sûr, il existe aussi la possibilité que Kemba ne resigne pas et que Charlotte reparte pour des années de tanking. Mais on n’ose pas y penser, pour l’instant.