L’été dernier, pour notre premier été depuis notre apparition, on s’est lancé le défi de pondre 30 dossiers, 1 pour chaque équipe, pour vous parler de la saison à venir. L’objectif ? Décrypter les enjeux de la saison, donner une idée de ce que nous pouvions espérer, le tout en essayant de pronostiquer les places approximatives des équipes en fin de saison. Une tâche à la fois complexe et risquée. Alors que la saison régulière touche à sa fin, il est l’heure pour nous du bilan… Et on est pas sereins !

Alors, on se doute, ce qui vous intéresse le plus, c’est pas de voir quand on a vu juste, non. C’est de voir sur qui on s’est vautrés. Du coup, on commence du plus réussi, vers les désastres… On garde le « meilleur » pour la fin, quoi !

On avait visé juste !

Phoenix Suns : Nous avions pronostiqué une saison entre 20 et 25 victoires, des problèmes avec Eric Bledsoe. Y a pas à dire, les Suns ont mis tout en leur pouvoir pour nous rendre crédibles. Il faut dire que la jeunesse de l’effectif était un indice… En revanche trader le meneur durant l’intersaison eut été la moindre des choses…

Atlanta Hawks : On savait que les Hawks avaient activé le mode reconstruction, et qu’ils allaient y aller sans les gants. Même tranche de victoire que pour les Suns, et là encore, on n’a pas été déçus, puisqu’Atlanta devrait s’y trouver au gong final des 82 matchs.

Chicago Bulls : Encore une équipe qui avait explosé l’effectif l’été précédent. Nous avions prévu une équipe de Chicago un peu au dessus du tandem précédent, et s’ils ont failli nous faire mentir, la belle série de victoires fin 2017 a rendu le pari possible. Malheureusement, ce vent nouveau a brulé comme un feu de paille au moment où Kris Dunn a fait une mauvaise chute… Pour que Chicago finisse bien à sa place, dans la course au tanking.

Brooklyn Nets : Après un recrutement festival intéressant, une hype s’était installée autour de Brooklyn. Néanmoins, le départ de Brook Lopez nous tracassait. Résultat, nous concédions entre 25 et 30 victoires aux Nets, même s’ils n’avaient aucun intérêt à perdre. Miné par les blessures de Jérémy Lin et D’angelo Russell, ils devraient dans la douleur entrer dans cette intervalle. Nous avions bien vu une nouvelle saison compliquée pour les Nets.

Sacramento Kings : L’enthousiasme était de mise quant à leur recrutement, m’enfin, on voulait pas tomber dans le piège. Oui le recrutement était bien pensé, mais ça restait très faible. Hé bien, on confirme, ça l’était.

Detroit Pistons : Nous nous attendions à des Pistons sérieux, mais trop courts en talent pour jouer les Playoffs. Pour nous c’était la place du con, la 9eme place, hé bien, il semblerait que ce soit bien la place attendue pour Detroit, dont l’avenir apparaît délicat.

Memphis Grizzlies : Nous n’avons pas voulu ranger Memphis dans les échecs. La raison est simple, nous avions prévenu que la saison des Grizzlies tenait à la santé de son tandem 1-5. En cas de blessure, qui était loin d’être improbable compte tenu des historiques récents, alors nous aurions une équipe qui jouerait le tanking. C’est arrivé, et depuis, les Grizzlies ont perdu comme ils n’en avaient plus l’habitude.

Miami Heat : On pensait à une 7eme place pour le Heat, manquée sur le fil la saison passée. Il semblerait que Miami soit en position de terminer où nous les pensions, sans être au niveau de la 2eme partie de saison 2016-2017, ce qui était prévisible.

Los Angeles Clippers : On savait le roster rempli de joueurs fragiles, et nous pensions que ça serait dans la course pour les Playoffs grâce à un effectif assez dense. A quelques matchs de la fin, ils sont encore en position d’espérer, et compte tenu des conditions, on peut considérer que nous avions vu assez juste.

