Les heures s’écoulent et on imagine que la pression se fait de plus en plus lourde sur les épaules de Rob Pelinka et de ses troupes. La franchise pourpre et or s’est mise en ordre de bataille avant même le début du marché des agents libres. La semaine dernière, ils faisaient l’acquistion, juste avant la draft, d’Anthony Davis. Après avoir échoué à remporter les enchères en février dernier, le front office rectifiait le tir en obtenant les faveurs des New-Orleans Pelicans.

David Griffin avait mis la pression sur les Lakers, et pour cause, il annonçait des attentes très élevées pour laisser l’ailier fort partir. En plein marasme à la tête de la franchise, le management savait que la réussite de ce dossier était cruciale pour voir un lendemain. Aussi, pour s’assurer un duo LeBron James – Anthony Davis, Rob Pelinka franchissait le Rubicon et donnait une multitude de choix de draft en compagnie de Lonzo Ball, Brandon Ingram et Josh Hart pour rapatrier Unibrow.

Le deal ne pouvant être officialisé avant le passage au salary cap de 2019-2020, on nous annonçait alors les différents scénarios liés à ce transfert. En effet, en General Manager vétéran, David Griffin proposait une date au 6 juillet. Une catastrophe pour la franchise mythique qui acceptait sans (semble-t-il) comprendre leur intérêt à repousser la date effective de l’échange. En effet, Los Angeles aurait gagné à ce que le trade se monte à partir du 30 juillet, afin de conserver une enveloppe plus importante pour recruter. A leur décharge, les méandres du CBA s’était joué de leur enthousiasme, les mettant dos au mur à l’heure d’entrer sur la free agency.

Qu’est-ce que cela veut dire en pratique ?

Que si les Lakers n’arrivent pas à trouver un accord d’ici le 6 juillet avec les Pelicans pour reporter l’échange, alors ils auront 5M de moins pour recruter un agent libre. Ce qui signifie d’une part qu’ils auront un recrutement moins qualitatif (ou en tout cas avec une marge plus serrée), mais surtout qu’ils seront privés d’une option qui trouvait forcément un fort écho dans la cité des anges : attirer une 3eme star à leur duo magique.

Ce sont donc les pistes : Kawhi Leonard, Kemba Walker, Kyrie Irving ou autre Jimmy Butler qui prennent un sérieux plomb dans l’aile. Attention, si leurs arrivées ne sont pas impossibles (nouveau ménage dans le reste d’effectif), elles paraissent de plus en plus improbables.

Salary cap et force en présence

Le seul jeune de la rencontruction des Lakers encore présent est donc Kyle Kuzma. Avec l’échange récent, l’effectif des Lakers se trouve fort dépourvu en joueurs alors que la marge de recrutement est plus réduite que prévu. Depuis que l’option « Big Three » semble bouchée, c’est les plans de la franchise qui doivent être revus. L’avantage de monter un trio aurait en effet été de posséder la possibilité de remanier l’effectif en N+1 en cas d’échec.

Avec une marge réduite, cela veut dire que la franchise doit entourer le duo et qu’elle ne doit pas faire d’erreurs dans son recrutement, car se débarasser d’un contrat encombrant ou mal calculé deviendrait immédiatement bien plus complexe. En outre, malgré une free agency historiquement forte et fournie, la concurrence sera rude avec de nombreuses franchises récupérant leur marge de manoeuvre. Or, entre les blessures chez les Warriors et des équipes vieillissante, cela fait longtemps que le titre NBA n’a jamais été aussi ouvert. En outre, l’âge avancé de LeBron James oblige à jouer le titre dès maintenant, et donc la nécessité d’obtenir un entourage de qualité cet été.

L’effectif contient 6 joueurs, dont 3 qui prétendent à du temps de jeu l’an prochain. Moritz Wagner a montré quelques flashs sympathiques la saison passée, mais de là à l’imaginer jouer un rôle majeur, il y a un monde que je ne saurai franchir. De ce fait, la problématique est claire : trouver 5 à 7 joueurs capables d’évoluer à haut niveau (notamment en Playoffs). Avec la saison régulière et les risques de blessures, il faudra posséder des joueurs capables d’évoluer autour du tandem James-Davis.

Pour cela, les Lakers disposent de 23,1M de dollars à distribuer pour l’an prochain. Cette marge pourrait monter à 27,2M si Anthony Davis renonçait à son trade kicker. Néanmoins, la tendance serait à ce que ce dernier prenne cette dernière. En plus de cette marge avant d’heurter le salary cap, ils auront une enveloppe de 4,8M via la Room-MLE. Attention. Les exceptions ne se cumulent pas avec le salary cap, ce qui veut dire qu’elles deviennent accessibles une fois le cap space utilisé, et de fait, ne permettent pas d’augmenter ce qui peut être donné à un joueur. De même, les exceptions (dans le cas où il y en a plusieurs, type MLE + Bi-Annual Exception) doivent être distribuées sur des contrats différents.

Maintenant, entrons dans le vif du sujet.

Quels besoins ?

En l’état, on peut imaginer que les Lakers seront tentés de faire évoluer LeBron James au poste 3, tout en lui laissant la charge de la création. Là où il était entouré de nombreux meneurs l’an passé, forçant son utilisation comme finisseur (ce qui n’était pas une habitude en carrière), le management pourrait revenir à du LeBron James plus classique.

Quant à Anthony Davis, il me semble plus cohérent de l’utiliser comme pivot, vu la côté des intérieurs sur le marché, investir sur un pivot de métier pour jouer très grand n’apparaît pas comme le meilleur moyen de rentabiliser son salary cap. En ce faisant, l’équipe aurait son « Front-Court » titulaire en place : LeBron James – Kyle Kuzma – Anthony Davis. Pour que ce trio soit efficace, il faudra que Kuzma joue beaucoup au large, mais surtout, progresse enfin en défense.

Si Unibrow est un excellent défenseur, dissuasif au possible, James a depuis longtemps baissé ses exigences en défense, tandis que le jeune ailier fort est une absolue catastrophe de ce côté du terrain.

De fait, quels sont les besoins ?

Autour de ce trio, il faudra idéalement de bons défenseurs. Pas forcément élite, mais au moins capable d’éviter de se faire déborder trop souvent (AD ne comblera pas toutes les brèches), mais aussi des tireurs longue distance capables d’évoluer sans ballon. Quant au banc, sauf surprise chez les 3 joueurs déjà dans l’effectif, tout est à refaire.

Au terme des options viables, nous imaginerons un effectif solide et plausible à la fin de l’été.

Les options à la mène

Les Lakers ont LeBron James à la distribution. S’il n’est plus possible à l’aube 2020 de n’avoir qu’un créateur, il convient en revanche de comprendre que ce n’est pas le poste sur lequel l’essentiel du budget doit être utilisé. Idéalement, ils auraient besoin d’un joueur capable d’évoluer sur le terrain quand le King est présent et de prendre son relais lorsqu’il sort. Autrement dit, quelqu’un à même de se rendre utile en catch-and-shoot.

Le profil idéal dans ce contexte me semble être Patrick Beverley. S’il n’excelle pas balle en main, il peut jouer les utilités et est un bon 3 pointer doublé d’un défenseur d’élite. S’il a le profil idoine, reste que le bulldog des Clippers ne semble pas faire d’appels du pied aux pourpres & or, mais s’orienter plutôt vers une prolongation aux Clippers ou un départ vers les Bulls. Reste aussi la discussion de l’enveloppe et de durée de contrat. Si 21M sur 3 ans paraît un bon deal, difficile d’évaluer la valeur des role players sur un marché où maintes stars seront disponibles et où de nombreuses franchises vont retrouver une partie de leur flexbilité financière.

D’autres solutions pertinentes pourraient être Cory Joseph ou Delon Wright. Les deux meneurs peuvent assurer la mène d’une équipe, que ce soit en tant que titulaire ou en sortie de banc (tout du moins dans le contexte des Lakers).

Enfin, Rajon Rondo qui évoluait déjà chez les Lakers l’an passé pourrait faire une bonne signature s’il est prêt à prendre un contrat réduit. Son absence de shoot est une problématique certaine, mais il s’est avéré très bon dans pour galvaniser une équipe en sortie de banc.