Milwaukee Bucks : Entre 42 et 47 victoires pour nous. C’est à peu près le bilan qu’a remplis l’équipe, même si on est un petit peu déçu de la stagnation du roster, malgré l’arrivée d’Eric Bledsoe.

Boston Celtics : Ok, ils ne finiront pas devant les Raptors, 2eme, comme nous le pensions. Mais malgré les blessures, dont celle d’Hayward, l’équipe sera top 2 à l’Est… Et comme les Cavaliers foirent leur saison, bah on a vu juste !

Golden State Warriors : Ok, Golden State n’est pas à sa place, mais l’équipe a encore dominé sans soucis ses adversaires dès lors qu’elle était au complet. Ce qui ne fut souvent… pas le cas. Malgré tout, les Warriors sont toujours bien trop forts, on ne peut pas dire qu’il était possible de se tromper là dessus… en même temps.

On aurait réussi sans les aléas !

New-York Knicks : Les Knicks ont été enthousiasmants cette saison, surtout au début. Nous pensions voir une équipe qui se battrait dans une conférence faible, mais serait un peu courte. C’est ce que nous avons eu pour une bonne partie de la saison, mais la blessure de Kristaps Porzingis a mis une fin définitive aux ambitions de la franchise.

Denver Nuggets : Certes il y a eu la blessure de Paul Millsap, mais le jeu des Nuggets n’était pas celui que nous attendions. Le roster était plein de talents, et nous pensions que cela pouvait obtenir une 6eme place sans trop de difficultés. La saison presque finie, et même si l’équipe est toujours dans la course, on a la sensation que Mike Malone nous a mis une balle dans le pied.

Minnesota Timberwolves : L’équipe était extrêmement solide, comme nous nous attendions. Tout allait bien, puis… Butler s’est blessé. Les Wolves ne seront pas très loin du pronostic, mais moins bien classé que prévu, et Butler blessé c’est pas habituel… On n’y pouvait rien.

Washington Wizards : Les Wiz’ sont sur courant alternatif, et la saison compliquée de John Wall, qui a joué diminué et a manqué une majeure partie de la saison n’y est pas étranger. On ne doute pas que Washington aurait rencontré l’objectif sans ce problème de santé.

San Antonio Spurs : Ils étaient nos favoris pour la seconde place, mais ça, c’était avant l’avalanche de blessures, notamment la quasi-saison blanche de Kawhi Leonard. Longtemps dans le top 3 malgré l’absence de leur meilleur joueur, ils ont eu un coup de mou dévastateur. Mais avec le meilleur 2 way player de la ligue, ça aurait été entre la 2eme et 4eme place, comme prévu.

On était pas si loin… Mais pas si proche non plus

Orlando Magic : On était partagés dans l’équipe sur Orlando. Certains les voyaient à leur vrai place, dans les tréfonds de l’Est, d’autres se disaient que l’effectif allaient enfin un peu décoller, et pourquoi pas espérer quelque chose (après quelques améliorations et dans une conférence décimée). Si le début de saison a failli nous faire croire à leur compétitivité, une fois leur adresse retombée, Orlando a retrouvé ses … habitudes. Bref, on les voyait 11eme, pas si loin… Mais avec des victoires quoi.

Los Angeles Lakers : Bon, on voyait pas les Lakers atteindre les 30 victoires. On a été un peu méchant avec la franchise pourpre et or, qui a réussi à arracher des matchs durant plusieurs bonnes périodes. C’est un peu mieux que prévu, mais ça reste dans le dernier tiers de l’Ouest, sans surprises.

New-Orleans Pelicans : Nous étions inquiets pour la santé de Davis et Holiday, un peu effrayé de la solitude du duo d’intérieurs. Comme prévu, le tandem Davis-Cousins a été dantesque, l’équipe plus solide que prévue, et AD a pu jouer l’essentiel de la saison. Hélas, c’est DeMarcus qui est tombé. Bon, dans tous les cas, nous pensions la qualification compliquée, et l’équipe est bien au-dessus de nos attentes.