Les options chez les arrières

Le poste de « Shooting Guard » est toujours une problématique en NBA. S’il est crucial pour le spacing, il est aussi un poste où le talent est moins dense. Dans le cas des Lakers, je pense que la recherche de l’arrière sera intimement liée à celle de meneur. Il faut que les deux joueurs soient complémentaires. Or il faudra du spacing, de la défense, et des caractéristiques qui s’imbriquent.

Ainsi, nous allons voir quelques joueurs intéressants mais dont les choix dépendront aussi de ce qui ser accessible sur l’autre poste.

Pour les Lakers trouver le bon arrière sera forcément épineux. Par exemple, si on regarde les joueurs disponibles, un des profils aux caractéristiques intrinsèques les plus proches de leurs besoins serait Kentavious Cadwell-Pope. Hélas, KCP déçoit depuis son arrivée à LA et n’est pas le 3&D que la franchise espérait. Moins bon défenseur que lors de ses premières années à Detroit, il n’est pas non plus un tireur à 3pts de premier ordre. Si sa première saison fut satisfaisante en la matière, ses 34% l’an passé ont peiné à convertir les fans. De fait, si ces derniers sont plutôt réticents à son retour, c’est pourtant aussi une des options les plus concrètes à disposition. Dans une lignée semblable mais plus sûre, on peut imaginer qu’en cas de débande chez les Raptors, Danny Green susciterait l’intérêt des Lakers.

Une autre option semble viable, particulièrement si les Lakers arrivaient à signer un bon défenseur à la mène (Patrick Beverley) : J.J. Redick. L’arrière qui semble s’épanouir chez les Sixers voit son avenir lié aux prolongations des stars acquisent par la franchise. S’il venait à envisager un départ, que les Lakers étaient une destination possible, alors ses qualités létales de shooteur seraient les bienvenues. Parmi les tous meilleurs catch&shooters de la NBA, on imagine qu’évoluer aux côtés de stars capables d’attirer l’attention des défenses lui ouvriraient de multiples positions. Le vétéran s’est montré solide en Playoffs et serait la bienvenue dans la quête de titre de LA.

D’autres joueurs pourraient représenter des options bas prix afin de combler les failles d’un recrutement qui ne se serait pas passé comme prévu. Je pense notamment à Wayne Ellington, dont la fin de saison à Detroit s’est avérée précieuse. Capable de jouer les utilités en défense, tout en affichant une réussite à 3pts très sous-estimée, il a le profil pour se fondre dans le collectif. Dans le même temps, dans un registre plus physique et athlétique, les Lakers pourraient se laisser tenter par des joueurs comme David Nwaba ou Justin Holiday qui si l’on attend pas grand chose offensivement peuvent jouer les utilités.

Dans le même temps, les rumeurs attestent d’un intérêt pour JR Smith pour garnir le banc, s’il était coupé par une équipe. On imagine que des anciens noms du circuit pourraient revenir : Ian Clark, Corey Brewer, Jody Meeks, Wesley Matthews, Garett Temple, tandis que des plus jeunes pourraient être testés : Patrick McCaw, Nick Stauskas.

Les options sur les ailes

LeBron James en tête de proue, l’équipe a déjà son titulaire. Mais Brandon Ingram parti, le nombre d’options s’est restreint.

Le premier joueur que les Lakers pourraient courtiser pour sa faculté à tout faire, que ce soit les sur les postes 3 ou 4 serait Trevor Ariza. Champion avec Los Angeles par le passé, un retour du joueur n’a rien d’impossible après une saison en demi-teinte. Sa valeur pourrait avoir chuté, parfait pour les Lakers, pourtant, tout porte à croire que dans un cadre compétitif, il saurait apporter sa défense et son shoot. Dans le même registre, DeMarre Carroll, autre vétéran d’un âge avancé pourrait apporter son écot. Probablement encore moins coûteux que le premier cité, l’idéal dans les deux cas serait de s’engager pour un an ou deux au maximum.