Portland Trail Blazers : Pour nous Portland était en Playoffs. Pendant l’essentiel de la saison, ils y étaient, dans le second wagon, comme prévu. Mais la 2eme partie de saison absolument magistrale de Damian Lillard et son équipe… Nous a mis la tête sous l’eau. L’équipe a su progresser alors que nous les avions vu stagner…

Toronto Raptors : On pensait que la profondeur de l’équipe avait pris un coup, et on doutait que Dwyane Casey puisse incarner ce changement soudain d’identité. Résultat, le banc de jeunes espoirs est absolument phénoménal (et on peut pas vraiment nous en vouloir de ne pas l’avoir vu venir) et cela s’ajoute à un 5 majeur solide, comme attendu. On les avait vu un peu plus faible qu’à l’arrivée, mais sans scandale non plus.

Houston Rockets : Nous avions prévu entre 53 et 58 victoire pour Houston. C’est un échec en soit. Pour nous, l’équipe devait tourner entre la 4eme et la 2eme place. Mais finalement, tout a roulé du début à la fin pour eux, et l’équipe finit première de la NBA. Un semi-raté.

OKC Thunder : On pensait que ce 5 majeur allait écraser physiquement leurs adversaires. On s’inquiétait pour le banc, mais pas de là à penser que cela ne passerait pas pour eux. Bref, l’équipe peut encore terminer 4eme et rencontrer l’objectif, mais c’est quand même une sacrée déception.

Ils nous ont fait passer pour des brèles

Indiana Pacers : Bon. Comment dire. On était parti sur… 28 à 33 victoires. On sentait que cette équipe pouvait jouer, mais de là à gagner beaucoup de matchs, on était pas prêts à parier là-dessus. Résultat, Oladipo explose à Indiana et porte son équipe non pas juste aux Playoffs, mais à une bataille pour l’avantage du terrain. On s’est pris une belle gifle, y a pas à dire.

Utah Jazz : Gordon Hayward et George Hill s’étaient fait la malle. Dans ces conditions, on était circonspects, il nous semblait impossible que le Jazz surmonte un tel abysse offensif pour jouer un rôle cette saison. Pour nous, c’était maximum 36 victoires… Mais voilà, Quin Snyder est un coach absolument brillant, et puis… On n’avait pas vu venir Donovan Mitchell. Y a pas à dire, c’était un sacré fail.

Dallas Mavericks : Bon, c’est pas comme si nous les avions placé en post-saison. Mais tout de même, nous ne pensions pas que l’équipe serait aussi faible, et entrerait dans une véritable course au tanking. Malheureusement, si, et avec 35 à 39 victoires, nous les avions vu bien trop beaux.

Philadephie Sixers : 37 à 42 victoires. C’est à peu près ce que nous espérions pour les Sixers, et ce sans savoir que Fultz serait absent 90% de la saison. Pourtant, nous avions bien parié sur les Playoffs… Sauf que là, l’objectif de Sixers a finalement été 50 victoires et l’avantage du terrain, loin de notre prévision quoi.

Charlotte Hornets : Sacré fail, qu’on peine encore à comprendre après coup. On imaginait cette équipe solide sans être géniale, capable de monter les crocs à fortiori qu’elle avait trouvé une force de dissuasion dans la raquette avec Dwight Howard. Partis de travers à cause de la blessure de Batum, ils ont alterné le très bon parfois, le mauvais souvent pour passer à côté des Playoffs, alors que pour nous… C’était top 6.

Cleveland Cavaliers : Cleveland a mis tout son cœur à l’ouvrage pour planter leur saison. S’ils finissent à une place décente, et que les blessures n’ont pas été de leur côté, on attendait mieux dans ce roster… qu’on voyait 1er.