A court terme, ils seraient deux joueurs intéressants et possiblement et interchangeables, à tel point qu’acquérir les deux n’aurait rien de sordide.

Rudy Gay me semble trop cher pour les maigres moyens de Los Angeles, mieux vaudrait passer son tour sur le dossier. Les Spurs en feront sûrement le dossier principal de leur été et on a vu que les texans n’hésitaient pas à sortir des chèques assez dissuasifs lors des dernieres intersaisons.

Avant d’enchaîner sur d’autres possibilités pour compléter le roster, voici une liste de joueurs sur lesquels je n’investirai pas non plus : Jared Dudley, Thabo Sefolosha, Luol Deng et Wilson Chandler. Tous âgés et potentiellement assez peu compétitifs. Autant ne pas mettre ses deniers sur des placements à risque. Dans le même temps, viser Bojan Bogdanovic paraît compliqué, ses attentes en terme de salaire étant possiblement trop élevée pour les maigres moyens des Lakers. Enfin, je ne viserai pas Jeff Green, parce qu’il est tout simplement temps de regarder la vérité en face concernant son apport.

Les possibilités pour compléter le roster est donc d’aller chercher des joueurs qui ne seront pas la priorité dans des équipes qui cherchent à économiser pour viser des têtes d’affiches. Voici une liste non exhaustive : Darius Miller, Sam Dekker, James Ennis, Dorian Finney-Smith et Danuel House. En outre, je placerai une interrogation sur le cas Kelly Oubre Jr. Les Phoenix Suns ont la main sur le dossier puisque le joueur est RFA (restricted free agent). En outre, il a du talent et une certaine valeur. Néanmoins, difficile de jauger la valeur réelle du joueur. Enfin, vient le cas très particulier et soumis à réserve : Carmelo Anthony. Il semble avoir l’attention de Los Angeles et représente un nom clinquant s’il est prêt à se vendre à bas prix. Sa proximité avec LeBron James joue en faveur d’un débarquement de l’ailier.

Les options chez les ailiers forts

Comme nous le disions, nous devrions voir Kyle Kuzma ailier fort titulaire. Nous cherchons donc deux joueurs avec des profils différents du joueur de 3eme année. En effet, les Lakers visent les Playoffs et auront besoin, éventuellement, de réaliser des ajustements. Ainsi, j’aimerai des joueurs avec un profil plus défensif, et j’avoue avoir quelques idées, d’emblée, sur les noms que j’aimerai attirer à ce poste. N’étant pas féru du jeu de Kuzma, au bas mot, je chercherai bien des vétérans susceptibles de jouer pivot dans un cadre small-ball, mais aussi de devenir titulaire avec James et Davis.

Deux joueurs me semblent intéressants dans ce contexte : JaMychal Green et Markieff/Marcus Morris. Les trois joueurs sont polyvalents, peuvent scorer et possèdent un jeu globalement complet. Si j’ai une grande préférence pour le premier, il faut bien dire qu’ils pourraient être un peu chers pour les Lakers.

Si la franchise veut un stretch-4, là aussi il y a de quoi faire. Le plus éminent serait Nikola Mirotic, mais on imagine que l’espagnol aura aussi des prétentions salariales élevées. A un prix beaucoup plus acceptable, les Lakers pourraient cibler Mike Scott, très solide l’an passé ou Jonas Jerebko, probablement accessible pour un minimum salarial ou presque. Enfin, ils peuvent aussi se pencher sur deux dossiers jeunes, mais potentiellement laissés libres par leurs équipes : Frank Kaminsky ou Trey Lyles. Le second à un talent indéniable et pourrait trouver les responsabilités pour se relancer après une saison en demi-teinte à Denver.

Les options chez les intérieurs classiques et pivots

Le poste de pivot doit aussi intriguer beaucoup de monde en NBA. Les Lakers auront besoin de viande dans la raquette pour supléer à d’éventuelles absences de Davis et jouer des line-ups de grande taille par séquence, quand James sera sur le banc notamment.

On pourrait envisager dans le côté pivot défensif, un retour de Tyson Chandler ou JaVale McGee, même si le second pourrait avoir des prétentions salariales trop élevées. A vrai dire, il y a une liste tellement longue de candidats potentiels dans cette catégorie que l’énumérer ici n’apporterait pas grand chose.

En revanche, il y a des profils un peu hybrides sur les postes de pivot désormais. Brook Lopez serait par exemple très intéressant, mais au sortir d’une telle saison, compliqué de l’imaginer dans la marge financière de LA. Tout du moins je n’en ferai pas une priorité avec les moyens restants. Alors pourquoi ne pas tenter un joueur qu’on a un peu oublié cette année : Kyle O’Quinn ?

Bref, quel roster 2019-2020 pour les Los Angeles Lakers ?

Il est l’heure de se pencher sur l’exercice. On sait évidemment qu’entre toutes les timelines qui se joueront (celle de 30 équipes) et les desideratas des joueurs, il est impossible d’avoir un plan qui se déroule à la perfection. Nous essaierons d’être réalistes mais évidemment, ceci n’est qu’un schéma pour voir quelles options les Lakers possèdent.

Avant d’entrer dans la proposition, notons que les Lakers se sont vus privés d’un contrat maximum à offrir. Ce n’est pas foncièrement une mauvaise nouvelle car cela obligera à se fournir en role players, importantissimes dans la quête du titre. En revanche, l’acquisition de role players, notamment dans une équipe qui possède peu de marge signifie parfois négocier la durée du contrat. Essayons de sortir de certains pièges : donner des contrats longs à des joueurs dont la place en NBA est incertaine, qui ont montré des niveaux de jeux fluctuents ou tout simplement, qui approchent du crépuscule de leur carrière.

Rappelons que nous disposons de 23,1M (ou 27,2M si Anthony Davis s’avérait généreux et abandonnait son trade kicker) + une exception de 4,8M. Par ailleurs, il est possible de dépasser le cap via des contrats minimums pour garnir son effectif. Prenons en compte que ce n’est pas parce qu’un joueur est annoncé dans une équipe qu’il a déjà signé un contrat. Les Lakers monteront leur roster puis signeront ces derniers dans l’ordre leur permettant de facilité la gestion du salary cap.

Qui seront mes deux titulaires ?

Si je dois investir une somme importante cet été sur les lignes arrières, je pense que je chercherai un meneur qui peut s’imbriquer dans le projet. Pour cela, si je dois donner un montant important, j’opterai pour Corey Joseph. Il s’est avéré être une valeur sûre en NBA, proposant toujours de performances solides et s’adaptant à tous les rôles. Pour le sécuriser, j’imagine qu’un contrat de 21M/3ans est acceptable. Face à la horde de star, il ne sera pas une priorité et pourrait se laisser tenter par un rôle de titulaire chez les Lakers de LeBron James. Patrick Beverley m’aurait tenté, mais il est moins fiable physiquement, moins créatif balle en main et plus attiré par des projets moins clinquants (semble-t-il).

Sur la ligne arrière, je crois que la meilleure solution est ne pas sur-investir. Les joueurs les plus intéressants sont vieux ou des points d’interrogation, et je pense que le mieux reste de donner un contrat d’un an à plusieurs joueurs jouant les utilités. Je crois, que si je devais parier sur un joueur, j’irai chercher Wayne Ellington pour jouer le titulaire placé entre large guillemets. Il sort d’une bonne saison et offriait un spacing sérieux tout en étant un joueur d’équipe très adapté. Je lui propose une année à 3,7M, dans le but d’essayer de dissuader les Pistons d’investir dessus. Je reconnais que cela paraît un peu piteux, mais cela me permettra potentiellement d’avoir des joueurs interchangeables sur mon banc.

En ce faisant, j’utilie à peine la moitié de mon cap, et prend un meneur à prix correct que je pourrai transférer sans trop de difficulté si la saison n’est pas concluante.

Qui pour rejoindre mon banc ?

Partant du principe que LeBron James peut mener le jeu, que j’ai investi sur Corey Joseph, je pense que les seuls investissments à consentir sur le banc seront des salaires minimum. J’ose espérer pour cela que Rajon Rondo soit prêt à revenir pour ce faible montant (l’aventure ayant pris du coffre avec l’arrivée d’AD) + un joueur lambda présent pour jouer du garbage time. Pourquoi ne pas conserver Carruso pour remplir ce rôle ?

Sur les lignes arrières, en revanche, deux joueurs devraient faire parti du parcours. Il semble que les Lakers iront chercher J.R Smith (ce qui ressemble à une mauvaise idée, mais passons), qui selon toute vraisemblance devrait être coupé bientôt. De fait, j’aimerai bien un profil capable d’apporter une présence plus physique. A ce titre, il peut être tenta d’aller chercher Justin Holiday ou David Nwaba. Sachant qu’ils n’auront que 3,3M à donner pour ce joueur (selon ce plan). Une préférence pour le second qui semble moins enclin à tirer à tout bout de champ.

Sur les ailes, idéalement, j’irai chercher la paire Ariza/Carroll. Les deux joueurs arrivent à un stade de leur carrière où le défi du titre doit être tentant, et les Lakers peuvent le vendre. J’invesirai sans soucis 4,8M sur le premier (Mid level Exception) et un minimum sur le second. L’objectif étant forcément de ne pas s’engager sur plus d’une année avec ces vétérans, LA étant maintenant dans une démarche où l’équipe doit garder la faculté à s’adapter. Si vraiment c’est nécessaire (et envisageable à ce prix), donner une seconde année à Ariza devra s’envisager.

Viennent les lignes intérieures. Etant donné la tendance à jouer small-ball, je les traiterai dans un même paragraphe. Tout d’abord, étant donné que Moritz Wagner devrait prendre du temps de jeu, je pense que j’assurerai en mettant un profil de pivot très classique derrière lui. L’idée de récupérer Tyson Chandler, 36 ans, n’est pas ce qu’il y a de plus réjouissant, mais c’est pourtant celle qui semble la plus simple. En effet, je préfère quitter cet univers du pivot dissuasif ayant Davis et risquant de ne pas utiliser mon pivot secondaire en Playoffs. En revanche, ma préférence va vers un investissement sur le poste d’ailier fort. L’autre contrat durable que je donnerai irait vers JaMychal Green. Joueur de devoir, bon défenseur, capable de tirer à longue distance, il a le profil parfait. Il sera à mon avis indispensable pour réussir en post-saison. Je pense qu’un contrat de 27M sur 3 ans (en mode 2+1, player option) pourrait le convaincre. Cela en fait directement un joueur membre du projet et peut permettre aussi aux Lakers, éventuellement, de transférer Kyle Kuzma et jouer de sa valeur (sur-estimée) si besoin. En parrallèle, je n’investirai pas plus qu’un minimum vétéran, dans la mesure où le secteur intérieur est déjà plutôt fourni si le scénario se déroule.

Cela donnerait cet effectif :

Meneurs : Cory Joseph, Rajon Rondo, Alex Caruso (ou autre)

Arrières : Wayne Ellington, David Nwaba ou Justin Holiday, J.R Smith

Ailiers : LeBron James, Trevor Ariza, DeMarre Carroll, Isaac Bonga

Ailiers forts : Kyle Kuzma, JaMychal Green, Jermerrio Jones

Pivots : Anthony Davis, Tyson Chandler, Moritz Wagner

Les Lakers peuvent-ils viser le titre avec un effectif tel que celui-ci ? Difficile de répondre en l’état, notamment en n’ayant pas connaissance des mouvements qui se produiront cet été. Néanmoins, si les Lakers étaient prêts à quitter la voie des top players pour se concentrer sur un projet global, cela me semble un effectif cohérent avec leurs moyens. Si en plus, ils arrivaient à réaliser quelques bons coups, notamment en allant lancer des joueurs Européens, cela pourrait donner une équipe sérieuse et compétitive. On sait que Nando de Colo veut revenir en NBA. Sans dire qu’il est une piste à prendre, cela laisse présager des options non-évoquées dont pourrait disposer Los Angeles. Au front-office de travailler dur et d’être très réactif désormais.